Retraites : les pétitions ont été remises vendredi 29 juin à la députée

La délégation, soutenue par plusieurs dizaines de personnes, était composée de Guy Barré (FSU),  Alain Corfmat (CGT), Joël Jaffrès (LSR), Christian Seznec (CGT), Annick Danielou (FGRFP).

photo Ouest France

“Blocage et diminution des pensions, hausse de la CSG, projets de modification des pensions de réversion, future et énième réforme des retraites, les sujets de mécontentement sont nombreux, nous souhaitons que la députée relaie auprès des plus hautes instances de l’État le traumatisme de ces décisions qui impactent lourdement la vie des gens qui ont travaillé toute leur vie en espérant pouvoir vivre de façon digne ce temps de retraite”, ont expliqué les délégués qui ont remis une pétition de soutien au mouvement de protestation de plus de 620 signatures.

photo Le Télégramme

La députée semble insensible à tous ces arguments, qu’importe que les retraités soient malmenés et que les futures générations voient leur retraite amputée, son argument principal est : “Emmanuel Macron a été élu, donc il agit comme il l’entend, que ça vous plaise ou non !”.

Les élus sont des “représentants”, la question est : la députée est la représentante de qui ? De la population de sa circonscription, ou du président ?

 

Les ADMR du Pays Bigouden s’adressent au Président de la République

Monsieur Le Président de La République,

Nous personnels du maintien à domicile des personnes dépendantes,
Vous sollicitons pour vous faire part les difficultés que subit la branche « aide à domicile ».
L’Etat ne cesse de vanter le maintien à domicile des personnes en situation de dépendance mais ne prend pas les mesures  pour fournir  les moyens de le faire correctement.

Ces femmes et hommes qui travaillent au quotidien auprès de nos séniors sont un maillon essentiel et indispensable au maintien à domicile.

Vous ne nous entendez pas, nous ne faisons pas la une des journaux télévisés …. Car, souvent isolé, en petite structure, pas syndiqué et discret, le travailleur à domicile ne se plaint pas, il subit en silence… et souvent le travailleur à domicile est une femme, qui subit le temps partiel (qui doit être disponible du lundi au dimanche de 8h à 20h) … mais qui n’a pas de qualification et n’est « qu’une femme de ménage » dans la pensée collective.

Il faut beaucoup de qualités pour exercer ces métiers, la relation humaine est une compétence essentielle, mais elle n’est pas reconnue. Nous  passons  dans les maisons nous faisons le nécessaire, le ménage, la préparation des repas, les courses, l’aide administrative et tant encore … mais le reste ? le réconfort, l’accompagnement dans la maladie, accompagner la perte des repères? Nous n’avons pas les moyens de le faire.

Pour toutes ces raisons nous vous interpellons :

·         Nos salaires sont gelés nous vous demandons une révision des grilles de salaires et une augmentation de la valeur du point

·         Nos frais kilométriques s’envolent, le remboursement est le même depuis 2008, soit 0.35 € par km nous demandons une revalorisation des indemnités kilométriques et une prise en charge de tous les frais kilométriques engagés par le salarié. Aujourd’hui seule une partie est prise en compte alors que le métier exige ces déplacements professionnels

·         Nous souhaitons une Amélioration des carrières et des conditions de travail des personnels
> Une reconnaissance et une valorisation des métiers par un accès facilité à la Formation professionnelle

·         La mise en place de financements pérennes et cohérents du maintien à domicile via les plans d’aide APA. La personne âgée dépendante ou handicapée n’est pas et ne doit pas être catégorisée dans des cases…Chaque personne a des besoins différents, chaque plan d’aide proposé doit être pensé individuellement.

Nous demandons des propositions concrètes concernant les conditions d’interventions et la prise en compte des besoins des personnes accompagnées dans leur globalité (arriver chez une personne préparer un repas et, faire manger une personne âgée en 30 mn nous appelons cela : maltraitance!)

Monsieur Le Président, dans votre emploi du temps chargé, pourriez-vous consacrer ne serait-ce qu’une demie journée ou un entretien à ces personnes, qu’elles / ils vous expliquent leur quotidien… Partout en France vous en trouverez, partout les mêmes constats, partout les mêmes difficultés, entendez nous.

La mission des structures d’aide à domicile est « d’accompagner et de soutenir les plus fragiles dans leur quotidien, notamment en assurant la continuité de service. »
> Donnez-nous les moyens nécessaires pour remplir pleinement ce rôle d’utilité sociale dans les meilleures conditions possibles

 

Monsieur Le Président, nous comptons sur vous.

Nous  vous prions d’agréer, Monsieur le Président de la République, l’expression de notre très haute considération.

 

Les salariés de l’association ADMR Guilvinec –TREFFIAGAT

25 Rue de La Gare 29730 LE GUILVINEC

guilvinec@admr29.bzh

Le gouvernement et sa majorité présidentielle n’ont rien compris à la colère des retraité-e-s. Pétition et action le jeudi 14 juin

Ci-joint le texte national et la pétition locale lancée par CGT pays bigouden, FSU, LSR, FGR-FP

ainsi que le 4 pages de la FSU

Retraites pour un scénario durable et solidaire

Pour le Pays Bigouden le rassemblement est prévu Jeudi 14 Juin à 10h30 à Pont L’Abbé, sur le parking Toussaint Louverture

2 pétitions lancées localement : ADMR et CETA

M. Le Président de la République : Des moyens pour le maintien à domicile !

Nous personnels du maintien à domicile des personnes dépendantes ,
Vous sollicitons pour transmettre à la Présidence de la République et vos collègues parlementaires les difficultés que subit la branche « aide à domicile ».
L’Etat ne cesse de vanter le maintien à domicile des personnes en situation de dépendance mais ne débloque pas les moyens de le faire correctement !
Nous regrettons que le président de la République ne se soit toujours pas exprimé sur la situation de l’aide aux personnes âgées ou handicapées.
Nous demandons :
La mise en place de financements pérennes et cohérents du maintien à domicile
Une Revalorisation des salaires par une augmentation de la valeur du point
Une revalorisation des indemnités kilométriques
Une Amélioration des carrières et les conditions de travail des personnels
Une reconnaissance et une valorisation des métiers par un accès facilité à la VAE
Nous demandons des propositions concrètes concernant les conditions d’interventions et la prise en compte des besoins des personnes accompagnées dans leur globalité
La mission des structures d’aide à domicile est « d’accompagner et de soutenir les plus fragiles dans leur quotidien, notamment en assurant la continuité de service.
Donnez‐nous les moyens nécessaires pour remplir pleinement ce rôle d’utilité sociale dans les meilleures conditions possibles !

https://secure.avaaz.org/fr/petition/M_Le_President_de_la_Republique_Des_moyens_pour_le_maintien_a_domicile/?cHWRRmb

Pétition pour un référendum sur le CETA proposée par
les collectifs Stop TAFTA-CETA du Pays Bigouden et du Cap Sizun

Le 17 février dernier nous avons demandé un rendez-vous à Liliane Tanguy, députée, et à Michel Canevet, sénateur, afin de leur remettre une pétition à ce sujet signée par plus de 200 personnes localement. A ce jour 3 avril nous n’avons reçu aucune réponse.

Nous allons donc constituer une délégation pour aller le samedi 28 avril leur remettre cette demande qui sera d’ici là signée par encore plus de gens, et nous en avertirons la presse.

La pétition : Exigeons un référendum Destinataires Me Tanguy députée, M Canevet sénateur

 

 

Les retraités manifestent leur mécontentement Vendredi 9 février à Quimper devant la préfecture

Pour les organisations,

CGT-USR 29, FGR-FP 29, FSU-SFR 29, LSR 29, Solidaires- UNIRS 29

Communiqué de Presse

Après les fortes mobilisations du 28 septembre, les retraité-e-s continuent.

Le jeudi 28 septembre, dans une mobilisation sans précédent, des dizaines de milliers de retraités ont répondu à l’appel des organisations regroupant syndicats et associations par de multiples initiatives : manifestations, rassemblements, meetings…

Ils ont exprimé leur volonté de voir leur pouvoir d’achat augmenter. La ponction de 1,7 point supplémentaire de la CSG qui a toucher 60 % des retraités sur les pensions de Janvier, l’annonce d’un nouveau gel des pensions pour 2018, la baisse de l’APL qui s’ajoutent aux ponctions fiscales (CASA, demi-part veuf/veuve, fiscalisation de la majoration familiale pour trois enfants…) ont pour conséquence une baisse continue du pouvoir d’achat des retraités.

Nous réaffirmons notre opposition ferme à l’augmentation de 1,7 point de la CSG et au gel des pensions pour 2018.

Les organisations syndicales et associations retraités du département du Finistère déposeront le Vendredi 9 Février à 11H15, en Préfecture un lot de cartes de vœux pétitions adressées au Président MACRON, posant les questions concernant la place du retraité dans la société, la sauvegarde et la progression de son pouvoir d’achat.

Dans ce cadre, nous invitons les retraités, à soutenir massivement la délégation qui déposera les cartes pétitions à Monsieur le Préfet du Finistère.

EPHAD manifestation à Quimper le 30 Janvier à 15h pour les personnels et pour les familles.

30 janvier, journée de mobilisation des familles, usagers et des salariés des maisons de retraite, pour dénoncer les mauvaises conditions de travail et de prise en charge des résidents (tract ci-joint). Une manifestation intersyndicale est prévue le 30 janvier à Quimper à 15h00. Un covoiturage est organisé au départ de l’UL CGT de Pont L’Abbé à 14h15.

Personnels en EPHAD-USLD, assez d’être méprisés !

La situation dans les EHPAD (Établissements d’Hébergement pour Personnes Âgées Dépendantes) est indigne d’un pays civilisé.
Les tarifs des EHPAD sont prohibitifs pour les familles et pourtant le budget pour la restauration n’est que de 5 euros par jour.

Le communiqué de la Coordination de Défense des Hôpitaux

Le communiqué national intersyndical

Le tract de la CGT (Union Locale Pont L’Abbé)

Comment se peut-il que beaucoup ignorent encore comment, quand et par qui, s’est créée la Sécurité Sociale ??? Mais…. Qu’est-elle devenue ?

Interview à lire jusqu’au bout sur le site histoire et société :
https://histoireetsociete.wordpress.com/2018/01/04/la-secu-a-ete-entierement-batie-dans-un-pays-ruine-grace-a-la-seule-volonte-militante/#comment-28118


Augmentation de la CSG: le mauvais tour de passe-passe (Pierric Marrisal, L’Humanité) :

Non seulement les Français subiront les hausses d’impôts, notamment de la CSG, de plein fouet, mais cette réforme fiscale fragilise le financement de la protection sociale.

La contribution sociale généralisée (CSG) a augmenté de 1,7 point, à 9,2 %, le 1er janvier. Presque tout le monde est touché, puisque l’assiette de cet impôt s’applique à tous les types de revenus : salaires du privé, du public, retraites, épargne et dans une moindre mesure, aux revenus du capital et des jeux… Le taux de la CSG appliqué aux allocations chômage et aux indemnités journalières reste, lui, fixé à 6,2 %. Cette hausse, qui doit rapporter 22,5 milliards d’euros à l’État cette année – selon l’étude d’impact réalisée par l’Assemblée nationale –, doit compenser, si l’on en croit la communication gouvernementale, la baisse progressive des cotisations chômage et maladie pour les salariés du privé. Mais on est loin d’être dans un jeu à somme nulle. La baisse est en effet estimée à 14,2 milliards d’euros, dont 4,8 milliards pour la suppression de la cotisation salariale maladie et 9,4 milliards pour la fin de la contribution salariale d’assurance-chômage. Rappelons que seuls les salariés du privé verront les effets de cette baisse sur leur fiche de paye, alors que tout le monde va subir la hausse. Les retraités subiront la hausse de la CSG sans aucune compensation, tandis que les fonctionnaires toucheront une prime différenciée et bénéficieront de la suppression de la cotisation exceptionnelle de solidarité.

1 POINT D’AUGMENTATION DE LA CSG POUR LES REVENUS DU CAPITAL ET DES JEUX, ALORS QUE LA HAUSSE EST DE 1,7 POINT POUR LES SALAIRES ET LES RETRAITES.

Intox sur le pouvoir d’achat. Ainsi, le gain net pour le budget de l’État devrait s’élever à 5,3 milliards d’euros, dont le gros sera ponctionné directement sur le pouvoir d’achat des Français. Un tour de passe-passe qui repose essentiellement sur le fait que la hausse de la CSG se ressentira sur les fiches de paye dès ce mois de janvier, alors que la totalité des baisses de cotisations promises ne sera effective qu’en octobre prochain. Ce gouvernement semble particulièrement affectionner les manipulations du calendrier fiscal. Comme l’a montré l’Insee dans ses prévisions pour la France en 2018, les mesures défavorables au pouvoir d’achat (hausse de la CSG, de la fiscalité sur le tabac et les produits pétroliers) seront en effet concentrées sur le début d’année, tandis que les mesures dites « favorables », comme la réduction de la taxe d’habitation, interviendront en fin d’année. Au total, « la combinaison de ces hausses et de ces baisses augmenterait les prélèvements obligatoires de 4,5 milliards d’euros » pour les familles cette année, avance l’Insee. À noter que l’institut a inclus dans les baisses la suppression de l’ISF : le poids à payer pour les classes moyennes et modestes avoisine donc plutôt les 9 milliards d’euros…

Outre cette intox sur le pouvoir d’achat savamment entretenue par la communication gouvernementale, cette hausse de la CSG pour « compenser » des baisses de cotisations fait peser une menace de fond sur le financement de la protection sociale. Il y a une différence de logique entre la cotisation, forme de salaire différé et socialisé, et l’impôt payé par tous et qui pis est, non progressif. « Avec cette réforme du financement, la porte serait ouverte pour que les assurances sociales deviennent des prestations universelles d’un montant uniforme et relativement faible », estime l’Économiste atterré Henri Sterdyniak dans le rapport « 2018: un budget de classe » qu’il a co-rédigé. Ce pourquoi les trois groupes de gauche (PCF, FI et Nouvelle Gauche) à l’Assemblée nationale ont saisi, en décembre, le Conseil constitutionnel, au motif notamment que la hausse de la CSG contrevient « au principe d’égalité devant les charges publiques », ajoutant que « la complexité de cet article contrevient par ailleurs au principe de clarté et à l’objectif d’intelligibilité des lois ».

PIERRIC MARISSAL (Journal L’Humanité)

Un très bon film-débat le 17 décembre à Pont L’Abbé

A l’appel conjoint de 9 organisations syndicales et politiques le film La Sociale a été projeté à Pont L’Abbé le 17 décembre.

La Sécurité Sociale, un sujet d’actualité, car son rôle initial et son fonctionnement subissent des attaques permanentes.

Les requins de la finance y voient un secteur juteux pour leurs actionnaires, et, avec la complicité active de nos gouvernements successifs, ils la dénaturent pour s’emparer de tout ce qui est “rentable” et remplacer “solidarité” par “marché”. Le film explique très bien tout ce mécanisme, et le débat, animé par Robert Salaun, de l’Institut CGT d’Histoire Sociale, a été très fructueux.

Un film à voir absolument si vous n’avez pas pu vous déplacer…

Les organisations appelantes :

  • Union locale des syndicats CGT du pays bigouden
  • Solidaires 29 Finistère
  • FSU (fédération Syndicale Unitaire)
  • Association Front de Gauche du pays bigouden
  • Section bigoudène du PCF
  • La France Insoumise du pays bigouden
  • Nouvelle Donne du Finistère
  • Collectif Stop TAFTA et CETA du pays bigouden.
  • FGR-FP-29 Fédération Générale des Retraités de la Fonction Publique Finistère
Robert Salaun, Institut d’Histoire Sociale CGT

 

Un article de Michel Etievent (l’historien qui accompagne le film) : “Fin de la cotisation sociale = mort de la Sécurité Sociale”

Un article d’Aurélien Soucheyre : Budget, le gouvernement prépare sans le dire le cercueil de la Sécu

Interview de Gilles Perret, réalisateur du film, par la Ligue de l’Enseignement

Le dossier de presse du film La Sociale

Un dossier pédagogique à partir du film La Sociale


  Une petite histoire de la Sécu et des attaques qu’elle a subies, par GB 

PLFSS – Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale 2018 (article dans “La CGT Ensemble!” de décembre 2017 ci-dessous : L’hallali)

La dette de la Sécu ne représente qu’un dixième de la dette publique totale. En comptabilité nationale, le compte de l’ensemble des administrations de sécurité sociale est excédentaire de 0,2 point de PIB en 2017.

Évasion Fiscale : Au minimum 20 milliards d’euros par an échapperaient à la solidarité nationale de notre pays, selon les révélations des “Paradise Papers“. Pour la CGT : “Les privilèges distribués aux premiers de cordée, souvent les mêmes qui optimisent le rendement de leurs dividendes dans les paradis fiscaux, ont un coût en augmentation et une efficacité sur la création d’emplois totalement nulle”. Il est temps de demander aux entreprises incriminées de rembourser les aides accordées.

Un collectif de Rennes vient de sortir ce 4 pages, télécharger en pdf

 

Le 10 février 2011 sur France Inter une émission de Là bas si j’y suis sur Ambroise Croizat (écouter, à partir 12’40”)

 

 

 

 

Ne bradez pas ALSTOM !

Veuillez trouver ci joint la lettre du Rapse N° 142 avec à son sommaire :

  • Projet de fusion/absorption Alstom/Siemens
  •  Le texte de la pétition
  • Alstom + Siemens = Siemens, déclaration PCF Doub, territoire de Belfort et CR Franche-Comté
  • Lettre de P. Laurent à E. Philippe 1er Ministre
  •  Communiqué de presse Métallurgie CGT
  •  Communiqué Métallurgie FO

La lettre n°142 du réseau RASPE * Réseau d’Action Promouvoir Sécuriser l’Emploi.

La pétition sur http://chn.ge/2yg9W0A

Fin de la cotisation sociale, mort de la Sécurité sociale… par Michel Etiévent, historien, biographe d’Ambroise Croizat

Les Français sont-ils conscients de ce qu’ils sont en train de perdre avec les attaques contre la Sécurité sociale ? Ce formidable projet de société qui, selon Ambroise Croizat, devait « mettre fin à l’obsession de la misère », est aujourd’hui en passe de s’effondrer sous les coups de boutoir du gouvernement contre ce qui fait son fondement : la cotisation sociale. Dès 1946, un continuum de plans de casse n’a cessé de mettre à mal une institution devenue pierre angulaire de notre identité sociale.

Aux oppositions de la droite, du patronat, des médecins libéraux, un moment tues par le rapport de forces de l’époque, se sont ajoutés une avalanche de réformes, passant par les ordonnances de 1967 qui ont fait basculer sa gestion dans les mains du patronat, les plans Barre, Fabius, l’impôt CSG de Rocard. Viendront ensuite les mesures de Georgina Dufoix imposant des déremboursements successifs, les lois Veil, Balladur allongeant la durée de cotisation, les plans Juppé puis Chirac, Raffarin attentant aux retraites, les lois Jospin de 2001 imposant les normes européennes aux mutuelles.

Sans oublier l’ordonnance Douste-Blazy de 2004 qui videra les conseils d’administration de leurs pouvoirs, l’instauration de la tarification à l’acte, les lois Bachelot confiant le pilotage de la protection sociale aux « préfets sanitaires » des agences régionales de santé. En imposant l’obligation de la mutualité d’entreprise, l’ANI 2013 accélérera la privatisation.

Si la destruction affichée de la cotisation sociale n’est pas récente, elle est aujourd’hui frontale. Le rêve du patronat est devenu une arme de gouvernement. Il importe de rappeler la quadruple peine qu’elle impose aux bénéficiaires.

Elle est tout d’abord une amputation directe du salaire dont la cotisation est partie intégrante. C’est un « salaire socialisé », fondé sur les richesses créées dans l’entreprise. La seule création de richesses qui va directement du cotisant vers le bien-être des gens sans passer par la poche des actionnaires. Si le salaire net c’est pour le quotidien du mois, le salaire brut c’est pour la vie. La deuxième peine réside dans la destination même de cette « économie » patronale. Elle n’ira ni vers l’emploi, ni vers l’investissement, mais servira à augmenter les marges patronales et à nourrir les actionnaires. À cette atteinte aux salaires, s’ajoute la troisième peine : la hausse de la CSG qui alourdit la feuille d’impôt, fiscalise et étatise un peu plus encore la Sécurité sociale.

Depuis 1995, la part de la fiscalisation dans le financement de la Sécu est passée de 4,9 % à 28 %, tandis que celle de la cotisation sociale tombe de 86,8 % à 67,3 %. Imagine-t-on ce que pourrait devenir une Sécurité sociale abandonnée aux mains de l’État ? Une seule ordonnance, à l’image de ce qu’a vécue l’Espagne, pourrait engendrer coupes drastiques ou, pire, privatisation immédiate. La quatrième peine est encore plus lourde. Par la fin du principe de solidarité, la mort de la cotisation sociale n’est rien d’autre que celle de la Sécu. Une coquille vide livrée au privé, aux assurances santé inégalitaires et coûteuses. La fin du droit de vivre dignement.

(tribune libre dans l’Humanité du 14 septembre 2017)

Le jeune Karl Marx, un film de Raoul Peck, actuellement à Quimper

Dans le contexte actuel un film plus qu’utile !

1844. De toute part, dans une Europe en ébullition, les ouvriers, premières victimes de la “Révolution industrielle”, cherchent à s’organiser devant un “capital” effréné qui dévore tout sur son passage.
Karl Marx, journaliste et jeune philosophe de 26 ans, victime de la censure d’une Allemagne répressive, s’exile à Paris avec sa femme Jenny où ils vont faire une rencontre décisive : Friedrich Engels, fils révolté d’un riche industriel Allemand.
Intelligents, audacieux et téméraires, ces trois jeunes gens décident que “les philosophes n’ont fait qu’interpréter le monde, alors que le but est de le changer”. Entre parties d’échecs endiablées, nuits d’ivresse et débats passionnés, ils rédigent fiévreusement ce qui deviendra la “bible” des révoltes ouvrières en Europe : “Le manifeste du Parti Communiste”, publié en 1848, une œuvre révolutionnaire sans précédent.

Les séances près de chez nous : Quimper au Quai duplex

Après le 12 et le 21 septembre continuons le combat contre les ordonnances loi travail XXL et la politique de Macron

Quelques arguments


Documents édités par la CGT :

  • Une 1ère analyse de la CGT: http://cgt.fr/IMG/pdf/ordonnances_macron.pdf
  • Tous ensemble pour nos droits et garanties collectives: http://cgt.fr/IMG/pdf/tract-12septembre.pdf

    Déclaration de Solidaires

    Loi travail 2… Ordonnances ou pas… ON N’EN VEUT PAS !!!

    Code du travail : mort sur ordonnances. Pas de bonne surprise pour l’Union syndicale Solidaires dans ce que vient de présenter le gouvernement à travers ses ordonnances.

    La facilitation des licenciements collectifs et individuels constitue un gros morceau de la nouvelle loi. La remise en cause de la hiérarchie des normes, c’est-à-dire de la protection collective de tous-tes les salariées continue. Les salarié-es des petites entreprises ne sont pas épargné-es dans les mesures proposées…

    Ensemble, ne laissons pas l’ultra libéralisme à la Macron et le Medef régir nos vies !

    Les distributions de dividendes, les cadeaux fiscaux et la flexibilisation totale des salarié-es ne sont pas créateurs d’emplois stables et permettant de vivre dignement !

    Luttons pour la réduction du temps de travail, pour la hausse des salaires, pour des services publics au service de tous et toutes ! 


    Appel du SNES-FSU-29

Mardi 12 septembre: le SNES FSU appelle à la grève contre la politique de Macron contre les services publics et les droits sociaux avec dans le Finistère, la CGT, FO, Solidaires
Réuni le 31 août, le Bureau départemental SNES FSU 29 a voté l’appel à la grève le mardi 12 septembre comme l’ont fait la  CGT, FO, Solidaires et la FSU.

Les revendications portent sur la politique menée par le gouvernement qui pénalise les salariés au profit des plus riches, sous des prétextes maintes fois utilisés dans le passé et qui n’ont jamais donné d’amélioration de l’emploi ou des conditions de vie des moins favorisés.

Les ordonnances sont une atteinte au droit du travail, et ne sont qu’un début :

·        non reconduction d’emplois aidés,

·        augmentation de la CSG,

·        diminution des APL,

·        suppression de 120 000 postes de fonctionnaires à la fin du quinquennat,

·        réforme de l’ISF,

·        révision du calcul des retraites…

 

Et la fonction publique est particulièrement visée:

·        Gel du point d’indice jusqu’à nouvel ordre alors que, bloqué depuis 6 ans, il venait juste de connaître une augmentation de 0,6% en février 2017 !

·        Retour du jour de carence pour les arrêts maladie dès janvier…

·        Sans oublier la remise en cause du baccalauréat pour 2018 …

 

La coupe est pleine, la purge trop toxique.

On ne peut pas rester sans rien dire et sans rien faire.

Voilà pourquoi le SNES FSU appelle à faire grève et manifester le mardi 12 septembre.


Décryptages de la loi travail

Entretien avec Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT

Un meurtre sur ordonnances : décryptage avec le concours d’Emmanuel Dockès, professeur de droit

 https://france.attac.org/se-mobiliser/loi-travail-xxl-c-est-toujours-non/article/decouvrez-le-petit-guide-de-resistance-a-la-loi-travail-xxlpetite vidéo : https://france.attac.org/actus-et-medias/les-videos/article/lesexpertsattac-no2-ca-va-mal-on-coupe-tout

Ordonnances : Arguments pour comprendre, expliquer et agir, par Front de Gauche de Pierre Bénite

 

Loi travail : c’est toujours non, merci ! pétition

Le nouveau président de la République a annoncé une « loi travail II », pour aller plus loin que la première. L’objectif ? Renvoyer la définition de l’ensemble de nos droits au travail à des accords d’entreprise. Il veut également nous remettre au programme le plafonnement des sanctions des employeurs en cas de licenciement abusif.

Pour ne pas s’embarrasser des 70 % de françaises et français qui restent opposés à la Loi Travail, Emmanuel Macron a décidé de passer en force cet été, par ordonnances. Vous avez aimé le 49-3 ? Les ordonnances, c’est encore mieux. Pas de risque de motion de censure, le président décide seul de ce qu’il veut changer ou pas dans le code du travail.

Emmanuel Macron, vous prétendez renouveler la politique. Renoncez à cet archaïsme que sont les ordonnances. Renoncez à faire une 2e « loi travail ».

La pétition :  Loi travail c’est toujours non, merci ! Monsieur Emmanuel Macron, quand on veut rénover la vie politique, on ne gouverne pas par ordonnances.