CCPBS Pays bigouden Sud, Service public de distribution de l’eau. Où en est-on ?

Le contrat actuel de délégation de service public confié à la SAUR arrive à échéance le 31/12/2020.
Afin de prévoir le mode de gestion à partir du 01/01/2021 la Communauté de communes CCPBS a demandé un rapport au cabinet Espelia, rapport sorti en janvier 2019.
Le Conseil Communautaire du 07/03/2019 a examiné le principe de reconduite de la délégation de service public qui serait attribué pour un durée de 10 ans à partir de 2021.
Deux conseillers communautaires ont fait remarquer qu’il serait opportun de réfléchir à une reprise en régie en avançant le fait que “l’eau est un bien commun, que nous mettons dans les mains d’un service privé“. Le Conseil communautaire, avec 2 voix contre et une abstention, a approuvé le principe de la délégation de service public.

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ADMR en colère ! Guilvinec, Tréffiagat, Loctudy

L’article du journal Le Télégramme :

Personnels de l’ADMR du Guilvinec -Treffiagat – Léchiagat en grève, mardi après-midi.
Les salariés de l’ADMR du Guilvinec, Treffiagat et Léchiagat étaient en grève devant les locaux de l’ADMR du Guilvinec, soit environ une quarantaine de personnes du secteur du maintien à domicile des personnes dépendantes qui ont cessé le travail durant trois heures, mardi après-midi. Quelques élus de Tréffiagat sont venus les soutenir. Côté revendications, la grève est motivée par les difficultés qui sous-tendent à la branche aide à domicile, au premier rang desquelles le manque de moyens au plan national. Un salaire brut moyen de 972 € après quinze années d’ancienneté, des temps partiels subis, un taux d’accidents de travail dépassant celui du BTP… Les demandes consistent dans la mise en place de financements pérennes et adaptés, une revalorisation des salaires via la hausse de la valeur du point, une amélioration des carrières, notamment avec la validation des acquis de l’expérience. Un courrier en ce sens a été remis à la permanence de la députée Liliana Tanguy, à Pont-l’Abbé, sollicitant une rencontre afin de mieux décrire les temps partiels, les plannings morcelés, l’usure des véhicules personnels…
© Le Télégramme https://www.letelegramme.fr/finistere/le-guilvinec/admr-personnels-en-greve-mardi-09-10-2019-12404118.php#ZGUkfC16wPckq4tl.99
 
L’article du journal Ouest-France

Une aide à domicile de Haute Corse a écrit au Président de la République (article de presse, cliquer sur ce lien)

Si vous n’avez pas eu accès à l’article avec le lien précédent, le voici en PDF

Voici sa lettre (cliquer sur cette autre lien)

Mardi 8 Octobre Rassemblement pour les retraites à Pont L’Abbé et Action des personnels ADMR

Rassemblement organisé par la coordination CGT-FSU-LSR-FGRFP
mardi 8 octobre à 10h30 Pont L’Abbé place de la République devant la Poste.

Manifestations dans tous les départements.

* Le tract intersyndical

* Un dossier sur la réforme retraite à points de Macron

Le 8 octobre également les personnels ADMR de Tréffiagat, Guilvinec, Loctudy seront en grève

À l’appel du mouvement national des Professionnels des établissements pour personnes âgées et des services d’aide, de soins et d’accompagnement à domicile, les salariés de l’ADMR du Guilvinec et Loctudy ont décidé de se rassembler devant les locaux de l’ADMR du Guilvinec le mardi 8 octobre de 14 h à 17 h pour alerter la population sur leurs conditions de travail dans un secteur oublié des pouvoirs publics et ils invitent la population, les élus, les personnes aidées et leurs familles à venir les soutenir.

Santé. Le CHU de Guadeloupe craque de toutes parts ! Où sont passés les généreux donateurs milliardaires de Notre Dame ?

En Novembre 2017 un grave incendie a partiellement détruit l’hôpital de Pointe-à-Pitre.
Les médias ont-ils fait une campagne pour financer sa reconstruction ? Que choisir dans l’urgence : un hôpital ou une cathédrale ?

2 ans plus  tard la situation est catastrophique. Que fait le pouvoir ?
Il arrose les multinationales. La santé n’est absolument pas sa préoccupation.

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La députée Liliana Tanguy a voté pour le CETA, dangereux traité transatlantique entre l’UE et le Canada !

Le Collectif bigouden Stop TAFTA-CETA a envoyé une lettre ouverte à la députée pour protester contre ce vote lamentable.
Elle se moque de l’environnement, de l’agriculture, de la santé, du social, et se range comme 266 godillots macroniens du coté des lobbies.

Lettre à Madame Tanguy Députée de la 7ème circonscription du Finistère

L’article de Ouest France :

Vidéo – Histoire de la Résistance en Pays Bigouden – Conférence du 14 juin 2019 à Lesconil

 

250 personnes présentes à la conférence !

La soirée a été filmée par la fédération PCF du Finistère

Le site Internet : www.bigouden1944.wordpress.com

 

et un autre site de G.B. sur l’histoire locale,
les luttes des sardinières à Douarnenez et au Pays Bigouden il y a un siècle : www.sardinieres.wordpress.com

 

La Poste : la “réforme” appelée “tournée sacoche” crée la pagaille. Régression dans le service.

Dans un monde civilisé toute réforme devrait se traduire par une amélioration de la situation, sinon pourquoi changer ce qui va bien ? Mais dans notre système du libéralisme c’est toujours l’inverse… Réformer pour casser, avec comme but unique de réduire les coûts et augmenter les profits. Qu’importe l’être humain.
Dans ce cas précis tout le monde trinque : les employés de la Poste sont méprisés et leur travail devient insupportable, et les usagés reçoivent leur courrier de plus en plus tard, et certains jours pas du tout.

Un exemple : tel usager recevait son journal du matin le matin, il y a quelques années. Puis il l’a reçu à midi, puis ensuite vers 13h30, et depuis mardi vers 14h. Et quand le facteur est de repos, c’est le lendemain, car il n’est plus remplacé ! Après la prochaine réforme il recevra son journal du matin le lendemain, et à la suivante tous les journaux de la semaine le lundi suivant, si ça continue….

Jour de lancement au Guilvinec : Le courrier est récupéré sous la pluie, mal trié, et les tournées sont rallongées de façon insupportable.

Avec la Santé, et l’École, le gouvernement continue la casse des Services Publics, du coté de La Poste.

L’article du Télégramme, reportage au Guilvinec :

https://www.letelegramme.fr/finistere/pont-labbe/facteurs-pagaille-a-la-tournee-sacoche-10-05-2019-12280213.php

L’avis de la CGT (facebook) :

Isabelle Coat-Le Guillou

11 mai, 20:46

Depuis le 7 mai, la Poste a passé en force la nouvelle organisation du travail des facteurs du Guilvinec et Penmarch pour mettre en place des tournées sacoches. Cette réorganisation est uniquement dictée par la productivité en supprimant 7 tournées sur le site de Pont l’Abbé, dont dépendaient ces facteurs.
Du côté des facteurs, le déchargement du courrier, des colis et recommandés se fait à même le camion, exposés aux intempéries. Les facteurs qui ont été dépossédés du tri de leurs tournées, se retrouvent à faire 6h45 de distribution de tournées désordonnées car classées par d’autres à Quimper. Au delà des conditions de travail dégradées, c’est également l’isolement des agents et la casse du métier de facteur que la Poste opère.
Du côté des préparateurs à Quimper, les conditions de travail ne sont pas meilleures. Ils doivent trier et classer les tournées en moins de 2h, en sous effectifs, et dans une salle où la chaleur dépasse l’entendement. Du coup, tout le courrier n’a pas le temps d’être trié et mis en case. Ils ont, à juste titre, le sentiment d’un travail mal fait.
La CGT avait pourtant proposé une autre organisation du travail en accord avec les facteurs. Cette proposition n’a même pas été étudiée par la direction de la Poste.
Malgré une opposition au projet de la Poste à l’unanimité des organisations syndicales au CHSCT, puis par 2 fois au Comité Technique, la Poste a mis en place cette organisation du travail en passant en force.
Elle est la seule responsable de la dégradation de la santé physique et psychologique des agents en souffrance et de la dégradation de la qualité du service public postal.
Le temps est venu pour les agents de se rebeller pour ne plus subir ces organisations du travail destructrices!!!!!

Article de Ouest France le 14 mai 2019 :

Article de Ouest France le 17 mai 2019

Transport de marchandises : changeons d’ère !

Certains d’entre vous ont vu le très bon documentaire “Putains de camions” sur Arte le 7 mai.(visible en replay encore quelques jours). Pour une fois on pouvait dire “Vive la Suisse !”.

Sur ce sujet, et la casse voulue du fret par les gouvernements européens (voir “les cars Macron”), voici un film de Gilles Balbastre.

Gilles Balbastre a aussi réalisé en 2018 le documentaire “Main basse sur l’énergie” à propos du bradage des biens publics de l’énergie par Macron et son équipe.

Transport de marchandises : changeons d’ère !

 

Barrages, aéroports, autoroutes, tout cela nous appartient ! Non aux cadeaux aux capitalistes et à leurs actionnaires. Macron brade le patrimoine de notre pays.


Aéroports, Macron veut donner ADP au privé : l’article du journal L’Humanité

 
 

Interview du sénateur Fabien Gay dans La Midinale de Regards, le 13 mars 2019

 

Énergie, électricité

Les barrages hydroélectriques, un fleuron de notre patrimoine que Macron et ses godillots veulent donner aux requins

 

et, en plus, la CRF – Commission de Régulation de l’Energie – cherche à obtenir la désintégration d’EDF !

Voici à ce sujet un article remarquable Mediapart 11 mars 2019, qui éclaire les mécanismes de régulation du marché de l’électricité depuis la loi NOME et l’ouverture à la concurrence, même pour des non initiés !

Il explique, en 15 pages documentées et pédagogiques, comment la CRE cherche à obtenir la désintégration de l’entreprise pour les intérêts de quelques-uns.

  • Tout d’abord la CRE décide d’augmenter le prix de l’électricité de telle façon que le plus mauvais des fournisseurs privés puisse damer le pion à EDF.
  • Puis elle veut imposer un mécanisme de distribution de l’électricité au prorata des besoins des fournisseurs : au nom d’une concurrence « libre », EDF devrait appliquer le même taux d’écrêtement que ses concurrents dans ses offres sur le marché de détail. 25% de l’électricité fournie aux clients d’EDF (ménages ou entreprises) facturée à un prix de marché calculé par la CRE ! Et demain, combien ?
  • Enfin, elle instaure une « clause de rattrapage » qui force la main au gouvernement en alourdissant la facture de plus en plus si ces dispositions étaient différées.
  • Tout ceci revenant à modifier l’organisation du groupe et lui imposer un éclatement par la simple voie réglementaire.

Autoroutes, une rente offerte au capital.

Proposition de loi du Groupe Communiste (CRCE) au Sénat
relative à la nationalisation des sociétés concessionnaires d’autoroutes

En liaison avec des articles précédents : 

Énergie : bien public ou source de profit

Energie : libéralisation = jungle

 

Dimanche 3 février 2019 à 17h au Patronage Laïque de Pont L’Abbé Conférence-débat sur la menace contre les retraites avec le projet Macron de retraite à points.

Conférence-débat proposée par un collectif de 8 organisations.

Le tract invitation en pdf, à diffuser à vos contacts.
Si vous acceptez d’en distribuer merci de vous signaler sur le formulaire de contact, ou à frontdegauche.pb@gmail.com

Retraites : réforme Macron Medef

Un résumé :

Alerte ! La plus grande attaque jamais vue contre notre système de retraite

Le gouvernement a annoncé une réforme de notre système de retraite pour 2019.

De l’avis des experts, il n’y a pourtant pas, aujourd’hui, nécessité d’une réforme pour raisons financières.

Les raisons en sont toute autres !

Origine de notre système :

Il date de la création de la Sécurité sociale à la Libération.

Fondée en 1945, sur les bases du programme du Conseil National de la Résistance, la Sécurité Sociale s’est substituée aux premières formes très incomplètes de protection sociale arrachées au patronat par les luttes ouvrières du début du XXe siècle. Elle est un droit fondamental pour tous les citoyens, conçue à l’origine pour demeurer sous leur contrôle. Elle a été créée par le ministre du Travail Ambroise Croizat (ouvrier métallurgiste à 13 ans, puis député communiste). Elle est alors financée par des cotisations sociales (salaire socialisé) indépendantes du budget de l’État.

Elle a pour but de protéger tous les individus contre les aléas de la vie réunis dans un seul ensemble cohérent : Maladie – Famille – Vieillesse (donc Retraite).

Cette création est basée sur le principe de solidarité.
Certains régimes spéciaux vont encore plus loin (1)  .Ce n’est pas un problème, le piège serait de les opposer.(2)

Par répartition

Le système édifié par Croizat fut celui de la cotisation et non de l’impôt. Une cotisation du salarié et une cotisation de l’entreprise prise sur la valeur ajoutée. Un financement solidaire (les actifs cotisent pour payer les retraites de leurs prédécesseurs et ainsi de suite.

Nombreuses attaques successives

Les ordonnances de 1967, la CSG de Rocard en 1990, la loi Balladur de 1993, le plan Fillon de 2003, le plan Juppé, etc.. En fait, à chaque quinquennat !

Macron se situe dans le prolongement de ces régressions, mais avec, en plus, un tournant fondamental

Vers un système à points

On sait ce qu’on cotise mais on ne sait pas ce que l’on touchera !

C’est un changement complet de principe, une contre révolution, une rupture historique majeure, la fin du principe de solidarité.

Cette réforme induirait un mécanisme individuel lié au parcours des cotisants.

De leur entrée au travail jusqu’au moment où ils prennent leur retraite, les attributaires disposeraient ainsi d’une sorte de tirelire pour puiser au moment de leur départ la pension qui “serait” en valeur égale à ce qu’ils auraient pu verser  Rien ne parait figurer dans cette perspective, pour la prise en compte des aléas de la vie : précarité au travail, maladie, chômage, périodes consacrées à l’éducation des enfants, etc.

Tout le contraire d’une retraite solidaire telle que celle instituée de 1945 à 1947, et les femmes en seraient les premières victimes.

Une régression sociale : baisse importante des retraites, augmentation de la pauvreté.

Invitation à compenser par recours à la capitalisation avec tous les risques que cela comporte (ex : fonds de pension)

En Suède où le système par points a été adopté il en a résulté une diminution des pensions de l’ordre de 30%.

C’est en lien avec la politique d’ensemble de ce pouvoir, avec sa soumission aux marchés financiers.

Dans la même logique que les attaques contre les Services Publics, le Code du Travail, la SNCF, la santé, etc.…

Il s’agit de faire baisser la part des salaires dans la répartition de la richesse ce qui implique la précarité, et les salaires bas

C’est un choix stratégique fondamental, un choix idéologique, un choix de classe, car en fait il n’y a pas de menace actuellement dans les budgets correspondants.

Il faudrait, au contraire, aller vers un progrès. Des propositions existent

Essentiellement une retraite à 60 ans au taux de remplacement de 75%

Pour cela bien sûr il faut prendre pour les retraites une part plus grande dans la répartition des richesses.

Si on veut une part de gâteau suffisante pour les retraites, la sécurité sociale, les salaires, les services publics il faut aussi un gâteau plus gros.

Le problème c’est qu’aujourd’hui, celui qui décide du gâteau, de sa recette, de sa taille, de la part à distribuer, c’est le capital !

Nous avons besoin d’une part de gâteau plus grande dans un gâteau plus grand. Or c’est le capital qui décide, c’est donc l’ennemi

De nombreuses études montrent l’importante incroyable du coût du capital (3)   C’est le capital qui ruine notre pays.

Son mode de fonctionnement est néfaste, inefficace, et dangereux (voir les crises successives).

Remettons en cause de cette façon de gérer l’économie

Oui c’est possible. En changeant complètement d’orientation.

Éradiquer le chômage, sécuriser l’emploi : il en résulterait un gain de productivité à utiliser pour une diminution du temps de travail, une formation professionnelle pour tous.

10% de chômeurs c’est une création de richesse perdue, c’est 10% de personnes qui ne peuvent pas contribuer, participer, qui ne cotisent pas.

Il faut une revalorisation du Smic avec répercussion sur tous les salaires et sur les pensions Le coût en serait compensé par la création de ressources : emploi, offre, création de richesse.

Des milliards en plus de création de richesses. Et si masse salariale augmente les cotisations augmentent.

Les cotisations sociales des entreprises doivent être modulées en fonction de leur politique sociale (emploi, salaires, formation, investissements..).

Les revenus financiers des entreprises doivent être prélevés comme les autres.

Conquérir de nouveaux pouvoirs des salariés pour imposer d’arrêter de financer la spéculation mais au contraire de favoriser l’investissement.

L’Union Européenne actuelle a été créée pour empêcher tout pays membre de choisir une autre voie que celle qu’elle impose.

Remettre en cause la BCE qui prête aux banques à 0% ou même à des taux négatifs sans aucune conséquence positive. Cet argent sert à la spéculation. Il faut changer les critères et réorienter les crédits vers les services publics, l’emploi, les collectivités locales.

Condamner oui, mais s’engager vers une alternative.

Le système de 1945 n’a jamais été digéré par les puissants. Un grand patron a même dit : “c’est du communisme”.  Oui ! Et c’est ce qui explique leur hargne.

Les arguments de Macron

L’idée retenue étant la simplification et l’égalité des droits entre citoyens concernant leur retraite avec une seule façon de la calculer, quelle que soit la situation des intéressés. Pour le financement, le candidat président avançait dans son programme électoral l’objectif : “Pour un euro cotisé, un euro versé.”

Le projet présidentiel vise à une refonte et à une simplification du système au prétexte d’égalité dans les droits. Cela peut paraître de bon sens, mais ne nous y trompons pas ; d’une part on ne peut rayer d’un trait de plume des droits que les salariés se sont acquis par les luttes ; d’autre part, l’objectif final est d’aller vers l’individualisation et la capitalisation pour la satisfaction du monde de la finance. Par ce biais, le patronat verrait ses charges s’alléger, la CSG, dont les salariés sont les tributaires essentiels, devenant la source principale du nouveau système.

Plus d’égalité !!!

Ce choix incite à la compétitivité et augmente des inégalités, c’est absolument pervers, idéologique.

Il ramène à des situations individuelles opposé de la solidarité.

L’objectif présidentiel est avant tout de saper la solidarité qui est à la base des différents régimes, de fusionner le régime général de la Sécurité Sociale, les retraites complémentaires Agirc-Arrco, celui de la Fonction Publique, les régimes spéciaux, sans oublier les non-salariés, en un seul régime de retraite dit universel.

1€ cotisé=1€ restitué !

Également fallacieux et pervers. La valeur du point lors du départ à la retraite serait fonction de la valeur du PIB, de l’espérance de vie, de l’humeur du capitaine du moment. Aucune garantie…

Les années de précarité ne sont pas actuellement prises en compte, elles le seront dans ce cas intégrées dans le calcul fait sur toute la carrière. Rien que cela implique une chute des pensions de 20 à 25%

Simplification

Un seul régime de retraite pour tous ?
C’est mettre fin aux régimes spéciaux et procéder à un alignement par le bas.

Aujourd’hui, par exemple, supprimer l’accès au statut pour les nouveaux embauchés à la SNCF c’est inéluctablement condamner les salariés actuels à ne plus avoir, d’ici vingt-cinq ans, les droits pour lesquels ils cotisent aujourd’hui. Leur régime de retraite sera financièrement exsangue faute d’alimentation. C’est un alignement par le bas, et une rupture de contrat.

Ainsi le tour serait joué : ce ne serait pas le régime général de la Sécurité Sociale qui rejoindrait les régimes spéciaux et celui de la Fonction publique, mais, au contraire, ces derniers qui seraient contraints de s’aligner sur le moins-disant.

Convaincre car cela nous concerne tous.

Les retraités actuels seront aussi touchés.

Les jeunes qui souvent partent battus “je n’aurai pas de retraite”. On constate là le ravage déjà accompli par l’idéologie dominante.
Une partie de la population a intégré la précarité (classique d’attendre 10 ans pour intégrer le monde du travail)

Mais il y a en fait un potentiel de résistance et de lutte contre cette désespérance politique.

Le dispositif avancé vise à aboutir à des pensions de retraite personnalisées : “le chacun pour soi”; et à des inégalités criantes au bout entre ceux qui auront eu des carrières complètes, des revenus élevés, et les autres, victimes de la précarisation de l’emploi ou de la discriminations et d’inégalités salariales importantes, notamment concernant les femmes. Lorsque l’on parle de réformes en matière de retraite, il convient d’avoir à l’esprit que toutes celles qui se sont succédé depuis plus d’un quart de siècle ont conduit à des restrictions de droits en la matière. La perte conséquente du pouvoir d’achat des pensions constitue le dénominateur commun appliqué à tous les régimes de salariés.

Où est l’idée de solidarité qu’invoque Macron dans ce jeu de dupes ? En définitive, Macron avec son “euro cotisé pour un euro versé” amènerait tous les salariés à ne dépendre que de leurs versements sur des salaires amoindris par les conditions d’exploitation et de précarité. On appelle cela réduire le prix de la force de travail. Ce qui est proposé relève de “l’entourloupe”. La meilleure façon d’empêcher ce saccage de nos droits, c’est de consolider le régime général et de lui permettre d’amener tous les salariés au niveau que Croizat visait, c’est-à-dire celui des régimes les plus élevés.

La vigilance et l’engagement des salariés actifs et retraités sont indispensables pour la défense et l’accès au droit à une retraite digne de notre temps.

(1)   : Des régimes de retraite différents existent depuis longtemps (42 systèmes). Certains proviennent d’acquis des salariés. D’autres couvrent certaines professions libérales et artisanales, qui, par refus de la solidarité, ont décliné leur entrée dans le régime général de la Sécurité Sociale, comme le proposait Ambroise Croizat en 1946. Les régimes spéciaux ont été créés, pour certains, dès le XIXe siècle. Ils sont le fruit des luttes menées par les salariés pour faire prendre en compte les particularités de certaines professions, en compenser les servitudes. Ils appartiennent aux salariés qui les alimentent financièrement et sont partie prenante de l’identité sociale des professions qu’ils recouvrent. (Économie et politique de mai-juin 2018)

(2)    Les niveaux des retraites dans le système général et dans celui de la Fonction publique sont pratiquement équivalents (avec un léger avantage pour le privé).
S’opposer sur les différences serait tomber dans un piège utile au pouvoir “diviser pour régner”.

(3)   Le coût du capital https://www.gastonballiot.fr/le-cout-du-capital-2/


Pour voir un dossier plus complet sur ce sujet, cliquer ici : https://www.gastonballiot.fr/retraites-reforme-macron-medef/