Le jeune Karl Marx, un film de Raoul Peck, actuellement à Quimper

Dans le contexte actuel un film plus qu’utile !

1844. De toute part, dans une Europe en ébullition, les ouvriers, premières victimes de la “Révolution industrielle”, cherchent à s’organiser devant un “capital” effréné qui dévore tout sur son passage.
Karl Marx, journaliste et jeune philosophe de 26 ans, victime de la censure d’une Allemagne répressive, s’exile à Paris avec sa femme Jenny où ils vont faire une rencontre décisive : Friedrich Engels, fils révolté d’un riche industriel Allemand.
Intelligents, audacieux et téméraires, ces trois jeunes gens décident que “les philosophes n’ont fait qu’interpréter le monde, alors que le but est de le changer”. Entre parties d’échecs endiablées, nuits d’ivresse et débats passionnés, ils rédigent fiévreusement ce qui deviendra la “bible” des révoltes ouvrières en Europe : “Le manifeste du Parti Communiste”, publié en 1848, une œuvre révolutionnaire sans précédent.

Les séances près de chez nous : Quimper au Quai duplex

Le livre choc sur les paradis fiscaux

sansdomicilefisc_bocquetSortie Septembre 2016 Editions Cherche Midi

Évasion, optimisation fiscale et fraude font perdre chaque année entre 60 et 100 milliards d’euros au budget de la France et plus de 1 000 milliards en Europe. Conséquences de la lutte molle de nos gouvernements, l’école, la culture, l’hôpital, la justice, les équipements publics, les collectivités perdent des moyens pour répondre aux besoins des citoyens. Cette austérité qui mine l’État gangrène la démocratie et ouvre la porte à l’extrémisme.

http://www.weo.fr/videos/sans-domicile-fisc-le-livre-sur-les-paradis-fiscaux/

http://www.publicsenat.fr/lcp/politique/sans-domicile-fisc-livre-choc-paradis-fiscaux-22-1473849

quimangelepain

 

Les faux-semblants du FN

FauxSemblantsFN_2015Ouvrage salutaire. Parution Octobre 2015

“Sociologie d’un parti politique”, ouvrage collectif, Presses de Sciences-Po

Salutaire parce que ses 21 auteurs passent la formation d’extrême droite au crible des sciences politiques, de la sociologie, de la statistique. Parce qu’ils démontent les clichés véhiculés par les médias. Ils donnent du même coup des outils de combat.


Philippe TorretonDans l’Humanité du 2 novembre 2015 Philippe Torreton démonte le FN

Le programme du FN est un non-sens, c’est un suicide collectif !
Si on ignore cela, on est complice…

Extrait :   “….. On peut ergoter longtemps sur le ras-le-bol des citoyens, sur ce sentiment d’abandon qui pousserait à voter sévère, à voter amer, à voter à l’envers. J’affirme que le chômage a le dos large, que les difficultés économiques n’empêchent pas de réfléchir, que la déception, voire la désillusion politique, la défiance ou l’écœurement envers les partis majoritaires, n’interdit pas de rester un être humain généreux et fraternel……”

Télécharger l’article complet en PDF

 

Le livre noir des banques

livre_noir_banquesDes centaines de milliards d’euros : c’est ce qu’ont coûté les plans de sauvetage des banques françaises après le quasi-effondrement du système financier mondial en 2008, pris au piège de ses propres folies spéculatives. Indignation de l’opinion, grandes promesses de régulation : on allait voir ce qu’on allait voir pour recadrer une finance devenue « ennemie ».

Six ans plus tard, où en est-on ? Les banques sont-elles redevenues utiles à l’économie et à la société ? C’est tout le contraire !

 

publié par Attac et Basta!

La violence des riches, à lire

Sur fond de crise, la casse sociale bat son plein : vies jetables et existences sacrifiées. Mais les licenciements boursiers ne sont que les manifestations les plus visibles d’un phénomène dont il faut prendre toute la mesure : nous vivons une phase d’intensification multiforme de la violence sociale. 
Mêlant enquêtes, portraits vécus et données chiffrées, Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot dressent le constat d’une grande agression sociale, d’un véritable pilonnage des classes populaires : un monde social fracassé, au bord de l’implosion. 
Loin d’être l’oeuvre d’un « adversaire sans visage », cette violence de classe, qui se marque dans les têtes et dans les corps, a ses agents, ses stratégies et ses lieux. Les dirigeants politiques y ont une part écrasante de responsabilité. Les renoncements récents doivent ainsi être replacés dans la longue histoire des petites et grandes trahisons d’un socialisme de gouvernement qui a depuis longtemps choisi son camp. 
À ceux qui taxent indistinctement de « populisme » toute opposition à ces politiques qui creusent la misère sociale et font grossir les grandes fortunes, les auteurs renvoient le compliment : il est grand temps de faire la critique du « bourgeoisisme ».  Feuilleter les premières pages

  On y trouve même un chapitre sur la famille Doux à Chateaulin.

17€, 250 pages,   En vente à la librairie La Joie de Lire à St Guénolé Penmarc’h


Livres

le-cout-du-capital

6 €               À en croire le gouvernement et les médias, la crise économique que nous traversons serait due au « coût » du travail. Les Français seraient trop payés, ne travailleraient pas assez longtemps et auraient des acquis sociaux trop élevés qui limiteraient la compétitivité des entreprises. Tout dément pourtant cette thèse patronale. Aujourd’hui, lorsque les entreprises font des profits, 80 % sont destinés à rémunérer les actionnaires. Un salarié travaille en moyenne vingt-six jours par an pour les actionnaires, contre neuf jours par an au début des années quatre-vingt. C’est ce coût du capital exorbitant qui détruit l’emploi, qui jette les gens dans la rue, qui ravage la planète. En analysant le coût du capital et ses conséquences, les économistes qui ont contribué à cet ouvrage proposent une critique radicale du capitalisme d’aujourd’hui. Ils permettent ainsi de trouver les formules de son renversement.

Guillaume Etiévant, expert auprès des comités d’entreprise et des organisations syndicales, est secrétaire national du Parti de Gauche à l’Économie et au Travail. Il est membre du bureau de la Fondation Copernic.

Nolwenn Neveu, professeure agrégée de sciences économiques et sociales, est coprésidente de la commission économie du Parti de Gauche.

Laurent Cordonnier, Benjamin Coriat, Michel Husson, Paul Jorion, Jean-Luc Mélenchon et Hadrien Toucel ont également contribué à cet ouvrage.


 


Son camp, Jean Ziegler l’a choisi depuis longtemps. Son engagement est même l’oeuvre de toute une vie. A l’université de Genève d’abord, où il a formé des générations de sociologues à la pensée critique. A l’ONU ensuite, où il a travaillé sans relâche à l’éradication de la faim au nom de la dignité des peuples. Dans ses livres enfin, par lesquels il n’a cessé de dénoncer les mécanismes d’assujettissement des peuples du monde. 
A partir de ses expériences de terrain et de son travail critique, Jean Ziegler a constitué le trésor de guerre que voici, présenté dans une édition entièrement refondue, plus de trente ans après la première. Comment penser le monde et le transformer ? Quels sont les outils analytiques à notre disposition pour y parvenir ? Choisir son camp, oui. Parce qu’il est grand temps de retourner les fusils.


 

sortie 2014

Que l’on apprécie ou pas JLM

c’est une lecture indispensable

en ce moment.

Quand un politique prend de la hauteur…


Le Manuel d’histoire critique publié par le Monde diplomatique est une contribution importante pour battre en brèche la pensée unique conservatrice.

MANUEL D’HISTOIRE CRITIQUE,

le Monde diplomatique 2014 -. 11,95 euros.

CET OUVRAGE COLLECTIF S’ATTAQUE AUX IDÉES REÇUES SUR LE PASSÉ, DE 1830 À 2010.

L’histoire est un champ de bataille que l’idéologie réactionnaire n’hésite pas à investir pour vanter les bienfaits de la colonisation ou amalgamer nazisme et communisme. Ce Manuel d’histoire critique offre une alternative salutaire aux antiennes conservatrices que certains ouvrages pédagogiques relaient sans distance.

L’ouvrage, divisé en périodes cohérentes, permet à la fois de réinvestir les thématiques classiques de l’enseignement du secondaire et de pointer les allant-de-soi traditionnellement véhiculés par les médias et certains manuels peu scrupuleux.

Le collectif d’auteurs mobilisés a donc produit une histoire critique susceptible d’intéresser élèves et enseignants: de la clarté des textes à l’iconographie explicative, l’ensemble compose une synthèse aussi complète que rigoureuse. Le XIXe siècle est ainsi présenté dans la trame composite des révolutions qui permettent des élans émancipateurs. Les débuts du XXe siècle ne sont pas enchâssés dans le seul premier conflit mondial: les auteurs insistent notamment sur les révoltes coloniales. Un sort est fait au mythe des soldats unis dans les tranchées: ce sont surtout des solidarités de classe qui ont émergé des expériences partagées du combat.

Principes explicatifs

Battant en brèche les idées reçues sur le New Deal, le Manuel présente cet amortissement de la crise de 1929 comme une politique pragmatique menée au coup par coup. La Seconde Guerre mondiale est également réévaluée dans sa pluralité d’engagements et d’intérêts nationaux. Les mouvements de décolonisation sont examinés dans toutes leurs conséquences: la domination du Nord sur le Sud et l’émergence contrariée des autonomies politiques s’imposent comme autant de principes explicatifs pour le monde qui vient. La montée en puissance du néolibéralisme et ses dégâts sociaux et environnementaux sont précisément décrits. Souhaitons que cet ouvrage remplace au plus vite les vade-mecum conservateurs dont, en miroir, la faiblesse n’est que plus éclatante.                   Jérôme Lamy, historien


« Modèle allemand, une imposture » Un livre de Bruno Odent, 2014

Introduction

Le modèle allemand, voilà le salut. Une chronique quasi continue nous invite à en imiter les règles. Des « coûts salariaux » en diminution qui favorisent la compétitivité, des finances publiques à l’équilibre, le consensus des partenaires sociaux sur les orientations des directions d’entreprises. Il n’y aurait pas d’autre choix que de se conformer ou de continuer à nous enfoncer dans les difficultés. Et il serait rassurant qu’au niveau européen Angela Merkel impose son « leadership » avec le traité budgétaire, des normes de gouvernance partout « rigoureuses », assorties d’une panoplie de sanctions pour ceux qui ne s’y soumettraient pas et une « aide » aux pays les plus surendettés forcément attribuée avec des contreparties drastiques

Ce modèle là est une imposture. Non seulement il ne soigne pas les pays affectés par la crise de l’euro mais il les empoisonne. Un tournant vient d’être atteint. L’Allemagne, le cœur de référence du modèle,  est rattrapée elle même par la crise. Une stagnation de son économie est programmée au mieux pour 2013 (+ 0,4% de croissance selon les prévisions de la Bundesbank, la banque fédérale allemande). Les réformes anti-sociales lancées au début de la décennie 2000 par le chancelier Gerhard Schröder, poursuivies par Angela Merkel engendrent une précarité massive qui étouffe la demande intérieure. Et l’austérité budgétaire imposée aux partenaires européens contracte les débouchés des firmes à l’export.

Toute une société dangereusement ébranlée par le contrecoup des réformes de structure, orchestrées par le chancelier social-démocrate, Gerhard Schröder au début des années deux mille. Des phénomènes inconnus, il n’y a pas si longtemps encore, prennent une extension considérable. Comme les travailleurs pauvres ou la misère des seniors après le démantèlement partiel du système de retraite par répartition. La discrimination sociale et professionnelle des femmes persiste. La crise démographique s’étend. Les coûts de l’énergie explosent. Et les prix des loyers et de l’immobilier jusqu’alors contenus, commencent eux aussi à s’emballer.

Pourtant c’est sur ce modèle là que l’Europe devrait régler son pas. Les normes ordo-libérales de Berlin sont aussi celles de Bruxelles. Un forcing est engagé pour qu’elles s’imposent toujours davantage à tous les pays de la zone euro. Comme cette « règle d’or » budgétaire française, imitation du « frein à dette » (Schuldenbremse) intégré dans la loi fondamentale germanique ou même comme cette loi dite ANI (Accord National Interprofessionnel) de flexibilisation de l’emploi promulguée par Paris au printemps 2013.

L’Allemagne occidentale avait fondé sa puissance industrielle sur un système rhénan caractérisé par des productions de qualité mises au point et fabriquées par des salariés hautement qualifiés qui étaient les mieux payés de toute la communauté européenne. Sa force de frappe reste à l’origine des performances allemandes actuelles à l’exportation.

Très inspirée par le patronat germanique, qui  a acquis une place de plus en plus prépondérante dans les processus de décision politique outre-Rhin, la mutation du vieux système a traduit un double objectif stratégique.

Il s’est agi d’une part de renforcer une position hégémonique sur le reste de l’Europe pour placer les groupes exportateurs en pôle position sur le champ de l’économie mondialisée. Et on a voulu briser d’autre part les vieilles contraintes internes d’une économie allemande, très peu dépendante jusqu’alors de la bourse, afin d’épouser des critères anglo-saxons privilégiant le rendement financier. Car ceux là étaient considérés comme une sorte de visa vers le grand large.

C’est précisément autour de ce double objectif stratégique que se nouent les contradictions qui éclatent aujourd’hui. L’Allemagne est dominante grâce à sa puissance industrielle mais en même temps ébranlée par le torpillage que Berlin a, lui même, organisé  du système économique et social rhénan à l’origine de… ses performances. Et la volonté d’imposer des mesures de plus en plus sévères et coercitives aux pays de la zone euro accentue la crise de la monnaie unique avec un effet boomerang pour les exportations allemandes.

Ces contradictions s’enveniment aujourd’hui. Elles sont à l’origine de la récession de la zone euro. Mais l’obstination à suivre, à la lettre, chez chaque état-membre les dogmes qui ont servi de référence à la mutation du vieux système rhénan, ne porte pas à conséquence seulement sur un plan économique. Elle alimente maintenant une crise qui est aussi sociale, morale et politique.

La multiplication des scandales politico-financiers, en Espagne, en Grèce, ou en Italie, jusqu’à l’épisode français de l’affaire Cahuzac, l’écart qui se creuse entre le monde politique et des  classes populaires qui ne se sentent plus entendues, la montée de l’abstention, le succès des populismes et autres nationalismes ou régionalismes, sont en fait l’autre versant du modèle. L’Europe est touchée par des secousses multiformes dont l’origine se situe précisément dans sa soumission à des normes ordo-libérales  « sans alternative » comme on le martèle de Berlin à Bruxelles.

L’Allemagne n’échappe pas au malaise général. Et cela n’a rien d’étonnant puisqu’elle est, en fait, à l’épicentre de ces crises. Comme le révèlent les propos de la  chancelière quand elle en vient à formuler la nécessité pour la démocratie d’être « Marktkonform » (conforme au marché (1). Des intellectuels, des syndicalistes, des progressistes se sont aussitôt insurgés outre Rhin, relevant combien ce terme qui visait à justifier la mise sous surveillance des états-membres partenaires, illustrait la marche vers une «postdémocratie» réduisant partout les droits de citoyens à cette conformité marchande.

Le modèle, si désiré des messagers de l’orthodoxie économique, est un poison pour l’Europe et pour … l’Allemagne. Il y a urgence à refonder la construction européenne en y inscrivant en grand les principes de  coopération et de solidarité toujours plus malmenés. Des changements radicaux immédiats sont possibles et cruciaux, dans l’intérêt des peuples européens …avec ces allemands, nombreux, qui ont fait le choix de résister et d’exiger des alternatives.

1)                      Angela Merkel, le 3.09.2011, dans une interview à la radio publique DeutschlandRadio : «  Nous vivons bien dans une démocratie et c’est une démocratie parlementaire et c’est pourquoi le droit de décider du budget est un droit nodal du parlement et tenant compte de cela nous trouverons des chemins, pour faire en sorte que la codécision parlementaire soit aussi conforme au marché » (Wir leben ja in einer Demokratie und das ist eine parlamentarische Demokratie und deshalb ist das Budget Recht ein Kernrecht des Parlaments und insofern werden wir Wege finden, wie die parlamentarische Mitbestimmung so gestaltet wird, dass sie trotzdem auch Marktkonform ist».


 

La construction européenne est souvent présentée comme un rêve de paix, de prospérité et d’amitié entre les peuples. Aujourd’hui, elle est synonyme de chômage, de régression sociale et de négation de la souveraineté des peuples. Le rêve a viré au cauchemar.

Il y a urgence à mettre fin à cette catastrophe économique et sociale avant qu’elle ne devienne une catastrophe politique. Pour cela, encore faut-il avoir les idées claires et nommer les choses par leur nom. L’Europe devait être une solution. Elle est devenue une partie du problème.

Ce livre donne des arguments pour aider à comprendre, loin des silences médiatiques et du bal des faux-culs qui tient souvent lieu de débat politique sur l’Europe en France.

 


Le manifeste d’économistes atterrés

manifesteatterresEn 2010 des économistes, au nombre de 630, ont lancé un manifeste pour exprimer leur désaccord avec les politiques libérales menées actuellement.

(en vente 5,50€)

– Documentation :

– “Le climat, otage de la finance” d’Aurélien Bernier, éditions Mille et une nuits, 2008.

– “Comment les riches détruisent la planéte” d’Hervé Kempt, journaliste, au Seuil.

– “Pour sauver la planète, sortez du capitalisme” par Hervé Kempt, au Seuil, 2009.

– “Ecologie, sortir de la logique du profit” par Olivier Bonfond, 2009 –

– ” L’OMC face au changement climatique”, de Raphaël Kempf. Éditions Pedone, 2009. 

Avec son livre L’OMC face au changement climatique, le juriste Raphaël Kempf se livre à une véritable démystification.

Réflexions :

Défendre à la fois l’écologie et le capitalisme, l’écologie et le libéralisme, l’écologie et l’Europe libérale, l’écologie et le traité de Lisbonne, est ce possible, est ce sérieux ?

Laurent Mauduit. « Je les appelle “les agents doubles de la pensée unique” »

Le journaliste d’investigation 
de Mediapart 
nous plonge dans 
le petit monde 
des économistes qui squattent les micros et les plateaux de télévision, et milite pour un code 
de déontologie 
de la profession. Lire son entretien du 18 juin 2012 par Pierre Ivorra de L’Humanité.


– Dépendance, affaire privée ou sécurité sociale ?

Derrière des propos qui se veulent humanistes et généreux sur la nécessaire dignité des personnes âgées, se profilent des projets inquiétants.

Ils visent tous à remettre en cause les principes fondateurs de la Sécurité sociale basés sur la solidarité nationale. Il s’agit de privatiser la prise en charge des personnes en perte d’autonomie en faisant appel aux assurances privées. Cette « expérimentation » pourrait servir d’exemple pour être ensuite étendue à d’autres risques couverts aujourd’hui par la Sécurité sociale.

Pourtant, d’autres solutions existent : étendre le champ d’intervention de la Sécurité sociale, financer les besoins par une meilleure répartition des richesses produites.

Enjeu de société essentiel, la gestion de la perte d’autonomie soulève à la fois la question des solidarités et celle de l’égalité entre les femmes et les hommes.

Un livre est sorti en mai 2011 aux éditions Syllepse. 3 €

A commander chez Syllepse ou à la Fondation Copernic, ou demander à votre libraire préféré d’en commander quelques exemplaires. Voici les références : 52 pages Format : 110×160     ISBN : 978-2-84950-310-2


Lorraine Data,      Le grand truquage.

Comment le gouvernement manipule les statistiques.

Ed La Découverte, 2009, ISBN 978-2-7071-5793-5Loraire Data

Lorraine Data est le pseudonyme d’un collectif de fonctionnaires issus de la statistique et de la recherche publiques, dont la plupart sont tenus à l’obligation de réserve.

 

Maîtriser l’information statistique a toujours constitué un enjeu pour les pouvoirs en place. Mais, depuis quelques années, la manipulation des chiffres s’est amplifiée. L’objectif du président de la République est désormais de contrôler au plus près l’information économique et sociale afin de justifier sa politique.
Pour le collectif d’auteurs à l’origine de cet ouvrage, la coupe est pleine : travaillant au cœur des organismes chargés de produire les données statistiques servant notamment à évaluer les effets de l’action gouvernementale dans divers domaines ? pouvoir d’achat, emploi, chômage, heures supplémentaires, lutte contre la pauvreté, école, immigration, délinquance… ?, ils n’admettent pas ces manipulations des chiffres. Multipliant les exemples précis, ils mettent à jour les procédés utilisés par le gouvernement : publications sur des thèmes « sensibles » annulées ou reportées, sélection de chiffres censés flatter l’action présidentielle, modification des indicateurs rendant compte de l’action gouvernementale, dénigrement de la qualité des données de ses propres services lorsqu’elles ne lui sont pas favorables, voire démantèlement plus ou moins discret des organismes chargés de la statistique publique.
La volonté collective des auteurs est de donner à tous les citoyens les clés leur permettant une lecture critique des informations concernant la nature et les résultats de la politique gouvernementale, afin de restaurer les conditions d’un réel débat démocratique.


livresfiscalite

Une réforme de la fiscalité en profondeur est indispensable pour augmenter les recettes de l’ETAT et pour aller vers davantage de justice sociale.

Ci-contre quelques références à consulter.

grimaldimanifeste


Edition Odile Jacob 2012 (12€)

André Grimaldi est professeur de médecine, il est l’un des leaders du Mouvement de défense de l’hôpital public.



Paru en Mai 2011 aux éditions du Seuil (15 €). Un excellent tour d’horizon de la situation, simple et agréable à lire.

Il n’y a pas d’alternative. Trente ans de propagande économique

Après la Seconde Guerre mondiale, les élites économiques européennes, affaiblies par leur collaboration avec l’Allemagne nazie, doivent faire profil bas. Aux États-Unis, la peur du communisme paralyse la société. Pendant trente ans, des deux côtés de l’Atlantique, les classes moyennes vont profiter de cette situation et prospérer. Mais à la fin des « Trente Glorieuses », les libéraux sentent que l’heure de la revanche a enfin sonné.

Pour imposer leurs idées, ils utilisent une arme rhétorique redoutable : TINA, le fameux acronyme thatchérien de « There is no alternative », qu’ils vont répéter et faire répéter par tous les médias jusqu’à ce qu’il soit entendu comme une vérité révélée. Il n’y a pas d’alternative au capitalisme, au marché, à la mondialisation, à la déréglementation financière, aux baisses de salaires, aux délocalisations, à la disparition des protections sociales, etc. Cette idéologie va infester les sociétés occidentales, provoquer le déclassement social du plus grand nombre et des profits gigantesques pour quelques-uns.

Une oligarchie confisque alors le pouvoir. Mais quand la crise financière de la fin des années 2000 met en péril sa fortune et son patrimoine, l’État recouvre soudain toutes ses vertus. Ceux qui hier le vilipendaient réclament son secours à grands cris. Il n’y a pas d’alternative, il faut sauver les banques ! Et pour renflouer les pertes abyssales de l’économie de casino, ce sont encore les plus démunis qui seront rançonnés, à commencer par les salariés.

Jusqu’à quand ?

Agrégé d’économie, Bertrand Rothé est l’auteur de Lebrac, trois mois de prison (Seuil, 2009). Romancier, cinéaste, Gérard Mordillat est notamment l’auteur de Rouge dans la brume (Calmann-Lévy, 2011).


marxleretour

“Karl Marx, le retour” d’Howard Zinn, édition Agone, sortie fin 2010 

Pièce de théatre en un acte. Un régal d’humour et de clairvoyance.

En vente (10 €) à la librairie “La joie de lire” à St Guénolé.

Voici ce qu’en dit l’auteur, Howard Zinn, dans un avant-propos daté de 1999 :

« J’ai écrit cette pièce à une période où l’effondrement de l’Union soviétique provoquait dans les grands médias et chez les leaders politiques une jubilation quasi universelle : non seulement “l’ennemi” était mort, mais les idées du marxisme étaient discréditées. Le capitalisme et l’économie de marché avaient triomphé. 
Le marxisme avait perdu. 
Marx était vraiment mort. 
Je jugeais donc important de montrer clairement que ni l’URSS ni les autres pays qui, se disant “marxistes”, avaient installé des états policiers n’incarnaient la conception du socialisme de Marx. 
Je voulais montrer un Marx furieux que ses conceptions aient été déformées jusqu’à être identifiées aux cruautés staliniennes. 
Je pensais qu’il fallait sauver Marx non seulement de ces pseudo-communistes qui avaient instauré un ordre répressif dans différents coins du monde, mais aussi de ces essayistes et de ces politiciens qui s’extasiaient alors devant le triomphe du capitalisme. »

Cet oeuvre n’est pas qu’un divertissement elle est un engagement, une prise de conscience… 
L’humour et la satire s’entrelacent dans cet ardent discours. Sur un lit de réminiscences, Karl Marx vous mijotera une philosophie de l’action ! 
Cet ouvrage est d’une actualité déconcertante… Il vous touchera, vous provoquera, vous avisera mais avant tout cet ouvrage vous sauvera de ce cataclysme gouvernemental !

Howard Zinn (1922-2010) a notamment écrit Une histoire populaire des Etats-Unis (Agone, 2002)


Voir ici la présentation du livre au travers d’une interview d’Hervé Kempf (mars 2011) : www.bastamag.net/article1450.html


La haine de l'Occident

Pour comprendre le monde actuel, un livre passionnant et clair

Jean Ziegler : La haine de l’Occident – 2008

broché aux editions Albin Michel ou en Livre de poche

Où qu’il aille, dans l’exercice de ses fonctions internationales, Jean Ziegler est frappé depuis quelque temps par l’hostilité de « principe » que les représentants des pays du Sud manifestent à l’endroit ceux du Nord. Au point de rendre impossible l’adoption de mesures d’urgence sur certains dossiers pourtant cruciaux du point de vue des plus démunis, comme celui du Darfour par exemple. Le droit lui-même, parce que ses fondements sont d’origine occidentale, est le plus souvent récusé « a priori » par ses interlocuteurs. Le représentant spécial de l’ONU pour le droit à l’alimentation, parce qu’il lui faut bien comprendre pour agir efficacement, a entrepris d’écrire ce livre pour localiser les racines de la haine que le Sud voue désormais à l’Occident et réfléchir aux moyens propres à l’extirper. Cette haine s’alimente à trois sources. D’abord à la brusque résurgence, à laquelle le Nord reste sourd, de la mémoire blessée du Sud. Les humiliations endurées durant les trois siècles de la traite et de l’occupation coloniale remontent aujourd’hui à la conscience des peuples (chapitre 1). Cette haine est évidemment entretenue et actualisée par les souffrances que le nouvel ordre du capitalisme mondialisé inflige à un nombre incalculable d’hommes, de femmes et d’enfants du Sud (chapitre 2). La pratique du double langage et l’arrogance dont le Nord fait preuve dans les enceintes internationales achèvent d’alimenter la détestation de ce que nous incarnons (chapitre 3). Dans ce contexte dégradé, certains pays dérivent de fait vers la misère la plus noire dans une relative indifférence, tel le Nigéria, qui fait ici l’objet d’une étude spécifique tant son cas est symptomatique (chapitre 4), quand d’autres, telle la Bolivie depuis l’accession d’Eva Morales au pouvoir, prennent appui sur la haine de l’ordre occidental pour rompre avec lui. Au prix, en l’occurrence, d’une valorisation de l’indigénisme, au risque, donc, de favoriser les fondamentalistes du combat identitaire en lutte contre contre les tenants des principes universalistes du droit (chapitre 5). Comment responsabiliser l’Occident ? Comment désarmer la haine du Sud ? Dans quelles conditions concrètes le dialogue peut-il être renoué ? Telles sont quelques-unes des questions traitées en épilogue, au terme d’un parcours documenté, riche en exemples concrets et rapportés du terrain, sur un mode toujours vibrant et engagé.

Rapporteur spécial des Nations unies pour le droit à l’alimentation de 2001 à 2008, Jean Ziegler est aujourd’hui membre du comité consultatif du Conseil des droits de l’homme de l’ONU. Professeur émérite de sociologie à l’Université de Genève, il a consacré l’essentiel de son œuvre à dénoncer les mécanismes d’assujettissement des peuples du monde. Récemment : Les Nouveaux Maîtres du monde (2002) et L’Empire de la honte (2005).


Films – Vidéos

Quelques films et vidéos à voir ou à revoir..

Démocratie

Laurent Mauduit. « Je les appelle “les agents doubles de la pensée unique” »
….voir le film….

Le journaliste d’investigation 
de Mediapart 
nous plonge dans 
le petit monde 
des économistes qui squattent les micros et les plateaux de télévision, et milite pour un code 
de déontologie 
de la profession.

C’est l’histoire de deux mondes qui s’interpénètrent sans jamais se rencontrer. Dans l’un, on ramasse du coton ou on casse du minerai, dans l’autre, on “fait” de l’argent. Entre les deux, une passerelle à sens unique, qu’empruntent les flux invisibles de la finance mondiale. Une frontière immatérielle et pourtant infranchissable, qui concentre entre les mains de 10% de la population mondiale 80% des richesses, et les sépare du reste de l’humanité.

Deuxième long métrage du réalisateur autrichien Erwin Wagenhofer, auteur de We Feed the World, film événement sur les dérives de l’industrie alimentaire que nous avons présenté au jeudi du documentaire, Let’s make money, est une dénonciation de l’argent fou. Une démonstration implacable sur les conséquences humaines, démographiques et écologiques de la dérégulation économique, notamment sur les pays pauvres, un voyage à travers les folles dérives du capitalisme financier.