Cisjordanie : « L’occupation c’est la terreur ; l’annexion c’est l’apartheid »

Lettre ouverte, texte collectif

Nos voix pour la paix s’adressent à Emmanuel Macron, président de la République française, et Josep Borrell, haut représentant de l’Union européenne pour les Affaires extérieures et la politique de sécurité. Texte collectif.

L’annonce du plan Trump et la constitution du nouveau gouvernement israélien créent une situation nouvelle. Benyamin Netanyahou s’apprête à divulguer sa feuille de route le 1 er juillet en vue d’annexer la vallée du Jourdain et les colonies implantées, soit la moitié de la Cisjordanie. La terre palestinienne sera alors réduite à des sortes de « bantoustans », démilitarisés, sans continuité territoriale ni maîtrise des frontières. Parler d’État dans ces conditions est d’un cynisme révoltant.

Le pillage colonial légalisé
Le « deal du siècle » imposé par Donald Trump et Benyamin Netanyahou est l’acte de délinquants internationaux. Il entérine l’impunité des autorités d’Israël et le régime d’apartheid issu notamment de la loi État-nation, il enterre la solution à deux États et constitue un coup de force inacceptable contre la légalité internationale, la justice et le respect des droits humains. D. Trump et B. Netanyahou légalisent le pillage colonial et attisent les tensions dans une région déjà meurtrie. Le peuple palestinien est sommé d’accepter que son destin soit scellé sans sa participation.

Ce plan constitue une nouvelle grave violation des droits des Palestiniens, il n’amènera aucune paix mais, au contraire, quoi qu’il advienne, il ne fera qu’aggraver une situation insupportable pour les Palestiniens, mais aussi à terme pour le peuple israélien. Aucun plan n’aboutira s’il ne tient pas compte des intérêts des Palestiniens et des Israéliens, conformément au droit international.

Des décennies de lutte
En Israël et dans le monde, la mobilisation grandit pour empêcher l’annexion et l’application du projet destructeur de D. Trump. Les responsabilités de la France et de l’Union européenne sont dans ce cadre immenses. Il serait inadmissible, comme cela se profile, d’en rester à des déclarations de principe sans adopter des actes forts.

Il a fallu des décennies de lutte des mouvements de libération nationale face au colonialisme pour que la charte des Nations unies s’impose pour tenter de bâtir un monde de paix. Ne pas faire respecter les résolutions de l’ONU sur la Palestine, c’est se rendre complice de la désintégration du droit international et de la justice. En cela, Paris doit prendre l’initiative d’un vote au Conseil de sécurité.

Sans ambiguïté aucune, la France et l’Union européenne doivent condamner toute idée d’annexion et reconnaître immédiatement l’État de Palestine dans ses frontières de 1967 avec Jérusalem-Est comme capitale. L’unanimité requise des États de l’Union européenne (UE) n’est qu’un irrecevable prétexte dilatoire.

Une paix juste
Sans attendre, des sanctions doivent être adoptées contre l’État d’Israël comme la suspension de l’accord d’association avec l’UE ou la coopération militaire. Il en va de même pour les entreprises qui maintiennent des relations d’affaires avec les colonies, ainsi que l’interdiction d’importer des produits des colonies. Ces exigences sont désormais portées par des voix de divers horizons.

Suspendre et contrecarrer toute perspective d’annexion par des sanctions immédiates, agir pour le plein respect du droit international et la reconnaissance de l’État de Palestine afin de permettre aux Palestiniens d’exercer leur droit à l’autodétermination contribueront à faire reculer la politique du fait accompli et la violence guerrière que B. Netanyahou et D. Trump exaspèrent. C’est la condition d’une paix juste et durable indispensable aux peuples palestinien et israélien, aux peuples de la région et du monde entier.

La liste des signataires
Gilbert ACHCAR professeur, université de Londres

Martine ADDED enseignante retraitée, animatrice PCF à Blagnac

Gadi ALGAZI historien, université de Tel Aviv

Tewfik ALLAL  militant associatif

Paul ALLIES professeur des Universités

Jean-Loup AMSELLE anthropologue à l’EHESS

Evelyne ANDRE citoyenne de Saint-Denis

Eliane ASSASSI sénatrice de Seine Saint-Denis, présidente du groupe communiste, républicain, citoyen et écologiste (CRCE)

Henri AUSSEIL

Bertrand BADIE professeur émérite des universités à l’IEP-Paris

Myriam BARBERA BOYER députée honoraire, journaliste

Mustapha BARGHOUTI Secrétaire général de l’Initiative nationale palestinienne

Anne BAUDONNE

Cyril BENOIT membre de la coordination nationale du MJCF

Henri BERTHOLET ancien député

Omar BESSAOUD enseignant-chercheur en économie

Danielle BIDARD-REYDET Sénatrice honoraire

Isabelle BLOCH professeure émérite – université de Bordeaux

David BLUMENTAL

Jean-Pierre BOSINO maire de Montataire, conseiller départemental de l’Oise et ancien sénateur

Alain BOUVIER cadre d’entreprise retraité, militant du PCF

Rony BRAUMAN médecin, essayiste

Nadine BRIATTE retraitée

Corinne BRUNN médecin retraitée

Marie-George BUFFET députée de Seine-Saint-Denis, ancienne ministre

Maurice BUTTIN avocat honoraire, président d’honneur du CVPR PO

Mathilde CAROLY maire-adjointe PCF à Saint-Denis

Monique CERISIER BEN GUIGA sénatrice honoraire

Gérard CHAOUAT syndicaliste FSU, membre d’Ensemble

Alain CHOLLON journaliste

Laurence COHEN sénatrice du Val-de-Marne (CRCE)

Max COIFFAIT journaliste honoraire

Marie-José COLLET retraitée

Jean-Louis COMOLLI cinéaste, écrivain

Antoine COMTE avocat à la Cour

Jacqueline COUSTENOBLE retraitée

Janine COUX

Annie CYNGISER retraitée sociologue

Christiane DARDE consultante

Léon DEFFONTAINES secrétaire général du MJCF

Michel DELPACE

Jacqueline DERENS ancienne militante contre l’apartheid

Michel DIARD journaliste, syndicaliste, docteur en sciences de l’information et de la communication

Michel DOLOT pacifiste

Xavier DUBOIS conseiller municipal de Maubeuge

Bernard DUPIN militant associatif

Gérard FILOCHE porte-parole de la Gauche démocratique et sociale (GDS)

Pierre FLAMENT militant du Mouvement de la Paix en Seine-Saint-Denis

Jean-Luc FLAVENOT agent territorial, militant CGT et PCF

Léo GARCIA membre de la coordination nationale du MJCF

Fabien GAY sénateur de Seine-Saint-Denis (CRCE)

Olivier GEBUHRER co-animateur d’Une Autre Voix Juive

Pierre GETZLER

Marcel GHESQUIERE citoyen engagé pour la Palestine, membre de l’UJFP et de EuroPalestine

Marc GICQUEL militant de la solidarité internationale

Gérard GUERIN ingénieur agronome, retraité

Bertrand HEILBRONN président de l’Association France Palestine Solidarité (AFPS)

Adrien HELARY membre de la coordination nationale du MJCF

Françoise HILY membre de la section PCF de Nangis

Yves JARDIN professeur retraité, militant de la cause palestinienne

Jean-Pierre JOUSSANT cellule Bossel-Riou du PCF, quartier château-rouge Paris 18

Denise KARNAOUCH

Theo KECECIOGLU membre de la coordination nationale du MJCF

Mohammed KHATIB résistance populaire et non violente palestinienne

Jacqueline KISSOUS responsable associative AFPS

Robert KISSOUS économiste

Danielle LAMBERT retraitée de l’assurance

Françoise LAPIERRE ATHON retraitée, compagnon de route du PCF

Pierre LAURENT sénateur de Paris, vice-président de la commission des Affaires étrangères au Sénat

Ivan LAVALLEE docteur d’état es sciences, pupille de la Nation

Clémentine LE DUEY membre de la coordination nationale du MJCF

Méline LE GOURRIEREC membre du collectif Palestine du PCF

Christian LE GOURRIEREC responsable de l’AFPS Montreuil

Patrick LE HYARIC directeur du journal L’Humanité

Aurélie LE MEUR membre du collectif Palestine du PCF

Renée LE MIGNOT co-présidente du MRAP

Patrice LECLERC maire de Gennevilliers

Jean-Paul LECOQ député de Seine-Maritime, membre de la commission des Affaires étrangères

Pascal LEDERER physicien, co-animateur d’Une Autre Voix Juive

Jean-Claude LEFORT député honoraire

Léonard LEMA membre de la coordination nationale du MJCF

Daniel LESAGE

Jacques LEWKOWICZ Union des juifs pour la résistance et l’entraide (UJRE)

Nathalie L’HOPITAULT membre du collectif Palestine du PCF

Mélanie LUCE présidente de l’Unef, syndicat étudiant

Paulina MACIAS GONZALEZ psychanalyste

Patrick MARGATE militant du PCF

Claude et Simone MAZAURIC historien et philosophe, professeurs honoraires des universités

Fabienne MESSICA secrétaire générale adjointe de la LDH

Michel MULLER ancien agent diplomatique, journaliste retraité

Camille NAGET

Roland NIVET porte-parole national du Mouvement de la Paix

Josette PAC

Jeanne PECHON membre de la coordination nationale du MJCF

Gilles PERRAULT écrivain

Pierre PETER retraité

Stéphane PEU député de Seine-Saint-Denis

Ernest PIGNON-ERNEST  artiste plasticien

Boris PLAZZI secrétaire confédéral de la CGT chargé de l’International

Raphaël PORTEILLA enseignant, Université de Bourgogne

Françoise POTEAU retraitée de l’Education nationale et élue

Christine PRUNAUD sénatrice des Côtes-d’Armor

Bernard RAVENEL historien

Michel RIZZI cadre à la RATP

Fabien ROUSSEL député du Nord, secrétaire national du PCF

Alain ROUXEL

Alain RUSCIO historien

Laurent RUSSIER maire de Saint-Denis

Lydia SAMARBAKHSH responsable des relations internationales du PCF

Claude SARCEY

Aurore SARDA retraitée de l’Education national, syndicaliste dans la FSU et le SNUipp

Leila SHAHID ex Déléguée Générale de Palestine en France et auprès de l’Union européenne

Kobi SNITZ militant anticolonialiste israélien

Tauba-Raymonde STAROSWIECKI

Annie STASSE

Taoufiq TAHANI universitaire

Pierre TARTAKOWSKY président honoraire de la LDH

Jacques TESTART biologiste et essayiste

Eric THOUZEAU conseiller régional GDS des Pays de la Loire

Mathilde TRACLET membre de la coordination nationale du MJCF

Marie-Claude TREILHOU cinéaste

Dominique VIDAL journaliste et historien

Francis WURTZ député européen PCF honoraire

Natale ZICCHINA

Henriette ZOUGHEBI collectif 93 pour la libération des enfants palestiniens

 

 

Loctudy : le bulletin municipal falsifie l’Histoire

L’Estran – le bulletin municipal n° 77 du mois de février 2020 – réserve une surprise aux lecteurs attentifs. Sous la rubrique « Histoire Locale » un article très documenté, non signé, retrace l’histoire du Château et du domaine du Dourdy, des origines de la propriété foncière en 1414… jusqu’à nos jours.

Et, surprise, on lit cette phrase invraisemblable :

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Loctudy : Massacre à la tronçonneuse à Pen Ar Veur

Article du journal Le Télégramme publié le 08 mai 2020

https://www.letelegramme.fr/finistere/loctudy/massacre-a-la-tronconneuse-a-pen-ar-veur-08-05-2020-12549535.php

Massacre à la tronçonneuse  à Pen Ar Veur

La liste « Citoyenneté, solidarité, environnement », créditée de 22,5 % des voix au premier tour des municipales, vient d’envoyer une lettre au maire, Christine Zamuner, pour dénoncer les travaux de déboisement et d’entretien réalisés sur le site de Pen Ar Veur par l’Institut de France.

De plus en plus de Loctudistes sont stupéfaits de constater l’ampleur des dégâts liés aux travaux réalisés par l’Institut de France, sur le site de Pen Ar Veur, une des zones naturelles les mieux préservées de la commune. En écho à ce mécontentement, Christine Corfmat, tête de la liste « Citoyenneté, solidarité, environnement », et André Flamand ont envoyé une lettre au maire, Christine Zamuner, pour s’en plaindre. Ils estiment, en effet, ces travaux « illicites » car réalisés « sur un terrain classé en espace boisé à conserver… sans avoir préalablement obtenu une autorisation ».

Le maire stoppe les travaux

Alertée lundi, Christine Zamuner s’est rendue sur place avec Loïc Fortun, directeur des services techniques. Elle a alors constaté l’infraction et a fait stopper ces travaux commencés par l’entreprise Daniel paysage de Plomeur.

« L’Institut de France est passé en octobre, à Loctudy. Je n’étais pas présente.Les responsables de l’Institut ont présenté leur projet global aux services de la mairie, sans renter dans les détails. Les travaux de restauration du penty de Pen Ar Veur ont été abordés, mais il n’a jamais été question de déboisement. Dans tous les cas, je n’étais pas au courant des travaux commencés la semaine dernière pour la bonne raison qu’aucune déclaration préalable n’est arrivée en mairie et que je n’ai donc jamais rien validé en ce sens », souligne le maire.

« Si une demande venait à être déposée par l’Institut de France, celle-ci devrait, à notre sens, être refusée »

Douze arbres déjà abattus

« Douze arbres ont déjà été abattus, le projet total entraînerait l’abattage de six arbres supplémentaires », signale Loïc Fortun, directeur des services techniques, qui précise que « ces travaux sont réalisés pour des raisons de sécurité ». « On constate sur les troncs abattus qu’effectivement certain sont creux ou décomposés dans leur cœur. La déclaration préalable devra démontrer cet état pour recevoir un avis favorable », poursuit-il.

Vers le dépôt d’une plainte ?

Une simple observation permet cependant de constater que de nombreux arbres abattus semblaient parfaitement sains, comme l’ont souligné les rédacteurs de la lettre adressée au maire, selon lesquels « si une demande venait à être déposée par l’Institut de France, celle-ci devrait, à notre sens, être refusée sauf à prouver que tous les arbres sont malades. Or ce n’est pas le cas », poursuivent-ils, précisant par ailleurs ne pas exclure de déposer une plainte.

Plus surprenant, un arbre totalement mort, situé en bordure du champ de coupe, a été épargné, ce qui laisse planer quelques doutes sur ce projet d’abattage visant la mise en sécurité des espaces boisés de l’Institut de France.

Les arbres situés à gauche du chemin d’accès au penty ont été épargnés grâce à l’intervention du maire.

Le penty « Chez Marie » destiné à devenir un gîte

« Permettez de vous faire part de notre étonnement quant aux moyens utilisés pour une simple rénovation intérieure d’un penty », insistent-ils dans leur lettre. Le penty en question, connu sous le nom de « Chez Marie » par les habitants du quartier du Suler, est admirablement situé dans un cadre préservé, les pieds dans l’eau de l’anse de Pen Ar Veur. Il a vocation à être transformé en gîte après avoir été intérieurement rénové. Son chemin d’accès est aujourd’hui suffisamment large pour permettre le passage de tout véhicule de taille moyenne, y compris un véhicule professionnel.


Remarque : L’Institut de France, dirigé par Xavier Darcos (ancien ministre de Sarkozy) est venu en Octobre à la mairie de Loctudy présenter un projet concernant tout le domaine de Kerazan.

Il serait intéressant d’avoir le détail de cette “entrevue” et de la position qui a été prise par l’équipe municipale. Peut-être que quelqu’un nous dira la vérité…

Et dans un autre article du Télégramme l’Institut de France affirme que :

D’autres travaux sont programmés d’ici la fin de l’année comme la rénovation du Penty de Pen Ar Veur, la restauration et la transformation en habitation d’une ancienne bergerie située près du Grand Kerazan, la création d’un accès pour véhicules lourds à l’arrière de la salle de réception.
Une nouvelle vague de travaux est également prévue l’année prochaine avec la transformation en gîtes des locaux situés dans la tour, la transformation de l’ancienne salle d’exposition en logements destinés aux stagiaires en période estivale, etc.
Tous ces projets ont recueilli l’approbation de l’architecte des Bâtiments de France et ont été présentés à Christine Zamuner, maire, et à ses responsables techniques.

              Alors, dans le cadre de la transparence prônée par l’équipe municipale en place, ne pourrions-nous pas consulter les documents dont parle l’Institut De France ?

Lettre-ouverte de la section PCF du Pays Bigouden au Président de la Communauté de communes du Pays Bigouden Sud A propos de la mise à disposition des masques pour la protection de la population

A propos de la mise à disposition des masques pour la protection de la population

Monsieur le Président,

Le Premier Ministre a annoncé le « déconfinement » pour le 11 mai. Or nombre de nos concitoyens sont inquiets pour leur santé, ne sachant si les conditions seront à cette date remplies pour se déplacer, travailler et envoyer leurs enfants à l’école en toute sécurité ; la question de la mise à disposition de masques que personne ne voit venir est donc au cœur de leur préoccupation.

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Visite de Macron dans le Finistère : communiqué de la CGT

Communiqué de la CGT :

En avril dans un monde normal il n’y a pas de tomates, par contre Macron devrait prendre des mesures d’urgence !

Alors que le confinement est le moyen le plus efficace de se préserver du Covid 19, le président Macron se déplace dans le Finistère. Pourquoi prend t’il pour lui et pour les nombreuses personnes qui l’accompagnent un tel risque?

En réalité, il vient soutenir le modèle de l’agri-business français qui produit des tomates en plein mois d’avril (alors qu’une tomate est mûre au mieux à la mi-juillet) en abîmant la nature et en payant peu les salarié.e.s (dont on se souvient encore dans le département comment en parlait celui qui était ministre de l’économie).

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Mémoires d’un directeur d’EHPAD retraité et, puisque vieux, confiné. Ce qu’il faut quand même rappeler et surtout ne pas oublier ni occulter !!!

Le témoignage d’un directeur d’Ehpad venu en retraite dans notre pays bigouden
 

          Cette épidémie mondiale est survenue en France alors que le monde hospitalier était en crise depuis des années et criait sa détresse depuis des mois à l’image notamment des services d’urgence, à bout, incapables d’assurer correctement leur travail. “L’hôpital, les Ehpad sont au bord de la rupture” prévenaient mi-janvier plus de mille deux cents chefs de service en démissionnant de leurs fonctions administratives !

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Pétition : Des milliards pour les hôpitaux, pas pour le capital !

https://www.change.org/p/emmanuel-macron-des-milliards-pour-l-h%C3%B4pital-pas-pour-le-capital-covid-19-france-et-hopitalpascapital

Déjà plus de 100 000 signataires

Premiers signataires :
  Basset  Jean-Pierre, Militant associatif, secteur santé
  Bellal Amar, Rédacteur en chef de Progressistes
  Boccara Frédéric, Economiste, membre du CESE, responsable politique
  Bodin Thierry, Syndicaliste, Sanofi
  Bonnery Stéphane, Professeur des universités, sciences de l’éducation
  Cailletaud Marie-Claire, Syndicaliste, membre du CESE
  Cohen Laurence, Sénatrice, Groupe citoyens, républicains et communistes
  Durand Denis, Economiste, directeur de la revue Economie & Politique
  Durand Jean-Marc, Fiscaliste, élu communal
  Gonçalves Anthony, Professeur de médecine, cancérologue
  Gravouil Denis, Syndicaliste
  Joly Pascal, Syndicaliste
  Lefèbvre Fabienne, Elue municipale, ingénieure en sciences sociales
  Leflon Michèle, Médecin
  Limousin Michel, Médecin
  Montangon Maryse, Soignante, militante politique
  Prudhomme Christophe, praticien hospitalier, porte-parole de l’Association des médecins urgentistes de France, Hôpital Avicenne Bobigny
  Rouchy Fabienne, Syndicaliste, Banque de France
  Stivala Mireille, Aide-soignante, Syndicaliste
  Talbot Baptiste, Syndicaliste services publics
  Téjas Patricia, Syndicaliste, finances
  Ternant Evelyne, Economiste, responsable politique

Parmi les signataires, nous relevons les noms suivants (nos excuses aux autres) :
– André Chassaigne, député communiste, président du groupe DGR à l’Assemblée nationale
– Henri Sterdyniak, Economiste, membre des économistes atterrés
– Patrick Le Hyaric, directeur de l’Humanité, ancien député communiste européen, groupe GUE
– Pierre Barbancey, journaliste international
– Olivier Coux, chercheur en biologie cellulaire, CNRS
– Monica Passos, Chanteuse
– Jean-Luc Gibelin, directeur d’hôpital honoraire
– Evelyne Zarka, élue 3è arrondissement, Paris
– Romain Marchand, élu communiste, Ivry
– Claude Aufort, Ingénieur CEA retraité
– Alain Obadia, président de la Fondation Gabriel Péri
– Raphaëlle Primet, élue communiste conseil de Paris
– Gilles Alfonsi, Saint-Denis
– Fabienne Haloui, Avignon
– Rabah Balloul, Radio Arts-Mada
– Nicolas Bonnet, Président groupe communiste conseil de Paris
– Jean Fabbri, Syndicaliste enseignement supérieur
– Philippe Sultan, Haut fonctionnaire, membre CA fondation Copernic
– Céline Brulin, Sénatrice communiste de Seine-Maritime
– Sébastien Jumel, Député communiste de Seine-Maritime
– Jean-Paul Lecoq, Député communiste Seine-Maritime
– Hubert Wulfranc, Député communiste Seine-Maritime

Sauver le genre humain, pas seulement la planète !

Sauver le genre humain, pas seulement la planète !

par le philosophe marxiste Lucien Sève, qui vient de décéder du coronavirus

Le lien vers l’article du Monde Diplomatique :

https://www.monde-diplomatique.fr/2011/11/SEVE/46912

 

Et si vous avez envie d’en savoir plus sur Lucien Sève : des articles dans le journal l’Humanité du 24 mars :

https://www.humanite.fr/search/Lucien%20S%C3%A8ve

https://www.humanite.fr/disparition-lucien-seve-marx-et-les-communistes-686800

Ceci téléchargeable en PDF

Vidéo : Lucien Sève “tout va très mal, soyez optimiste”

 

Hôpital : de la casse à la crise..

Les saignées budgétaires des dernières années mettent à mal la capacité des établissements publics à faire face à l’épidémie de coronavirus.

Lien vers un article à ce sujet sur le blog de Gaston B


Et 2 parutions dans l’Humanité du 23 mars

Nous avons plein de grenades lacrymogènes, de LBD, mais pas de masques, c’est leur choix…. (Macron, Le Drian et Cie..)

nous vendons plein d’armes, mais nous ne produisons plus d’oxygène, c’est un choix…

 

Retraites : la justice, c’est de retirer le projet. Pourquoi pas un référendum sur un sujet aussi important, un choix de société.

Depuis des mois notre pays vit au rythme des mobilisations populaires contestant le projet de “réforme” des retraites du gouvernement.

Le rejet est massif et en face le gouvernement est à court d’arguments. Il s’agit en fait de faire baisser fortement le niveau des pensions, de faire travailler plus longtemps, et d’offrir une opportunité de profits aux assurances privées et aux banques. Les dirigeants ne s’en cachent même plus : le patron de BlackRock est décoré de la légion d’honneur et Jacques Maire, fils de l’ancien dirigeant de la CFDT Edmond Maire, gros actionnaire d’AXA, ancien cadre d’AXA, est chargé de mener à bien cette “réforme”.

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C’est voté. La Saur a obtenu la gestion de l’eau potable sur le territoire de la Communauté de communes du Pays bigouden du sud (CCPBS) pour une durée de dix ans !

Jeudi 13 février, un mois avant le renouvellement du Conseil Communautaire, sans aucune information à la population, sans aucun débat, la décision a été prise, avec 5 abstentions cependant.

Tout était déjà ficelé d’avance !

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Adresse aux élus communautaires de la CCPBS à propos de la distribution de l’eau. Nous voulons un débat !

Le contrat actuel de délégation de service public confié à la SAUR arrive à échéance le 31/12/2020.

Le Conseil Communautaire du jeudi 13 février a prévu d’examiner le principe de reconduite de la délégation de service public qui serait attribuée pour une durée de 10 ans à partir de 2021.
Lors d’un précédent Conseil certains élus ont fait remarquer qu’il serait opportun de réfléchir à une reprise en régie en avançant le fait que “l’eau est un bien commun, que nous mettons dans les mains d’un service privé“.

Pourquoi cette précipitation ? Précipitation suspecte d’une présidence en fin de mandat… Ne serait-il pas plus logique, et plus sérieux car il s’agit d’une décision qui engage pour 10 ans, de laisser ce choix à prendre au futur Conseil communautaire qui sera élu en mars 2020.
C’est d’ailleurs cette position raisonnable qui a été adoptée par la Communauté de communes du Haut Pays Bigouden.

Nous demandons qu’aucune décision ne soit prise avant la mise en place d’un débat public par le Conseil qui sera élu le mois prochain.

Cette question n’a pas été abordée avec la population et sur le site de la CCPBS le prochain conseil n’est même pas annoncé, ni évidemment son ordre du jour, bonjour la transparence !

 

Voici ce que nous écrivions en novembre 2019.

CCPBS Pays bigouden Sud, Service public de distribution de l’eau. Où en est-on ?

Cet article sur la gestion de l’eau à Rennes en PDF

Financer les retraites ? De l’argent il y en a ! C’est simplement un choix de société.

Les quarante plus grandes entreprises françaises ont versé plus de 60 milliards à leurs actionnaires en 2019, dévoile la Lettre Vernimmen. Un record qui dépasse celui de 2007… juste avant la crise financière.

Le Conseil d’orientation des retraites (COR) estime qu’il faut entre 7 et 17 milliards d’euros pour combler le déficit du régime des retraites d’ici à 2025. Le chiffre peut donner le vertige. Il apparaît faible quand on le compare à un autre  : les entreprises du CAC 40, l’indice phare de la Bourse de Paris, ont versé 60,2 milliards d’euros à leurs actionnaires en 2019. Un chiffre record dévoilé jeudi par le quotidien économique les Échos, qui s’appuie sur une étude publiée sur la Lettre Vernimmen.

Ce chiffre se divise entre les dividendes versés aux actionnaires, soit 49,2 milliards d’euros, et les rachats d’actions par les entreprises, 11 milliards d’euros. Champion hors catégorie, le groupe pétrolier Total a versé 8,6 milliards d’euros à ses propriétaires l’an passé. Jamais autant de dividendes n’avaient été versés dans l’histoire du CAC 40, qui a passé la barre des 6 000 points en décembre dernier pour la première fois depuis 2007. Ils bondissent de 15 % par rapport à 2018. Ces versements dépassent le record établi à la veille de la crise financière, en 2008, quand les actionnaires n’avaient reçu « que » 43 milliards d’euros de dividendes.

Une manne qui ne sert pas à l’investissement productif
Côté rachat d’actions par l’entreprise, une pratique qui vise à doper le cours de l’action, les chiffres donnent également le vertige : seules les années 2007 (19,2 milliards d’euros) et 2008 (11,2 milliards) ont été meilleures. Cette manne ne sert pas à l’investissement productif et manque au financement d’activités ou revenus nécessaires à la société. « Nous proposons d’imposer fortement les revenus des ménages provenant des dividendes, et les dividendes que se versent entre elles les entreprises », explique ainsi Frédéric Boccara, économiste et dirigeant du PCF. Ces 60 milliards d’euros, pour les seules entreprises du CAC 40, les quarante entreprises les plus riches cotées en Bourse en France, sont l’arbre qui cache la forêt. Au total, les revenus financiers des entreprises sont de 300 milliards d’euros. Les taxer permettrait de financer les retraites ou les services publics, et surtout d’affaiblir la domination du capital financier.

Gaël De Santis, dans l’Humanité du 10 janvier 2020

Bourse. L’année 2019, le meilleur cru des actionnaires du CAC 40

Une manne qui ne sert ni à l’investissement productif ni au financement du social.

Ce qu’il faut c’est un autre partage des richesses.

Les revenus financiers ne participent pas au financement de la protection sociale. Ce sont eux qui bénéficient d’un “régime spécial”.
L’INSEE évalue à près de 299 milliards le niveau des revenus financiers des entreprises et des banques exonérés de prélèvement social. Cette somme est très supérieure au paiement de la totalité des retraites sur une année. Si ces revenus contribuaient au même taux que les salariés au financement des caisses de retraite, 31 milliards pourraient être dégagés, soit le double du déficit maximal avancé par le Conseil d’orientation de retraites.
Cette contribution ne serait que justice. Surtout, elle constituerait un levier pour réorienter les choix économiques vers le travail et sa meilleure rémunération.

En 30 ans, alors que la masse salariale a été multipliée par 3,6 les dividendes aux actionnaires l’ont été par 30 ! (source INSEE)


Ma chronique de l’extrême centre par Pierre Serna, dans l’Humanité du 10/01/20
La vie rognée

Avec un peu de recul, peut-être vivons nous aujourd’hui en France davantage la conclusion des années Reagan-Thatcher que le remake nauséabond des années 1930. À notre tour de vivre notre expérience de déconstruction ultralibérale, jour après jour, inexorablement, si nous ne sommes pas vigilants.

L’extrême centre fait feu de tout bois dans une offensive épuisante pour celles et ceux qui veulent résister car on ne sait plus où donner de la tête. Par petits coups de canif au contrat social, par grands coups de serpe dans les budgets des services publics, par décret passé incognito dans le Journal officiel (lisez-le, c’est consternant), c’est tout un équilibre, résultat de luttes, de conquêtes, qui se fissure. Comme le système devient moins performant du fait de ces attaques, il est moins efficace, et donc doit être remplacé par les officines privées. CQFD Et l’État se défausse en permanence sur la charité. N’êtes-vous pas effarés par ces spots publicitaires pour appeler à financer telle ou telle association caritative, claire transcription de son désengagement et retour à la « mendicité organisée ».

Quand il n’y aura plus d’écoles, d’hôpitaux, de postes, d’universités, de police digne de ce nom, de politique écologique et sociale courageuse, d’institutions républicaines et démocratiques, nous continuerons à survivre et résister, mais nous vivrons moins bien. Comme aux États-Unis, comme en Angleterre et là ce sera la victoire des populismes. À force de mordre, de couper, de déchirer et de rogner, ce sont nos vies qu’ils abîment, pire, nos intelligences et nos libertés. Le nombre d’enfants sous le seuil de pauvreté ne cesse d’augmenter depuis 2017, en même temps que les dividendes du CAC 40. Alors que la réforme nécessaire de la retraite pour tenir compte de l’effort équitablement partagé par toutes et tous aurait pu entraîner une forme de réconciliation autour d’un projet qui concerne l’ensemble de la nation, elle a été bâclée par les services du premier ministre, ne tenant pas compte de la voix des syndicats, ne préparant même pas les logiciels de calcul par projection. Pendant ce temps, le patron français de BlackRock, un fonds d’investissement pour pensions, est fait officier du ruban rouge. Écœurant d’insolence ou d’inconscience ? Même cela, ils veulent nous le rogner, nos plus belles couleurs, le rouge de la révolte et le noir de Soulages…

 

Pont L’Abbé : les enseignants maintiennent la pression. On ne lâche rien !

article du journal Ouest France :

article du journal Le Télégramme :

« Le combat pour les retraites ne prend pas de vacances »

Vacances scolaires ou pas, le Collectif des enseignants du Pays bigouden et du Cap continue ses actions contre la réforme des retraites. Ses membres sont, ce jeudi, au marché de Pont-l’Abbé.

Dix heures, ce jeudi, sur la place de la République. « Il faut se dépêcher, la classe va reprendre ! », lance, hilare, l’une des membres du collectif des enseignants du Pays bigouden et du Cap. Les autres s’installent, dans le vent et le froid, sur les chaises en bois, disposées en rangs, pour un « simulacre de classe ».

Au programme, des devinettes – « des blagues chopées dans les Carambar » – les réponses des bons élèves, celles des mauvais. « La femelle du saumon ? ». « La salmonelle ! », rétorque un enseignant. Sa réponse déclenche des rires et quelques ardoises « Macron = 0/20 » et « Macron = point d’avenir » se lèvent.

 

« Pour nous, cette réforme ne fera que des perdants »

À côté, Igor, enseignant à Quimper, distribue des tracts aux chalands du marché et aux rares automobilistes qui passent. « Ce sont les vacances scolaires mais le combat pour les retraites ne prend pas de vacances », sourit-il, appuyant sur « une action gentille, on ne bloque personne ». Le Collectif des enseignants du Pays bigouden et du Cap, mobilisé depuis le 5 décembre, est présent « pour sensibiliser, relève Jean-Marc. La réforme s’adresse à tout le monde car tout le monde va en pâtir, même ceux qui sont déjà à la retraite. Pour nous, cette réforme ne fera que des perdants ».

La raison ? « La réforme veut se baser sur la vie professionnelle des gens mais ces vies professionnelles ne sont plus linéaires, détaille l’enseignant. Ces vies sont heurtées, cabossées, avec des périodes de chômage plus ou moins longues. Nous ne sommes plus au temps du plein-emploi ! Le but du jeu du gouvernement, c’est que toutes les pensions diminuent… D’accord mais on vit comment ? ».

Grands gagnants ou grands perdants ?

Le Collectif des enseignants du Pays bigouden et du Cap le dit clairement : « Nous sommes les grands gagnants pour certains, les grands perdants pour d’autres. Jean-Michel Blanquer a parlé des 10 milliards d’euros qui vont être débloqués mais pendant combien de temps ? Cela équivaut à 70 € par enseignant. Nous, on estime que l’on va perdre entre 400 et 700 € par mois sur nos retraites », déclare Jean-Marc. Il dit « attendre que le simulateur du ministère de l’Éducation démontre le contraire mais comme il présente des cas types avec des situations très favorables, on ne sait pas comment cela va se passer ».

Alors le Collectif continue ses actions, pendant les vacances scolaires. Ce jeudi, à Pont-l’Abbé, n’est pas la première. Lundi 23 décembre, les membres ont bloqué, avec d’autres corps de métier, le dépôt de la Qub à Quimper. « Nous allons refaire des actions la semaine prochaine pour se faire voir, pour montrer que l’on n’est pas en vacances pour les retraites », appuie Igor.


Un dossier sur le projet de réforme des retraites (cliquer ici)


dans l’Humanité du 17 janvier 2020

 

Pour gagner, soutenons les grévistes ! Une quarantaine d’écrivains, comédiens, universitaires, appellent à «soutenir financièrement» les cheminots en grève

Appel à soutenir financièrement ceux qui luttent pour nous tous.
Une quarantaine d’écrivains, comédiens, d’universitaires, tels Annie Ernaux, Edouard Louis, Éric Vuillard, Corinne Masiero ou Jean-Marie Bigard, appellent à «soutenir financièrement» les cheminots en grève
Pour que le mouvement social «dure et s’amplifie», un large collectif d’artistes et intellectuels appelle à soutenir financièrement les grévistes en contribuant aux cagnottes de grève.
Car chaque journée de grève coûte, et les grévistes «défendent un de nos biens communs, un système de retraites qui, loin d’avoir été octroyé par les patrons, est le fruit des luttes de nos aînés»

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Amis français, n’hésitez pas à regarder en Belgique : il y a deux ans, gouvernement et patronat ont tenté d’imposer une « pension » à points. Les travailleurs ont réussi à les faire reculer. Retour sur une victoire – et non pas une histoire – belge.

Alors que le gouvernement fédéral affichait sa détermination d’aller jusqu’au bout de sa réforme – imposer ce qu’on appelle ici la pension à points, « le point d’orgue de toute réforme des pensions du gouvernement » selon le ministre libéral des Pensions Daniel Bacquelaine – il a reculé à mesure que les travailleurs marchaient dans les rues du pays…

par Jonathan Lefèvre, le 11 décembre 2019, dans Solidaire, la revue du PTB, Parti des Travailleurs Belges

Le lien vers l’article

L’article en PDF

Entretien avec Raoul Hedebouw, porte-parole du Parti des travailleurs belges (PTB)

En complément utile : BLACKROCK, le fonds multimilliardaire grand inspirateur des réformes, ci-joint

(si vous avez vu l’émission d’Elise Lucet sur ce monstre, vous comprendrez qu’il y a de quoi avoir peur !)
https://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/blackrock-l-institution-financiere-185781