Chômage, précarité : cassons les idées reçues

Chômage. Un livre pour en finir avec les bobards

La culpabilisation des chômeurs, c’est presque devenu un sport national : à droite, comme dans une partie de la gauche, on accable les demandeurs d’emploi ­ et les précaires en général ­ à grand renfort de caricatures. Un petit livre, préfacé par le réalisateur Ken Loach, entend démonter les clichés un à un (1). Florilège.
« LES CHÔMEURS NE FONT RIEN POUR TROUVER DU BOULOT… »

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Chômage dans le Finistère. Une augmentation de + 5, 8 % en un an

En février, le Finistère comptait 73 040 demandeurs d’emploi inscrits à Pôle Emploi. Un chiffre qui a bondi de + 5,8 % en un an.

Selon Pôle Emploi, dans le Finistère, 73 040 demandeurs d’emploi étaient inscrits à Pôle Emploi en février 2016. Soit une évolution de + 0,9 % sur trois mois et de + 5,8 % sur une année.

Le nombre de demandeurs d’emploi en catégorie A (sans activité) s’établissait au mois de février à 44 680. Soit une évolution de + 1,9 % sur trois mois et de 4,9 % sur une année.


 

On peut réduire le chômage de moitié en dix ans – par Jean Gadrey, économiste

Cette course est un mauvais jeu à somme négative pour l’emploi, et même les pays ou le chômage semble faible voient croître la pauvreté salariale et la pauvreté tout court, parce qu’on y encourage les petits et mauvais boulots en détruisant des protections sociales.

On peut pourtant créer et sauvegarder des millions d’emplois utiles et décents en France dans la période à venir en menant des politiques réalistes, répondant aux besoins urgents, pour lesquelles les moyens existent, sans qu’il y ait besoin d’attendre pour cela le retour d’une croissance qui ne reviendra probablement pas, ou seulement à de faibles niveaux. Plusieurs volets doivent être combinés, chacun correspondant à un potentiel d’emplois utiles.

Le premier est celui des besoins de services du bien-vivre associés à des droits actuellement en deshérence: pour les personnes âgées ayant besoin d’accompagnement, pour la petite enfance, pour les personnes handicapées, pour l’éducation, la santé, la culture et les services publics qui souffrent de l’austérité alors que l’évasion fiscale fait perdre chaque année des dizaines de milliards d’euros aux recettes publiques.

Le second volet est celui de la RTT sans perte de revenu pour 90% des personnes: le partage du travail lié à celui des revenus (la réduction des inégalités). Pas seulement la réduction hebdomadaire (par exemple les 32 heures), mais aussi la RTT tout au long de la vie. Le mouvement historique de RTT a permis dans le passé de créer ou sauvegarder des millions d’emplois. Si on en était encore aux 1900 heures moyennes annuelles des années 1960, on aurait environ 5 millions de chômeurs s’ajoutant aux 5 millions actuels! Or, ce mouvement historique a pris fin en 2002, ce qui a amplifié la hausse du chômage.

Le troisième volet est celui des emplois d’une transition écologique socialement juste. On commence à disposer de scénarios solides. L’enjeu, de type humanitaire, est urgent, pour le climat, la biodiversité, etc. Des centaines de milliers d’emplois, dans leur grande majorité non délocalisables, peuvent – et doivent – être ajoutés pour y faire face.

Dans l’agriculture et dans l’industrie, la chute dramatique des emplois depuis plusieurs décennies pourrait être stoppée ou au moins fortement ralentie si le productivisme était battu en brèche au bénéfice d’une transition vers la qualité et la soutenabilité écologiques, si cette transition s’appuyait sur une sécurité sociale professionnelle, et sur un vrai droit de préemption des salariés lorsque le capital déserte des entreprises viables. Lorsqu’on fait le bilan chiffré de ces volets de création et sauvegarde d’emplois répondant à des besoins d’avenir, on s’aperçoit, comme nous avons pu le faire dans la région Nord-Pas-de-Calais-Picardie dans un « manifeste » pour l’emploi, que le chômage pourrait être réduit d’un tiers en 5 ans et de plus de la moitié en 10 ans.

Cela implique toutefois d’en finir avec une politique économique plus ou moins dictée par le Medef et les lobbies bancaires.    (publié dans le journal L’Humanité)

Pour aller plus loin, le blog de Jean Gadrey: http://alternatives-economiques.fr/blogs/gadrey

Code du travail et chômage

«Aucune étude n’a démontré de lien entre le Code du travail et le chômage»

Anne Eydoux, Économiste

Économiste au Centre d’études de l’emploi et à l’université Rennes-II, membre du collectif d’animation des Économistes atterrés, Anne Eydoux rejette les arguments du gouvernement, estimant que miser sur « la flexibilisation de l’emploi est une forme de renoncement ».

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Le chômage n’est pas une fatalité

Le nombre de demandeurs d’emploi a augmenté de 2,5% en 2015. Que faut-il mettre en place pour inverser enfin la courbe du chômage ?

Si nos dirigeants avaient voulu changer de cap, changer de logique, nous n’en serions pas là.

Quelques pistes : lire ci-dessous des propositions (Jean Gadrey, économiste, Sophie Binet, secrétaire générale adjointe de la CGT, Mathieu Grégoire, chercheur en sociologie à l’Idhes) évoquées dans l’Humanité du 4 janvier 2015

  • satisfaire les besoins de services pour la population
  • diminuer le temps de travail
  • s’éloigner du productivisme par une transition écologique socialement juste
  • parier sur une qualification
  • rompre avec les politiques d’austérité et élaborer un grand plan d’investisment
  • lutter contre le pouvoir de la finance responsable d’un gigantesque gachis économique et humain
  • stopper le recul des droits sociaux

Lire en pdf ce débat de l’Humanité du 4 janvier

Voir aussi les échanges à ce sujet sur le site de Cercle pour l’alternative

 

Chômage: le bilan catastrophique de la politique libérale et austéritaire de François Hollande

En décembre 2014, il y avait en France 572 000 chômeurs Catégorie A de plus qu’en mai 2012: de 2,923 millions à 3,496 millions de Français actifs.

En décembre 2014, il y avait en France 900 000 chômeurs chômeurs de plus de Catégorie A, B, et C: de 4,3 millions à 5,2 millions de Français actifs.

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S’attaquer à la finance, pas accuser les demandeurs d’emploi

S’attaquer à la finance, pas culpabiliser les salariés !

Jean-Christophe Le Duigou, économiste et syndicaliste.

On pensait que la culpabilisation des plus modestes était une démarche de droite. Eh bien non ! Voilà l’argument repris par des ministres socialistes. François Rebsamen au lieu de s’attaquer au chômage critique les chômeurs « que l’on va contrôler plus étroitement ». Reprenant un thème cher au patronat, Manuel Valls affirme quant à lui que « la France vit au-dessus de ses moyens ». L’endettement excessif serait celui de Français qui vivraient à crédit ? Que peut comprendre à ce discours le salarié moyen sinon que, avec son modeste pouvoir d’achat, il met la France en danger.

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Profits, dividendes, et licenciements

Profits, dividendes, et licenciements 

11 décembre 2013 –> EADS annonce des profits importants, et, … la suppression de 5800 postes.

Aussitôt la Bourse réagit et le titre augmente de plus de 7% !

Ce qui démontre avec on ne peut plus de clarté, que la rémunération des actionnaires à un haut niveau se fait par la casse de l'emploi industriel. C'est ce que l'on appelle des licenciements boursiers… C'est cela le capitalisme.

Lire


chômage dette crise et solutions

Documents, arguments, pour formation sur chômage dette crise et solutions, 109 diapositives (dec 2012)


Alternative à gauche

Remarque préalable : Il ne faut pas confondre alternative et alternance !
L’alternance nous avons connu. Quand une équipe au pouvoir est usée ou discréditée, on nous laisse en changer. 
Mais cette nouvelle équipe, avec un autre style et un autre discours, continue en gros la même politique au profit des mêmes. Les capitalistes adorent l’alternance, (voir la Grande Bretagne, les Etats Unis…) elle donne aux gens une impression de changement, une impression de démocratie, mais elle ne remet pas en cause leur système. D’où l’intérêt pour eux de favoriser une bipolarisation qui ne laisse le choix qu’entre deux gestionnaires du même système et de plus, met dans la tête des citoyens qu’il n’y a pas d’autre solution, que toute alternative est vaine et utopique.

La crise actuelle est une crise du système.

Il ne s’agit en rien d’un épisode conjoncturel. Elle se superpose aux crises énergétique, alimentaire, écologique et financière. Leur simultanéité révèle des dysfonctionnements que le système capitaliste mondialisé ne peut qu’amplifier, incapable qu’il est de définir un autre cap que celui de la course folle aux profits. À vouloir ponctionner aux deux extrémités du système marchand ce dernier déséquilibre tout l’édifice. Ainsi pour ce qui concerne le pétrole, la logique purement financière pousse les compagnies pétrolières à garder intactes leurs marges pharamineuses quand les prix à la production flambent. La même logique imposant depuis 20 ans une répartition des richesses toujours plus à l’avantage des profits au détriment des revenus du travail, de la spéculation au détriment de l’investissement. Au final c’est un consommateur disposant donc de moins de revenus qui doit payer plus cher son carburant, son alimentation, son logement, ses soins médicaux… Une causalité simple mais bien réelle qui implique que ce ne sont plus simplement les ouvriers, les employés, les salariés qui se sentent opprimés mais toutes celles et tous ceux qui se croyaient à l’abri et insérés dans la société.
Ce système n’est pas une fatalité, il est soutenu par nos dirigeants qui l’assument à tous les niveaux : national (accélération des « réformes », de la déréglementation, de la casse des acquis sociaux), européen (dogme libéral de la mise en concurrence et de l’orthodoxie budgétaire), et mondial (FMI, OMC).

Comment en sortir ?
Sous peine d’une catastrophe planétaire annoncée, il est plus que jamais urgent de construire une véritable alternative à un système devenu aussi malade que pyromane. Nous avons besoin de construire, d’unir et d’organiser une gauche enfin à gauche qui soit en phase avec les aspirations de la population.
Nous avons des propositions, en voici quelques unes :
* Etablir d’une autre répartition des richesses. (donc remise en cause du libéralisme).
* Reconquérir et développer des services publics. (donc remise en cause du libéralisme).

* Initier un nouveau type de développement.
* Garantir un accès égal pour tous  et toutes

aux biens communs de l’humanité tout en garantissant leur préservation : l’eau, l’énergie, l’environnement. (par ex établir un pôle public de l’énergie, mettre fin à la privatisation de la distribution de l’eau))
au droit à l’emploi, à la retraite, à la santé, à l’éducation, à une information pluraliste.

* Dégager les moyens d’une alternative (taxation des transferts financiers, réforme de la fiscalité, contrôle des fonds publics).
* Assurer un renouveau démocratique.
* Refondre les institutions françaises (passage à une VIe république) avec
·         .représentation pluraliste des citoyens avec non cumul des mandats et l’élection complète ou partielle des députés au scrutin proportionnel. 
.réforme du Sénat.
·         .renforcement des pouvoirs du Parlement, ce qui passe notamment par la suppression de l’élection du président de la république au suffrage universel.
* Construire une autre Europe dans un autre Monde.

L’ampleur de la crise actuelle soulève la question de la remise en cause du système monétaire et financier. “Remettre à l’endroit ce que le libéralisme fait fonctionner à l’envers” suivant la devise de la Fondation Copernic.

Il y a pour cela nécessité d’une action commune des forces anticapitalistes et antilibérales, c’est l’objectif de notre collectif.

Il ne faut pas sauver le système, mais le changer !

Cela ne se fera pas avec ceux qui le soutiennent et qui l’ont mis en place :
En France : Hollande, Sarkozy et les différents dirigeants depuis 25 ans.
En Europe : Ceux qui soutiennent la stratégie de Lisbonne (droite, centre, socialistes, verts).
Dans le monde : OMC et FMI.

D’où la nécessité absolue de construire à gauche une force d’alternative de progrès social, démocratique et écologique.

Une alternative ne sera possible qu’à deux conditions :
–         une convergence des luttes sociales.
–         un front commun des forces antilibérales qui doit devenir la véritable opposition.