Besnier et le pot au lait

ÉDITORIAL de PATRICK APEL-MULLER dans l’Humanité du 30 août 2016

Pour vivre heureux, il préférerait rester caché, loin des projecteurs médiatiques. Cette discrétion, il l’applique même aux comptes de son entreprise : top secret ! Même les délégués syndicaux ne sont pas capables de chiffrer ses immenses bénéfices. Tout juste évalue-t-on sa fortune personnelle à 7,6 milliards d’euros, au 13e rang français. Tout cela circule dans l’opacité d’une holding belge. Le système est rodé. Lactalis paie aux producteurs le lait moins cher qu’il ne leur coûte. À eux de gérer leurs pertes ! Et pas de discussion surtout, le capitalisme branché a des allures de féodalité bien comprise et quelques fois prêchée par certains syndicalistes agricoles qui ont eux-mêmes de solides intérêts dans le système. Mais cette addition de la dîme, des corvées et de la taille provoque dans les campagnes une nouvelle jacquerie. Fini, l’accumulation paisible comme l’avait pratiquée les générations précédentes de ce marquis du lait.

Aujourd’hui, Emmanuel Besnier est dans les phares des tracteurs qui bloquent une quinzaine de ses sites.

Soyons honnêtes. Lactalis n’est pas la seule entreprise à faire son beurre sur le dos des éleveurs. C’est même le fond du système qui pressure le travail de paysans souvent aveuglés par l’impression que leur travail est indépendant et qu’ils en sont les maîtres, tandis qu’un nœud coulant les étrangle, les poussant à surinvestir ­ et donc à s’endetter ­ pour produire plus ce qu’ils vendront moins cher. Souvent le souffle manque…

Les suicides, plus ou moins déclarés comme tels, sont légion dans les campagnes. Et combien perdent tout dans ce jeu inégal ! Emmanuel Besnier veut rester inflexible. Il sait qu’il a des amis. Certains lui ont offert le CICE, d’autres ou les mêmes le pacte de responsabilité additionné de la loi El Khomri, et on lui fait même miroiter la fin de l’impôt sur la fortune. La toute petite minorité qui profite du système économique fait bloc pour le protéger. C’est une force. Mais elle reste une toute petite minorité…ob_ead1b7_crise-du-lait

A lire aussi sur ce sujet :

http://www.le-chiffon-rouge-morlaix.fr/2016/09/crise-du-lait-comment-l-empire-lactalis-asservit-les-producteurs-de-lait.html

Réunions d’information sur le GMT – TAFTA – TTIP – CETA – grand marché transatlantique

Pont L’Abbé 21 avril 20h30 salle du Patro Laïque —> l’affichette – le flyer
Plobannalec-Lesconil 22 avril 18h salle des Associations de Plobannalec —> l’affichette  –  le flyer
Plouhinec 22 avril 20h30 salle du conseil municipal de la mairie
Le Guilvinec 29 avril 20h30 manoir Kergoz  —> l’affichettele flyer

Renseignements et documents sur le blog du Collectif StopTafta Pays Bigouden

LeTafta_dans_assiette

www.taftaquoi.wordpress.com/dossier/

Crise agricole. La Confédération paysanne tacle la FNSEA

Le syndicat considère que la FNSEA a sa part de responsabilité dans la crise que traverse actuellement l’agriculture. « C’est eux qui ont voulu une libéralisation des marchés. »

Michel Chaurin, Claude Bacle et Jacques Massot sont syndiqués et militants à la Confédération Paysanne.

« Ils ont orienté le marché vers un marché mondial. C’est eux qui ont fait planter la profession. » Les mots sont durs. Ce sont ceux de Claude Bacle, porte-parole de la Confédération paysanne dans l’Orne, et sont à l’encontre de la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA), syndicat agricole majoritaire en France.

À l’origine de la crise selon la Confédération paysanne : le syndicat mené par Xavier Beulin. « C’est eux qui ont voulu une libéralisation des marchés et maintenant ils font des contrôles dans la restauration ou dans les grandes surfaces, sourit Claude Bacle. On ne pas peut vouloir envahir le marché intérieur des autres pays et préserver le sien. »

« Ils manipulent leurs manifestants »

Le plan d’urgence obtenu après les blocages des agriculteurs fin juillet ? « Une bouffée d’oxygène, qui ne résout en rien le problème », explique Michel Chorin, éleveur à Magny-le-Désert et militant à la Confédération paysanne. « Le fond du problème, c’est la politique agricole européenne, souffle Claude Bacle. Il faut harmoniser les normes. Il faut aussi une politique de régulation et de répartitions des volumes de productions… » Jeudi, le syndicat a quitté une réunion organisée à la préfecture de l’Orne sur le thème des contrôles de la viande bovine, estimant qu’elle « ne s’attaquait pas aux vraies causes de la crise ».

Absents lors des blocages et des précédentes manifestations, les agriculteurs de la Confédération paysanne se retrouveront le 7 septembre prochain à Bruxelles. Date à laquelle se réuniront tous les ministres de l’Agriculture de l’Union européenne. Pour ce qui est de la FNSEA : « Ils manipulent leurs manifestants. Un jour, le mouvement va leur échapper. »

Aubin LARATTE. OF
Dimanche 16 août 2015

CRISE AGRICOLE : CHANGER DE MODÉLE

Communiqué du Front de Gauche du pays de Douarnenez :

Trois ans après les soubresauts de l’empire Doux, moins de 2 ans après la liquidation de l’entreprise Gad, le secteur agricole connaît une nouvelle crise d’une gravité rarement atteinte. Ce sont toutes les filières d’élevage qui sont entrées dans la tourmente avec un effondrement des cours qui risque de conduire à la disparition de milliers d’exploitations agricoles avec de probables et graves conséquences pour l’emploi dans les entreprises d’amont et d’aval (fournisseurs, transformateurs…). Le plan d’urgence en faveur de l’élevage que vient de présenter le Gouvernement peut momentanément circonscrire l’incendie et apaiser les tensions. Il ne répond au problème que par des mesures financières à court terme sans mesures politiques dignes de ce nom; c’est finalement une forme d’aumône qui ne changera pas les règles du jeu. De ce point de vue, ce plan n’est pas de nature à résoudre durablement la crise en cours.

Lire la suite…

Bœuf, lait, porc… Pourquoi tant d’exploitants au bord du gouffre ?

Abattoirs et routes bloqués, lisier et fumier déversés sur les parkings des grandes surfaces… Les producteurs lancent l’alerte depuis début juin. Au total, selon l’INRA, 10 % des exploitations et près de 900 000 emplois indirects sont menacés. Le gouvernement devait annoncer 17 mesures, le 21 juillet. Parmi celles-ci: l’allègement de la dette des producteurs. Décryptage d’une triple crise.
Revoilà la crise. Comme un vaudeville dans les champs.

Lire la suite…

C’est le goinfrage de la grande distribution qu’il faut bloquer !

PRIX DU PORC LA GRANDE DISTRIBUTION TOUCHE PLUS QUE L’ÉLEVEUR
En mai, l’Observatoire des prix et marges rapporte que sur un kilo de porc transformé en charcuterie vendu 10,99 euros en magasin, 3,37 euros revenaient à l’éleveur, 0,93 euro à l’abattoir, 1,71 euro à l’industrie qui le transforme, 4,41 euros à la grande distribution et 0,57 euro pour la TVA.

communiqué :

Aux éleveurs qui bloquent les routes et expriment leur désarroi devant la précarité économique à laquelle ils sont acculés, il faut apporter des réponses politique fortes.

L’appel à la bonne conduite commerciale des GMS (Grandes et Moyennes Surfaces) par le gouvernement est un emballage vide.

Comme l’a indiqué récemment le Parti Communiste Français dans une proposition de loi, des mesures de soutien auraient du être déclenchées préventivement.

Lorsque qu’on est de gauche il faut être courageux!

Dans ses  15 mesures immédiates pour la France, le PCF veut encadrer les marges de la grande distribution ! 

Un coefficient pourrait être appliqué dès maintenant à tous les produits de base, garantie d’un juste prix pour consommateurs comme pour les paysans.

Xavier Compain, chef de file du PCF en Bretagne pour les Élections Régionales


Commentaire de Mireille Cachereul : La grande distribution est condamnable, mais les agriculteurs productivistes et capitalistes ne sont pas défendables (Xavier Beulin = medef), surtout par des communistes.  Il faut défendre l’agriculture paysanne raisonnée et ou biologique, il n’y a pas d’autres alternatives.


Déclaration du PCF le 22 juillet : Eleveurs : “Les annonces gouvernementales ne répondent pas à l’urgence”

À l’issue du Conseil des Ministres vient d’être annoncé le plan destiné aux éleveurs. L’ensemble des mesures, notamment les allégements, reports de charges et cotisations vont être les bienvenus, à la condition qu’en bénéficient les plus fragiles et modestes. Les banques de l’agriculture doivent mettre la main à la poche. Ces mesures de situation de crise arrivent tardivement au regard du diagnostic connu : démantèlement des outils de régulation, libéralisation des marchés, concentration de l’agriculture au profit des géants de l’agroalimentaire… Les annonces gouvernementales ne répondent pas aux enjeux et à l’urgence de la situation.

Faute d’affronter la rémunération du travail paysan en posant fermement la répartition de la plus value entre producteur, transformateur et distributeur, les orientations indiquées ce jour risquent de n’être qu’incantatoires, comme le soulignent les éleveurs.

Quant à la droite agitée ces dernières heures, c’est elle qui a offert à la grande distribution les coudées franches sur les prix bas et les importations massives.

La fuite en avant vers les fermes usines et la libre concurrence vont continuer de favoriser l’élimination des exploitations les plus modestes, aux dépends de la santé publique et du consommateur.

Nous proposons de reconstruire une production nationale pour répondre au besoin humain. Le droit à une alimentation de qualité pour tous appelle à une vraie politique de gauche. Rémunérer justement les producteurs et mieux répartir la valeur ajoutée dans les filières agricoles. Nous proposons de légiférer sur la réduction des marges et pratiques abusives dans la grande distribution. Les prix agricoles doivent faire l’objet de négociations annuelles et pluralistes à travers des conférences des prix. Les filières alimentaires relocalisées doivent être soutenues.

L’Europe doit reconquérir l’ambition de sa souveraineté alimentaire. Elle doit se doter d’outils de gestion et de planification, tels des stocks régulateurs, des prix indicatifs… Pour que la PAC soit au service de l’intérêt général, il faut faire échec au projet de Traité Transatlantique.

Nous invitons le monde agricole, salarié, citoyen, à construire des majorités d’idées et de projets sans attendre. L’occasion nous est donnée lors des élections régionales, d’encourager l’agriculture paysanne et la transition écologique en relocalisant notre alimentation.

Des solutions émergent : conditionnalités des aides publiques aux entreprises agroalimentaires, circuit court dans la restauration collective, gestion publique du foncier.

Procès /1000 vaches : soutien et relaxe pour les 9 d’Amiens

Mercredi 17 juin, se tiendra à Amiens le procès en appel de 9 syndicalistes paysans.

Le PCF apporte son soutien le plus total à la Confédération Paysanne et demande la relaxe des 9 d’Amiens.

Pour avoir démonté quelques pièces de la salle de traite qui n’était que le chantier de l’usine des 1000 vaches, ils ont été condamnés à des peines allant jusqu’à 5 mois de prison avec sursis.

Cette ferme usine, qui vend son lait à prix bradé aux laiteries n’est rentable qu’à la condition de production de méthane subventionnée. L’usine propriété d’un grand patron du nord, 369ème fortune française pourrait préfigurer de l’éclosion des « fermes folles » en France, pilotées par des groupes de la grande distribution ou des fonds spéculatifs…

Le PCF refuse ce capitalisme vert au détriment de l’agriculture paysanne et de la transition écologique. Notre croissance n’est pas celle des salles de marchés et des affameurs, elle est celle d’un développement s’appuyant sur une alimentation de qualité, saine et accessible, assise sur des productions relocalisées. Pour « refroidir » le climat, doivent être soutenus l’agriculture paysanne, des prix justes aux paysans, les circuits courts dans la restauration collective.

Le PCF appelle donc au rassemblement le mercredi 17 juin prochain, à Amiens, dès 8h00 du matin, pour obtenir la relaxe des 9. Dans les luttes, il invite à écrire ensemble un projet d’émancipation humaine, social et écologique.

Pierre Laurent, se rendra au rassemblement et conduira une délégation* du PCF

* La délégation sera composée de :
Xavier Compain, responsable Agriculture du PCF
Thierry Aury, Secrétaire régional du PCF en Picardie
Joël Carlier, Secrétaire départemental du PCF dans la Somme
Benoît Roger, Secrétaire départemental du PCF de l’Aisne

Mer et littoral – Débat samedi 14 mars 10h au Guilvinec (manoir Kergoz)

LES RESSOURCES MARINES SONT UN BIEN PUBLIC ET DOIVENT LE RESTER : c’est ce que préconise la nouvelle directive de la Commission européenne.

Pour que cela ne reste pas un vœu pieux, nous préconisons que la gestion des ports soit du ressort des instances élues les plus proches : le futur Conseil Départemental (déjà propriétaire des infrastructures des ports), les communes et les intercommunalités.

POUR UNE GESTION PUBLIQUE DES PORTS :

Créer des Sociétés d’économie mixte (SEM) à capital majoritairement public (Commune, Département, Région), accueillant au sein du Conseil d’Administration tous les acteurs locaux.

De ce point de vue, il est aberrant que sur les 44 millions d’euros des fonds européens ( FEAMP) pour les ports bretons , seuls 8 millions leur soient attribués : qui va décider de l’attribution des 36 autres millions ? (les élus régionaux à Rennes capitale de la pêche et des ports ?) Pour quels projets maritimes ?

Nous insistons aussi sur la nécessaire transparence de ses décisions. Il est malsain que les grosses structures fassent la pluie et le beau temps, avec le chantage du genre: si je ne suis pas bien servi, je pars. Nous voulons aussi une représentation plus large des pêcheurs artisans (bateaux de moins de 12 m) dans les Conseils Portuaires.

En 2017, la délégation pour la gestion des ports est à renouveler : la CCI n’a fait preuve ni d’efficacité, ni de transparence dans sa gestion. C’est aux élus (politiques et professionnels représentatifs) d’assurer cette gestion.

PLAN PLURIANNUEL D’INVESTISSEMENTS :

-pour maintenir et développer la pêche artisanale cornouaillaise : favoriser la modernisation et la transmission de la flotte, la coopération et non la concurrence et le chacun pour soi, la vente directe…

-pour lutter contre les pollutions : dragage des ports, clapage des boues, surveillance des conformités des bateaux, taxes à la hauteur des frais de dépollution, étude sérieuse de la faisabilité des projets de ports de plaisance (le Guil)

-proposition de créer une structure de gestion intégrée de type interprofession des ports de Bretagne Sud, du Pays Bigouden et de l’Iroise afin d’échapper à une concurrence exacerbée, source de divisions et de gâchis.

ACCOMPAGNER LA MUTATION DES ACTIVITES HALIEUTIQUES :

-encourager les expérimentations de méthodes de pêche sélectives et de la bonne gestion de la ressource

-algoculture, aquaculture, dans un protocole respectueux de l’environnement

-mise en place d’outils financiers nouveaux de type CIGALES (Club d’Investisseurs pour une Gestion Alternative et Locale pour l’Epargne Solidaire) ou coopératifs permettant de renouveler la flotte de pêche fraîche artisanale à partir d’un cahier des charges adapté

-remobilisation des banques mutualistes et des Caisses d’Epargne

-aide à l’organisation de nouvelles formes de consommation de type AMAP, Association pour le Développement de la Pêche Artisanale Durable « Adépad ».

IMAGINER DE NOUVELLES FILIERES :

-Energie Marine Renouvelable (EMR) : houlomotrice, hydrolienne, éolienne…

-Construction et réparations navales : organiser la complémentarité des activités, gérer collectivement les plans de charge, déconstruction des navires…

-stratégie multimodale du transport : le cabotage, la voie ferrée, la route

-soutenir le tourisme social (campings municipaux…), culturel, éducatif (classes de mer, colonies, sport nautique scolaire…)

Pierre Lemée, candidat FDG, Mars 2015


Documents pour discussion transmis par Alain Vigouroux, candidat FDG :
Etat du Quartier du Guilvinec
Vente sur le quai
Energies marines renouvelables
Les algues

Communiqué du Front de Gauche de l’agriculture

Communiqué du Front de Gauche de l’agriculture

Le Front de Gauche aux côtés des salariés en lutte et pour la construction d’un nouveau modèle agricole et agro-alimentaire en Bretagne.


Doux, Tilly-Sabco, Marine Harvest, GAD… les salariés de l’industrie agro-alimentaire qui, avec l’agriculture, représentent un tiers des emplois en Bretagne, payent un lourd tribut à la concurrence libre et non faussée, dans ce secteur d’activité où la compétitivité est religion. Surexploitation du travail paysan et salarié, destruction de l’environnement, des aides européennes utilisées pour promouvoir le dumping sur les marchés des pays du Sud.

Des milliers de familles dans la détresse, déjà épuisées par des conditions de travail indignes, vont être sacrifiées sur l’autel de seuls signaux du marché et de la rentabilité pour les actionnaires. Des familles dans la misère, des territoires sinistrés, un immense gâchis. Les salariés peuvent imposer au gouvernement d’agir. Il en a les moyens.

Les annonces du Premier Ministre articulées autour du pacte d’avenir pour la Bretagne ne sont pas à la hauteur des mobilisations et exigences salariales quant au maintien de l’emploi et de l’outil de travail.

En urgence, le Front de Gauche de l’agriculture demande au gouvernement :

Un moratoire sur tous les plans de licenciements ;

Une loi accordant un droit de veto sur les licenciements et un droit de regard des salariés sur l’utilisation des fonds publics ; création d’un pôle bancaire public ;

Une large concertation vers un nouveau modèle agricole et alimentaire basé sur des filières relocalisées.

Le Front de Gauche porte l’ambition de politiques agricoles et agro-alimentaires qui en France, comme en Europe, répondent aux besoins de l’humain d’abord, s’engagent en faveur d’une alimentation de qualité, saine et accessible à tous. Pour rompre avec l’austérité, il est urgent de remettre au cœur des politiques publiques la juste rémunération des travailleurs, salariés et paysans.


Désenvasement des ports, pas comme ça !

Communiqué de presse du Front de Gauche Pays Bigouden le 27/05/2013

 Le FDG Pays Bigouden appuie la demande des pêcheurs de stopper le clapage en mer, tel qu’il se déroule actuellement : celui-ci se révèle désastreux, comme l’ont montré ces professionnels.

Le FDG appelle à signer la pétition du Comité Départemental des pêches.

 Le désenvasement des ports (pêche et plaisance) doit être réalisé, mais pas dans ces conditions.

Le Conseil Général doit prendre ses responsabilités et ouvrir immédiatement le dialogue avec les professionnels de la mer.

 Les points de vue divergents devront être confrontés, pour aboutir à des solutions viables

 (inspirées notamment d’expériences menées ailleurs), pour tous les usagers de la mer et pour la préservation de la mer et du littoral, en particulier en zone Natura 2000 et sur les zones de pêche à langoustines..


Pêche artisanale durable FPK

Pour une pêche artisanale durable                     par Françoise Pencalet-Kerivel

1. Remettre les hommes au centre de l’activité

  • assurer la sécurité en mer en ayant un nombre suffisant de marins embarqués.

·        favoriser la formation des marins (en développant des filières complètes jusqu’aux BTS couplés avec des brevets de commandements, capitaine 3000)

·        Créer des formations qualifiantes bien que non brevetées (électronique, réglementation, comptabilité, électricité, hydraulique, cuisine, plongée, etc…)

·        Favoriser, simplifier et étendre les VAE

·        Remettre les formations continues au sein des Lycées Professionnels Maritimes

·        favoriser une attitude proactive des pêcheurs : développer les organisations collectives sur des projets de cogestion sans concurrence entre les différents types de pêche ;

·         développer les associations de producteurs et d’employeurs.

·        cogestion participative : les pêcheurs doivent être associés aux recherches et prises de décisions concernant la ressource avec les scientifiques

·        assurer un salaire décent

·        travailler avec les Comités des Pêches (CDPMEM, CNPMEM).

2. Préserver la ressource

·        favoriser le repos biologique

·        Favoriser des engins de pêches plus sélectifs et moins consommateurs d’énergie

·        lutte contre le gaspillage et les déchets

·        lutte contre la pêche INN : « fausse-pêche », « surpêche », « malpêche »

·        lutte contre la pêche minotière et refus des productions spéculatives

·        refuser le zéro rejet

·        refuser les QIT

·        mettre en place des QIA (non vendables)

·        travailler sur les RMD (rendement maximum durable)

3. Valoriser les marchés

  • valoriser l’image du pêcheur
  • valoriser les produits locaux et nationaux
  • éduquer les consommateurs pour favoriser de nouvelles pratiques culturelles (ex : favoriser la consommation du poisson pêché localement dans les collectivités : école, hôpitaux, maison de retraite…)
  • favoriser les échanges équitables.

PÊCHE, ÉLÉMENTS DE REFLEXION par Fanch Dorval, le 17 Juin 08

 (télécharger en PDF)