Loctudy, attention au démarchage. Les élus de la majorité se lancent dans le démantèlement d’EDF

La municipalité de Loctudy (Finistère) se lance dans les affaires. La maire et des élus de sa majorité font du démarchage pour une société privée qui “vend de l’électricité”. Un article dans la presse locale annonce : “La commune organise un achat groupé d’électricité”.

Leur publicité commence par :”Une électricité moins chère et 100% verte..
Ils font donc croire que les personnes qui signeront recevront une “électricité 100% verte”. Comme si celle qu’ils recevront serait différente de celle de leur voisin tout en arrivant par les mêmes câbles !

C’est ce qui s’appelle une publicité mensongère. Une phrase choc, irréaliste, pour allécher le client.

De plus, est-ce le rôle d’une municipalité de se transformer en agent commercial d’une entreprise privée ?
d’où viennent les tracts sur papier glacé et les affiches diffusés sur la commune ?

Et tout cela, comme par hasard, au moment ou le gouvernement ultralibéral de Macron présente son projet “Hercule” de démantèlement du service public de l’électricité.

L’intérêt général, la notion de bien commun qu’est l’énergie, sont mis à mal par toutes ces manœuvres. la production et la distribution de l’électricité  sur tout le territoire sont des choses trop sérieuses pour être mises dans les mains de multiples marchands privés dont le seul objectif est le profit à court terme. Il faut au contraire un grand service public qui maitrise la production et la distribution dans leur ensemble afin d’en gérer la cohérence et les investissement nécessaires. Tout cela dans une planification à long terme.

Quant à l’argument fallacieux que la concurrence ferait baisser les prix, c’est tout le contraire, cele augment le coût à cause des doubles emplois et des incohérences. Le prix global de l’électricité a nettement augmenté depuis le début de la mise en concurrence.

1 – L’ouverture à la concurrence est un gâchis, de plus dangereux pour la cohérence nécessaire à un tel ensemble crucial

Extrait de l’article du Diplo de février 2021
“Devant l’impossibilité de l’introduire dans les réseaux et dans la production, les partisans de la concurrence se sont rabattus sur la commercialisation, qui représente aujourd’hui à peine 4 % du coût total du système électrique (7). La « fourniture » consiste essentiellement à prospecter de nouveaux clients, élaborer des offres complexes et variées, en faire la promotion. Aujourd’hui, près d’une cinquantaine d’électriciens étrangers, pétroliers, gaziers, jeunes pousses, enseignes de la grande distribution disputent à EDF son ancien monopole. Résultat : l’entreprise publique perd plus de cent mille clients par mois (8). En deux ans, le français Total Direct Énergie et l’italien ENI ont vu leur nombre de clients en électricité grimper respectivement de 51 % et 156 % (9)…

Le consommateur peut-il en attendre un gain quelconque ? Certainement pas une baisse des prix, puisque la commercialisation engendre des surcoûts, répercutés sur la facture : nouvelles équipes commerciales pour chaque fournisseur, courtiers, gestionnaires des bourses d’électricité ; duplication des systèmes d’information, des fonctions support (ingénierie et administration) ; publicité, démarchage ; multiplication des interfaces entre acteurs, contractualisation des échanges ; risques juridiques, etc. Interrogée sur la manière dont la concurrence pourrait réduire les coûts, la Commission européenne nous répond : « Pas de commentaire sur vos questions spécifiques. »

N’ayant prise ni sur l’essentiel des coûts ni sur la qualité de l’électricité délivrée, les fournisseurs peinent à se démarquer. Leurs offres sont de fait « très similaires et sans innovation », souligne la CLCV, qui décèle même un « lien de cause à effet (…) avec le recours massif aux pratiques trompeuses et agressives ». Le nombre de litiges mettant en cause un démarchage commercial abusif bat des records : près de deux mille en 2019, en hausse de 65 % en trois ans, selon le médiateur national de l’énergie, M. Olivier Challan Belval, qui instruit les plaintes. « Certains démarcheurs se font passer pour des agents Enedis [groupe EDF], d’autres prétextent venir contrôler la facture d’énergie ou profitent de la fragilité de personnes âgées », détaille-t-il. Il préconise l’interdiction du démarchage commercial ou, à défaut, son encadrement strict. Il dénonce également la tendance des fournisseurs à résilier les contrats à la moindre difficulté de paiement, faisant s’envoler le nombre de coupures. Près de 672 400 interventions pour impayés ont été effectuées en 2019, soit 100 000 de plus que l’année précédente.

Menace sur les tarifs réglementés
Au début de la déréglementation, les fournisseurs devaient s’approvisionner sur un marché de gros aux prix très volatils. Ils se trouvaient face à un opérateur historique produisant une électricité à coût bas et stable, proposant aux consommateurs des tarifs réglementés de vente (TRV) encadrés par l’État et généralement avantageux. Difficile, pour les acteurs privés, de se faire une place. La Commission européenne a choisi de les aider en réclamant la fin des TRV, dans une décision rendue le 12 juin 2012 : « Les concurrents d’EDF seraient ainsi en mesure de faire des offres à des prix comparables à ceux que peut proposer EDF, ce qui devrait permettre une concurrence effective. » Les fournisseurs obtenaient ainsi la suppression des TRV pour les moyennes et grandes entreprises à la fin 2015, et pour les plus petites en 2019. L’Union des industries utilisatrices d’énergie (Uniden) avait pourtant plaidé auprès de la Commission européenne pour leur maintien : « Le fonctionnement imparfait du marché rend nécessaires les tarifs réglementés (…). La structure des tarifs répond à celle des coûts réels par catégorie de clients. (…) Les consommateurs valoriseraient également la stabilité et la visibilité du prix qu’ils paient pour leur approvisionnement en électricité (10). »

Pour les particuliers, une modification du mode de calcul des TRV, sous la pression des fournisseurs alternatifs, les vide de leur substance (11). Construits à l’origine pour refléter les coûts du système électrique français, ces tarifs doivent désormais exprimer le coût d’approvisionnement moyen d’un fournisseur alternatif. Les TRV sont ainsi devenus dépendants du cours mondial du charbon et du gaz, incontrôlable par la puissance publique. D’après la Commission de régulation de l’énergie, il s’agit d’assigner aux tarifs un objectif de « contestabilité », défini comme la « faculté pour un opérateur concurrent d’EDF présent ou entrant sur le marché de la fourniture d’électricité de proposer, sur ce marché, des offres à prix égaux ou inférieurs aux tarifs réglementés » (12). Ces tarifs deviennent, par construction, plus élevés que les offres des fournisseurs. L’Autorité de la concurrence s’était pourtant opposée à ce mode de calcul, jugé « défavorable pour vingt-huit millions de clients aux tarifs réglementés ». Dans un avis uniquement consultatif et sans suite, elle s’étonne : « L’application de cette méthode traduirait un changement de nature des TRV de l’électricité en France, qui consisterait à les transformer en un “prix plafond” du marché de détail, c’est-à-dire un prix représentatif des coûts des fournisseurs les moins efficaces (13). »

Les fournisseurs alternatifs et leurs promoteurs ont alors beau jeu de mettre en avant une étude récente de l’Observatoire mondial des marchés de l’énergie. Celle-ci souligne qu’un changement de fournisseur d’électricité générerait une économie modique de 44 euros par an en moyenne pour un particulier, soit 5 % de la facture (14)… C’est le résultat direct de l’augmentation des TRV pour satisfaire les opérateurs privés ! À première vue, le baromètre 2020 du médiateur de l’énergie semble accréditer une adhésion majoritaire au principe de la mise en concurrence des énergéticiens : 73 % des personnes interrogées estiment que l’ouverture du marché est « une bonne chose (15) ». Toutefois, seulement 14 % des sondés estiment que le processus de privatisation a entraîné une amélioration du service, et 31 % une baisse des tarifs.

« Le prix n’est pas le seul facteur pris en compte par le client, attaché à une qualité de service globale », assure M. Boudier. Les clients industriels manifestent, eux, un enthousiasme mesuré à l’heure du bilan. Pour M. Nicolas de Warren, président de l’Uniden, « l’ouverture à la concurrence a généré un fort développement de comportements et de phénomènes économiques et financiers “court-termistes”. Ceux-ci vont à l’encontre de la stabilité et de la visibilité indispensables aux producteurs ou aux consommateurs industriels, compte tenu de la lourdeur et de la longueur de leurs cycles d’investissement ».

Stabilité et niveau des prix sont des facteurs essentiels, mis en avant par les industriels comme par les particuliers. Bien que fortement dégradés, les tarifs réglementés à destination des particuliers représentent encore une valeur refuge pour 70 % de clients. Surveillés par l’État, ils protègent partiellement de la volatilité des prix de marché. Leur disparition abandonnerait les clients dans le maquis des offres opaques et du démarchage. Elle entérinerait la fin de l’égalité de traitement entre usagers.

Autre risque du démantèlement : la stabilité du système électrique. Le gestionnaire de réseau doit garantir à chaque instant l’équilibre parfait entre consommation et production, sous peine de coupures, voire de panne générale (comme la succession de coupures durant trente-huit jours en tout en 2000 et 2001 en Californie, une conséquence de la libéralisation du secteur). Pratiquement sans possibilité de stocker l’électricité et soumis à de nombreux aléas, en particulier météorologiques, l’exercice est très complexe. La multiplication des acteurs — producteurs et fournisseurs — qui doivent se coordonner au travers du marché n’induit pas seulement de nouveaux surcoûts : elle fragilise aussi l’équilibre de l’exploitation du parc de production. Dans un rapport de novembre 2019 (16), l’association européenne des gestionnaires de réseaux (Entso-e) pointe clairement la responsabilité du marché dans l’augmentation des instabilités, qui ont déjà conduit à deux épisodes de coupures en janvier et septembre 2019 en France.”

2 – Autre risque du démantèlement : la stabilité électrique. On ne peut pas confier à des marchands préoccupés du profit à court terme la gestion d’un système cohérent de production et de distribution d’un bien public !

Extrait de l’article du Diplo de février 2021

“Autre risque du démantèlement : la stabilité du système électrique. Le gestionnaire de réseau doit garantir à chaque instant l’équilibre parfait entre consommation et production, sous peine de coupures, voire de panne générale (comme la succession de coupures durant trente-huit jours en tout en 2000 et 2001 en Californie, une conséquence de la libéralisation du secteur). Pratiquement sans possibilité de stocker l’électricité et soumis à de nombreux aléas, en particulier météorologiques, l’exercice est très complexe. La multiplication des acteurs — producteurs et fournisseurs — qui doivent se coordonner au travers du marché n’induit pas seulement de nouveaux surcoûts : elle fragilise aussi l’équilibre de l’exploitation du parc de production. Dans un rapport de novembre 2019 (16), l’association européenne des gestionnaires de réseaux (Entso-e) pointe clairement la responsabilité du marché dans l’augmentation des instabilités, qui ont déjà conduit à deux épisodes de coupures en janvier et septembre 2019 en France.

Les élus locaux s’inquiètent également des effets d’une privatisation d’EDF sur la péréquation tarifaire. Aujourd’hui filiale à 100 % d’EDF, le très rentable réseau de distribution Enedis assure une desserte de tout le territoire au même prix. Demain, l’ex-ERDF ferait partie d’EDF Vert, promis à une entrée en Bourse. Des actionnaires privés accepteront-ils d’investir à perte dans les zones rurales, moins rentables que les grandes agglomérations ? Sans se prononcer sur Hercule, le directeur général de la Fédération nationale des collectivités concédantes et régies (FNCCR), M. Pascal Sokoloff, émet un jugement mitigé sur le processus. « Dans les années qui ont précédé la création d’ERDF, en 2008, EDF avait diminué sensiblement ses investissements de maintien du réseau. Avec pour conséquences une augmentation du nombre de coupures d’électricité, doublée d’une aggravation de la fracture territoriale », rappelle-t-il.

Avec le projet Hercule, la création d’une branche d’EDF destinée à être privatisée s’inscrit dans le désengagement de l’État vis-à-vis du solaire et de l’éolien, qui demanderaient pourtant des investissements publics importants. D’autant que la collectivité subventionne ces productions à travers des tarifs d’achat garantis : les investisseurs, privés pour l’essentiel, construisent des centrales en échange d’une rémunération garantie sur la durée de vie estimée des installations. Ce mécanisme de délégation de service public s’apparente au modèle des autoroutes. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, les rémunérations exigées par les investisseurs privés font grimper la facture. Car les investissements étant de très long terme, les coûts de financement représentent un paramètre essentiel. À ce jeu, les structures publiques en situation de monopole bénéficieraient pourtant de conditions imbattables, comme le rapportent les experts François Dauphin et Basile Bouquet à propos de la construction de la centrale nucléaire britannique de Hinkley Point : « Dans une étude de 2017, la Cour des comptes anglaise a estimé le coût complet à (…) 100 euros par mégawattheure pour une rémunération de 9 % (taux minimum pour une entreprise introduite en Bourse) (…) et à seulement 30 euros par mégawattheure en cas de retour attendu de 2 % (le taux où l’État français pourrait emprunter actuellement sur les marchés pour un investissement à cinquante ans) (17). »

3 – Nécessité d’une gestion centralisée pour adapter en permanence la production et gérer la distribution sur tout le territoire. Seul un grand service public peut accomplir cette tâche

On a vu les dégâts en Californie et en Grande Bretagne lorsque c’est confié au privé !

4 – Pour une transition énergétique qui assure la continuité du service public il faut une part suffisante d’énergie pilotable et modulable.

L’hydroélectrique et le nucléaire sont pilotables. La première étant la meilleure source car propre, mais dépendante de la géographie de notre pays, on ne peut pas construire des barrage partout !, et surtout ne pas les confier au privé alors que ce sont des biens communs. Le nucléaire est également modulable et il n’est pas sérieux de vouloir s’en passer dans l’état actuel des recherches. Éolien et solaire dépendent de la météo en permanence…


Tribune libre
Lutte pour le climat et l’énergie. Il faut refuser les impasses dans la production électrique !
Mardi 2 Février 2021 dans l’Humanité
Jean-Christophe le Duigou et Jean-Pierre Sotura, syndicalistes, anciens membres de la Commission de régulation de l’énergie (CRE)

Le débat sur les conditions de couverture à long terme de nos besoins d’électricité est important. Il n’est pas sûr que les études du type de celle réalisée par Réseau de transport d’électricité (RTE) et l’Agence internationale de l’énergie (AIE) à l’initiative du ministère de la Transition écologique, misant sur « le tout-renouvelable », soient très éclairantes. Elles installent l’idée que la solution aux enjeux climatiques se résumerait à la substitution d’énergies renouvelables aux capacités de production d’électricité nucléaire. Cette idée est erronée tant sur le plan technique que du point de vue économique, sociétal et politique. Elle conduit à une impasse.

Le changement climatique est causé par les émissions de CO2. L’objectif est donc de développer l’utilisation de sources d’énergie non émettrices de ce gaz, non de réduire celles qui répondent dès aujourd’hui à ce besoin, au premier rang desquelles figure le nucléaire. Les rapports du Groupe intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) s’inscrivent en faux face au raccourci « non émetteur de CO2 = renouvelable » qui domine le débat énergétique en Europe.

Sur le plan technique la montée en puissance des énergies renouvelables se heurte à de sérieuses difficultés, compte tenu de leur caractère intermittent et non pilotable.

Pour pallier cette intermittence, l’étude RTE-AIE énumère les conditions techniques indispensables : équiper le pays d’installations de stockage de l’électricité à « grande échelle », dont le coût et la faisabilité ne sont pas acquis ; multiplier les lignes à haute tension pour profiter des décalages géographiques de production éolienne et solaire ; investir dans des équipements stabilisant de la fréquence du courant. S’y ajoutent des contraintes sociétales aujourd’hui inconnues : la demande des usagers deviendrait directement pilotée par le gestionnaire du réseau électrique. En cas de vent faible et de soleil couché ou voilé, les usagers verraient automatiquement leur chauffage baisser, leur chauffe-eau coupé, la recharge de leur véhicule électrique différée, voire leur plein déchargé pour produire l’électricité que les éoliennes et les panneaux solaires ne produisent pas…

La plupart des études sont muettes sur la dimension financière et les surcoûts générés par la sortie du nucléaire. Au mieux elles sous-estiment les coûts de renforcement du réseau électrique et de stockage du renouvelable. Elles ne prennent pas en compte la charge que représentent les tarifs préférentiels de rachat étalés sur quinze ou vingt ans et l’avantage lié à une priorité d’injection quasi inconditionnelle. Les scénarios associés au « tout-renouvelable » s’appuient sur des hypothèses de réduction drastique de la consommation électrique qui mettent en cause la plupart des activités industrielles et l’accès à l’énergie pour tous. Cette approche s’inspire des thèses malthusiennes de négaWatt.

De plus, les experts s’accordent à dire que l’éolien et le solaire sont beaucoup plus consommateurs de matières premières, et notamment de terres ou métaux rares. L’étude RTE-AIE le mentionne, sans toutefois en souligner l’importance écologique.

Enfin le choix de chercher à se passer coûte que coûte du nucléaire comporte un risque politique majeur en termes de souveraineté. Comme en matière alimentaire et sanitaire, la souveraineté énergétique est fondamentale. Après le passage d’Alstom sous pavillon américain, le non-renouvellement du parc nucléaire que visent à justifier les scénarios 100 % renouvelables conduirait à la liquidation des atouts de la France dans le nucléaire civil. La France serait alors complètement dépendante pour son approvisionnement électrique comme elle l’est déjà pour le solaire vis-à-vis des productions chinoises et pour l’éolien avec les producteurs danois ou allemands. De fait, elle serait demain fortement dépendante des productions thermiques, charbon et gaz, de ses voisins européens pour assurer l’équilibre production-consommation. Si chaque pays européen procédait de la sorte, c’est toute l’Europe qui risquerait le black-out. Sombre perspective dont on peut conjurer la réalisation.

 

Quelques liens :

La France a besoin d’électricité pilotable selon Laurent Heredia de la Fnme-CGT

Les dangers du projet Hercule, article précédent dans ce blog

Lettre au premier ministre adressée le 1er février 2021 par des parlementaires et des organisations syndicales

Qui veut la mort d’EDF ? Un article du Monde Diplomatique de Février 2021

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Sur energie-publique.fr un dossier bien documenté et une pétition en ligne

www.energie-publique.fr

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Hercule, pour casser EDF – Un projet dangereux qui en plus nous couterait cher.

Le processus est bien connu. Au début de la “libéralisation” donc privatisation, beaucoup d’entreprises, y compris des petites, se lancent dans une concurrence provisoire. Certaines proposent des prix très intéressants afin de prendre des parts de marché. Nous avons tous reçu des coups de fil intempestifs de “partenaires d’EDF”, parce que ça rassure, mais en réalité dépeceurs d’EDF.
Puis les petites sont avalées-achetées par les plus grosses. Au bout d’un moment il en reste peu, elles s’entendent, il se créé des monopoles qui alors font lea loi pour le seul bien des actionnaires. Ici il s’agit de l’Espagne. mais souvenons-nous de la douloureuse expérience de la Californie où la société privée a organisé une grande panne-pénurie-chantage afin d’obtenir satisfaction (cf le documentaire de Gilles Balbastre “EDF, les apprentis sorciers”).

 

Nous avons plus que jamais besoin d’un grand service public de l’énergie.

https://cgt-edf-recherche.fr/service-public-de-lelectricite-en-danger/

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Sur energie-publique.fr un dossier bien documenté et une pétition en ligne

www.energie-publique.fr

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Le lien : https://www.convergence-sp.fr/pour-un-veritable-service-public-de-lenergie/


Un article à ce sujet dans Basta! : Consensus politique et syndical pour que EDF soit un service 100% public

https://www.bastamag.net/Consensus-politique-et-syndical-pour-que-EDF-soit-un-service-100-public

Et un article  dans Ouest France du 28 janvier 2021, par Tristan Foveau dans la rubrique Réflexion

L’article en PDF


Et sur le site d’ATTAC France, en date du 28 janvier 2021

https://france.attac.org/nos-publications/notes-et-rapports/article/note-pour-un-service-public-de-l-energie-au-service-des-usager-es-et-des

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Sur energie-publique.fr un dossier bien documenté et une pétition en ligne

www.energie-publique.fr

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La grande misère des hôpitaux. Ce n’était pas une fatalité. Il y a des responsables.

Manque de lits et de personnel dans les hôpitaux. Surmenage des personnels.
On les connait les coupables : ils se nomment Sarkozy, Hollande, Macron.
Pour que leurs amis de la finance se goinfrent ils ont sacrifié Santé, Éducation, et tous les  Services publics.
A quand un tribunal populaire pour les juger ?
Oui si nous sommes dans cette situation face à  cette crise, c’est parce que depuis des années les hôpitaux ne sont plus gérés comme des services publics dans l’intérêt général mais comme des entreprises qui ne doivent pas couter un sou à  la collectivité publique
Pire on laisse tomber ce qui est “rentable” sans gros investissement autrement dit rentable à  court terme.
C’est la logique libérale qui démantèle les services publics et abandonne des plans entiers de la population, là où ils s sont le plus nécessaires : les quartiers les plus pauvres et les territoires
ruraux 
Quand va-t-on être capable de faire un large rassemblement pour dénoncer tout cela afin de nous éviter de nous retrouver obliger de choisir entre la peste et le choléra.”

(Marie-Christine Vergiat, ex députée européenne du Front de Gauche,  sur Facebook à propos de l’image ci-dessus)

Et ce que Macron n’a bien sûr pas dit dans son discours du 28 octobre :

Le gouvernement continue de supprimer des lits !

Voir la carte des suppressions (article de Bastamag du 29 octobre)
 
Un exemple parmi d’autres, en Essonne :
 

Ensemble pour le Fret Ferroviaire !

Ferroviaire. « Ensemble pour le fret », le contre-plan de relance de la CGT

(voir en fin d’article la vidéo du débat sur ce sujet à la fête de l’Humanité)

l’Humanité Lundi 21 Septembre 2020, Marion d’Allard

Le syndicat a travaillé 13 propositions pour relancer le transport ferroviaire de marchandises.
Il préconise des investissements massifs sur le réseau et la sortie des logiques libérales.

Mille Perpignan-Rungis en 2050 ! Derrière la phrase choc, « c’est l’urgence de définir des objectifs que nous avons voulu marquer », explique Laurent Brun. En se saisissant du symbole de l’abandon du dernier train de produits frais – à l’arrêt depuis 2019 –, la CGT cheminots, qui présente ce lundi son plan de relance du fret ferroviaire, entend répondre aux postures volontaristes du gouvernement et de la direction de la SNCF. Le premier syndicat de la SNCF fixe donc un cap ambitieux : atteindre, d’ici à 2050, 25 % de parts modales pour le transport ferré de marchandises, contre 9,5 % aujourd’hui. Un horizon « et une méthode de suivi très précise », ajoute son secrétaire général qui rappelle que « des objectifs, l’État en a fixé des dizaines, comme en 2007, lors du Grenelle de l’environnement. Aucun ne s’est réalisé ».

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Lettre-ouverte de la section PCF du Pays Bigouden au Président de la Communauté de communes du Pays Bigouden Sud A propos de la mise à disposition des masques pour la protection de la population

A propos de la mise à disposition des masques pour la protection de la population

Monsieur le Président,

Le Premier Ministre a annoncé le « déconfinement » pour le 11 mai. Or nombre de nos concitoyens sont inquiets pour leur santé, ne sachant si les conditions seront à cette date remplies pour se déplacer, travailler et envoyer leurs enfants à l’école en toute sécurité ; la question de la mise à disposition de masques que personne ne voit venir est donc au cœur de leur préoccupation.

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Mémoires d’un directeur d’EHPAD retraité et, puisque vieux, confiné. Ce qu’il faut quand même rappeler et surtout ne pas oublier ni occulter !!!

Le témoignage d’un directeur d’Ehpad venu en retraite dans notre pays bigouden
 

          Cette épidémie mondiale est survenue en France alors que le monde hospitalier était en crise depuis des années et criait sa détresse depuis des mois à l’image notamment des services d’urgence, à bout, incapables d’assurer correctement leur travail. “L’hôpital, les Ehpad sont au bord de la rupture” prévenaient mi-janvier plus de mille deux cents chefs de service en démissionnant de leurs fonctions administratives !

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Pétition : Des milliards pour les hôpitaux, pas pour le capital !

https://www.change.org/p/emmanuel-macron-des-milliards-pour-l-h%C3%B4pital-pas-pour-le-capital-covid-19-france-et-hopitalpascapital

Déjà plus de 100 000 signataires

Premiers signataires :
  Basset  Jean-Pierre, Militant associatif, secteur santé
  Bellal Amar, Rédacteur en chef de Progressistes
  Boccara Frédéric, Economiste, membre du CESE, responsable politique
  Bodin Thierry, Syndicaliste, Sanofi
  Bonnery Stéphane, Professeur des universités, sciences de l’éducation
  Cailletaud Marie-Claire, Syndicaliste, membre du CESE
  Cohen Laurence, Sénatrice, Groupe citoyens, républicains et communistes
  Durand Denis, Economiste, directeur de la revue Economie & Politique
  Durand Jean-Marc, Fiscaliste, élu communal
  Gonçalves Anthony, Professeur de médecine, cancérologue
  Gravouil Denis, Syndicaliste
  Joly Pascal, Syndicaliste
  Lefèbvre Fabienne, Elue municipale, ingénieure en sciences sociales
  Leflon Michèle, Médecin
  Limousin Michel, Médecin
  Montangon Maryse, Soignante, militante politique
  Prudhomme Christophe, praticien hospitalier, porte-parole de l’Association des médecins urgentistes de France, Hôpital Avicenne Bobigny
  Rouchy Fabienne, Syndicaliste, Banque de France
  Stivala Mireille, Aide-soignante, Syndicaliste
  Talbot Baptiste, Syndicaliste services publics
  Téjas Patricia, Syndicaliste, finances
  Ternant Evelyne, Economiste, responsable politique

Parmi les signataires, nous relevons les noms suivants (nos excuses aux autres) :
– André Chassaigne, député communiste, président du groupe DGR à l’Assemblée nationale
– Henri Sterdyniak, Economiste, membre des économistes atterrés
– Patrick Le Hyaric, directeur de l’Humanité, ancien député communiste européen, groupe GUE
– Pierre Barbancey, journaliste international
– Olivier Coux, chercheur en biologie cellulaire, CNRS
– Monica Passos, Chanteuse
– Jean-Luc Gibelin, directeur d’hôpital honoraire
– Evelyne Zarka, élue 3è arrondissement, Paris
– Romain Marchand, élu communiste, Ivry
– Claude Aufort, Ingénieur CEA retraité
– Alain Obadia, président de la Fondation Gabriel Péri
– Raphaëlle Primet, élue communiste conseil de Paris
– Gilles Alfonsi, Saint-Denis
– Fabienne Haloui, Avignon
– Rabah Balloul, Radio Arts-Mada
– Nicolas Bonnet, Président groupe communiste conseil de Paris
– Jean Fabbri, Syndicaliste enseignement supérieur
– Philippe Sultan, Haut fonctionnaire, membre CA fondation Copernic
– Céline Brulin, Sénatrice communiste de Seine-Maritime
– Sébastien Jumel, Député communiste de Seine-Maritime
– Jean-Paul Lecoq, Député communiste Seine-Maritime
– Hubert Wulfranc, Député communiste Seine-Maritime

Sauver le genre humain, pas seulement la planète !

Sauver le genre humain, pas seulement la planète !

par le philosophe marxiste Lucien Sève, qui vient de décéder du coronavirus

Le lien vers l’article du Monde Diplomatique :

https://www.monde-diplomatique.fr/2011/11/SEVE/46912

 

Et si vous avez envie d’en savoir plus sur Lucien Sève : des articles dans le journal l’Humanité du 24 mars :

https://www.humanite.fr/search/Lucien%20S%C3%A8ve

https://www.humanite.fr/disparition-lucien-seve-marx-et-les-communistes-686800

Ceci téléchargeable en PDF

Vidéo : Lucien Sève “tout va très mal, soyez optimiste”

 

Hôpital : de la casse à la crise..

Les saignées budgétaires des dernières années mettent à mal la capacité des établissements publics à faire face à l’épidémie de coronavirus.

Lien vers un article à ce sujet sur le blog de Gaston B


Et 2 parutions dans l’Humanité du 23 mars

Nous avons plein de grenades lacrymogènes, de LBD, mais pas de masques, c’est leur choix…. (Macron, Le Drian et Cie..)

nous vendons plein d’armes, mais nous ne produisons plus d’oxygène, c’est un choix…

 

C’est voté. La Saur a obtenu la gestion de l’eau potable sur le territoire de la Communauté de communes du Pays bigouden du sud (CCPBS) pour une durée de dix ans !

Jeudi 13 février, un mois avant le renouvellement du Conseil Communautaire, sans aucune information à la population, sans aucun débat, la décision a été prise, avec 5 abstentions cependant.

Tout était déjà ficelé d’avance !

Lire la suite…

Adresse aux élus communautaires de la CCPBS à propos de la distribution de l’eau. Nous voulons un débat !

Le contrat actuel de délégation de service public confié à la SAUR arrive à échéance le 31/12/2020.

Le Conseil Communautaire du jeudi 13 février a prévu d’examiner le principe de reconduite de la délégation de service public qui serait attribuée pour une durée de 10 ans à partir de 2021.
Lors d’un précédent Conseil certains élus ont fait remarquer qu’il serait opportun de réfléchir à une reprise en régie en avançant le fait que “l’eau est un bien commun, que nous mettons dans les mains d’un service privé“.

Pourquoi cette précipitation ? Précipitation suspecte d’une présidence en fin de mandat… Ne serait-il pas plus logique, et plus sérieux car il s’agit d’une décision qui engage pour 10 ans, de laisser ce choix à prendre au futur Conseil communautaire qui sera élu en mars 2020.
C’est d’ailleurs cette position raisonnable qui a été adoptée par la Communauté de communes du Haut Pays Bigouden.

Nous demandons qu’aucune décision ne soit prise avant la mise en place d’un débat public par le Conseil qui sera élu le mois prochain.

Cette question n’a pas été abordée avec la population et sur le site de la CCPBS le prochain conseil n’est même pas annoncé, ni évidemment son ordre du jour, bonjour la transparence !

 

Voici ce que nous écrivions en novembre 2019.

CCPBS Pays bigouden Sud, Service public de distribution de l’eau. Où en est-on ?

Cet article sur la gestion de l’eau à Rennes en PDF

Pont L’Abbé : les enseignants maintiennent la pression. On ne lâche rien !

article du journal Ouest France :

article du journal Le Télégramme :

« Le combat pour les retraites ne prend pas de vacances »

Vacances scolaires ou pas, le Collectif des enseignants du Pays bigouden et du Cap continue ses actions contre la réforme des retraites. Ses membres sont, ce jeudi, au marché de Pont-l’Abbé.

Dix heures, ce jeudi, sur la place de la République. « Il faut se dépêcher, la classe va reprendre ! », lance, hilare, l’une des membres du collectif des enseignants du Pays bigouden et du Cap. Les autres s’installent, dans le vent et le froid, sur les chaises en bois, disposées en rangs, pour un « simulacre de classe ».

Au programme, des devinettes – « des blagues chopées dans les Carambar » – les réponses des bons élèves, celles des mauvais. « La femelle du saumon ? ». « La salmonelle ! », rétorque un enseignant. Sa réponse déclenche des rires et quelques ardoises « Macron = 0/20 » et « Macron = point d’avenir » se lèvent.

 

« Pour nous, cette réforme ne fera que des perdants »

À côté, Igor, enseignant à Quimper, distribue des tracts aux chalands du marché et aux rares automobilistes qui passent. « Ce sont les vacances scolaires mais le combat pour les retraites ne prend pas de vacances », sourit-il, appuyant sur « une action gentille, on ne bloque personne ». Le Collectif des enseignants du Pays bigouden et du Cap, mobilisé depuis le 5 décembre, est présent « pour sensibiliser, relève Jean-Marc. La réforme s’adresse à tout le monde car tout le monde va en pâtir, même ceux qui sont déjà à la retraite. Pour nous, cette réforme ne fera que des perdants ».

La raison ? « La réforme veut se baser sur la vie professionnelle des gens mais ces vies professionnelles ne sont plus linéaires, détaille l’enseignant. Ces vies sont heurtées, cabossées, avec des périodes de chômage plus ou moins longues. Nous ne sommes plus au temps du plein-emploi ! Le but du jeu du gouvernement, c’est que toutes les pensions diminuent… D’accord mais on vit comment ? ».

Grands gagnants ou grands perdants ?

Le Collectif des enseignants du Pays bigouden et du Cap le dit clairement : « Nous sommes les grands gagnants pour certains, les grands perdants pour d’autres. Jean-Michel Blanquer a parlé des 10 milliards d’euros qui vont être débloqués mais pendant combien de temps ? Cela équivaut à 70 € par enseignant. Nous, on estime que l’on va perdre entre 400 et 700 € par mois sur nos retraites », déclare Jean-Marc. Il dit « attendre que le simulateur du ministère de l’Éducation démontre le contraire mais comme il présente des cas types avec des situations très favorables, on ne sait pas comment cela va se passer ».

Alors le Collectif continue ses actions, pendant les vacances scolaires. Ce jeudi, à Pont-l’Abbé, n’est pas la première. Lundi 23 décembre, les membres ont bloqué, avec d’autres corps de métier, le dépôt de la Qub à Quimper. « Nous allons refaire des actions la semaine prochaine pour se faire voir, pour montrer que l’on n’est pas en vacances pour les retraites », appuie Igor.


Un dossier sur le projet de réforme des retraites (cliquer ici)


dans l’Humanité du 17 janvier 2020

 

La Poste – Dans la lignée des “réformes” Macron. C’est encore pire après ! La tournée-sacoche… La tournée ça cloche..

Les facteurs en colère (lu dans Ouest France du 07/12/19) :

Notre article à ce sujet en mai 2019

Et des bureaux de poste qui ferment..

Des salariés fatigués, surmenés : Éducation, Santé, Poste…

C’est le moment ou jamais de faire converger toutes les luttes : retraites, services publics, démocratie..

Plus d’un million de personnes dans les rues le 5 décembre ! Et pourtant par endroit ici du courrier distribué ce jour là… 
Il est temps de prendre conscience que c’est la même lutte et que nous ne gagnerons qu’ensemble !

Le 5 décembre plus d’un million de personnes dans la rue ! Tous ensemble continuons !

quelques documents PDF à télécharger :

Le projet Macron-Delevoye décrypté point par point

Un dossier de la FSU “Réforme des retraites : quels enjeux”

Propositions du PCF pour une réforme des retraites digne du 21e siècle

Un document d’Ensemble! sur la réforme des retraites

Retraites : un projet défavorable encore plus aux femmes, par la FSU

La réforme des retraites pénalisera encore plus les femmes, par un collectif

Lien vers un dossier sur les dangers de la réforme des retraites de Macron Delevoye

CCPBS Pays bigouden Sud, Service public de distribution de l’eau. Où en est-on ?

Le contrat actuel de délégation de service public confié à la SAUR arrive à échéance le 31/12/2020.
Afin de prévoir le mode de gestion à partir du 01/01/2021 la Communauté de communes CCPBS a demandé un rapport au cabinet Espelia, rapport sorti en janvier 2019.
Le Conseil Communautaire du 07/03/2019 a examiné le principe de reconduite de la délégation de service public qui serait attribuée pour une durée de 10 ans à partir de 2021.
Deux conseillers communautaires ont fait remarquer qu’il serait opportun de réfléchir à une reprise en régie en avançant le fait que “l’eau est un bien commun, que nous mettons dans les mains d’un service privé“. Le Conseil communautaire, avec 2 voix contre et une abstention, a approuvé le principe de la délégation de service public.

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Santé. Le CHU de Guadeloupe craque de toutes parts ! Où sont passés les généreux donateurs milliardaires de Notre Dame ?

En Novembre 2017 un grave incendie a partiellement détruit l’hôpital de Pointe-à-Pitre.
Les médias ont-ils fait une campagne pour financer sa reconstruction ? Que choisir dans l’urgence : un hôpital ou une cathédrale ?

2 ans plus  tard la situation est catastrophique. Que fait le pouvoir ?
Il arrose les multinationales. La santé n’est absolument pas sa préoccupation.

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