Communiqué du NPA

Juin 2012, Communiqué du NPA concernant notre circonscription.

” Le Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) du Pays Bigouden, ne présente pas de candidats aux élections législatives sur la 7ème circonscription du Finistère. Il prend acte de la volonté de rapprochement du Front de Gauche Pays Bigouden avec une majorité des propositions que porte le NPA, même si des divergences existent comme sur la question de la sortie rapide du nucléaire.

Nous, militantes et militants du NPA, comme nos camarades du Front de Gauche, nous plaçons clairement dans la dynamique de la candidature unitaire Front de Gauche, Alternatifs, NPA de la première circonscription (Quimper et sa région) du Finistère.

Aussi, nous appelons nos militantes et militants, nos sympathisantes et sympathisants à voter pour Françoise Kérivel Pencalet et Jean Yves Le Ven, candidats du Front de Gauche.

Nous souhaitons que ce rapprochement nous permette à l’avenir de construire une véritable force, front social et politique, indépendante du PS, que ce soit au niveau gouvernemental ou législatif.

Seul, le lien entre les luttes sociales et populaires et une alternative politique anticapitaliste permettra le changement, à gauche de la gauche,  voulu et porté par nos programmes respectifs.”


On vous fait un dessin

Vous trouverez ci-dessous le lien vers l’émission officielle du Front de gauche pour les élections législatives.
Il s’agit de l’épisode 9 de la série “En 2012, on va leur faire un dessin”
http://www.dailymotion.com/video/xr788u_on-va-leur-faire-un-dessin-special-legislatives-non-censure

Le vote utile pour faire réussir la gauche, c’est le vote Front de Gauche !


 

VoteUtile10juin

Le vote FRONT DE GAUCHE

pour créer les conditions d’un véritable changement

A l’élection présidentielle les Français ont condamné  Nicolas Sarkozy et sa néfaste politique en même temps que tous les mauvais coups qu’il préparait.

L’écart entre les deux candidats au second tour montre d’une façon indubitable que les 4 millions de voix du Front de Gauche ont joué un rôle capital dans la défaite de la droite.

En même temps, compte tenu de l’enjeu, il est évident que nombre d’électeurs de François Hollande ont voté davantage pour battre Sarkozy que par adhésion à son programme et ses propositions.

Cela n’empêche pas le Parti Socialiste de viser la majorité absolue à l’Assemblée nationale…et le carton plein dans les 8 circonscriptions du Finistère, en contradiction avec la réalité politique exprimée par notre peuple. Jamais la nécessité démocratique de l’instauration de la proportionnelle n’a été aussi aveuglante.

En éjectant Sarkozy, les Français ont aussi émis l’exigence d’une politique radicalement différente qui leur permette concrètement de vivre mieux grâce à une autre répartition des richesses et à un développement de la démocratie de la Cité à la tête de l’Etat en passant par les entreprises.

A l’évidence le programme de François Hollande n’a ni cette ambition, ni cette volonté.

Pour qu’au changement de gouvernement succède un changement réel de politique il importe donc que  le PS et ses satellites ou ses obligés n’aient pas la majorité absolue à l’assemblée nationale.

Outre la nécessité de battre partout le Front National, on voit bien que la mise en œuvre d’une politique radicalement différente exige l’instauration d’un nouveau rapport de forces à gauche.

Et cela suppose nécessairement un renforcement du poids du Front de Gauche que les électeurs ont placé en deuxième position de la gauche. Ce renforcement passe évidemment par l’élection d’un nombre maximum de députés qui seront porteurs de propositions répondant aux besoins et aux exigences de la population et qui seront garants du respect de ses intérêts par le pouvoir.

Mais le rapport de forces se nourrira aussi du nombre de voix nouvelles qui, dans toutes les circonscriptions, se porteront sur le Front de Gauche. Quel que soit le pronostic de résultat, il n’y a donc aucun vote inutile…au contraire.

Le maximum de votes pour les candidats du Front de Gauche associés au développement des mouvements populaires, voilà la clef d’un véritable changement.                                                                                                                  Alain DAVID, membre de la coordination départementale du Front de Gauche


 

EditoLegislatives

Le 6 Mai, vous avez renvoyé Sarkozy et élu un nouveau Président. Cela était indispensable, mais ne suffira pas à assurer les changements espérés, des changements pour lesquels vous avez agi tout au long de ces années.
Les députés du Front de Gauche remettront en cause les choix de Sarkozy et voteront des lois assurant une véritable transformation sociale.

Dès juin, à l'Assemblée Nationale nous serons cette vraie force de gauche autonome, écologique et combative.

 

LE SENS DE NOTRE CANDIDATURE

Une gauche qui portera avec force et conviction vos revendications et vos espoirs.
Une gauche qui luttera pour la justice sociale et le partage des richesses, en rupture avec l'Europe libérale.
Une gauche qui défendra ses solutions contre les inégalités dues au pouvoir sans limite des financiers.
Une gauche qui défendra et développera des services publics profondément démocratisés.
Une gauche qui rejette les discriminations, les divisions et la haine et les combattra sans concession.
Une gauche qui favorisera le partage et la préservation des ressources naturelles.
Une gauche qui montrera qu’un vrai changement de société est nécessaire et possible.
Les choix politiques résultent de la volonté d’hommes et de femmes.
Nous, nous nous battrons pour défendre notre idéal de justice et de partage dans l’intérêt du plus grand nombre.
Vous, vous êtes le Peuple, prenez le pouvoir et votez massivement pour les candidats du Front de Gauche !
Nombreux à l’Assemblée Nationale, nous représenterons la gauche de l'espoir et du possible.

Nous ne lâcherons rien !  L'Humain d'abord !

D’an 10 a viz Mezheven, votit evid deputeed deus an tu kleiz evit gwir, a labouro evid mad an holl, ha n’eo ket evid an argant bras hag ar bankoù, hag a zifenno ar selvijoù publik. An dud da genta ! 

Françoise Pencalet-Kerivel, candidate, et Jean-Yves Leven, remplaçant


 

VCP du Télégramme

Alerte sur le statut des travailleurs de l’ombre : les VCP du Télégramme

Les vendeurs-colporteurs de presse sont des travailleurs indépendants sous le régime d’un micro-bic affiliés au régime général de la CPAM, contrairement aux porteurs de presse qui sont des salariés d’un éditeur. C’est un statut hybride imposé par l’éditeur depuis 1991.

En France, toutes presses confondues, ils sont entre 15 et 20 000 VCP, 700 du Télégramme travaillent sur 3 départements bretons (Finistère, Côtes d’Armor et Morbihan), à ces VCP titulaires s’ajoutent autant de remplaçants.

Ils sont rémunérés selon des contrats commerciaux : taux de commission de journaux distribués proportionnel aux kilomètres parcourus. Le taux de commission varie en fonction de la tournée effectuée en ville ou à la campagne. Par exemple dans une tournée de campagne (environs 70 km), le VCP livre environ 3.57 journaux au kilomètre entre 3h et 7h du matin et perçoit 22.20% du prix du journal. Dans une tournée en ville (25km), il livre 10 journaux au kilomètre et perçoit 14.90% du prix du journal. Depuis 2009, il est indemnisé à hauteur de 12 cts du kilomètre cependant aucun véhicule ne coûte moins de 23 cts du kilomètre.

La tournée représente en moyenne 250 clients. Si le client ne paie pas par prélèvement, le VCP passe le voir pour encaisser la somme due. Si un client, pour une raison ou une autre, ne paie pas, le VCP doit rembourser sur son argent propre les impayés.

Si le VCP est en arrêt de travail, il perçoit entre 4 et 6€
d'indemnités journalières, il doit trouver un remplaçant qu’il rémunère lui-même sur son revenu intégral (moyenne 36.80 € pour 250 journaux / jours).

Ce travail a souvent été perçu comme un complément de revenus et certains VCP cumulent 2 emplois par nécessité, parfois il s’agit d’étudiant, pour certaines personnes c’est leur unique emploi. Ces travailleurs œuvrant seuls la nuit et le matin sont isolés mais depuis mai 2011, ils ont mis sur pied un syndicat pour se réunir et tenter d’améliorer un statut très défavorable au point de vue de leur protection sociale.

En effet, le contrat proposé depuis 1991 n’autorise pas le VCP à obtenir l’intégralité des 4 trimestres annuels pour l’acquisition de droit à la retraite comme il le croyait. Si bien que, aujourd’hui, certains VCP de plus de 80 ans, continuent de travailler dans le Nord Finistère !

Face à la crise de la presse, en 2008, le président Sarkozy a convoqué les états généraux de la presse. Aucune des revendications des VCP n’a abouti par contre le Télégramme leur a imposé une modification de leur contrat en 2009 permettant à l’éditeur d’obtenir une exonération de 28.10 % des charges patronales (charges que les travailleurs indépendants payaient eux-mêmes).

Aujourd’hui, le nouveau syndicat des VCP revendique une reconnaissance de leur travail qui passe par un contrat de travail digne leur permettant d’acquérir une protection sociale à la hauteur de celle des travailleurs salariés. Dans le nord Finistère, les VCP demandent à ce que l'éditeur accepte de les laisser valider par une sur-cotisation les trimestres entamés et en partie cotisés (ex : 2,9 trimestres cotisés + 0,10 trimestres sur-cotisés avec l'accord de l'éditeur = 3 trimestres validés) la différence est très importante pour la retraite!

Françoise Pencalet-Kerivel, Février2012


 

Présentation Programme par Françoise

Présentation du programme le 10 décembre à Pont l’Abbé par Françoise Pencalet-Kerivel, candidate du Front de Gauche pour les législatives de 2012 dans la 7è circonscription du Finistère.

Nous sommes aujourd’hui dans une situation de crise, mondiale, nationale mais aussi locale comme le montre la mise en redressement de l’entreprise Lagassé de Douarnenez, entreprise performante qui dispose d’un savoir faire mais dont l’unique actionnaire a vidé la trésorerie. Souhaitons à cette entreprise de trouver au plus vite un repreneur.

Face à cette situation difficile, seules des politiques d’austérité sont actuellement proposées or elles vont contracter l’activité, détruire l’économie  et casser les acquis sociaux. Ces acquis sociaux ne sont pas des privilèges mais des conquêtes pour le bien être de tous, ils ont été obtenus par des luttes ouvrières, syndicales et politiques.

Au Front de Gauche au contraire, nous voulons partager les richesses et abolir l’insécurité sociale. Plutôt que l’austérité, nous revendiquons une hausse de salaire (un SMIC à 1700 euros, un salaire maximum, un statut pour les jeunes étudiants, un partage du temps de travail à travers les 35 H et la retraite à 60 ans). Nos détracteurs crient à l’utopie ou à l’irresponsabilité ! Mais est-ce responsable de laisser vivre des salariés avec 1000 euros par mois ? C’est seulement 120 euros de plus que le seuil de pauvreté ! Est-ce responsable de laisser 8 Millions de pauvres survivre dans des conditions de misère aujourd’hui en France ? Rappelons seulement que la France en 1981 produisait 1000 milliards d’euros de richesses et qu’aujourd’hui elle produit 1995 milliards d’euros, soit pratiquement le double mais avec tellement plus de pauvreté et tellement moins de protection sociale. Aujourd’hui l’échelle des salaires est de 1 à 400 !!!

Qui en a profité ? Savez-vous quels sont en 2011 les profits des entreprises du  CAC 40 (c'est-à-dire des 40 plus grosses entreprises françaises cotées à la Bourse de Paris) ? Selon le magazine Challenges, les analystes prévoient un bénéfice cumulé de 94 milliards d'euros à la fin de l'année 2011 pour le CAC 40, et de 104 milliards en 2012, tout proche du record de 2007 (106,5 milliards).

Pour partager les richesses nous voulons reprendre le pouvoir aux banques et aux marchés financiers. Sur les marchés financiers, seulement 1% des transactions correspond à des échanges de valeur réelle, le reste n’est que virtuel. Les banques privées ont tout pouvoir : prenons le cas de la banque américaine Goldman Sachs qui a tissé une partie de sa toile en Europe : Mario Draghi a été vice-président de Goldman Sachs pour l'Europe entre 2002 et 2005, puis gouverneur de la Banque d'Italie entre 2006 et 2011, il est aujourd’hui président de la Banque centrale européenne. Ces banques privées  prêtent aux Etats en difficulté comme à la Grèce à 18% alors que la BCE pourrait octroyer des prêts à 1-2 % qui leur permettrait de rembourser leur dette. Vous comprenez bien que notre immense dette (1650 milliards d’euros) est en partie illégitime, donc ne la payons pas !  Pourquoi la Banque centrale ne prête pas directement aux Etats comme c’était le cas jusque dans les années 1970 ? Car nous sommes depuis les années 1980 dans une politique néolibérale que les traités européens favorisent.

En ce début décembre 2011, les dirigeants européens ont signé un nouveau pacte européen dans le but de juguler la crise de la dette de la zone euro. D’après les Echos du 9/12, les valeurs bancaires ont accentué leurs gains vendredi après-midi, avec l'ensemble des marchés d'actions en Europe. Ce nouveau texte, que seule la Grande-Bretagne n'a pas signé, doit les conduire rapidement vers une plus grande intégration économique et budgétaire.

Or moi, comme vous, je l’imagine, nous avons voté non au traité européen de 2005, c’était la volonté du peuple et pourtant il a été entériné sous l’appellation du Traité de Lisbonne 4 ans plus tard. Nous voulons sortir de du traité de Lisbonne qui vise uniquement à favoriser les acteurs économiques puissants en oubliant les peuples.

C’est pourquoi nous voulons « une république pour de vrai ».C'est-à-dire une république qui tienne compte de la souveraineté populaire. Une République laïque dans laquelle les hommes et les femmes seraient à complète égalité, dans laquelle l’immigration ne serait pas un problème mais une richesse, une république solidaire et non pas sécuritaire qui persécute et discrimine les différences et qui enferme les potentiellement dangereux.

Pour cela, nous avons besoin d’une nouvelle république. Une VIè République qui mettrait  fin au pouvoir du président ou d’un hyperprésident comme c’est le cas avec Sarkozy. L’Assemblée Nationale doit disposer d’un réel pouvoir, la souveraineté nationale doit s’exercer partout : dans l’entreprises, dans les associations, dans la société civile.  Pour cela nous sommes favorables à la disparition ou à la transformation du Séant en une chambre relais de la société civile.

Nous avons des solutions qui passent par la planification écologique. Les choix énergétiques doivent se faire avec et sous le contrôle des citoyens. Nous voulons sortir des énergies carbonées qui sont à l’origine de la production de gaz à effet de serre. Le nucléaire est un danger, sortons immédiatement du nucléaire militaire qui pompe le budget de l’Etat. Avant de sortir du nucléaire civil, mettons le sous la tutelle exclusive de l’Etat et non plus du privé, c’est un gage de sécurité ; si le pays sort du nucléaire, il est indispensable de trouver des solutions pour tous les salariés de ce secteur d’activité, pour cela  le secteur des énergies renouvelables et durables doit être opérationnel. En tous cas, quelques soient les choix envisagés, il y a urgence à trouver des solutions pour traiter les déchets nucléaires.

La planification écologique passe par une relocalisation de nos activités, par le développement des circuits courts. Considérons comme un bien commun de l’humanité les ressources naturelles à commencer par celle qui nous est vitale : l’eau. L’eau ne doit pas être un bien marchand.

Nous devons produire autrementpour que notre production agricole, maritime et industrielle rythme avec un progrès du développement humain et pas avec enrichissement de quelques uns et notamment de quelques grandes firmes internationales qui exploitent les richesses naturelles et la main d’œuvre servile des pays les plus pauvres. Nous voulons changer le cours de la mondialisation : non pas une mondialisation qui creuse les inégalités mondiales mais qui fasse le choix de la coopération entre les peuples dans le cadre d’une politique au service de la paix.

Au Front de Gauche, nous avons pour ambition l’émancipation humaine. Aujourd’hui, le gouvernement a retiré l’enseignement de l’histoire de certaines classes, c’est une aberration. Nous voulons faire reculer l’ignorance. Le savoir et la culture sont nos biens les plus précieux, ils doivent être offerts par l’école républicaine accessible à tous de 3 à 18 ans et dans laquelle on développerait les langues régionales et minoritaires de France.

Nous sommes contre les politiques du couple Merkozy, nous sommes pour le droit des peuples à maitriser leur vie.
Parce qu’au Front de Gauche, l’Humain d’abord !


 

Présentation Jean-Yves

Jean-Yves Leven

Originaire de Crozon, d’une famille ouvrière de cinq enfants. Mon père était fonctionnaire de l’Équipement. Très tôt j’ai subi la souffrance de l’échec scolaire.

Cet état de fait m’a sensibilisé certainement aux injustices. A 22 ans avec une copine et un copain de mon âge, ayant envie d’aller plus loin que de refaire le monde uniquement que par nos paroles et nos rêves lors de longues soirées, nous avons adhéré au Parti Communiste Français. Je précise Français car à cette époque, 2 ans avant la chute du mur de Berlin, les amalgames grossiers étaient de mise.

J’avais acheté un jour l’Humanité, un an avant mon adhésion, et lu l’éditorial de Claude Cabanes. Et d’un coup, pour la première fois, un journal, un adulte, avait la même façon que moi, avec un CAP, de voir le monde. Ce fût un choc !.

Très vite, mes camarades dans le Parti m’ont laissé des responsabilités. A 24 ans, secrétaire de la Section de Crozon et membre du Comité Fédéral. A 26 ans, candidat aux cantonales.

Dans le même temps après avoir été formé et avoir travaillé dans la grande distribution au Pouliguen et à l’Aigle, un peu par hasard, je me suis retrouvé à travailler chez DOUX. J’allais y rester pratiquement 10 ans. Passé les 6 mois de CDD, avec quelques Camarades, nous avons constitué un syndicat CGT. Je suis à l’origine des grandes grèves de chez DOUX de 1994 et 1995.

Après l’épisode DOUX, j’ai été commerçant à QUIMPER j’ai « tenu » un café le LOOK CAFE. Pendant cinq ans.

Pacsé, cadre commercial, membre de la direction départementale du PCF, ancien candidat sur le canton du Guilvinec aux dernières cantonales sous l’étiquette du Front de Gauche. Membre du Collectif national du PCF « Fiers et Révolutionnaires ». Je suis le nouvel animateur pour la région Bretagne du collectif LGBT du Front de Gauche, collectif luttant contre toutes les discriminations liées à l’orientation sexuelle et au genre.

Je suis particulièrement honoré d’aller à la bataille des Législatives, sous notre bannière commune du Front de Gauche avec Françoise Pencalet Kérivel.


 

Présentation Françoise

Françoise Pencalet-Kerivel :

Née en 1967 à Douarnenez, je suis issue du monde maritime par mon père et du monde paysan par ma mère. J’ai très tôt appris l’ « Internationale » et le « Notre Père », symboles de la complexité identitaire de notre territoire. La diversité culturelle, une richesse mais aussi une source de questionnement, m’a rapidement menée vers des études d’histoire indispensables pour moi à la compréhension du monde. Dans le cadre d’une maitrise, j’ai travaillé sur le parti communiste durant l’après-guerre à Douarnenez, une thèse de doctorat sur le monde de la pêche m’a permis d’élargir mes champs de recherche : l’économie, la politique, la législation internationale, les rapports Nord-Sud. Mais mon premier centre d’intérêt est avant tout l’autre, comprendre la complexité des relations humaines, le moteur de toute action.

Me positionnant clairement à gauche, je n’ai jamais adhéré à un parti politique car j’avais toujours des points de désaccord avec tel ou tel mouvement, la perfection n’existe pas et il m’a fallu le temps de la maturité pour m’en rendre compte et décider de m’engager.  Le Front de gauche regroupe plusieurs partis et mouvements de gauche, chacun avec leurs spécificités et leurs différences, ils ont cependant été capables de se réunir non pas autour du plus petit dénominateur commun mais autour d’un programme qui envisage une société radicalement différente. Le Front de Gauche propose une démarche intéressante par le biais des « assemblées citoyennes », en partant de la base commune du programme, chaque citoyen peut débattre, amender le texte, le compléter pour l’enrichir.

Ce n’est pas un rêve d’adolescent attardé de croire qu’un autre monde est possible : c’est une nécessité pour envisager le monde de demain. Car comme beaucoup de citoyens du monde, je me révolte contre les inégalités qui jettent un nombre croissant d’hommes et de femmes dans la précarité puis la misère, contre ce système libéral qui vise le profit mais qui ne profite qu’à une toute petite minorité, contre cette mondialisation purement économique qui oublie l’humain au profit des intérêts des grandes firmes et de la division internationale du travail, contre le non respect de notre planète souillée par les excès du productivisme.

Toutes les politiques libérales et néolibérales depuis les années quatre-vingts ont conduit le système à la crise actuelle. Depuis 2008,  toutes les conférences ou sommets l’ont sauvé du chaos pour un mois, un an. Mais après ? Ces politiques ont avant tout détruit la protection sociale des ouvriers, réduit les libertés individuelles au nom de la sécurité, restreint l’accès à la culture indispensable, à la liberté de pensée….. Ces politiques n’autorisent pas un avenir qui mettrait l’humain au centre de ses préoccupations. Au Front de Gauche nous le ferons. Des économistes comme Jacques Généreux expliquent que ce projet n’est pas une utopie, qu’il est possible de rompre avec le libéralisme s’il existe une volonté politique suffisamment forte. Au Front de Gauche nous l’avons.

J’aspire à :

  • un monde de justice et d’égalité sociale, un monde solidaire et de coopération, dans lequel les puissances productivistes cessent le pillage des ressources des pays les plus pauvres
  • un développement économique durable respectueux des hommes et des ressources et qui préserve le patrimoine des générations futures
  • une Europe sociale et non pas celle du traité de Lisbonne
  • une VIème République, c'est-à-dire une réelle démocratie qui donne la parole au peuple et qui en tient compte.

L’humain d’abord ! Place au peuple.