Le chômage n’est pas une fatalité

Le nombre de demandeurs d’emploi a augmenté de 2,5% en 2015. Que faut-il mettre en place pour inverser enfin la courbe du chômage ?

Si nos dirigeants avaient voulu changer de cap, changer de logique, nous n’en serions pas là.

Quelques pistes : lire ci-dessous des propositions (Jean Gadrey, économiste, Sophie Binet, secrétaire générale adjointe de la CGT, Mathieu Grégoire, chercheur en sociologie à l’Idhes) évoquées dans l’Humanité du 4 janvier 2015

  • satisfaire les besoins de services pour la population
  • diminuer le temps de travail
  • s’éloigner du productivisme par une transition écologique socialement juste
  • parier sur une qualification
  • rompre avec les politiques d’austérité et élaborer un grand plan d’investisment
  • lutter contre le pouvoir de la finance responsable d’un gigantesque gachis économique et humain
  • stopper le recul des droits sociaux

Lire en pdf ce débat de l’Humanité du 4 janvier

Voir aussi les échanges à ce sujet sur le site de Cercle pour l’alternative

 

Vérités et mensonges sur la SNCF

Le documentaire « Vérités et mensonges sur la SNCF » fait le buzz sur Youtube. Plus de 67 000 vues !

Et vous ? Vous l’avez vu ? 

Qualité empêchée, souffrance au travail, perte de sens pour les salariés, 
Retards, annulations de trains, accidents pour les usagers,

Tous les travers de la privatisation du rail anglais, que le réalisateur britannique Ken Loach dénonçait en 2001 dans son film The Navigators, deviennent une réalité quotidienne en France.

Il y a un an, la réforme ferroviaire votée à l’Assemblée Nationale (4 août 2014) avait été l’occasion d’une vaste campagne de manipulation de l’opinion publique orchestrée par le gouvernement de Manuel Valls, la direction de la SNCF et les médias réunis main dans la main. Face à ce qu’on peut bien appeler une opération de propagande, les milliers de grévistes et les syndicats opposés à cette réforme ont eu bien du mal à exposer et à faire connaître leurs arguments.

Mais force est de constater que l’emploi du mot propagande ne va pas de soi pour un grand nombre de citoyens, voir de cheminots soumis régulièrement à une communication dont les moyens sont considérables.
La petite musique libérale et dérégulatrice conditionne à force d’être martelée. C’est dans ce contexte que le cabinet Emergences et le comité d’établissement régional SNCF Nord-pas-de-Calais m’ont proposé de réaliser un film qui renverse ces logiques de communication. Car les représentants syndicaux et les salariés savent de quoi ils parlent, mais ont du mal à exposer une autre parole dans un espace public cadenassé.

De cette rencontre est né le documentaire « Vérités et mensonges à la SNCF » qui redonne justement la parole à ceux qui se battent pour le maintien d’un réel service public ferroviaire.

Gilles Balbastre, journaliste et réalisateur

 

Réponse à Emmanuel Macron : la liberté est une valeur de gauche, pas le libéralisme

Une vaste offensive est à l’œuvre pour casser non seulement les conquêtes sociales mais aussi le logiciel même de la gauche qui autorisa ces conquêtes.
Vous trouverez ci-dessous une réponse fort bienvenue à Emmanuel Macron, signée par Manuel Cervera-Marzal, du bureau de la Fondation Copernic.

Il faut être d’une grande naïveté ou d’un grand cynisme pour ne pas voir que la gauche des opprimés et le libéralisme des oppresseurs sont irréconciliables.

Cher Monsieur Macron,

Lire la suite…

Traité transatlantique TAFTA – danger !

Danger :  GMT  “Grand Marché Transatlantique” = TTIP = TAFTA  “Trans Atlantic Free Trade Agreement”

Nouveauté : depuis le 10 novembre 2015 un collectif StopTafta s’est créé en Pays Bigouden
avec un site Internet régulièrement mis à jour
www.taftaquoi.wordpress.com

Les dirigeants européens négocient dans le plus grand secret un accord de libéralisation qui nous mettrait sous la coupe des Etats Unis et surtout des multinationales, placées au dessus des Etats.

Les différentes appellations du même projet
GMT = Grand Marché Transatlantique
TAFTA = Transatlantic Free Trade Agreement
TTCI = Traité Transatlantique de Commerce et d’Investissement
TTIP = Transatlantic Trade and Investment Parnership

Un projet analogue CETA est en cours de négociation avec le Canada.

Si l’on n’y prend garde, la main invisible du marché (avec le dogme imposé de “la concurrence libre et non faussée”) qui a fait tant de dégâts dans l’Union européenne pourrait exécuter ses basses œuvres à une échelle bien plus grande encore.

Ce projet de grand partenariat transatlantique entre les USA et l’Union européenne a un objectif clair : éliminer tout ce qui pourrait faire obstacle à la libre circulation des marchandises – des droits de douane aux normes techniques, environnementales, sanitaires… – et à la liberté et la sécurité des investisseurs internationaux..

Le combat n’oppose pas les pays entre eux, mais les actionnaires des firmes multinationales aux salariés, aux consommateurs et aux simples citoyens.

Le principal danger de ce traité est l’instauration d’une justice privée qui pourrait empêcher, à la demande des grandes entreprises, les Etats de fixer leurs priorités politiques.

Ce mécanisme permettrait à des multinationales de poursuivre directement un Etat, une collectivité, ou même l’Union européenne si les normes prises forment un obstacle au commerce, s’opposent à leur propre intérêt et surtout à leur recherche de profit. C’est une formidable atteinte aux droits démocratiques puisque des décisions souveraines prises par le peuple au niveau local, national ou européen, pourraient être contestées, voire supprimées parce qu’il y a des multinationales qui les refusent.

C’est déjà commencé ailleurs, ex : un géant du tabac, Philip Morris International, fait condamner l’Uruguay à 1,5 millions d’euros

Des firmes comme Monsanto pourront faire condamner des Etats qui, pour des raisons sanitaires, s’opposeront à la vente de produits toxiques.

Le collectif unitaire Stop TAFTA       www.collectifstoptafta.org/

voir aussi le site Internet   www.stoptafta.wordpress.com

Déjà 3 300 000 signatures en octobre 2015       Signez : http://stop-ttip.org/fr/signer/

3-2-millions-signatures-chaine-humaine-tafta-ttip

ainsi que http://france.attac.org/se-mobiliser/le-grand-marche-transatlantique/

stop-tafta-europe-oui-non


commune-hors-Tafta-panneauBerrienhorsTafta

Actuellement 650 communes se sont déclarées opposées au TAFTA, plusieurs régions, des grandes villes comme Strasbourg, Grenoble, Poitiers..

Et dans le Finistère ? A ce jour (23 avril 2016), à notre connaissance, 35 communes
(dont 14 du Pays Bigouden) se sont officiellement déclarées hors TAFTA ou en vigilance TAFTA, et certaines ont englobé le CETA. Il s’agit dans l’ordre chronologique :
Botmeur (19/05/15) – Spezet (12/06/15) – Tregunc (23/06/15) – Bannalec (26/06/15) – Saint Yvi (26/06/15) – Saint Rivoal (10/07/15) – Berrien (15/07/15) – La Feuillée (21/07/15) – Huelgoat (3/09/15) – Motreff (25/09/15) – Douarnenez (01/10/15) – Saint Jean Trolimon (8/10/15) – Carhaix (19/10/15) – Plovan (27/11/15) – Plozevet (27/11/15) – Peumerit (27/11/15) -Briec (3/12/15) – Pont L’Abbé (08/12/15) – Le Guilvinec (11/12/15) – Brest (17/12/15) -Tréogat (18/12/15) – Plonéour-Lanvern (21/12/15) – Plomeur (14/01/16) – Tréffiagat (15/01/16) – Guipavas (03/02/16) – Quimperlé – Scaer (24/02/16) – Landudal (18/03/16) – Tréguennec (18/03/16) – Penmarc’h (25/03/16) – Pouldreuzic (29/03/16) – Quimper (31/03/16) – Gourlizon (8/04/16)

Un petit dossier en direction des élus, maires et conseillers municipaux

  1. Lettre aux maires et conseillers municipaux
  2. Exemple de motion pour les communes
  3. Dossier résumé Stop TAFTA

LeTaftaDansNotreassiette

Une courte vidéo explicative réalisée par ATTAC avec Suzan George

couverture-_GMT_JennarLa brochure de RM Jennar très claire

Comment les multinationales poursuivent les Etats

Le diaporama de RM Jennar sur le TAFTA en téléchargement (fichier ppt PowerPoint)

Le même en version pdf

Une conférence complète de RM Jennar sur le TAFTA

Suzan George : “c’est le marché qui décide, ce n’est pas la démocratie” vidéo 15 min

Tafta_solidarité

Le texte commenté de l’accord

Tafta_du_social

Un document de la CGT sur ce traité

Un 4 pages de Solidaires

Un document du PG “non à l’Europe américaine”

Un petit résumé

Un petit document illustré pour 1ere sensibilisation au problème

Le tract de septembre 2014 du collectif Stop_Tafta

la vidéo “Transatlantique arnaque – La casse du siècle” durée 30 min

Le 14 juin 2013, la Commission européenne a obtenu mandat de la part de tous les États membres (le Parlement Français n’a pas été consulté) pour négocier avec les États-Unis le TAFTA (Transatlantic Free Trade Agreement)  ou TTIP (Transatlantic Trade and Investment Partnership) ou PTCI (Partenariat Transatlantique de Commerce et d’investissement). Cet accord cherche à instaurer un vaste marché de libre-échange entre l’Union européenne et les États-Unis, allant au-delà des accords de l’OMC.

Ce projet de Grand marché transatlantique vise le démantèlement des droits de douane restants, entre autres dans le secteur agricole, et plus grave encore, la suppression des “barrières non tarifaires” qui amplifierait la concurrence débridée et empêcherait la relocalisation des activités. Il conduirait à un nivellement par le bas des règles sociales, économiques, sanitaires, culturelles et environnementales, aussi bien en Europe qu’aux États-Unis. Ainsi, la production de lait et de viande avec usage d’hormones, la volaille chlorée et bien d’autres semences OGM, commercialisées aux États-Unis, pourraient arriver sur le marché européen. Inversement, certaines régulations des marchés publics et de la finance aux États-Unis pourraient être mises à bas.

Cet accord serait un moyen pour les multinationales d’éliminer toutes les décisions publiques qui constituent des entraves à l’expansion de leurs parts de marché. Nous pensons tous que ce projet consacre la domination des multinationales européennes comme américaines. Pour certains il affirme également la domination des Etats-Unis. À coup sûr, il asservirait les peuples des deux côtés de l’Atlantique.

Accord de libre échange UE-USA : Non à la mise en concurrence renforcée des peuples !

Le communiqué des députés de la délégation Front de Gauche au Parlement européen

Le prochain Parlement européen aura le pouvoir de rejeter ce projet. Dans ces conditions, la question devient l’un des enjeux principaux des élections européennes. Ni le vote pour les listes de droite, ni celui pour des listes soutenues par le président de la République, ni l’abstention ne permettront de créer un rapport de forces en ce sens. Un débat public doit être organisé, sanctionné par une consultation populaire dans toute l’Europe avant toute décision. Un référendum doit être envisagé.

M. Hollande a tellement peur d’un débat à ce sujet qu’il s’est écrié devant M. Obama au cours d’une conférence de presse : “Nous avons tout à gagner à aller vite. Sinon, nous savons bien qu’il y aura une accumulation de peurs, de menaces, de crispations.” Quel terrible aveu ! Quelle négation de la démocratie.

tafta

Cet accord entre les États Unis et l’Europe, s’il était validé par le parlement européen, verrait l’aboutissement des rêves des multinationales (particulièrement les anglo-saxonnes) pour éliminer ce qu’elles appellent les “irritants commerciaux” qui aujourd’hui, limitent encore un peu leur soif inextinguible de profit. Sous couvert de favoriser les échanges commerciaux ce traité devrait aboutir à la création d’un vaste espace économique Europe/USA dérégulé. De la viande aux hormones aux OGM en passant par l’exploitation du gaz de schiste et la libéralisation du commerce des produits toxiques, la mise en place de ce traité serait une catastrophe.

Quelques exemples :

– Remise en cause des réglementations sur les OGM : annulation du principe de précaution, suppression de l’étiquetage OGM…

– L’agriculture paysanne en danger : la baisse des droits de douane va inonder le marché européen de produits de piètre qualité, condamnant les agriculteurs à revenir à l’agriculture intensive. Ils ne pourront plus replanter leurs propres semences, considérées alors comme contrefaçons.

– Hausse du prix des médicaments : pour leurs programmes de santé publique les gouvernements ne pourraient plus acheter les médicaments au prix des génériques.

– Sécurité sanitaire : la plupart des produits biocides (pesticides, désinfectants, conservateurs) autorisés aux USA ne le sont pas en Europe. Le traité prévoirait que les réglementations de l’une des parties soient automatiquement acceptées par l’autre (les poulets au chlore, etc…).

– Les politiques climatiques devraient voler en éclats car elles représentent un “obstacle au progrès” (sic). Les crédits d’impôts pour favoriser le développement des énergies renouvelables seraient supprimés.

Les exemples ne manquent pas pour démontrer les conséquences désastreuses dans tous les domaines si cet accord devait être validé. Les règles seraient contraignantes pour les Etats et accorderaient aux sociétés étrangères le pouvoir d’attaquer directement les Etats au motif de politiques qu’elles jugeraient susceptibles de freiner leurs profits : Exxon pourrait ainsi attaquer l’Etat Français sur sa position d’interdiction de la fracturation  hydraulique pour obtenir du gaz de schiste.

Il deviendrait interdit d’interdire ! Toute loi ou changement de politique portant atteinte aux profits espérés pourrait être attaqué devant un “tribunal” privé composé d’avocats n’ayant de comptes à rendre qu’aux multinationales qui les emploient. Les Etats pourraient se voir condamnés à payer des amendes au montants illimités (payées par les contribuables) . Les grandes gagnantes seront évidemment les multinationales.

Le danger pour la démocratie est évident et la démarche utilisée par le Conseil européen le confirme : les négociations Europe / USA se sont accélérées depuis juillet 2013 dans la plus grande opacité. Les termes du mandat des négociateurs européens, élaborés en secret dans les salons dorés de Bruxelles et de Luxembourg, n’ont pas été rendus publics. Les propos de F.Hollande à son retour des USA disant qu’il fallait faire vite pour “éviter les peurs et les crispations” montrent bien qu’il y a urgence à faire connaître et à mettre en débat les enjeux.

La partie n’est pas gagnée car il ne faut pas trop compter sur notre presse libérale ni sur la majorité des élus (le PS et l’UMP sont favorables à l’accord) pour lever le voile sur ce qui se trame et favoriser et favoriser le  débat.

S’informer, informer, discuter… et le scénario de 2005 pourrait peut être se reproduire.

Stop_TAFTA


Dracula contre les peuplesLe livre de Patrick Le Hyaric

2015-10-16_101037

Traité Transatlantique TAFTA

Danger :  GMT  “Grand Marché Transatlantique” = TAFTA  “Trans Atlantic Free Trade Agreement”

Les dirigeants européens négocient dans le plus grand secret un accord de libéralisation qui nous mettrait sous la coupe des Etats Unis et surtout des multinationales, placées au dessus des Etats.

Une courte vidéo explicative réalisée par ATTAC avec Suzan George

Les différentes appellations du même projet
GMT = Grand Marché Transatlantique
TAFTA = Transatlantic Free Trade Agreement
TTCI = Traité Transatlantique de Commerce et d’Investissement
TTIP = Transatlantic Trade and Investment Parnership

Le collectif unitaire Stop TAFTA       www.collectifstoptafta.org/

 voir aussi le site Internet   www.stoptafta.wordpress.com

Déjà plus de 3 millions de signatures     Signez : http://stop-ttip.org/fr/signer/

 

ainsi que http://france.attac.org/se-mobiliser/le-grand-marche-transatlantique/

LeTaftaDansNotreassietteLa brochure de RM Jennar très claire

Comment les multinationales poursuivent les Etats

Le diaporama de RM Jennar sur le TAFTA en téléchargement (fichier ppt PowerPoint)

Le même en version pdf

Une conférence complète de RM Jennar sur le TAFTA

Tafta_solidarité

Le texte commenté de l’accord

Tafta_du_social

Un document du PG “non à l’Europe américaine”

Un petit résumé

Un petit document illustré pour 1ere sensibilisation au problème

Le tract de septembre 2014

la vidéo “Transatlantique arnaque – La casse du siècle” durée 30 min

Le 14 juin 2013, la Commission européenne a obtenu mandat de la part de tous les États membres (le Parlement Français n’a pas été consulté) pour négocier avec les États-Unis le TAFTA (Transatlantic Free Trade Agreement)  ou TTIP (Transatlantic Trade and Investment Partnership) ou PTCI (Partenariat Transatlantique de Commerce et d’investissement). Cet accord cherche à instaurer un vaste marché de libre-échange entre l’Union européenne et les États-Unis, allant au-delà des accords de l’OMC.

Ce projet de Grand marché transatlantique vise le démantèlement des droits de douane restants, entre autres dans le secteur agricole, et plus grave encore, la suppression des “barrières non tarifaires” qui amplifierait la concurrence débridée et empêcherait la relocalisation des activités. Il conduirait à un nivellement par le bas des règles sociales, économiques, sanitaires, culturelles et environnementales, aussi bien en Europe qu’aux États-Unis. Ainsi, la production de lait et de viande avec usage d’hormones, la volaille chlorée et bien d’autres semences OGM, commercialisées aux États-Unis, pourraient arriver sur le marché européen. Inversement, certaines régulations des marchés publics et de la finance aux États-Unis pourraient être mises à bas.

Cet accord serait un moyen pour les multinationales d’éliminer toutes les décisions publiques qui constituent des entraves à l’expansion de leurs parts de marché. Nous pensons tous que ce projet consacre la domination des multinationales européennes comme américaines. Pour certains il affirme également la domination des Etats-Unis. À coup sûr, il asservirait les peuples des deux côtés de l’Atlantique.

Accord de libre échange UE-USA : Non à la mise en concurrence renforcée des peuples !

Le communiqué des députés de la délégation Front de Gauche au Parlement européen

Le prochain Parlement européen aura le pouvoir de rejeter ce projet. Dans ces conditions, la question devient l’un des enjeux principaux des élections européennes. Ni le vote pour les listes de droite, ni celui pour des listes soutenues par le président de la République, ni l’abstention ne permettront de créer un rapport de forces en ce sens. Un débat public doit être organisé, sanctionné par une consultation populaire dans toute l’Europe avant toute décision. Un référendum doit être envisagé.

M. Hollande a tellement peur d’un débat à ce sujet qu’il s’est écrié devant M. Obama au cours d’une conférence de presse : “Nous avons tout à gagner à aller vite. Sinon, nous savons bien qu’il y aura une accumulation de peurs, de menaces, de crispations.” Quel terrible aveu ! Quelle négation de la démocratie.

tafta

Cet accord entre les États Unis et l’Europe, s’il était validé par le parlement européen, verrait l’aboutissement des rêves des multinationales (particulièrement les anglo-saxonnes) pour éliminer ce qu’elles appellent les “irritants commerciaux” qui aujourd’hui, limitent encore un peu leur soif inextinguible de profit. Sous couvert de favoriser les échanges commerciaux ce traité devrait aboutir à la création d’un vaste espace économique Europe/USA dérégulé. De la viande aux hormones aux OGM en passant par l’exploitation du gaz de schiste et la libéralisation du commerce des produits toxiques, la mise en place de ce traité serait une catastrophe.

Quelques exemples :

– Remise en cause des réglementations sur les OGM : annulation du principe de précaution, suppression de l’étiquetage OGM…

– L’agriculture paysanne en danger : la baisse des droits de douane va inonder le marché européen de produits de piètre qualité, condamnant les agriculteurs à revenir à l’agriculture intensive. Ils ne pourront plus replanter leurs propres semences, considérées alors comme contrefaçons.

– Hausse du prix des médicaments : pour leurs programmes de santé publique les gouvernements ne pourraient plus acheter les médicaments au prix des génériques.

– Sécurité sanitaire : la plupart des produits biocides (pesticides, désinfectants, conservateurs) autorisés aux USA ne le sont pas en Europe. Le traité prévoirait que les réglementations de l’une des parties soient automatiquement acceptées par l’autre (les poulets au chlore, etc…).

– Les politiques climatiques devraient voler en éclats car elles représentent un “obstacle au progrès” (sic). Les crédits d’impôts pour favoriser le développement des énergies renouvelables seraient supprimés.

Les exemples ne manquent pas pour démontrer les conséquences désastreuses dans tous les domaines si cet accord devait être validé. Les règles seraient contraignantes pour les Etats et accorderaient aux sociétés étrangères le pouvoir d’attaquer directement les Etats au motif de politiques qu’elles jugeraient susceptibles de freiner leurs profits : Exxon pourrait ainsi attaquer l’Etat Français sur sa position d’interdiction de la fracturation  hydraulique pour obtenir du gaz de schiste.

Il deviendrait interdit d’interdire ! Toute loi ou changement de politique portant atteinte aux profits espérés pourrait être attaqué devant un “tribunal” privé composé d’avocats n’ayant de comptes à rendre qu’aux multinationales qui les emploient. Les Etats pourraient se voir condamnés à payer des amendes au montants illimités (payées par les contribuables) . Les grandes gagnantes seront évidemment les multinationales.

Le danger pour la démocratie est évident et la démarche utilisée par le Conseil européen le confirme : les négociations Europe / USA se sont accélérées depuis juillet 2013 dans la plus grande opacité. Les termes du mandat des négociateurs européens, élaborés en secret dans les salons dorés de Bruxelles et de Luxembourg, n’ont pas été rendus publics. Les propos de F.Hollande à son retour des USA disant qu’il fallait faire vite pour “éviter les peurs et les crispations” montrent bien qu’il y a urgence à faire connaître et à mettre en débat les enjeux.

La partie n’est pas gagnée car il ne faut pas trop compter sur notre presse libérale ni sur la majorité des élus (le PS et l’UMP sont favorables à l’accord) pour lever le voile sur ce qui se trame et favoriser et favoriser le  débat.

S’informer, informer, discuter… et le scénario de 2005 pourrait peut être se reproduire.

Stop_TAFTA

le bulletin StopTafta Finistère n°1 (aout 2015)


Voir un dossier TAFTA-GMT sur le Monde Diplomatique 


l’Humanité révèle les dangers du Traité transatlantique

Dracula contre les peuplesUn livre de Patrick Le Hyaric

2015-10-16_101037

 

Loi Macron DANGER !

Bref décryptage de la loi Macron–>télécharger , par Gaston Balliot, à partir essentiellement du supplément de l’Humanité Dimanche de Janvier 2015

Vidéo de La-bas si j’y suis : Filoche démolit la loi Macron

Collectif 3A : la loi Macron c’est NON ! (communiqué)

Les dix députés Front de gauche estiment que la loi Macron, examinée à l’Assemblée nationale, « porte un message clair et global reposant sur une doctrine cohérente: la remise en cause de l’État social à travers l’application de vielles recettes néolibérales ». lire

La CGT Pont L’Abbé s’adresse à la députée PS pour qu’elle ne vote pas ce projet néfaste, lettre_ouverte

Le tract du PCF dénonçant ce projet Macron

Voir aussi sur ce blog l’article sur la marchandisation du sang.

Et notre députée dans tout cela ? Toujours égale à elle même. Elle a déclaré être : “très attachée au repos dominical“..”très septique sur le bénéfice économique et social de cette réforme..”, MAIS “.. je la voterai… car je participe à la majorité qui est au pouvoir..”.
A t’elle été élue uniquement pour défendre le PS comme un robot, quoi qu’il fasse, aussi loin à droite qu’il aille, ou pour représenter les intérêts de la population ?

SupplemenHD_Macron100

Qui dirige cette Europe ?

Qui dirige cette Europe ?

La nouvelle Commission européenne reste dans la ligne de la précédente, c'est-à-dire au service exclusif du monde de la finance. Quelques exemples ;

–         Le président de la Commission, Jean-Claude Juncker, est l'ancien premier ministre du paradis fiscal luxembourgeois.

–         L'espagnol Miguel Arias Cañete, un pétrolier…. Bientôt chargé du climat et de l'énergie.

–         Jonathan Hill, un lobbyiste de la City, nommé à la "stabilité financière".

–         Le hongrois Tibor Navracsis, ancien ministre de l'autoritaire et liberticide Victor Orban, est pressenti pour être commissaire à la culture !

Et ce sont eux qui auront à décider pour nous, y compris des orientations de la France. Pas réjouissant !

Mais les nominations des commissaires européens se font avec l'aval des dirigeants des Etats, donc notre gouvernement n'a pas à se dédouaner derrière cette commission antidémocratique et caricaturale.


“Social-libéralisme”, cela a-t-il un sens ?

« Social-libéralisme », cela a-t-il un sens ?

Table ronde avec Gilles Finchelstein, directeur de la Fondation Jean-Jaurès. Jacques Fournier, conseil scientifique de la Fondation Res Publica. Pierre Khalfa, coprésident de la Fondation Copernic. Alain Obadia, président de la Fondation Gabriel-Péri. Thierry Pech, directeur général de la Fondation Terra Nova.        Lire ce débat en PDF


Europe : la confrontation et la rupture

Europe : la confrontation et la rupture

TRIBUNES – l'Humanité le 23 Janvier 2014

Quelle stratégie pour les élections du 25 juin 2014 ?

Par Bastien LACHAUD, secrétaire national 
du Parti de Gauche, et Matthias TAVEL, 
auteur du Cauchemar européen, comment 
s’en sortir ! (éditions Bruno Leprince).

Les élections européennes de 2014 donneront sûrement lieu aux habituels vœux pieux sur «l’Europe sociale». Pourtant, plus personne n’y croit. ­Surtout, l’austérité ravage le continent. 27 millions de chômeurs, plus de 100 millions de pauvres : il y a urgence ! L’Europe, qui devait être la solution, est devenue le problème. Le « rêve européen » a viré au cauchemar. Le Front de gauche s’accorde sur l’ambition de « refonder l’Europe ». « Refonder ». Donc mettre à bas les fondations actuelles et rompre avec les traités européens rejetés en 2005. Au Parti de gauche, notre texte d’orientation, « Sortons de l’Europe austéritaire ! Désobéir pour ne plus subir ! », affirme la volonté de « révolutionner et refonder l’Europe ». Nous faisons nôtre la parole de Marie-George Buffet à Tarbes le 12 novembre dernier aux côtés de Jean-Luc Mélenchon : « Cette Europe, nous n’en voulons plus. Il n’y a rien de bon à garder. On recommence à zéro. » Loin des incantations hypocrites du PS, nous proposons une méthode concrète et radicale : la subversion ! Nous appliquerons la politique pour laquelle le peuple aura voté. Rien ni personne ne nous en empêchera. La France peut désobéir. D’autres le font, comme les Anglais qui n’appliquent pas l’euro. Depuis 1966, le « compromis de Luxembourg » permet à un pays qui juge que des intérêts « très importants » pour lui sont menacés de bloquer des décisions européennes. La France peut initier cette désobéissance européenne : refus d’appliquer les directives de libéralisation pour reconstruire les services publics, dénonciation du traité budgétaire pour refuser l’austérité et engager une relance écosocialiste de l’activité… Contre le libre-échange et le dumping, « l’Humain d’abord » proposait une taxe kilométrique et des visas sociaux et écologiques. Aujourd’hui, assumons le mot protectionnisme ! Notre protectionnisme est solidaire : il vise la relocalisation de l’industrie et de l’agriculture aux plus près des besoins sociaux et la planification écologique. Nous défendons la coopération plutôt que la guerre économique de tous contre tous. Cela commence par mettre en échec le projet de grand marché transatlantique. Pour en finir avec l’austérité et la spéculation contre la dette publique, organisons un audit citoyen et des annulations de dette publique. Surtout la BCE doit prêter directement aux États à taux bas ou nul. L’euromark actuel condamne les peuples à l’austérité. Mais les peuples n’accepteront pas d’être tondus éternellement. L’affrontement peut aller jusqu’à la désobéissance monétaire et une réforme unilatérale des statuts de la Banque de France pour qu’elle prête directement à l’État. Entre la sauvegarde de l’euro et la souveraineté du peuple, notre choix est vite fait ! Assumons cette confrontation. Il n’y a pas d’euro possible sans la France. Notre méthode est simple : proposer nos solutions. Les appliquer avec les autres peuples chaque fois que possible. Les appliquer seuls chaque fois que nécessaire. Nous devons assumer le potentiel révolutionnaire que donne à notre nation sa place de deuxième population et économie d’Europe et son histoire. Nul nationalisme ! Seulement la ferme conviction que changer l’UE à 28 est impossible. Notre stratégie : la subversion. Notre action  : rompre pour ouvrir un chemin et entraîner les autres peuples d’Europe. Là est l’internationalisme. Nous en avons les moyens. Chaque bulletin de vote pour nos listes aura cette ambition. Hollande, Merkel, Barroso, du balai !


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