Lesconil 600 personnes défilent pour garder l’école

À l’appel du Collectif pour Fleming, 600 personnes environ ont manifesté ce samedi 26 septembre entre l’école publique et le port de Lesconil. Les manifestants s’opposent au projet de délocalisation de l’école publique vers le bourg de Plobannalec. Une manifestation dans le calme et sous le soleil où chacun a pu déguster un morceau du pain de la discorde fabriqué par le boulanger. Les manifestants ne se rangent pas aux arguments du maire qui fait valoir la vétusté de l’école, le prix des terrains sur le littoral, frein à l’installation des jeunes. Les Lesconilois brandissent un argument fondamental à leurs yeux : l’école c’est la vie.
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Non à la suppression d’un poste à l’école du Guilvinec

A la rentrée scolaire l’annonce brutale de la suppression d’un poste d’enseignant à l’école publique Jean Le Brun a jeté la consternation chez les parents d’élèves et les enseignants.

Le Front de Gauche du Pays Bigouden soutient leur action de défense de cette école.

Guilvinec_ecoleJeanLeBrunL’école devrait être une priorité, et s’il y a des économies à faire ce n’est pas dans ce domaine là.

La réforme bâclée des rythmes scolaires imposée seulement à l’école publique ne fait qu’aggraver la situation. Les enseignants accusent la réforme des rythmes scolaires, la semaine de quatre jours et demi d’être en partie responsables de la fuite des effectifs. La directrice dénonce « le scandale de cette France à deux vitesses, qui impose des réformes à certains, mais pas à ceux qui ont plus de moyens ! »

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Ecole de Lesconil en danger

Une déclaration de Gaële Vichard-Le Noane, mère de deux enfants scolarisés à l’école Fleming

Pour accompagner cette rentrée des classes, je vais vous raconter une petite histoire.

C’est l’histoire d’un petit village, au sud du Pays Bigouden. Ce petit village est composé de deux bourgs : Plobannalec dans les terres et Lesconil sur la côte.

Il y fait bon vivre.

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Collèges: une réforme oui, mais pas celle là !

Encore une nouvelle réforme ! Une réforme « au service des élèves » dit la ministre laissant penser que tous ceux qui marquent leur désaccord sont rétrogrades ou élitistes.

En réalité, cette réforme, contrairement aux dires du gouvernement ne réglera pas les problèmes dont souffrent le collège et l’éducation aujourd’hui.

Sans permettre aux élèves de tous les milieux de trouver un collège les accueillant à égalité, elle risque de se traduire par la mise en péril du service public d’éducation.

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Pont L’Abbé, suspension des inscriptions des écoliers extérieurs

Lettre ouverte au Maire de Pont L’Abbé, par Patrick Quelaudren

Monsieur Le Maire,

J’apprends que vous ne souhaitez plus inscrire dans les écoles publiques les enfants habitant à l’extérieur de la commune.

Pont l’abbé, ville centre, ayant cette particularité d’avoir des frontières communales toutes proches du centre ville a de tout temps scolarisé les élèves habitant à proximité de ses écoles (Brénanvec, Ti-boutic, Canapé …)

L’école est un service public et doit être ouverte à tous. Les familles, les enfants ne doivent pas être pénalisés par le seul prétexte de coût financier, ce sont aux politiques communales de régler ce type de sujet.

Votre décision, conduira inévitablement et rapidement à la fermeture de l’école maternelle de Lambour.

Mais peut-être y voyez- vous quelque intérêt comme la relocalisation de l’accueil de loisirs et par conséquent que deviendrait le centre de Rosquerno ?

Il y a 50 ans les parents d’élèves des écoles publiques créaient un centre aéré à Rosquerno pour permettre aux enfants de vivre des vacances dans un cadre naturel d’une réelle beauté

Il y a près de 30 ans, la Municipalité, les élus, les associations éducatives créaient l’Association de Rosquerno pour permettre aux écoles, aux élèves de venir en classe transplantée sur des projets de découverte de l’environnement. Cette association avec son personnel a aujourd’hui un « savoir être » et un « savoir faire » très intéressants. Vous même en 2000 ?  vous avez engagé des travaux conséquents pour y améliorer l’accueil. Ces classes ont permis à de nombreux enfants de toute la France de connaître notre ville et son environnement, difficile sans doute de chiffrer le réel impact économique pour notre cité mais on sait que des enfants ayant vécu de telles classes reviennent sur les lieux avec leurs parents ou plus tard quand ils sont devenus des adultes

Les difficultés économiques du moment ne peuvent justifier une régression de l’activité éducative de ce lieu : l’activité éducative de l’Association de Rosquerno, l’accueil de classes de découverte doit être soutenue et bien sûr l’activité de l’accueil de loisirs permettant aux enfants de Pont l’abbé et de ses environs de vivre sur ce site des vacances agréables doit être affirmée.

Et pourtant on entend dire que le centre de classes de découverte pour des raisons conjoncturelles, pourrait fermer. Rosquerno, dénudé d’activités éducatives, je n’ose imaginer que ce beau site puisse faire l’objet d’une opération à caractère lucratif de la part de la commune.

Par cette lettre ouverte, je tiens à affirmer que l’accueil des élèves habitant à proximité de notre commune est une richesse pour notre ville, cet accueil est un des éléments qui qualifie la vocation de « Ville-centre », une politique qui ferait le contraire serait régressive pour notre jeunesse et bien au delà, négative pour l’image de notre ville.

Patrick Quélaudren,  citoyen de Pont L’Abbé, militant de l’éducation populaire, ancien directeur du centre aéré, et ancien membre du conseil d’administration de l’Association de Rosquerno.


 Réaction de Véronique Blanchet, ancienne adjointe au maire

Veronique BlanchetOn n’inscrit plus les écoliers extérieurs à la commune, on met des blocs de pierre sur les espaces verts !

J’apprends par mon ami Patrick Quelaudren que les écoles publiques de Pont-l’Abbé accueilleront les enfants de l’extérieur si et seulement si, il y a convention entre leur commune de résidence et la nôtre. Je me permets de réagir à mon tour trouvant bien étriquée et précipitée cette façon de solutionner ce que l’on semble découvrir aujourd’hui et qui subitement dérange.

En fait c’est historique, Pont-l’Abbé a toujours scolarisé les enfants de l’extérieur (Principalement des quartiers très enclavés de Plonéour ou de Plomeur) et pour de bonnes raisons : la situation géographique de Pont-l’Abbé, ville centre qui draine une population active avec son bassin d’emplois, les collèges et les lycées. C’est l’organisation sensée des familles qui les amène à faire ces choix. Comment vont-ils emmener d’abord les plus jeunes dans leur commune, pour ensuite revenir sur Pont-l’Abbé déposer les plus grands, pour repartir travailler ensuite, si leur commune ne conventionne pas ? C’est une dépense énergétique irraisonnable. Les touts petits vont-ils prendre le car pour se rendre à l’école située à 5km alors que la plus proche est à 800 mètres, mais leur sera interdite !

C’est se servir des familles pour résoudre un problème qui n’est pas le leur. D’abord parce qu’elles n’y sont pour rien si les élus sont incapables de mutualiser leurs espaces et leurs structures en bonne intelligence. Ensuite parce que des enfants dans une école c’est aussi beaucoup d’emplois créés, c’est la vie d’un quartier, des commerces et à Pont-l’Abbé où la démographie est vieillissante on n’a pas le droit de se priver de la jeunesse. Nous savons que le taux de chômage des familles monoparentales du pays bigouden est supérieur à la moyenne. Comment est-il possible de laisser les gens sur le carreaux en attendant que les discutions entre les maires aboutissent ? Les petits bigoudens ne doivent pas servir les intérêts politiques. C’est de l’école de la République dont il s’agit, de sa richesse, de son ouverture sur l’extérieur, c’est ce que nos enfants apprennent tous les jours en s’y rendant. Les parents d’élèves ont toujours milité pour une école juste et ouverte à tous. La décision du maire de Pont-l’Abbé va inévitablement engendrer une fermeture d’école déjà fragilisée par ses effectifs et ce n’est qu’un début. C’est irresponsable !

Nous avions étudié ces données pendant 2 ans en mettant les tarifs différenciés en place. Demain tout cet équilibre risque de s’écrouler et il en coûtera cher aux Pont-l’Abbistes car ils seront seuls à payer les dépenses de cantine ou d’accueil de loisirs, partagés équitablement entre tous aujourd’hui!

Cette logique de croire que l’humain n’est qu’un coût, amène à fermer les écoles publiques ; celle de nous faire croire qu’on n’est pas en sécurité, nous amène des blocs de pierres sur les espaces verts.

Étant convaincu que l’humain est une richesse et non un danger, je demande au maire de Pont-l’Abbé, conseiller départemental de revoir sa copie. Qu’il règle d’abord ses problèmes avec les maires alentours, avant de bouleverser les familles dans leur organisation et qu’il concerte les citoyens avant de prendre des décisions qui les concernent. L’école ne lui appartient pas. Il avait promis dans son programme des municipales de mettre en place la démocratie participative, pas la fermeture des écoles publiques !

Pont-l’Abbé, le 02 avril 2015

Véronique Blanchet

Non aux fermetures de classes !

Alors que le gouvernement organise le gavage des actionnaires des grandes sociétés et du CAC40, il rogne sur les services publics indispensables : santé, école, poste.
Soutien aux parents d’élèves de Lesconil, Larvor, Pont L’Abbé !

LESCONIL : Une école qui fonctionne bien.
Une enseignante en poste depuis 10 ans dont on veut supprimer le poste…
Et, coup de grâce pour cette école publique, la réforme des rythmes scolaires qui entre en oeuvre cette année, n’est pas appliquée par l’autre école de la commune, l’école privée pourtant sous contrat d’association mais qui n’a pas été dans l’obligation de passer à cette semaine de 4 jours et demi. Comment cela se fait-il que le gouvernement, qui rémunèrent les enseignants de cette école et qui, par le biais des subventions municipales aux élèves, participe à son fonctionnement, n’ait pas imposé cette réforme aux écoles ayant signé un tel contrat d’association ?
Les syndicats, alertés notamment par les enseignants et les parents d’élèves, se sont opposés à cette décision. Un nouveau comité technique est prévu vendredi 12 septembre.
Les parents d’élèves, avec le soutien de l’équipe enseignante et des élus de la commune, se mobilisent depuis la rentrée.
Combien d’élèves en moins à la rentrée prochaine si ce poste est supprimé ? Jusqu’où ira l’hémorragie ?
Il est injuste que nos enfants pâtissent des lacunes du système administratif de l’éducation nationale et du gouvernement. Madame la directrice académique pourrait, en décidant de maintenir ce poste, sortir d’une logique comptable, prendre en compte tout ce contexte et donner un signal positif sur la stabilité future de l’équipe enseignante.
Les parents sont en colère et l’ont fait savoir en manifestant dans la commune et à l’Inspection académique. Une pétition est à la disposition des habitants de la commune chez les commerçants.
Rendez-vous devant lécole vendredi matin 12 sept 9h et départ pour l’Inspection Académique à Quimper