Ne bradez pas ALSTOM !

Veuillez trouver ci joint la lettre du Rapse N° 142 avec à son sommaire :

  • Projet de fusion/absorption Alstom/Siemens
  •  Le texte de la pétition
  • Alstom + Siemens = Siemens, déclaration PCF Doub, territoire de Belfort et CR Franche-Comté
  • Lettre de P. Laurent à E. Philippe 1er Ministre
  •  Communiqué de presse Métallurgie CGT
  •  Communiqué Métallurgie FO

La lettre n°142 du réseau RASPE * Réseau d’Action Promouvoir Sécuriser l’Emploi.

La pétition sur http://chn.ge/2yg9W0A

Joseph Stiglitz, prix Nobel d’économie : nos gouvernements ont tout faux…

….« Les politiques d’austérité sont au cœur de la hausse des inégalités », pour M. Stiglitz, qui avait reçu le Nobel en 2001 avec deux autres économistes, pour des travaux sur les imperfections des échanges d’informations sur les marchés.
L’économiste a jugé que si la France affiche un important déficit public en termes nominaux, elle n’en pratique pas moins une politique d’austérité en bridant les dépenses publiques.

Il a aussi critiqué cette « idée vraiment stupide selon laquelle baisser les impôts sur les entreprises stimulerait l’économie », jugeant que cette « politique de l’offre » déjà mise en oeuvre par Ronald Reagan aux Etats-Unis était aujourd’hui « totalement discréditée ». « Je ne comprends pas pourquoi l’Europe choisit cette voie aujourd’hui », a-t-il indiqué. La baisse massive des charges et des impôts des entreprises est au cœur du Pacte de responsabilité et de solidarité défendu par M. Hollande.

Sur France Info le 31 Août : Le prix Nobel critique la politique économique de François Hollande et appelle à une réforme de la zone euro : « La monnaie unique pourrait disparaître ».

Lire la suite et écouter son interview du 31 août sur France Info

Pour une nouvelle politique industrielle

La France se désindustrialise chaque jour un peu plus : la production industrielle a reculé de 11 points en 25 ans. Ce sont 1 million d’emplois industriels qui ont été détruits depuis l’an 2000. Et 400 000 autres sont aujourd’hui directement menacés.

Loin des fables sur l’ère “post-industrielle” qui verraient les activités à haute valeur ajoutée conservées sur notre sol et les activités moins nobles externalisées vers les pays émergents, ce sont bel et bien toutes les filières qui sont aujourd’hui touchées : automobile, électronique, pharmacie, raffinage, agro-alimentaire…

Contrairement à ce qui est rabâché, ce n’est ni le résultat de la “crise”, ni la conséquence d’un “coût du travail” trop élevé. Ce qui est en train d’asphyxier notre industrie, c’est l’exigence folle de rentabilité à court terme et les logiques financières.

Pour_nouvelle_politique_industrielle (un document du PCF)

Economie sociale et solidaire

l'Humanité des débats 4 avril 2014.              Appropriation sociale

Pour un véritable droit de préemption pour les salariés désireux de reprendre leur entreprise

Par François Longérinas, Président Directeur général de la SCOP EMI-CFD et Auteur (*).

 

Nous nous sommes réjouis de voir l’économie sociale et solidaire, avec un projet de loi en débat et vingt et un mois d’un ministère dédié, acquérir une telle visibilité dans la société.

Mais, au fond, cette agitation éphémère aura servi sur un plateau le secteur aux tenants de l’entrepreneuriat social, qui prônent une économie au service du « social business » et du « green washing ». La meilleure illustration en est le soutien à des initiatives solidaires de la part de fondations du CAC 40, en premier lieu celles de Total et de BNP-Paribas. Massacrant la planète dans les pays du Sud et asphyxiant financièrement les populations des quartiers populaires, ils se rachètent une conduite en finançant ça et là des initiatives dites citoyennes. Il est temps de refuser de tels arrosages, car l’argent des multinationales a bien l’odeur du sang et de la sueur des peuples. Que penser de la campagne du groupe Unilever pour ses « plantations durables et coopératives » au Kenya, alors que ses dirigeants tuent l’emploi des salariés de Fralib à Gémenos ?

Le projet de loi préparé par Benoît Hamon ne prévoit rien pour combattre de telles pratiques. Pire, il les encourage en élargissant le périmètre de l’économie sociale et solidaire à tous ceux qui feront preuve de bonne volonté, affirmant la vocation « solidaire » de leur projet… Constatant « depuis quelques années un véritable engouement de la part de jeunes créateurs d’entreprise pour un modèle dont l’objectif principal n’est pas l’accumulation de bénéfices », notre ex-ministre délégué en déduit que ce qui n’est « pas possible d’inscrire dans la loi, dès lors qu’il s’agit d’une SA ou d’une SARL, c’est la gouvernance démocratique ». La messe est dite : la démocratie interne, pilier central de l’économie sociale, vole en éclats.

Rêvons encore quelques jours d’un sursaut salutaire de la majorité parlementaire, qui amènerait les députés à voter l’amendement présenté par le groupe Front de gauche visant à inscrire dans la loi un véritable droit de préemption pour les salariés désireux de reprendre leur entreprise en coopérative… Même le mouvement mutualiste s’insurge, à l’instar de Thierry Beaudet, président de la MGEN, qui dénonce l’« extinction de la voie mutualiste. (…) Les mutualistes pensaient conduire une activité sociale de solidarité visant l’intérêt général. Ils découvrent qu’elle est assimilée à une affaire marchande et concurrentielle ».

La dynamique, à l’œuvre depuis une dizaine d’années, de rapprochement entre l’économie sociale historique (coopératives, mutuelles, associations d’éducation populaire) et l’économie solidaire, faite d’initiatives de proximité fortement teintées d’écologie, aura accouché d’un conglomérat vidé de ses capacités collectives de transformation radicale de la société.

Nous devons revoir notre copie. La reconnaissance institutionnelle du secteur a dépolitisé les enjeux de l’ESS, lui conférant, sans débat, une fonction principale d’aménagement du capitalisme et du système productiviste, prenant en charge des activités laissées en jachère par des services publics asphyxiés.

L’aveuglement de l’Union des employeurs de l’économie sociale (Udes) est éclairant quand celle-ci réclame, dans le cadre du pacte de responsabilité, « un allégement général de charges passant notamment par la suppression progressive des cotisations familiales pesant sur le coût du travail ».

Nous souhaitons au contraire défendre une économie alternative, articulant démocratie sociale et finalité solidaire et écologique. À quoi sert de développer les emplois si on ne cherche également à redonner du sens au travail et à la production ?

La politique de l’offre et de la croissance vantée par le président de la République est aux antipodes de l’idée même d’une société répondant prioritairement aux besoins de la population.

Les salariés en lutte pour sauver leur entreprise et la reprendre en coopérative montrent le chemin quand ils s’inscrivent dans la démarche d’une économie fondée sur le partage du pouvoir de décision et le respect des écosystèmes de la planète. Refusons de brader les valeurs fondamentales de la démocratie, qui font de l’économie sociale et solidaire un levier du projet écosocialiste d’émancipation.

Dernier ouvrage paru : Prenons le pouvoir. Coopératives, autogestion et initiatives
citoyennes. Éditions Bruno Leprince
.

François Longérinas


Pour une taxe sur les transactions financières

Un appel d'ATTAC pour une Taxe sur les Transactions Finacières

Il y a quelques jours, plusieurs membres du collectif d’audit citoyen ont signé une lettre ouverte à François Hollande pour l’enjoindre à ne pas céder au lobby bancaire et à mettre en place une véritable taxe sur les transactions financières (TTF). 
L’enjeu est important : le 19 février à l’Elysée, François Hollande et Angela Merkel rendront publique leur position commune sur la TTF européenne. Or depuis plusieurs mois Bercy et les banquiers s’efforcent de la vider de son contenu. 
Cette lettre est disponible ici : https://france.attac.org/actus-et-medias/salle-de-presse/article/lettre-ouverte-europeenne-a 
Vous pouvez facilement la signer et l’envoyer à François Hollande par l’intermédiaire du lien suivant : https://france.attac.org/se-mobiliser/taxer-les-transactions-financieres/article/envoyez-la-lettre-ouverte 
Vous trouverez ci-dessous des éléments d’information et de contexte. Mobilisons-nous contre le lobby bancaire et pour une véritable taxe sur les transactions financières ! 

Lire la suite…

Pour un pacte d’avenir progressiste et écologique

Pour un pacte d'avenir progressiste et écologique

Le 19 / 12 / 13       Communiqué de l'association Front de Gauche Pays Bigouden

L'association Front de Gauche Pays Bigouden entend ne pas laisser le monopole de l'opposition au pacte d'avenir gouvernemental au seul mouvement des « bonnets rouges ». D'autant plus que ce dernier repose sur une alliance contre-nature entre un patronat et des agriculteurs productivistes – soucieux de maintenir, voire d'amplifier un système de développement à l'origine de la crise sociale, économique et environnementale actuelle –, et des travailleurs, salariés ou non, pourtant victimes de ces derniers par de nombreux aspects.

Face aux « bonnets rouges » dont certains desseins décentralisateurs confondent «simplification administrative»  avec  «déréglementation  néo-libérale» ; face  au  gouvernement  dont le pacte d'avenir ne remet pas vraiment en cause un modèle productiviste responsable des maux bretons, le FdG  bigouden  ambitionne  d'impulser  en  Bretagne  un  large  mouvement  en  faveur  d'un  pacte véritablement progressiste et écologique. Un pacte alternatif, donc, à travers lequel sera également revendiqué un « droit à l'expérimentation » s'appuyant notamment sur les piliers suivants :

– Un plan régional de développement des circuits courts facilitant l'installation et/ou la conversion des agriculteurs vers une agriculture respectueuse de l'environnement.

– Une vraie réflexion collective et des moyens contribuant à la transition écologique.

–  Une  réorganisation  de  la  filière  pêche  au  profit  des  petites  exploitations  respectueuses  de l’environnement, dans un milieu protégé par la rotation des zones de pêche.

– Un contrôle sur l'utilisation des subventions octroyées aux entreprises.

– Une extension des droits des travailleurs dans l'entreprise empêchant les dérives capitalistes.

– La création d'emplois par le soutien au développement des coopératives paysannes, ouvrières et de consommateurs.


Pacte Avenir Bretagne, points de vue

Pacte d’avenir pour la Bretagne – des points de vue

PACTE D’AVENIR : LE COMPTE N’Y EST PAS!   

Le 17/12/ 2013 COMMUNIQUE de l’Association FRONT de GAUCHE Briec, Fouesnant, Quimper,

 Particulièrement inquiet face à la colère légitime des bretons, le gouvernement tente d’éteindre l’incendie qui pourrait s’étendre à tout le pays et c’est dans la précipitation qu’il a concocté un pacte d’avenir qui n’est pas satisfaisant.

Tout en renonçant à s’opposer aux licenciements non motivés dans l’agro-alimentaire, les orientations de ce projet ne remettent pas en cause le système productiviste qui vient de démontrer son incapacité à répondre aux besoins économiques, sociaux et environnementaux (délocalisations, concurrence déloyale, pollution, mépris des travailleurs,…).

Ce pacte d’avenir est un nouvel emballage de mesures qui étaient déjà actées et qui ne donnent pas suffisamment de moyens pour développer des champs prometteurs de l’économie bretonne (formation, économie de la mer, énergies renouvelables…), celle-ci ne pouvant se résumer à l’industrie agro-alimentaire.

Les dispositions de ce pacte risquent de déséquilibrer un peu plus l’aménagement de la Bretagne au profit des métropoles Rennes, Nantes et Brest et au détriment du centre Bretagne et de la pointe Finistère.   

Le Front de Gauche refuse ce modèle néo-libéral imposé par l’Europe et accepté par la droite et le PS.

L’écotaxe qui a cristallisé le mécontentement ces dernières semaines n’est elle-même qu’un palliatif mal pensé à la privatisation des autoroutes qui a retiré des ressources à l’état pour développer les infrastructures de transport, en particulier pour le fret ferroviaire, le transport maritime et fluvial.

Pour nous, un gouvernement de gauche se doit d’agir concrètement pour changer le rapport de force par rapport au monde économique et financier.

Il doit imposer  :

  •  Un contrôle sur l’utilisation des subventions octroyées aux entreprises, avec renforcement des droits des travailleurs au regard de ces fonds publics. 

  •  L’interdiction des licenciements boursiers.

  • Des conditions de travail et des salaires décents pour les ouvriers des entreprises ( 1700 euros net minimum).

  • Une rémunération juste pour les agriculteurs qui aspirent à travailler dans la sérénité.

  • Un plan régional de développement des circuits courts facilitant l’installation et/ou la conversion des agriculteurs vers une agriculture respectueuse de l’environnement.

  • Une vraie réflexion collective et des moyens contribuant à la transition écologique.


COMMUNIQUE du FRONT de GAUCHE du pays de Morlaix, vendredi 13 décembre

PACTE D’AVENIR: LE COMPTE N’Y EST PAS !

Particulièrement inquiet face à la colère légitime des bretons, le gouvernement tente d’éteindre l’incendie qui pourrait s’étendre à tout le pays.

Et c’est dans la précipitation qu’il concocte un pacte d’avenir qui n’est pas satisfaisant.

Tout en renonçant à s’opposer aux licenciements non motivés dans l’agro-alimentaire, les orientations de ce projet ne remettent pas en cause le système productiviste qui vient de démontrer son incapacité à répondre aux besoins économiques, sociaux et environnementaux ( délocalisations, concurrence déloyale, pollution, mépris des travailleurs,…).
Ce pacte d’avenir est un nouvel emballage de mesures qui étaient déjà actées et qui ne donnent pas suffisamment de moyens pour développer des champs prometteurs de l’économie bretonne (formation, économie de la mer, énergies renouvelables…), celle-ci ne pouvant se résumer à l’industrie agro-alimentaire.
Les dispositions de ce pacte risquent de déséquilibrer un peu plus l’aménagement de la Bretagne au profit des métropoles Rennes et Nantes et au détriment du centre Bretagne et de la pointe Finistère.
Le Front de Gauche refuse ce modèle néo-libéral imposé par l’Europe et accepté par la droite et le PS.
L’écotaxe qui a cristallisé le mécontentement ces dernières semaines n’est elle-même qu’un palliatif mal pensé à la privatisation des autoroutes qui a retiré des ressources à l’état pour développer les infrastructures de transport, en particulier pour le fret ferroviaire, le transport maritime et fluvial.

Pour nous, un gouvernement de gauche se doit d’agir concrètement pour changer le rapport de force par rapport au monde économique et financier. Il doit imposer :

  • Un contrôle sur l’utilisation des subventions octroyées aux entreprises, avec renforcement des droits des travailleurs au regard de ces fonds publics.
  • L’‘interdiction des licenciements boursiers.
  • Des conditions de travail et des salaires décents pour les ouvriers des entreprises ( 1700 euros net minimum).
  • Une rémunération juste pour les agriculteurs qui aspirent à travailler dans la sérénité.
  • Un plan régional de développement des circuits courts facilitant l’installation et/ou la conversion des agriculteurs vers une agriculture respectueuse de l’environnement.
  • Unevraie réflexion collective et des moyens contribuant à la transition écologique.

Communiqué du Front de Gauche du Centre Finistère

PACTE D’AVENIR : Nous ne sommes pas dupes

Particulièrement inquiet face à la colère légitime des bretons, le gouvernement tente d’éteindre l’incendie qui pourrait s’étendre à tout le pays.

Et c’est dans la précipitation qu’il concocte un pacte d’avenir qui, à y regarder de plus près, ne pourra pas répondre aux aspirations à une société plus juste, plus solidaire et respectueuse de l’Environnement.

En effet, les orientations de ce projet ne remettent nullement en cause le système productiviste qui pourtant vient de démontrer son incapacité à répondre aux besoins économiques , sociaux et environnementaux ( délocalisations, concurrence déloyale, pollution, mépris des travailleurs,…).

Le Front de Gauche refuse ce modèle néo-libéral imposé par l’Europe et accepté par la droite et le PS .

Il se prononce pour :

  • Des mesures immédiates soulageant les souffrances humaines occasionnées par les fermetures d’entreprises agroalimentaires.
  • Une réflexion collective et des moyens contribuant à la transition écologique.
  • Un plan régional de développement des circuits courts facilitant l’installation et/ou la conversion des agriculteurs vers une agriculture respectueuse de l’environnement.
  • Une rémunération juste pour les agriculteurs qui aspirent à travailler dans la sérénité.
  • Des conditions de travail et des salaires décents pour les ouvriers des entreprises ( 1700 euros minimum).
  • Une loi interdisant les licenciements boursiers.
  • Un contrôle sur l’utilisation des subventions octroyées aux entreprises.
  • L’extension des droits des travailleurs dans l’entreprise empêchant les dérives capitalistes.

Le collectif Front de Gauche du Centre Finistère estime qu’une véritable concertation doit être élaborée avec l’ensemble des acteurs bretons pour parvenir à des solutions acceptables et acceptées par tous.

La démocratie ne doit pas faire peur mais au contraire être le moteur des changements nécessaires au bien-être de tous.

11 Décembre 2013


Avis complet


La déclaration du Parti de Gauche


L’avis du CESER Bretagne (Conseil Economique et Social)


Le Conseil Régional de Bretagne a adopté ce pacte à une faible majorité (46 contre 36).

Précisons que le Front de Gauche n’a hélas aucun élu au Conseil Régional.


Un tract d’organisations du Front de Gauche “Défendre les travailleurs bretons”


Non à la signature du Pacte Avenir Bretagne par le Parti de Gauche


Il manque un volet social, par syndicats


Mouvement de la Paix Bretagne pour une réorientation des milliards consacrés à l’armement


Le texte du Pacte d’avenir pour la Bretagne


et un lien vers quelques déclarations avisées concernant l’opération “Bonnet rouge”



Pour un pacte d’avenir pour la Bretagne, réflexions O. Coquelin

Réflexions, par Olivier Coquelin (décembre 2013)     télécharger en pdf

1. Pour un Pacte d’avenir pour la Bretagne, progressiste et écologique

Dans un entretien accordé au magazine Marianne en novembre dernier, le démographe et historien Emmanuel Todd rappelle, en lien avec la « révolte bretonne », l’ambiguïté dans laquelle naissent toujours les révolutions (http://www.marianne.net/Emmanuel-Todd-Les-bonnets-rouges-une-chance-pour-la-France_a233812.html). A commencer par la Révolution française dont les prémisses prirent la forme d’une révolte des parlements au nom d’une idéologie nullement progressiste : celle visant à rétablir les prérogatives traditionnelles d’une noblesse évincée du pouvoir sous Louis XIV. Révolte que certains historiens ont dépeint sous les traits d’une réaction aristocratique, laquelle allait déboucher en 1788 notamment sur une émeute, connue comme la « Journée des Tuiles de Grenoble », déclenchée à la faveur d’une alliance que l’on peut qualifier de contre-nature entre les parlementaires aristocrates et le peuple victime de la crise économique et écrasé par un système fiscal on ne peut plus injuste.

Lire la suite…

chômage dette crise et solutions

Documents, arguments, pour formation sur chômage dette crise et solutions, 109 diapositives (dec 2012)


Alternative à gauche

Remarque préalable : Il ne faut pas confondre alternative et alternance !
L’alternance nous avons connu. Quand une équipe au pouvoir est usée ou discréditée, on nous laisse en changer. 
Mais cette nouvelle équipe, avec un autre style et un autre discours, continue en gros la même politique au profit des mêmes. Les capitalistes adorent l’alternance, (voir la Grande Bretagne, les Etats Unis…) elle donne aux gens une impression de changement, une impression de démocratie, mais elle ne remet pas en cause leur système. D’où l’intérêt pour eux de favoriser une bipolarisation qui ne laisse le choix qu’entre deux gestionnaires du même système et de plus, met dans la tête des citoyens qu’il n’y a pas d’autre solution, que toute alternative est vaine et utopique.

La crise actuelle est une crise du système.

Il ne s’agit en rien d’un épisode conjoncturel. Elle se superpose aux crises énergétique, alimentaire, écologique et financière. Leur simultanéité révèle des dysfonctionnements que le système capitaliste mondialisé ne peut qu’amplifier, incapable qu’il est de définir un autre cap que celui de la course folle aux profits. À vouloir ponctionner aux deux extrémités du système marchand ce dernier déséquilibre tout l’édifice. Ainsi pour ce qui concerne le pétrole, la logique purement financière pousse les compagnies pétrolières à garder intactes leurs marges pharamineuses quand les prix à la production flambent. La même logique imposant depuis 20 ans une répartition des richesses toujours plus à l’avantage des profits au détriment des revenus du travail, de la spéculation au détriment de l’investissement. Au final c’est un consommateur disposant donc de moins de revenus qui doit payer plus cher son carburant, son alimentation, son logement, ses soins médicaux… Une causalité simple mais bien réelle qui implique que ce ne sont plus simplement les ouvriers, les employés, les salariés qui se sentent opprimés mais toutes celles et tous ceux qui se croyaient à l’abri et insérés dans la société.
Ce système n’est pas une fatalité, il est soutenu par nos dirigeants qui l’assument à tous les niveaux : national (accélération des « réformes », de la déréglementation, de la casse des acquis sociaux), européen (dogme libéral de la mise en concurrence et de l’orthodoxie budgétaire), et mondial (FMI, OMC).

Comment en sortir ?
Sous peine d’une catastrophe planétaire annoncée, il est plus que jamais urgent de construire une véritable alternative à un système devenu aussi malade que pyromane. Nous avons besoin de construire, d’unir et d’organiser une gauche enfin à gauche qui soit en phase avec les aspirations de la population.
Nous avons des propositions, en voici quelques unes :
* Etablir d’une autre répartition des richesses. (donc remise en cause du libéralisme).
* Reconquérir et développer des services publics. (donc remise en cause du libéralisme).

* Initier un nouveau type de développement.
* Garantir un accès égal pour tous  et toutes

aux biens communs de l’humanité tout en garantissant leur préservation : l’eau, l’énergie, l’environnement. (par ex établir un pôle public de l’énergie, mettre fin à la privatisation de la distribution de l’eau))
au droit à l’emploi, à la retraite, à la santé, à l’éducation, à une information pluraliste.

* Dégager les moyens d’une alternative (taxation des transferts financiers, réforme de la fiscalité, contrôle des fonds publics).
* Assurer un renouveau démocratique.
* Refondre les institutions françaises (passage à une VIe république) avec
·         .représentation pluraliste des citoyens avec non cumul des mandats et l’élection complète ou partielle des députés au scrutin proportionnel. 
.réforme du Sénat.
·         .renforcement des pouvoirs du Parlement, ce qui passe notamment par la suppression de l’élection du président de la république au suffrage universel.
* Construire une autre Europe dans un autre Monde.

L’ampleur de la crise actuelle soulève la question de la remise en cause du système monétaire et financier. “Remettre à l’endroit ce que le libéralisme fait fonctionner à l’envers” suivant la devise de la Fondation Copernic.

Il y a pour cela nécessité d’une action commune des forces anticapitalistes et antilibérales, c’est l’objectif de notre collectif.

Il ne faut pas sauver le système, mais le changer !

Cela ne se fera pas avec ceux qui le soutiennent et qui l’ont mis en place :
En France : Hollande, Sarkozy et les différents dirigeants depuis 25 ans.
En Europe : Ceux qui soutiennent la stratégie de Lisbonne (droite, centre, socialistes, verts).
Dans le monde : OMC et FMI.

D’où la nécessité absolue de construire à gauche une force d’alternative de progrès social, démocratique et écologique.

Une alternative ne sera possible qu’à deux conditions :
–         une convergence des luttes sociales.
–         un front commun des forces antilibérales qui doit devenir la véritable opposition.


Banque Publique d’Investissement, un autre choix est possible !

Banque Publique d'Investissement, un autre choix est possible !

—> 17 Octobre 2012 : Lettre ouverte à F.Hollande par le Collectif pour un Pôle public financier au service des Droits.

—> 25 Octobre 2012 : A quoi va servir la BPI ? par Jean-Christophe Le Duigou (syndicaliste et économiste, Chronique dans l'Huma Dimanche)


 

Mauduit : les économistes officiels

Laurent Mauduit. « Je les appelle “les agents doubles de la pensée unique” »

Le journaliste d’investigation 
de Mediapart 
nous plonge dans 
le petit monde 
des économistes qui squattent les micros et les plateaux de télévision, et milite pour un code 
de déontologie 
de la profession.            Lire l'entretien du 18 juin 2012 paru dans l'Humanité.


 

PME-PMI

A propos des PME et des artisans.

Dans le programme du Front de Gauche il est dit : "Le soutien de l'Etat et des pouvoirs publics aux MPE-PMI, lesquelles sont aujourd'hui les plus créatrices d'emploi, sera renforcé…"

"Le pôle financier public fournira un crédit bonifié aux entreprises pour l'emploi…"

Voici une petite compilation sur la politique entrepreneuriale du Front de gauche, notamment concernant les PME et les TPE, sujet sur lequel le candidat du Front de gauche est trop peu souvent interrogé…
http://www.placeaupeuple2012.fr/jean-luc-melenchon-les-pme-les-tpe/


 

Geoffrey Geuens

Geoffrey Geuens : "Les marchés financiers ont un visage, celui de l'oligarchie"

Dans votre ouvrage, vous démolissez une série de lieux communs 
qui saturent aujourd’hui le débat public : la finance serait insaisissable, hors de portée du pouvoir, 
elle serait, comme l’a dit François Hollande dans un passage fameux de son discours 
du Bourget, « sans visage » car elle 
« ne se présente pas aux élections »… 
Que pensez-vous de ce type de déclarations politiques ?

Auteur de la Finance imaginaire, anatomie du capitalisme : des « marchés financiers » à l’oligarchie (éditions Aden), l’universitaire belge décortique les rouages d’un discours politique qui, en construisant des oppositions confortables mais factices, occulte en vérité les liens structurels entre la finance et l’État.    —> Lire


 

Conférence économie


– Mercredi 29 février 2012
La conférence-débat avec Nicolas Béniès, (ci-contre), économiste à l'Université Populaire de Caen a été un grand succès. Le débat fut passionnant, la salle de la MPT était trop petite pour accuellir près de 150 personnes qui en sont ressorties ravies.
La crise, la dette, les moyens financiers d'appliquer le programme du Front de Gauche…

 


 

Vidéo N Béniès


Les gouvernements européens, qu'ils soient de droite ou socialistes, utilisent le prétexte de la crise, de la dette, pour justifier une politique d'austérité.

L'austérité, outre qu'elle est insupportavble et injuste pour les populations, n'est absolument pas la bonne réponse, au contraire. L'austérité aggrave la crise en plongeant les pays dans la recession. Ces politiques d'austérité sont une absurdité.

Un extrait d'une intervention de Nicolas Béniès lors d'un forum au Mans.

Face à l’impasse de la financiarisation, l’argent pour satisfaire les besoins humains… C’est le thème du Forum pour un Programme partagé du Front de gauche qui s'est tenu au Mans vendredi 25 février 2011, devant plus de 300 personnes. En présence de Pierre Laurent (PCF), Jacques Généreux (PG), Christian Picquet (Gauche Unitaire).

http://www.dailymotion.com/video/xhwz37_nicolas-benies-argent-pour-les-besoins-humains-front-de-gauche-programme-partage_news

Laisser passer les quelques secondes de pub de Dailymotion avant la vidéo de 9 minutes.


 

Réflexions sur soirée 29 fev


Quelques réflexions reçues à la suite de cette soirée du 29 février.

A Pont l’Abbé la crise en débat

La salle de la maison pour tous était trop petite pour accueillir dans de bonnes conditions, ceux qui sont venus débattre avec le Front de Gauche, ce mercredi soir, près de 150 personnes, se sont pressées, dans une atmosphère conviviale, pour comprendre « La crise, la dette, les moyens financiers d’appliquer le programme du Front de Gauche. »Pour cela le Front de Gauche avait convié Nicolas Béniès, économiste à l’Université Populaire de Caen.

Accompagné de Gaston Balliot, animateur de Front de Gauche, pour la 7ème circonscription, et des candidats Françoise Pencalet-Kerivel et Jean Yves Leven.

C’est avec beaucoup de simplicité que le professeur d’économie, rappela les trois actes du déroulement de la crise systémique qui secoue le système capitaliste, rappelant au passage que certains aspects de celle-ci ne furent que les détonateurs, en particulier le Krach boursier d’août 2007, consécutif à la crise des « subprimes » aux USA.

Si Fukushima a été le révélateur en matière environnementale, mais aussi celui des choix en matière de gestion des énergies. La crise de la dette souveraine, et plus particulièrement l’encours de celle-ci, comme élément accélérateur, mais aussi conséquence, de l’intervention des états pour sauver les banques en tant qu’élément économique,l’absence de contrôle de celles-ci qui conduit à sauver les banquiers plus que les banques elles-mêmes.

Les différents plans élaborés pour « sauver » la zone Euros conduisant celle-ci à une récession, et une austérité renforcée vis à vis des peuples, dont la Grèce sert de laboratoire, cette logique enfonce encore davantage les pays « occidentaux » dans une crise toujours plus profonde du système et vers l’effondrement du modèle des trente dernières années, sans espoir …

C’est en ce sens que le programme du Front de Gauche s’inscrit dans une logique de rupture, de construction d’un nouveau monde, ou l’Humain est au centre.

Il est bien difficile de rendre compte en quelques lignes de l’exposé, et le débat qui suivi montre tout l’intérêt des participants. Comme l’indiquait Françoise Pencalet-Kerivel, candidate pour le Front de Gauche « Avec les assemblées citoyennes, le Front de gauche, apporte ses explications, mais c’est avec les citoyens que se construisent les choix politiques qui détermineront l’avenir »

Reconstruire des services publics, nationaliser les banques, gérer autrement et démocratiquement, planifier écologiquement le nouveau mode de production, et tant d’autres questions qui abordées trouverons réponses dans de nouvelles assemblées. Il était 23 heures lorsque autour d’un verre les discussions se poursuivaient.

Roger Dupas


Avec Nicolas Bénies, nous avons eu une nouvelle fois la preuve que nous pouvons sans hésitations rejeter le discours des spécialistes médiatisés qui diffusent depuis 30 ans la pensée unique dominante. D’autres solutions sont possibles, elles dépendent d’une volonté politique. Le pouvoir politique a encore la capacité d’agir contrairement à ce qu’on veut nous faire croire. Oeuvrons pour obtenir une autre démocratie  qui nous permettra d’élaborer un nouveau projet de société : une solidarité collective fondée sur une croissance éthique dans le but d’une émancipation de l’individu.
N’ayons pas peur, prenons le pouvoir dans le cadre élargi qu’offre le Front de Gauche !
voilà les quelques lignes que m’inspirent l’excellent exposé de Nicolas Bénies.

Françoise Pencalet-Kerivel


Exposé clair et approche offensive de Nicolas Béniès, nombreuses questions et prises de position des auditeurs, très attentifs et même dialoguant entre eux.
Autour de 150 personnes venues de plusieurs communes de la 7è circonscription et aussi Quimper. Pas uniquement des personnes proches du FDG (signataires, militants) mais aussi des proches d’autres courants politiques ( PS, Verts, POI…).

Cela confirme l’attractivité de notre campagne et de nos thèmes. On peut penser que d’assez nombreuses personnes suivent avec intérêt nos interventions, nos analyses et se posent des questions comme: “faut-il en rester à l’abstention, voter Hollande au 1er tour…”

En pointillé, se dessine l’idée qu’une autre politique est possible, qu’un regroupement de forces de gauche diverses et variées est en voie de constitution autour du FDG.

Nous devons être offensif pour entraîner ces hésitants-demandeurs-en voie de radicalisation dans notre activité militante.

Pour cela, il faut multiplier les réunions dans le plus possible de communes de la 7è, en particulier celles du Haut Pays Bigouden, du Cap…

Les militants  FDG des communes avoisinantes peuvent et doivent donner un coup de main pour organiser et tenir ces réunions dans ces communes où le FDG est presque absent. Contacter aussi les signataires  de ces communes pour leur demander de s’engager dans ce travail.

Cela demande aussi un investissement financier important: impression de tracts et d’affiches d’appel à réunion… Mais le jeu en vaut la chandelle: il faut profiter dès maintenant de la dynamique forte du FDG.
Pierre Lemée (FDG Penmarc’h)


Tout d’abord bravo pour l’organisation !
J’ai compté près de 150 personnes c’est donc un succès, et c’est aussi le signe que nos idées intéressent de plus en plus de monde.
Je n’étais pas revenu depuis la première assemblée de présentation du PP,  il y avait cette fois-ci, pour une part, des gens différents et une assistance un peu plus jeune.
Le débat était fort intéressant, même si les réponses étaient parfois un peu longue ou incomplètes comme celle de l’hypothèse du non paiement de la dette que je posais et reprise par Jean-Louis, qui n’a pas reçu de réponse. Je ne sais si cela a été fait mais peut-être aurions nous pu enregistrer la soirée, pour en ressortir l’essentiel et le mettre en ligne.
Bon courage à tous, fraternellement,
J.M.D.


J’ai apprécié la manière de Nicolas à présenter le déroulement de la crise. Cela n’était pas simple car devant lui un beau public peu habitué (pour certains)  aux phrasées des  économistes, mais très attentif. J’ai été très surprise des jeunes trentenaires  qui y assistaient. Nicolas a fait une belle démonstration  que notre avenir pouvait changer avec nos votes. A nous d’expliquer autour de nous. Bravo  pour notre 1er débat. Cette salle pleine est indicateur d’espoir. Félicitation à NicolasBéniès.
Amicalement,  Martine Le Nozerh