Vendredi 6 aout au Menez Hom rassemblement contre les armes nucléaires.

article de Ouest France le 3/08/21

 

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Solidarité active

Ouest France 24 juillet 2021

 

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Le pays bigouden a été rouge, bien rouge…

Actuellement, comme ailleurs, le niveau d’abstention aux élections bat des records. Cela a été beaucoup commenté au niveau national. Les explications sont nombreuses, mais sans doute une part de désenchantement, de fatalisme. “Depuis des années on vote, et rien ne change“. A ce sujet le lamentable quinquennat de François Hollande a eu des effets désastreux. Beaucoup avaient voté “à gauche” pour sortir du désastre ultralibéral, et tout à continué comme avant. Ce monsieur nous a même sorti de son chapeau Manuel Valls et Emmanuel Macron !

Départementales 2021 : dans le pays bigouden la gauche arrive en tête seulement dans quelques communes – Penmarc’h, Peumerit, Plovan, Treguennec, St Jean Trolimon, Pouldreuzic, Tréméoc, Plozevet. Et dans le canton de Pont L’Abbé toutes à droite sauf Penmarc’h qui sauve l’honneur.

Au niveau des municipalités, dans le canton de Pont L’Abbé, toutes (sauf une) sont dirigées maintenant par la droite. On a connu une autre époque !

Quand on pense que le Pays Bigouden a été ROUGE pendant longtemps. Réveillons nous !
Une politique de rupture est nécessaire, construisons là ensemble. Réactualisons le slogan du Front de Gauche “L’Humain d’Abord“, ainsi que la notion de “Bien commun”.

Oui le pays bigouden a été rouge, un petit rappel avec ce lien ci-dessous :

Pays bigouden rouge

 

 

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Rassemblement lundi 17 mai 17h30 à Quimper en soutien au peuple palestinien, place Terre au duc

article de Ouest France du 17 mai

 

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Palestine : stop à l’agression, stop à l’impunité. Netanyahou doit être jugé pour crimes de guerre

Macron, Darmanin, Lallement interdisent les manifestations de solidarité. Ils ont même placé le président de l’association France-Palestine Solidarité en garde à vue !

https://www.gastonballiot.fr/palestine-gaza-lignoble-au-quotidien-netanyahou-doit-etre-juge-pour-crimes-contre-lhumanite/
 

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1er Mai 2021 à Pont L’Abbé Rassemblement et défilé

La crise sanitaire ne doit pas empêcher de faire de ce

1er Mai

une journée de mobilisation et de manifestation, pour s’engager avec détermination :

L’Union Locale des syndicats CGT du Pays Bigouden

organise un

RASSEMBLEMENT à 11 heures Square de la Madeleine, suivi d’une MANIFESTATION dans les rues de Pont-l’Abbé.

 

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Revenir à la notion de bien commun…

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A Loctudy, un site remarquable massacré : Bois de Pen Ar Veur, près du Dourdy.

L’Institut de France, propriétaire des lieux (ainsi que du manoir de Kerazan) a réalisé une très importante coupe d’arbres dans un site protégé magnifique,.
Sans doute avec une complicité des autorités locales.
Quel est le projet réel qui pourrait expliquer un tel massacre ? On aimerait le connaître, top secret ou pas ? On ne nous fera pas croire que c’est simplement pour aménager un tout petit gîte.
L’une des missions de l’Institut de France est la préservation des arts.
Le logo officiel de l’Institut de France représente le profil droit d’un portrait de la déesse Minerve qui symbolise la sagesse, l’intelligence et la raison.
Nous cherchons à Pen ar Veur où se trouvent ces différents attributs.
Le dirigeant de cet Institut est Xavier Darcos, ancien ministre de Sarkozy,
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Rwanda : accablante responsabilité de l’Élysée dans le génocide.

La commission Duclert a remis en mars 21 au président de la République son rapport sur l’implication de la France, dirigée alors par François Mitterrand, dans l’épouvantable génocide des tutsis au Rwanda. La conclusion est sans appel, hélas.

Un article dans l’Humanité du 29 mars 202, en pdf

“Rwanda, un rapport accablant pour la France”

Également dans l’Humanité du 5 avril 2021, en pdf
“Certains décideurs français jugeaient l’idéologie du pouvoir et des extrémistes hutu tout à fait acceptable”


« Le Monde » publie de larges extraits du rapport de la commission sur le Rwanda, rendu à Emmanuel Macron.
https://www.lemonde.fr/idees/article/2021/03/26/les-conclusions-du-rapport-de-la-commission-sur-le-rwanda-un-ensemble-de-responsabilites-lourdes-et-accablantes-pour-la-france_6074595_3232.html

Un courrier de lecteur bien documenté dans Ouest France du 3 avril 2021

Le même article à télécharger en PDF

Retour à Kigali, une affaire française,
un documentaire édifiant sur France 5, en différé -replay- visible jusqu’au 4 mai 21

https://www.france.tv/documentaires/societe/957617-une-affaire-francaise.html

Jean-Christophe Klotz, ancien grand reporter, a été l’un des rares journalistes français à se rendre au Rwanda en 1994, en plein génocide. S’il retourne au Rwanda aujourd’hui, c’est pour savoir quel a été le véritable contrechamp des images terribles qu’il y a filmées et comprendre comment un tel drame a pu se dérouler dans la quasi indifférence générale, avec même la complicité de certaines capitales, Paris en première ligne. Libérant la parole de protagonistes qui ont joué un rôle dans cette «affaire française », notamment plusieurs généraux français, mais aussi des diplomates et des hommes politiques français, belges et américains, le film permet, 25 ans après, de jeter une lumière nouvelle sur l’enchaînement des manquements, erreurs d’analyse et compromissions qui ont rendu possible le dernier génocide du XXe siècle.

 

 

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Lever les brevets sur les vaccins anti-Covid. En faire un bien commun de l’humanité.

Tribunes. La pandémie pose d’une manière dramatique la question de la levée des protections légales de la propriété intellectuelle sur les vaccins et autres moyens de traitement de la maladie.

Une position défendue par Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, Frank Prouhet et Françoise Nay, signataires de l’appel Brevets sur les vaccins anti-Covid, stop. Réquisition !, et Jean Ziegler, ex-vice-président du comité consultatif du Conseil des droits de l’homme de l’ONU.

Mettre les savoirs au service de l’humain
Redonner à la puissance publique le pouvoir de produire et distribuer le vaccin

Par Fabien Roussel Secrétaire national du Parti communiste français, député du Nord

La suspension du vaccin AstraZeneca, sa remise sur le marché 48 heures plus tard, Pfizer annonçant vouloir augmenter le prix de son vaccin, la Commission européenne amenée à élever la voix parce que AstraZeneca ne livrerait pas les doses promises à l’Europe, au profit d’autres marchés plus juteux…

Les épisodes que nous vivons ces derniers temps sont désastreux, scandaleux ! Pour eux, le vaccin est une opportunité économique alors que pour nous, c’est la vie ! Aussi, la question que l’on est en droit de se poser est bien : jusqu’à quand allons-nous laisser les entreprises pharmaceutiques faire la loi ?

C’est bien de cela qu’il s’agit aujourd’hui. Les entreprises avec lesquelles l’UE et les gouvernements concluent des contrats, fixent les prix des vaccins et s’émancipent de leurs promesses pour vendre aux plus offrants et/ou organiser la pénurie afin de permettre une inflation plus grande encore. L’ Union européenne, avec ses traités ultralibéraux, défend cette vision. Elle porte aussi une responsabilité dans la pénurie de vaccins que nous vivons.

Aujourd’hui, pourtant, des solutions existent. La première d’entre elles est la levée des brevets pour permettre le partage des connaissances et une mutualisation de la production à l’échelle nationale, européenne et mondiale. Aucune entreprise n’a aujourd’hui les capacités productives à elle seule pour permettre une vaccination de la population à l’échelle globale.

Or, nous le savons : il n’y aura de sortie de crise que collective. Même si demain la population européenne arrivait à se faire vacciner, le virus continuerait de circuler dans les autres pays, il muterait et tôt ou tard serait de nouveau à nos portes.

Cette exigence de levée des brevets, portée entre autres par l’Afrique du Sud, l’Inde et une coalition de plus de 100 pays à l’ OMC, est aujourd’hui reprise par d’autres institutions internationales (OMS, Conseil de l’Europe, Parlement européen, Unesco…) et est majoritairement partagée par la population. Elle rencontre pourtant depuis des mois l’opposition constante de la France et de l’UE.

Lire aussi : Vaccins anti-Covid. À l’OMC, l’Europe brille par son silence

L’alternative proposée par nos gouvernants ? Des licences « volontaires ». Autrement dit, laisser les grandes entreprises du secteur le soin de partager ou non les connaissances, une partie de la production, et de fixer les montants pour lesquels elles sont prêtes à le faire.

Il faut au contraire redonner à la puissance publique le pouvoir de produire et distribuer le vaccin. La levée des brevets est une première étape dans ce sens. Avec aujourd’hui plus de 200 organisations à l’échelle européenne, nous demandons à faire des vaccins et traitements antipandémiques des biens communs de l’humanité. C’est l’objectif de la campagne Pas de profit sur la pandémie. C’est en ce sens également que nous défendons l’idée d’un pôle public du médicament à l’échelle nationale et européenne.

Lire aussi : « Pas de profit sur la pandémie » : le combat de l’eurodéputé Marc Botenga

Nous avons besoin de transparence et de perspectives pour sortir de cette crise. Cela passe très clairement par reprendre la main sur la recherche, la production et la distribution des vaccins. La santé de chacune et de chacun d’entre nous est bien trop importante pour être laissée au bon vouloir des monopoles pharmaceutiques.

Combattre la pénurie
Apartheid vaccinal

Par Frank Prouhet et Françoise Nay    Signataires de l’ Appel Brevets sur les vaccins anti-Covid, stop. Réquisition ! 

Les brevets sont aujourd’hui un frein absolu à la production partout dans le monde de ces biens communs que sont les vaccins. Synonymes d’ apartheid vaccinal, ils privent les plus démunis et les pays les plus pauvres de vaccins, au risque de l’émergence de variants encore plus agressifs, alors que nous sommes tous dans le même vaisseau sanitaire qui s’appelle la Terre.

Les pays capitalistes développés, qui peuvent payer les prix hauts exigés par les Big Pharma retranchées derrière leurs brevets, ont acheté plus de 95 % des vaccins à ARN messager, alors qu’ils ne regroupent que 14 % de la population mondiale. L’ OMS estime que seule 10 % de la population des pays pauvres aura accès à un vaccin anti-Covid à la fin de l’année 2021.

Lire aussi : L’Afrique du Sud dénonce le nationalisme vaccinal des pays riches

Mais, même dans les pays riches, la pénurie ralentit la vaccination, favorise le nationalisme vaccinal, frappe d’abord les plus faibles, les plus précaires, les racisés, qui sont les plus fragiles face au Covid-19, comme le montre l’exemple de la Seine-Saint-Denis. Cette pénurie prive les premiers de corvée d’une vaccination en urgence qui pourrait les protéger.

Cet article pourrait aussi vous intéresser : Covid-19. A bord du bus qui sillonne la Seine-Saint-Denis pour vacciner les plus précaires

La question centrale, c’est celle de l’augmentation des capacités de production. Les brevets assurent une exclusivité de production de vingt ans, des taux de profit autour de 25 %, mais limitent l’accès aux traitements. Pour que toutes les capacités de production existantes puissent fabriquer les vaccins dont nous avons besoin, il faut donc lever ces brevets, partager les savoir-faire et les process industriels.

Le gouvernement avait été contraint de réquisitionner les masques par décret du 3 mars 2020. Il faut faire de même pour les capacités de production de vaccins. Et notamment celles de Sanofi, qui fabrique… 3,8 milliards d’euros de dividendes pour ses actionnaires mais ne fabrique pas de vaccins, en pleine pandémie, et ose licencier 400 chercheurs, malgré 1,5 milliard d’aides publiques. Une réquisition sans indemnité, puisque les recherches vaccinales contre le Covid 19 ont été financées par de l’ argent public, notamment 1,5 milliard d’euros de fonds européens.

Retrouvez ici tous nos articles sur le scandale Sanofi.

Il y a vingt ans, en 2001, les 39 plus grands laboratoires mettaient l’Afrique du Sud en procès, qui voulait fabriquer des génériques contre le sida. La mobilisation des activistes les forçait à reculer. La production des antirétroviraux était multipliée, tandis que les prix étaient divisés par dix.

Depuis le 2 novembre 2020, la France de Macron repousse à l’OMC la demande légitime de l’Inde et de l’Afrique du Sud d’une dérogation temporaire aux accords sur les droits de propriété intellectuelle (Adpic) pour permettre aux États pauvres et émergents de produire ces vaccins. Les brevets et les profits avant la solidarité affichée dans les médias ! C’est notre argent qui fait les vaccins, la recherche, la production. Ce sont donc nos vaccins, notre santé. Et pas leurs brevets.

Pour la justice sociale et la sécurité sanitaire
Le scandale du vaccin

Par Jean Ziegler Ex-vice-président du comité consultatif du Conseil des droits de l’homme de l’ONU, ancien rapporteur spécial des Nations unies pour le droit à l’alimentation (*)

En un peu plus d’une année, le Covid a tué plus de 2,5 millions de personnes. Des milliers de personnes meurent chaque jour. Il faut que nous obtenions que le vaccin devienne un bien public universel.

Pourquoi faut-il lever les brevets sur les vaccins contre le Covid-19 ? Pour deux raisons.

D’abord, pour une question de justice sociale. La moitié de la population du monde n’a pas les moyens de se payer ni les vaccins, ni les tests, ni les médicaments, vaccins, tests et médicaments étant à chaque fois protégés par des brevets.

Lire notre entretien : Médecins du Monde : “La défense acharnée des brevets entrave l’égalité d’accès aux soins”

Deuxièmement, pour une raison plus immédiatement de sécurité sanitaire. Le virus ne connaît pas de frontières. Si on le laisse se développer dans l’autre moitié de l’humanité, il aura des mutations et le danger sera permanent. Même pour nous, parce que cela peut invalider les vaccins qui ne seront alors plus capables de garantir notre sécurité.

Si nous voulons être à l’abri, ici, dans les pays riches, dans le monde dominant, après avoir été vaccinés, après avoir vaincu éventuellement la pandémie, il est nécessaire que toute l’humanité soit vaccinée, ait accès aux médicaments et aux tests. Il faut que la pandémie disparaisse de la planète. Ce sont les deux raisons les plus évidentes.

Il y a trois acteurs qui demandent immédiatement la levée des brevets aux trois niveaux que j’ai indiqués.

C’est l’OMS. Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’OMS, a encore confirmé en février que c’était une juste demande.

Ensuite, c’est l’Inde et l’Afrique du Sud au nom de cent États. Les Nations unies comptent 193 États membres. Donc plus de la moitié des États du monde demandent la levée des brevets sur les tests, sur les médicaments, sur les vaccins.

Troisièmement, ce sont 40 organisations de la société civile, dont 11 en France, qui demandent la même chose. C’est une demande très massive. Or, l’Union européenne et Emmanuel Macron refusent la levée des brevets. Ils se comportent comme des mercenaires des sociétés transcontinentales de la pharmacie. Celles-ci qui gagnent des milliards d’euros avec les vaccins.

Ce dossier pourrait aussi vous intéresser : Pfizer, AstraZeneca, Moderna… Un système d’accaparement de la recherche et de l’argent publics

Emmanuel Macron et Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, témoignent d’une hypocrisie formidable. Ils déclarent :  « Tous les peuples du monde doivent avoir accès aux vaccins. » Ils se font les avocats d’un fond qui s’appelle Covax. Celui-ci doit collecter de l’argent pour acheter des vaccins pour les pays pauvres.

Or, il ne s’agit pas ici de charité mais de justice sociale. Il faut suspendre la protection juridique des brevets sur les vaccins afin de donner accès à leur production à tous les États du monde. L’actuelle situation est meurtrière. La dictature des sociétés pharmaceutiques transcontinentales empêche la lutte planétaire contre la pandémie.

Suspendre temporairement les brevets est juridiquement tout à fait possible. L’accord de Doha de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), voté en novembre 2001, prévoit qu’un pays souffrant d’une situation sanitaire catastrophique puisse demander et obtenir la suspension d’un brevet. À Doha, cela avait été l’insurrection des pays du tiers-monde frappés par le sida. Le Brésil et l’Inde en particulier ont exigé que, dans des moments de situation sanitaire dramatique, les accords de protection de la propriété intellectuelle soient suspendus. La conférence a voté cette clause d’exception. Cette clause d’exception, il faut l’activer maintenant.

Si on ne suspend pas les brevets sur les vaccins, les médicaments éventuels et le matériel de tests, nous sommes tous en danger de mort. Les États membres de l’Union européenne sont des démocraties. Il n’y a pas d’impuissance en démocratie. Il faut nous mobiliser pour faire pression sur nos gouvernements respectifs pour qu’à Bruxelles la Commission européenne change radicalement de politique et adhère à la demande de l’Inde et de l’Afrique du Sud pour transformer le vaccin en un bien public universel.

(*) Auteur de l’ouvrage le Capitalisme expliqué à ma petite-fille (en espérant qu’elle en verra la fin). Seuil, 2018.

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Loctudy : l’opposition municipale a maintenant un site Internet

www.loctudygaucheecologie.wordpress.com

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Énergie : la mise en concurrence a fait les prix s’envoler, contrairement aux promesses…

Lire cet article de l’Humanité Dimanche du 18 février 2021 en pdf

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Loctudy, attention au démarchage. Les élus de la majorité se lancent dans le démantèlement d’EDF

La municipalité de Loctudy (Finistère) se lance dans les affaires. La maire et des élus de sa majorité font du démarchage pour une société privée qui “vend de l’électricité”. Un article dans la presse locale annonce : “La commune organise un achat groupé d’électricité”.

Leur publicité commence par :”Une électricité moins chère et 100% verte..
Ils font donc croire que les personnes qui signeront recevront une “électricité 100% verte”. Comme si celle qu’ils recevront serait différente de celle de leur voisin tout en arrivant par les mêmes câbles !

C’est ce qui s’appelle une publicité mensongère. Une phrase choc, irréaliste, pour allécher le client.

De plus, est-ce le rôle d’une municipalité de se transformer en agent commercial d’une entreprise privée ?
d’où viennent les tracts sur papier glacé et les affiches diffusés sur la commune ?

Et tout cela, comme par hasard, au moment ou le gouvernement ultralibéral de Macron présente son projet “Hercule” de démantèlement du service public de l’électricité.

L’intérêt général, la notion de bien commun qu’est l’énergie, sont mis à mal par toutes ces manœuvres. la production et la distribution de l’électricité  sur tout le territoire sont des choses trop sérieuses pour être mises dans les mains de multiples marchands privés dont le seul objectif est le profit à court terme. Il faut au contraire un grand service public qui maitrise la production et la distribution dans leur ensemble afin d’en gérer la cohérence et les investissement nécessaires. Tout cela dans une planification à long terme.

Quant à l’argument fallacieux que la concurrence ferait baisser les prix, c’est tout le contraire, cele augment le coût à cause des doubles emplois et des incohérences. Le prix global de l’électricité a nettement augmenté depuis le début de la mise en concurrence.

1 – L’ouverture à la concurrence est un gâchis, de plus dangereux pour la cohérence nécessaire à un tel ensemble crucial

Extrait de l’article du Diplo de février 2021
“Devant l’impossibilité de l’introduire dans les réseaux et dans la production, les partisans de la concurrence se sont rabattus sur la commercialisation, qui représente aujourd’hui à peine 4 % du coût total du système électrique (7). La « fourniture » consiste essentiellement à prospecter de nouveaux clients, élaborer des offres complexes et variées, en faire la promotion. Aujourd’hui, près d’une cinquantaine d’électriciens étrangers, pétroliers, gaziers, jeunes pousses, enseignes de la grande distribution disputent à EDF son ancien monopole. Résultat : l’entreprise publique perd plus de cent mille clients par mois (8). En deux ans, le français Total Direct Énergie et l’italien ENI ont vu leur nombre de clients en électricité grimper respectivement de 51 % et 156 % (9)…

Le consommateur peut-il en attendre un gain quelconque ? Certainement pas une baisse des prix, puisque la commercialisation engendre des surcoûts, répercutés sur la facture : nouvelles équipes commerciales pour chaque fournisseur, courtiers, gestionnaires des bourses d’électricité ; duplication des systèmes d’information, des fonctions support (ingénierie et administration) ; publicité, démarchage ; multiplication des interfaces entre acteurs, contractualisation des échanges ; risques juridiques, etc. Interrogée sur la manière dont la concurrence pourrait réduire les coûts, la Commission européenne nous répond : « Pas de commentaire sur vos questions spécifiques. »

N’ayant prise ni sur l’essentiel des coûts ni sur la qualité de l’électricité délivrée, les fournisseurs peinent à se démarquer. Leurs offres sont de fait « très similaires et sans innovation », souligne la CLCV, qui décèle même un « lien de cause à effet (…) avec le recours massif aux pratiques trompeuses et agressives ». Le nombre de litiges mettant en cause un démarchage commercial abusif bat des records : près de deux mille en 2019, en hausse de 65 % en trois ans, selon le médiateur national de l’énergie, M. Olivier Challan Belval, qui instruit les plaintes. « Certains démarcheurs se font passer pour des agents Enedis [groupe EDF], d’autres prétextent venir contrôler la facture d’énergie ou profitent de la fragilité de personnes âgées », détaille-t-il. Il préconise l’interdiction du démarchage commercial ou, à défaut, son encadrement strict. Il dénonce également la tendance des fournisseurs à résilier les contrats à la moindre difficulté de paiement, faisant s’envoler le nombre de coupures. Près de 672 400 interventions pour impayés ont été effectuées en 2019, soit 100 000 de plus que l’année précédente.

Menace sur les tarifs réglementés
Au début de la déréglementation, les fournisseurs devaient s’approvisionner sur un marché de gros aux prix très volatils. Ils se trouvaient face à un opérateur historique produisant une électricité à coût bas et stable, proposant aux consommateurs des tarifs réglementés de vente (TRV) encadrés par l’État et généralement avantageux. Difficile, pour les acteurs privés, de se faire une place. La Commission européenne a choisi de les aider en réclamant la fin des TRV, dans une décision rendue le 12 juin 2012 : « Les concurrents d’EDF seraient ainsi en mesure de faire des offres à des prix comparables à ceux que peut proposer EDF, ce qui devrait permettre une concurrence effective. » Les fournisseurs obtenaient ainsi la suppression des TRV pour les moyennes et grandes entreprises à la fin 2015, et pour les plus petites en 2019. L’Union des industries utilisatrices d’énergie (Uniden) avait pourtant plaidé auprès de la Commission européenne pour leur maintien : « Le fonctionnement imparfait du marché rend nécessaires les tarifs réglementés (…). La structure des tarifs répond à celle des coûts réels par catégorie de clients. (…) Les consommateurs valoriseraient également la stabilité et la visibilité du prix qu’ils paient pour leur approvisionnement en électricité (10). »

Pour les particuliers, une modification du mode de calcul des TRV, sous la pression des fournisseurs alternatifs, les vide de leur substance (11). Construits à l’origine pour refléter les coûts du système électrique français, ces tarifs doivent désormais exprimer le coût d’approvisionnement moyen d’un fournisseur alternatif. Les TRV sont ainsi devenus dépendants du cours mondial du charbon et du gaz, incontrôlable par la puissance publique. D’après la Commission de régulation de l’énergie, il s’agit d’assigner aux tarifs un objectif de « contestabilité », défini comme la « faculté pour un opérateur concurrent d’EDF présent ou entrant sur le marché de la fourniture d’électricité de proposer, sur ce marché, des offres à prix égaux ou inférieurs aux tarifs réglementés » (12). Ces tarifs deviennent, par construction, plus élevés que les offres des fournisseurs. L’Autorité de la concurrence s’était pourtant opposée à ce mode de calcul, jugé « défavorable pour vingt-huit millions de clients aux tarifs réglementés ». Dans un avis uniquement consultatif et sans suite, elle s’étonne : « L’application de cette méthode traduirait un changement de nature des TRV de l’électricité en France, qui consisterait à les transformer en un “prix plafond” du marché de détail, c’est-à-dire un prix représentatif des coûts des fournisseurs les moins efficaces (13). »

Les fournisseurs alternatifs et leurs promoteurs ont alors beau jeu de mettre en avant une étude récente de l’Observatoire mondial des marchés de l’énergie. Celle-ci souligne qu’un changement de fournisseur d’électricité générerait une économie modique de 44 euros par an en moyenne pour un particulier, soit 5 % de la facture (14)… C’est le résultat direct de l’augmentation des TRV pour satisfaire les opérateurs privés ! À première vue, le baromètre 2020 du médiateur de l’énergie semble accréditer une adhésion majoritaire au principe de la mise en concurrence des énergéticiens : 73 % des personnes interrogées estiment que l’ouverture du marché est « une bonne chose (15) ». Toutefois, seulement 14 % des sondés estiment que le processus de privatisation a entraîné une amélioration du service, et 31 % une baisse des tarifs.

« Le prix n’est pas le seul facteur pris en compte par le client, attaché à une qualité de service globale », assure M. Boudier. Les clients industriels manifestent, eux, un enthousiasme mesuré à l’heure du bilan. Pour M. Nicolas de Warren, président de l’Uniden, « l’ouverture à la concurrence a généré un fort développement de comportements et de phénomènes économiques et financiers “court-termistes”. Ceux-ci vont à l’encontre de la stabilité et de la visibilité indispensables aux producteurs ou aux consommateurs industriels, compte tenu de la lourdeur et de la longueur de leurs cycles d’investissement ».

Stabilité et niveau des prix sont des facteurs essentiels, mis en avant par les industriels comme par les particuliers. Bien que fortement dégradés, les tarifs réglementés à destination des particuliers représentent encore une valeur refuge pour 70 % de clients. Surveillés par l’État, ils protègent partiellement de la volatilité des prix de marché. Leur disparition abandonnerait les clients dans le maquis des offres opaques et du démarchage. Elle entérinerait la fin de l’égalité de traitement entre usagers.

Autre risque du démantèlement : la stabilité du système électrique. Le gestionnaire de réseau doit garantir à chaque instant l’équilibre parfait entre consommation et production, sous peine de coupures, voire de panne générale (comme la succession de coupures durant trente-huit jours en tout en 2000 et 2001 en Californie, une conséquence de la libéralisation du secteur). Pratiquement sans possibilité de stocker l’électricité et soumis à de nombreux aléas, en particulier météorologiques, l’exercice est très complexe. La multiplication des acteurs — producteurs et fournisseurs — qui doivent se coordonner au travers du marché n’induit pas seulement de nouveaux surcoûts : elle fragilise aussi l’équilibre de l’exploitation du parc de production. Dans un rapport de novembre 2019 (16), l’association européenne des gestionnaires de réseaux (Entso-e) pointe clairement la responsabilité du marché dans l’augmentation des instabilités, qui ont déjà conduit à deux épisodes de coupures en janvier et septembre 2019 en France.”

2 – Autre risque du démantèlement : la stabilité électrique. On ne peut pas confier à des marchands préoccupés du profit à court terme la gestion d’un système cohérent de production et de distribution d’un bien public !

Extrait de l’article du Diplo de février 2021

“Autre risque du démantèlement : la stabilité du système électrique. Le gestionnaire de réseau doit garantir à chaque instant l’équilibre parfait entre consommation et production, sous peine de coupures, voire de panne générale (comme la succession de coupures durant trente-huit jours en tout en 2000 et 2001 en Californie, une conséquence de la libéralisation du secteur). Pratiquement sans possibilité de stocker l’électricité et soumis à de nombreux aléas, en particulier météorologiques, l’exercice est très complexe. La multiplication des acteurs — producteurs et fournisseurs — qui doivent se coordonner au travers du marché n’induit pas seulement de nouveaux surcoûts : elle fragilise aussi l’équilibre de l’exploitation du parc de production. Dans un rapport de novembre 2019 (16), l’association européenne des gestionnaires de réseaux (Entso-e) pointe clairement la responsabilité du marché dans l’augmentation des instabilités, qui ont déjà conduit à deux épisodes de coupures en janvier et septembre 2019 en France.

Les élus locaux s’inquiètent également des effets d’une privatisation d’EDF sur la péréquation tarifaire. Aujourd’hui filiale à 100 % d’EDF, le très rentable réseau de distribution Enedis assure une desserte de tout le territoire au même prix. Demain, l’ex-ERDF ferait partie d’EDF Vert, promis à une entrée en Bourse. Des actionnaires privés accepteront-ils d’investir à perte dans les zones rurales, moins rentables que les grandes agglomérations ? Sans se prononcer sur Hercule, le directeur général de la Fédération nationale des collectivités concédantes et régies (FNCCR), M. Pascal Sokoloff, émet un jugement mitigé sur le processus. « Dans les années qui ont précédé la création d’ERDF, en 2008, EDF avait diminué sensiblement ses investissements de maintien du réseau. Avec pour conséquences une augmentation du nombre de coupures d’électricité, doublée d’une aggravation de la fracture territoriale », rappelle-t-il.

Avec le projet Hercule, la création d’une branche d’EDF destinée à être privatisée s’inscrit dans le désengagement de l’État vis-à-vis du solaire et de l’éolien, qui demanderaient pourtant des investissements publics importants. D’autant que la collectivité subventionne ces productions à travers des tarifs d’achat garantis : les investisseurs, privés pour l’essentiel, construisent des centrales en échange d’une rémunération garantie sur la durée de vie estimée des installations. Ce mécanisme de délégation de service public s’apparente au modèle des autoroutes. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, les rémunérations exigées par les investisseurs privés font grimper la facture. Car les investissements étant de très long terme, les coûts de financement représentent un paramètre essentiel. À ce jeu, les structures publiques en situation de monopole bénéficieraient pourtant de conditions imbattables, comme le rapportent les experts François Dauphin et Basile Bouquet à propos de la construction de la centrale nucléaire britannique de Hinkley Point : « Dans une étude de 2017, la Cour des comptes anglaise a estimé le coût complet à (…) 100 euros par mégawattheure pour une rémunération de 9 % (taux minimum pour une entreprise introduite en Bourse) (…) et à seulement 30 euros par mégawattheure en cas de retour attendu de 2 % (le taux où l’État français pourrait emprunter actuellement sur les marchés pour un investissement à cinquante ans) (17). »

3 – Nécessité d’une gestion centralisée pour adapter en permanence la production et gérer la distribution sur tout le territoire. Seul un grand service public peut accomplir cette tâche

On a vu les dégâts en Californie et en Grande Bretagne lorsque c’est confié au privé !

4 – Pour une transition énergétique qui assure la continuité du service public il faut une part suffisante d’énergie pilotable et modulable.

L’hydroélectrique et le nucléaire sont pilotables. La première étant la meilleure source car propre, mais dépendante de la géographie de notre pays, on ne peut pas construire des barrage partout !, et surtout ne pas les confier au privé alors que ce sont des biens communs. Le nucléaire est également modulable et il n’est pas sérieux de vouloir s’en passer dans l’état actuel des recherches. Éolien et solaire dépendent de la météo en permanence…


Tribune libre
Lutte pour le climat et l’énergie. Il faut refuser les impasses dans la production électrique !
Mardi 2 Février 2021 dans l’Humanité
Jean-Christophe le Duigou et Jean-Pierre Sotura, syndicalistes, anciens membres de la Commission de régulation de l’énergie (CRE)

Le débat sur les conditions de couverture à long terme de nos besoins d’électricité est important. Il n’est pas sûr que les études du type de celle réalisée par Réseau de transport d’électricité (RTE) et l’Agence internationale de l’énergie (AIE) à l’initiative du ministère de la Transition écologique, misant sur « le tout-renouvelable », soient très éclairantes. Elles installent l’idée que la solution aux enjeux climatiques se résumerait à la substitution d’énergies renouvelables aux capacités de production d’électricité nucléaire. Cette idée est erronée tant sur le plan technique que du point de vue économique, sociétal et politique. Elle conduit à une impasse.

Le changement climatique est causé par les émissions de CO2. L’objectif est donc de développer l’utilisation de sources d’énergie non émettrices de ce gaz, non de réduire celles qui répondent dès aujourd’hui à ce besoin, au premier rang desquelles figure le nucléaire. Les rapports du Groupe intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) s’inscrivent en faux face au raccourci « non émetteur de CO2 = renouvelable » qui domine le débat énergétique en Europe.

Sur le plan technique la montée en puissance des énergies renouvelables se heurte à de sérieuses difficultés, compte tenu de leur caractère intermittent et non pilotable.

Pour pallier cette intermittence, l’étude RTE-AIE énumère les conditions techniques indispensables : équiper le pays d’installations de stockage de l’électricité à « grande échelle », dont le coût et la faisabilité ne sont pas acquis ; multiplier les lignes à haute tension pour profiter des décalages géographiques de production éolienne et solaire ; investir dans des équipements stabilisant de la fréquence du courant. S’y ajoutent des contraintes sociétales aujourd’hui inconnues : la demande des usagers deviendrait directement pilotée par le gestionnaire du réseau électrique. En cas de vent faible et de soleil couché ou voilé, les usagers verraient automatiquement leur chauffage baisser, leur chauffe-eau coupé, la recharge de leur véhicule électrique différée, voire leur plein déchargé pour produire l’électricité que les éoliennes et les panneaux solaires ne produisent pas…

La plupart des études sont muettes sur la dimension financière et les surcoûts générés par la sortie du nucléaire. Au mieux elles sous-estiment les coûts de renforcement du réseau électrique et de stockage du renouvelable. Elles ne prennent pas en compte la charge que représentent les tarifs préférentiels de rachat étalés sur quinze ou vingt ans et l’avantage lié à une priorité d’injection quasi inconditionnelle. Les scénarios associés au « tout-renouvelable » s’appuient sur des hypothèses de réduction drastique de la consommation électrique qui mettent en cause la plupart des activités industrielles et l’accès à l’énergie pour tous. Cette approche s’inspire des thèses malthusiennes de négaWatt.

De plus, les experts s’accordent à dire que l’éolien et le solaire sont beaucoup plus consommateurs de matières premières, et notamment de terres ou métaux rares. L’étude RTE-AIE le mentionne, sans toutefois en souligner l’importance écologique.

Enfin le choix de chercher à se passer coûte que coûte du nucléaire comporte un risque politique majeur en termes de souveraineté. Comme en matière alimentaire et sanitaire, la souveraineté énergétique est fondamentale. Après le passage d’Alstom sous pavillon américain, le non-renouvellement du parc nucléaire que visent à justifier les scénarios 100 % renouvelables conduirait à la liquidation des atouts de la France dans le nucléaire civil. La France serait alors complètement dépendante pour son approvisionnement électrique comme elle l’est déjà pour le solaire vis-à-vis des productions chinoises et pour l’éolien avec les producteurs danois ou allemands. De fait, elle serait demain fortement dépendante des productions thermiques, charbon et gaz, de ses voisins européens pour assurer l’équilibre production-consommation. Si chaque pays européen procédait de la sorte, c’est toute l’Europe qui risquerait le black-out. Sombre perspective dont on peut conjurer la réalisation.

 

Quelques liens :

La France a besoin d’électricité pilotable selon Laurent Heredia de la Fnme-CGT

Les dangers du projet Hercule, article précédent dans ce blog

Lettre au premier ministre adressée le 1er février 2021 par des parlementaires et des organisations syndicales

Qui veut la mort d’EDF ? Un article du Monde Diplomatique de Février 2021

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Sur energie-publique.fr un dossier bien documenté et une pétition en ligne

www.energie-publique.fr

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Hercule, pour casser EDF – Un projet dangereux qui en plus nous couterait cher.

Le processus est bien connu. Au début de la “libéralisation” donc privatisation, beaucoup d’entreprises, y compris des petites, se lancent dans une concurrence provisoire. Certaines proposent des prix très intéressants afin de prendre des parts de marché. Nous avons tous reçu des coups de fil intempestifs de “partenaires d’EDF”, parce que ça rassure, mais en réalité dépeceurs d’EDF.
Puis les petites sont avalées-achetées par les plus grosses. Au bout d’un moment il en reste peu, elles s’entendent, il se créé des monopoles qui alors font lea loi pour le seul bien des actionnaires. Ici il s’agit de l’Espagne. mais souvenons-nous de la douloureuse expérience de la Californie où la société privée a organisé une grande panne-pénurie-chantage afin d’obtenir satisfaction (cf le documentaire de Gilles Balbastre “EDF, les apprentis sorciers”).

 

Nous avons plus que jamais besoin d’un grand service public de l’énergie.

https://cgt-edf-recherche.fr/service-public-de-lelectricite-en-danger/

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Sur energie-publique.fr un dossier bien documenté et une pétition en ligne

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Le lien : https://www.convergence-sp.fr/pour-un-veritable-service-public-de-lenergie/


Un article à ce sujet dans Basta! : Consensus politique et syndical pour que EDF soit un service 100% public

https://www.bastamag.net/Consensus-politique-et-syndical-pour-que-EDF-soit-un-service-100-public

Et un article  dans Ouest France du 28 janvier 2021, par Tristan Foveau dans la rubrique Réflexion

L’article en PDF


Et sur le site d’ATTAC France, en date du 28 janvier 2021

https://france.attac.org/nos-publications/notes-et-rapports/article/note-pour-un-service-public-de-l-energie-au-service-des-usager-es-et-des

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Sur energie-publique.fr un dossier bien documenté et une pétition en ligne

www.energie-publique.fr

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La macronie s’attaque aux libertés. Démocratie en danger !

Autoritarisme. Répression. Violences policières.Restriction de la liberté d’informer. État d’urgence permanent. Manipulation. Mensonge permanent. Loi Sécurité globale. Fichage-flicage  des opinions. Chasse aux migrants. Fricottage avec l’extrême droite. Nominations de copains-coquins à des postes importants. Atteinte aux droits sociaux : code du travail, sécurité sociale, retraite…

Cela dépasse les bornes. N’attendons pas qu’il soit trop tard pour réagir…

Après les événements survenus à Washington, Macron et ses amis politico-médiatiques en ont plein les bouches du mot “démocratie”.
Quand on affiche plus d’une centaine d’éborgnés, plusieurs centaines de blessés, des milliers d’interpellations, on adopte un profil bas en balayant devant sa porte.
 

Depuis la Guerre d’Algérie on n’a jamais assisté à un tel climat répressif !

Dans son dernier ouvrage On est là ! La manif en crise, l’historienne Danielle Tartakowsky, spécialiste de l’histoire des mouvements sociaux, décortique les mutations de la manifestation sur les cinquante dernières années. Entretien dans Bastamag

Appel de la Ligue des Droits de l’Homme

Le 14 janvier 2021 – Tribune collective “Nos libertés sont en danger ! Le 16 janvier, reprenons la marche”

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Vers un régime autoritaire et répressif..

Loi de “Sécurité Globale”
après l’utilisation de truands (Benalla et bien d’autres maintenant),  le 49.3, les ordonnances, , la nature du pouvoir se précise…L’État d’urgence, le Conseil de sécurité maison sans aucun contrôle démocratique. Macron et  sa ba,de profitent de la situation sanitaire pour s’attaquer au code du travail, au code pénal, aux libertés individuelles.

Répression, atteintes aux libertés, mise au pas des journalistes… il y a de quoi être inquiets.
Même l’ONU pointe la France ! La ligue des Droits de l’Homme appelle à manifester.. et à interpeler les élus.
La Commission européenne “s’inquiète”.
Le droit à l’information est de plus en plus attaqué.

Sommes nous encore en démocratie ? Les régimes autoritaires ne sont-ils qu’ailleurs ?

Et bien sûr la députée Liliana Tanguy a voté POUR la loi Sécurité Globale ! Cette ex-socialiste approuve la lepenisation du pouvoir…. Triste…

Voir l’article associé à cette page sur le blog du PC bigouden

Appel lancé par la Ligue des Droits de l’Homme

à un rassemblement contre le loi sécuritaire du gouvernement

jeudi 26 novembre à 18h  devant la mairie de Quimper.

La section LDH Françoise Bosser s’inquiète des atteintes aux droits civils et politiques dont au moins 3 articles de la loi relative à la sécurité générale sont porteuses. Ces inquiétudes ne sont aucunement levées par les modifications apportées à la va-vite par le Ministre de l’Intérieur.Si nous reconnaissons le rôle primordial des forces de maintien de l’ordre, la nécessité de ne pas entraver leur action ainsi que le droit à l’image et à la vie privée des individus faisant partie de ces forces de l’ordre , nous ne pouvons accepter, comme le souligne d’ailleurs le Haut-Commissaire aux Droits de l’Homme de l’ONU, que des mesures prises pour les protéger, le soient au détriment des autres citoyens, de l’État de Droit, ni des libertés fondamentales.Notre section rappelle en particulier, que l’existence d’une presse et d’autres moyens d’information libres, sans censure ni entraves, sont la clef de voûte de toute société démocratique. A ce titre, l’information du public et la publication d’images et d’enregistrements relatifs à des interventions de police sont non seulement essentiels pour le respect du droit à l’information, mais elles sont en outre légitimes dans le cadre du contrôle démocratique des institutions publiques.

Ne nous laissons pas intimider par une pression visant à dissuader de manifester. Voici un exemple de dérogation à signer (exemple utilisé le 21 novembre à Annecy pour un rassemblement identique)

Réflexion : Beaucoup de personnes ont voté Macron au 2e tour de la présidentielle pour éviter Le Pen. En fait nous avons obtenu  un mélange des deux…

Pour 2022 ce qu’il faut c’est d’abord une plateforme commune de la gauche avant de lancer un bal des égos. Ce projet commun doit comporter en priorité une nouvelle constitution avec la suppression de la dangereuse ‘élection présidentielle au suffrage universel (avec match imposé entre 2 candidats seuls au 2e tour).

C’est ce système qui fait que nous désignons pour 5 ans un individu-roi qui a tous les pouvoirs et fait ce qu’il veut sans avoir de comptes à rendre.
C’est aussi ce système qui fait que déjà des personnages bourrés d’ambition et imbus de leur personne essaient une OPA sur cette “élection”.
L’ensemble de la gauche devra désigner celle ou celui qui acceptera d’appliquer son programme sous le contrôle des différentes organisations concernées. Attention donc !

 

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La grande misère des hôpitaux. Ce n’était pas une fatalité. Il y a des responsables.

Manque de lits et de personnel dans les hôpitaux. Surmenage des personnels.
On les connait les coupables : ils se nomment Sarkozy, Hollande, Macron.
Pour que leurs amis de la finance se goinfrent ils ont sacrifié Santé, Éducation, et tous les  Services publics.
A quand un tribunal populaire pour les juger ?
Oui si nous sommes dans cette situation face à  cette crise, c’est parce que depuis des années les hôpitaux ne sont plus gérés comme des services publics dans l’intérêt général mais comme des entreprises qui ne doivent pas couter un sou à  la collectivité publique
Pire on laisse tomber ce qui est “rentable” sans gros investissement autrement dit rentable à  court terme.
C’est la logique libérale qui démantèle les services publics et abandonne des plans entiers de la population, là où ils s sont le plus nécessaires : les quartiers les plus pauvres et les territoires
ruraux 
Quand va-t-on être capable de faire un large rassemblement pour dénoncer tout cela afin de nous éviter de nous retrouver obliger de choisir entre la peste et le choléra.”

(Marie-Christine Vergiat, ex députée européenne du Front de Gauche,  sur Facebook à propos de l’image ci-dessus)

Et ce que Macron n’a bien sûr pas dit dans son discours du 28 octobre :

Le gouvernement continue de supprimer des lits !

Voir la carte des suppressions (article de Bastamag du 29 octobre)
 
Un exemple parmi d’autres, en Essonne :
 
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Notre ami Christian Lasson victime d’un accident de mer.

photo Archives Ouest France

Terrible nouvelle, Christian Lasson victime d’un accident avec deux membres de sa famille lors d’une sortie en mer à St Guénolé le 14 octobre.

“Tout ce qui est humain est nôtre ! “ Cette belle devise du Secours populaire ui allait parfaitement.

Christian était secrétaire de la section locale du Secours Populaire.

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Liliana Tanguy tueuse d’abeilles..

Néonicotinoïdes : la députée de notre circonscription Liliana Tanguy a voté le 6 octobre dernier pour  l’autorisation des pesticides néonicotinoïdes. 
Où est la pseudo sensibilité environnementale de cette personne en favorisant la mise sur le marché d’insecticides tueurs d’abeilles ?

Venue du parti socialiste et passée chez Macron en 2017, la députée dans tous ses votes s’est trouvée du mauvais coté (retraite, code du travail, etc.). Aura -t-elle le courage un jour de nous faire un compte*rendu public de son mandat ?

Il faut également que toutes les personnes ayant voté pour elle en 2017 se posent des questions, et en tirent des leçons..

L’ensemble des votes à l’Assemblée Nationale du 6 octobre 2020 :

En Marche (271) 175 pour, 32 contre, 36 abstentions
Républicains (104) 67 pour, 21 contre, 9 abst
Modem (56) 38 pour, 9 contre, 4 abst
Socialistes (30) 2 pour, 28 contre
Agir (19) 13 pour, 4 contre, 1 abst
UDI (17) 7 pour, 5 contre, 3 abst
Eco (15) 15 contre
FI (17) 17 contre
PCF-GDR (16) 16 contre
Marine Le Pen a voté pour, et De Rugy s’est éclipsé avant le vote !

Voici le lien donnant l’ensemble des votes à l’Assemblée Nationale du 6 octobre 2020.

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La pauvreté explose ! Cri d’alarme du Secours Populaire..

Le taux de pauvreté, déjà scandaleusement élevé en France, pays riche, a explosé avec la crise du Covid.

Le baromètre réalisé par le Secours Populaire dresse un constat inquiétant sur l’impact de la crise économique.

Lire la suite…

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Ensemble pour le Fret Ferroviaire !

Ferroviaire. « Ensemble pour le fret », le contre-plan de relance de la CGT

(voir en fin d’article la vidéo du débat sur ce sujet à la fête de l’Humanité)

l’Humanité Lundi 21 Septembre 2020, Marion d’Allard

Le syndicat a travaillé 13 propositions pour relancer le transport ferroviaire de marchandises.
Il préconise des investissements massifs sur le réseau et la sortie des logiques libérales.

Mille Perpignan-Rungis en 2050 ! Derrière la phrase choc, « c’est l’urgence de définir des objectifs que nous avons voulu marquer », explique Laurent Brun. En se saisissant du symbole de l’abandon du dernier train de produits frais – à l’arrêt depuis 2019 –, la CGT cheminots, qui présente ce lundi son plan de relance du fret ferroviaire, entend répondre aux postures volontaristes du gouvernement et de la direction de la SNCF. Le premier syndicat de la SNCF fixe donc un cap ambitieux : atteindre, d’ici à 2050, 25 % de parts modales pour le transport ferré de marchandises, contre 9,5 % aujourd’hui. Un horizon « et une méthode de suivi très précise », ajoute son secrétaire général qui rappelle que « des objectifs, l’État en a fixé des dizaines, comme en 2007, lors du Grenelle de l’environnement. Aucun ne s’est réalisé ».

Lire la suite…

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Bretagne : Institut de Locarn, un lobby puissant, méconnu et trouble

On y retrouve pêle-mêle patronat, opus dei, autonomistes, politicarts, bonnets “rouges”… un cocktail surprenant mais pas si illogique que cela..

Lien vers le blog de Françoise Morvan

L’Institut de Locarn

L’Institut de Locarn

Abordant ce sujet également 2 émissions de Là-bas si j’y suis

https://la-bas.org/spip.php?page=article&id_article=3256

https://la-bas.org/spip.php?page=article&id_article=3257

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Le monde libre selon Ouest France

 la Une de Ouest France du 8 mai 1954.

L’armée française d’occupation vient d’être chassée à Dien-Bien-Phu par les Vietnamiens.
Le titre de Ouest France est :

“La nouvelle a été accueillie dans tout le monde libre
avec une immense tristesse.”

Quel aveu ! Le “monde libre”, le nôtre bien sûr, était donc “triste” qu’un pays occupé  aille vers sa liberté.
Le “monde libre” occupait de nombreux pays colonisés au nom de la “liberté”.

Notons que la devise de Ouest France est “justice et liberté” !
Justice pour qui ? Liberté pour qui ?

Oui il y a bien deux camps, et le mot “libre” deux usages.

L’occupant français ayant été chassé du Vietnam, c’est un autre représentant du “monde libre” qui a pris la suite, les USA…
Et les Vietnamiens ont continué à être massacrés, bombardés, brulés par le napalm, avec le soutien total du “monde libre”.
Cela continue : c’est encore le “monde libre” qui soutient l’apartheid d’Israël et l’occupation de la Palestine.

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Jeudi 17 septembre 2020 reprenons la lutte. Rassemblement à Quimper 10h30 place de la Résistance

Le tract unitaire en PDF, cliquer sur ce lien

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6 aout au Menez Hom rassemblement organisé par le Mouvement de la Paix

Pour le désarmement nucléaire, le 6 août 2020 au Menez-Hom, 75 ans après les bombardements d’Hiroshima et de Nagasaki.

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