CCPBS Pays bigouden Sud, Service public de distribution de l’eau. Où en est-on ?

Le contrat actuel de délégation de service public confié à la SAUR arrive à échéance le 31/12/2020.
Afin de prévoir le mode de gestion à partir du 01/01/2021 la Communauté de communes CCPBS a demandé un rapport au cabinet Espelia, rapport sorti en janvier 2019.
Le Conseil Communautaire du 07/03/2019 a examiné le principe de reconduite de la délégation de service public qui serait attribué pour un durée de 10 ans à partir de 2021.
Deux conseillers communautaires ont fait remarquer qu’il serait opportun de réfléchir à une reprise en régie en avançant le fait que “l’eau est un bien commun, que nous mettons dans les mains d’un service privé“. Le Conseil communautaire, avec 2 voix contre et une abstention, a approuvé le principe de la délégation de service public.

Lire la suite…

Santé. Le CHU de Guadeloupe craque de toutes parts ! Où sont passés les généreux donateurs milliardaires de Notre Dame ?

En Novembre 2017 un grave incendie a partiellement détruit l’hôpital de Pointe-à-Pitre.
Les médias ont-ils fait une campagne pour financer sa reconstruction ? Que choisir dans l’urgence : un hôpital ou une cathédrale ?

2 ans plus  tard la situation est catastrophique. Que fait le pouvoir ?
Il arrose les multinationales. La santé n’est absolument pas sa préoccupation.

Lire la suite…

La Poste : la “réforme” appelée “tournée sacoche” crée la pagaille. Régression dans le service.

Dans un monde civilisé toute réforme devrait se traduire par une amélioration de la situation, sinon pourquoi changer ce qui va bien ? Mais dans notre système du libéralisme c’est toujours l’inverse… Réformer pour casser, avec comme but unique de réduire les coûts et augmenter les profits. Qu’importe l’être humain.
Dans ce cas précis tout le monde trinque : les employés de la Poste sont méprisés et leur travail devient insupportable, et les usagés reçoivent leur courrier de plus en plus tard, et certains jours pas du tout.

Un exemple : tel usager recevait son journal du matin le matin, il y a quelques années. Puis il l’a reçu à midi, puis ensuite vers 13h30, et depuis mardi vers 14h. Et quand le facteur est de repos, c’est le lendemain, car il n’est plus remplacé ! Après la prochaine réforme il recevra son journal du matin le lendemain, et à la suivante tous les journaux de la semaine le lundi suivant, si ça continue….

Jour de lancement au Guilvinec : Le courrier est récupéré sous la pluie, mal trié, et les tournées sont rallongées de façon insupportable.

Avec la Santé, et l’École, le gouvernement continue la casse des Services Publics, du coté de La Poste.

L’article du Télégramme, reportage au Guilvinec :

https://www.letelegramme.fr/finistere/pont-labbe/facteurs-pagaille-a-la-tournee-sacoche-10-05-2019-12280213.php

L’avis de la CGT (facebook) :

Isabelle Coat-Le Guillou

11 mai, 20:46

Depuis le 7 mai, la Poste a passé en force la nouvelle organisation du travail des facteurs du Guilvinec et Penmarch pour mettre en place des tournées sacoches. Cette réorganisation est uniquement dictée par la productivité en supprimant 7 tournées sur le site de Pont l’Abbé, dont dépendaient ces facteurs.
Du côté des facteurs, le déchargement du courrier, des colis et recommandés se fait à même le camion, exposés aux intempéries. Les facteurs qui ont été dépossédés du tri de leurs tournées, se retrouvent à faire 6h45 de distribution de tournées désordonnées car classées par d’autres à Quimper. Au delà des conditions de travail dégradées, c’est également l’isolement des agents et la casse du métier de facteur que la Poste opère.
Du côté des préparateurs à Quimper, les conditions de travail ne sont pas meilleures. Ils doivent trier et classer les tournées en moins de 2h, en sous effectifs, et dans une salle où la chaleur dépasse l’entendement. Du coup, tout le courrier n’a pas le temps d’être trié et mis en case. Ils ont, à juste titre, le sentiment d’un travail mal fait.
La CGT avait pourtant proposé une autre organisation du travail en accord avec les facteurs. Cette proposition n’a même pas été étudiée par la direction de la Poste.
Malgré une opposition au projet de la Poste à l’unanimité des organisations syndicales au CHSCT, puis par 2 fois au Comité Technique, la Poste a mis en place cette organisation du travail en passant en force.
Elle est la seule responsable de la dégradation de la santé physique et psychologique des agents en souffrance et de la dégradation de la qualité du service public postal.
Le temps est venu pour les agents de se rebeller pour ne plus subir ces organisations du travail destructrices!!!!!

Article de Ouest France le 14 mai 2019 :

Article de Ouest France le 17 mai 2019

Barrages, aéroports, autoroutes, tout cela nous appartient ! Non aux cadeaux aux capitalistes et à leurs actionnaires. Macron brade le patrimoine de notre pays.


Aéroports, Macron veut donner ADP au privé : l’article du journal L’Humanité

 
 

Interview du sénateur Fabien Gay dans La Midinale de Regards, le 13 mars 2019

 

Énergie, électricité

Les barrages hydroélectriques, un fleuron de notre patrimoine que Macron et ses godillots veulent donner aux requins

 

et, en plus, la CRF – Commission de Régulation de l’Energie – cherche à obtenir la désintégration d’EDF !

Voici à ce sujet un article remarquable Mediapart 11 mars 2019, qui éclaire les mécanismes de régulation du marché de l’électricité depuis la loi NOME et l’ouverture à la concurrence, même pour des non initiés !

Il explique, en 15 pages documentées et pédagogiques, comment la CRE cherche à obtenir la désintégration de l’entreprise pour les intérêts de quelques-uns.

  • Tout d’abord la CRE décide d’augmenter le prix de l’électricité de telle façon que le plus mauvais des fournisseurs privés puisse damer le pion à EDF.
  • Puis elle veut imposer un mécanisme de distribution de l’électricité au prorata des besoins des fournisseurs : au nom d’une concurrence « libre », EDF devrait appliquer le même taux d’écrêtement que ses concurrents dans ses offres sur le marché de détail. 25% de l’électricité fournie aux clients d’EDF (ménages ou entreprises) facturée à un prix de marché calculé par la CRE ! Et demain, combien ?
  • Enfin, elle instaure une « clause de rattrapage » qui force la main au gouvernement en alourdissant la facture de plus en plus si ces dispositions étaient différées.
  • Tout ceci revenant à modifier l’organisation du groupe et lui imposer un éclatement par la simple voie réglementaire.

Autoroutes, une rente offerte au capital.

Proposition de loi du Groupe Communiste (CRCE) au Sénat
relative à la nationalisation des sociétés concessionnaires d’autoroutes

En liaison avec des articles précédents : 

Énergie : bien public ou source de profit

Energie : libéralisation = jungle

 

Le Front de Gauche du Pays Bigouden soutient les revendications pour une justice fiscale et sociale

Le Front de Gauche du Pays Bigouden appelle à manifester samedi 1er décembre.

Nous soutenons ceux des gilets jaunes qui, comme nous, revendiquent une justice sociale et fiscale.

Ce sont les prélèvements injustes qui financent les cadeaux aux ultra-riches, au lieu d’une fiscalité progressive et une taxation du capital.

Il faut inverser cette politique !

Nous demandons :

– augmentation des salaires, retraites, indemnités de chômage, minimas sociaux.

– lutte contre l’évasion fiscale et “l’optimisation” fiscale.

– retour de l’ISF, impôt sur la fortune.

– taxation des compagnies pétrolières (dont Total) et des grandes entreprises polluantes.

– taxation du transport aérien et du transport maritime actuellement exonérés.

– renationalisation des autoroutes financées par nos impôts.

– baisse de la TVA pour les produits de première nécessité et développement des services publics.

– une transition écologique sur des bases de justice sociale

Nous appelons à venir porter ces revendications samedi à 14 h à Quimper, place St Corentin.


pour info : l’appel de la CGT

“Des salariés actifs et retraités, des citoyens expriment une colère légitime pour avoir les moyens de vivre dignement, pour plus de justice sociale. Cette colère, la CGT la comprend et la porte au quotidien depuis plusieurs mois et au travers de nombreuses journées d’action et de grèves. 

Il y a donc urgence à répondre aux attentes sociales comme : 

– l’augmentation du SMIC à 1800 euros avec répercussion sur l’ensemble des grilles de salaires mais aussi des pensions et des minima sociaux ;

– la prise en charge des transports par les employeurs ;

– une TVA à 5,5% pour les produits de première nécessité, notamment le gaz et l’électricité ;

– une fiscalité juste, tenant compte des revenus, avec en premier lieu le rétablissement de l’impôt sur la fortune.

 – créer un revenu de remplacement décent pour les privés d’emplois

 – le droit à un emploi stable, choisi, qualifiant pour tous 

Ces revendications sont urgentes et légitimes. 

Le 1er décembre, la CGT appelle tous les citoyens, les privés d’emploi, les salariés actifs et retraités à se joindre au Rassemblement à Quimper à 14h00, Place Saint Corentin (mairie)  pour exiger des réponses immédiates et précises de la part du gouvernement et du patronat.”

 

L’energie c’est notre bien commun : Refusons les privatisations. Pétition

Tous en lutte pour la défense d'un Service Public de l'énergie !!!

[vidéo] L'énergie, c'est notre bien commun, c'est notre capital ! Retrouvez l'interview de Sébastien Ménesplier, Secrétaire général de la Fédération Mines-Énergie CGT.Tous en lutte pour la défense du Service Public de l'énergie !!!Rappel : signez la pétition en ligne "OUI au Service Public du gaz et de l'électricité" en cliquant sur le lien suivant : http://www.oui-au-servicepublic-gazelectricite.fr/

Publiée par FNME-CGT sur Dimanche 17 juin 2018

 

Les ADMR du Pays Bigouden s’adressent au Président de la République

Monsieur Le Président de La République,

Nous personnels du maintien à domicile des personnes dépendantes,
Vous sollicitons pour vous faire part les difficultés que subit la branche « aide à domicile ».
L’Etat ne cesse de vanter le maintien à domicile des personnes en situation de dépendance mais ne prend pas les mesures  pour fournir  les moyens de le faire correctement.

Ces femmes et hommes qui travaillent au quotidien auprès de nos séniors sont un maillon essentiel et indispensable au maintien à domicile.

Vous ne nous entendez pas, nous ne faisons pas la une des journaux télévisés …. Car, souvent isolé, en petite structure, pas syndiqué et discret, le travailleur à domicile ne se plaint pas, il subit en silence… et souvent le travailleur à domicile est une femme, qui subit le temps partiel (qui doit être disponible du lundi au dimanche de 8h à 20h) … mais qui n’a pas de qualification et n’est « qu’une femme de ménage » dans la pensée collective.

Il faut beaucoup de qualités pour exercer ces métiers, la relation humaine est une compétence essentielle, mais elle n’est pas reconnue. Nous  passons  dans les maisons nous faisons le nécessaire, le ménage, la préparation des repas, les courses, l’aide administrative et tant encore … mais le reste ? le réconfort, l’accompagnement dans la maladie, accompagner la perte des repères? Nous n’avons pas les moyens de le faire.

Pour toutes ces raisons nous vous interpellons :

·         Nos salaires sont gelés nous vous demandons une révision des grilles de salaires et une augmentation de la valeur du point

·         Nos frais kilométriques s’envolent, le remboursement est le même depuis 2008, soit 0.35 € par km nous demandons une revalorisation des indemnités kilométriques et une prise en charge de tous les frais kilométriques engagés par le salarié. Aujourd’hui seule une partie est prise en compte alors que le métier exige ces déplacements professionnels

·         Nous souhaitons une Amélioration des carrières et des conditions de travail des personnels
> Une reconnaissance et une valorisation des métiers par un accès facilité à la Formation professionnelle

·         La mise en place de financements pérennes et cohérents du maintien à domicile via les plans d’aide APA. La personne âgée dépendante ou handicapée n’est pas et ne doit pas être catégorisée dans des cases…Chaque personne a des besoins différents, chaque plan d’aide proposé doit être pensé individuellement.

Nous demandons des propositions concrètes concernant les conditions d’interventions et la prise en compte des besoins des personnes accompagnées dans leur globalité (arriver chez une personne préparer un repas et, faire manger une personne âgée en 30 mn nous appelons cela : maltraitance!)

Monsieur Le Président, dans votre emploi du temps chargé, pourriez-vous consacrer ne serait-ce qu’une demie journée ou un entretien à ces personnes, qu’elles / ils vous expliquent leur quotidien… Partout en France vous en trouverez, partout les mêmes constats, partout les mêmes difficultés, entendez nous.

La mission des structures d’aide à domicile est « d’accompagner et de soutenir les plus fragiles dans leur quotidien, notamment en assurant la continuité de service. »
> Donnez-nous les moyens nécessaires pour remplir pleinement ce rôle d’utilité sociale dans les meilleures conditions possibles

 

Monsieur Le Président, nous comptons sur vous.

Nous  vous prions d’agréer, Monsieur le Président de la République, l’expression de notre très haute considération.

 

Les salariés de l’association ADMR Guilvinec –TREFFIAGAT

25 Rue de La Gare 29730 LE GUILVINEC

guilvinec@admr29.bzh

CETA : la députée Tanguy ne veut pas nous en parler, démocratie macronienne oblige

Un compte-rendu de notre “rencontre” avec une élue macrone qui préfère les ordres venus d’en haut aux avis venus d’en bas. Décidément nous ne sommes rien.

Le lien vers le site du collectif StopTafta-Ceta du pays bigouden www.taftaquoi.wordpress.com

Il va être temps de faire un premier bilan de la 1ere année de cette élue.. pas brillant, c’est le moins qu’on puisse dire.

Lire la suite…

Un très bon film-débat le 17 décembre à Pont L’Abbé

A l’appel conjoint de 9 organisations syndicales et politiques le film La Sociale a été projeté à Pont L’Abbé le 17 décembre.

La Sécurité Sociale, un sujet d’actualité, car son rôle initial et son fonctionnement subissent des attaques permanentes.

Les requins de la finance y voient un secteur juteux pour leurs actionnaires, et, avec la complicité active de nos gouvernements successifs, ils la dénaturent pour s’emparer de tout ce qui est “rentable” et remplacer “solidarité” par “marché”. Le film explique très bien tout ce mécanisme, et le débat, animé par Robert Salaun, de l’Institut CGT d’Histoire Sociale, a été très fructueux.

Un film à voir absolument si vous n’avez pas pu vous déplacer…

Les organisations appelantes :

  • Union locale des syndicats CGT du pays bigouden
  • Solidaires 29 Finistère
  • FSU (fédération Syndicale Unitaire)
  • Association Front de Gauche du pays bigouden
  • Section bigoudène du PCF
  • La France Insoumise du pays bigouden
  • Nouvelle Donne du Finistère
  • Collectif Stop TAFTA et CETA du pays bigouden.
  • FGR-FP-29 Fédération Générale des Retraités de la Fonction Publique Finistère
Robert Salaun, Institut d’Histoire Sociale CGT

 

Un article de Michel Etievent (l’historien qui accompagne le film) : “Fin de la cotisation sociale = mort de la Sécurité Sociale”

Un article d’Aurélien Soucheyre : Budget, le gouvernement prépare sans le dire le cercueil de la Sécu

Interview de Gilles Perret, réalisateur du film, par la Ligue de l’Enseignement

Le dossier de presse du film La Sociale

Un dossier pédagogique à partir du film La Sociale


  Une petite histoire de la Sécu et des attaques qu’elle a subies, par GB 

PLFSS – Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale 2018 (article dans “La CGT Ensemble!” de décembre 2017 ci-dessous : L’hallali)

La dette de la Sécu ne représente qu’un dixième de la dette publique totale. En comptabilité nationale, le compte de l’ensemble des administrations de sécurité sociale est excédentaire de 0,2 point de PIB en 2017.

Évasion Fiscale : Au minimum 20 milliards d’euros par an échapperaient à la solidarité nationale de notre pays, selon les révélations des “Paradise Papers“. Pour la CGT : “Les privilèges distribués aux premiers de cordée, souvent les mêmes qui optimisent le rendement de leurs dividendes dans les paradis fiscaux, ont un coût en augmentation et une efficacité sur la création d’emplois totalement nulle”. Il est temps de demander aux entreprises incriminées de rembourser les aides accordées.

Un collectif de Rennes vient de sortir ce 4 pages, télécharger en pdf

 

Le 10 février 2011 sur France Inter une émission de Là bas si j’y suis sur Ambroise Croizat (écouter, à partir 12’40”)

 

 

 

 

Lycée Jean Moulin Plouhinec – le Conseil Régional décide la fermeture !

Communiqué de Ensemble!

LEP JEAN MOULIN :

LES DEMENAGEURS DU TERRITOIRE ONT FRAPPE !

Ainsi donc, sourde à la mobilisation de la population du Cap Sizun et de l’Ouest Cornouaille, la majorité socialo-macroniste du Conseil Régional vient d’entériner la fermeture du LEP Jean Moulin ; une décision qui s’inscrit dans une logique purement comptable, au mépris de ce que devrait être une politique de développement équilibré des territoires. C’est un nouveau coup porté délibérément au Cap Sizun. Quant aux perspectives d’avenir que le Conseil Régional semble réserver à l’Ouest Cornouaille et à sa jeunesse, c’est encore une fois l’illusion touristique. Pour Ensemble !, face au risque de décrochage de tout l’Ouest Cornouaille, il y a urgence à fédérer nos énergies pour construire un projet de développement qui permette à nos jeunes de pouvoir vivre et travailler dignement au Pays.


Lettre du PCF Finistère au président du Conseil Régional, le 11 décembre 2017 

Objet : avenir du lycée Jean Moulin Plouhinec 

Monsieur le Président de la Région Bretagne, Loïg Chesnais-Girard 

Le Conseil Régional que vous présidez a fait de la maritimité une des pierres angulaires des politiques publiques.

Certains de vos services y sont dédiés et les vice-présidents en charge de ces questions multiplient les déclarations officielles, les chartes, les colloques, les journées thématiques.

Par ailleurs les milieux économiques autorisés se réjouissent du nouvel essor des industries de plaisance qui, nous dit on, ont un besoin urgent de salariés. Voila encore un beau sujet à vocation régionale.

Il n’est pas question d’ignorer un seul instant la promesse des énergies marines renouvelables, encore balbutiantes, empêtrées dans les logiques du profit immédiat, mais outils indispensables de la transition énergétique, qui elle aussi ouvre la voie à des compétences et des formations nouvelles intéressant le «cœur de métier» et les fonctions support

Enfin la pêche et les cultures marines ; identités fortes de nos territoires, filières de compétences particulières, porteuses d’emplois et de savoirs-faire, retiennent toutes les attentions. Leur maintien, leur renouvellement et leur développement sont intimement liés à la qualité et l’inventivité des filières de formations.

Tout un chacun se doit de soutenir l’économie bleue, secteur d’avenir.

Et vous, de votre côté vous vous apprêtez à fermer le lycée Jean Moulin à Plouhinec dont les sections s’intègrent largement aux besoins actuels de la filière maritime.

Curieuse logique.

Oui curieuse logique au moment même où nous avons besoin d’imaginer les formations de demain, où nous avons besoin de tout le monde, partout ; où l’accès concret, physique aux établissements est un des enjeux majeurs.

Curieuse logique aussi en terme d’aménagement et d’équilibre du territoire, de revitalisation des zones rurales, qui risque d’en dire long sur les préoccupations véritables de la Région et des services de l’Etat. Car…c’est au pied du mur que l’on voit le maçon !

Les personnels du lycée Jean Moulin se battent depuis longtemps pour le développement de leur établissement. Ils ont avancé des propositions depuis de nombreuses années sans qu’elles soient jamais examinées et encore moins prises en compte.

Vous qui faites du respect des acteurs du territoire un axe prioritaire de votre gestion ; vous seriez bien inspiré de les entendre et surtout des les écouter.

Il est donc impératif pour faciliter l’échange de points de vue de retirer de l’ordre du jour de la prochaine session du Conseil Régional la délibération actant la fermeture du lycée Jean Moulin.

Je vous prie de croire Monsieur le Président en mes sentiments les meilleurs.

Ismaël Dupont

Secrétaire départemental du Parti communiste français.


Ouest France du 15 décembre

Le lycée Pierre-Guéguin de Concarneau devrait accueillir les élèves de charpente marine du lycée professionnel de Plouhinec dans le Cap Sizun. Le conseil régional vient de voter sa fermeture. Dans quelles conditions ? Le syndicat FSU pose la question. Tout sera prêt pour septembre assure la Région de son côté.

Le couperet est tombé pour le lycée professionnel de Plouhinec. Les conseillers régionaux viennent de voter la fermeture de l’établissement, faute d’effectifs suffisants, par 57 voix pour, 24 contre et 2 blancs. Malgré la mobilisation de la population locale.

La section charpente marine devrait migrer vers le lycée Pierre-Guéguin de Concarneau. Ce qui suscite l’inquiétude de la FSU. “Le lycée Pierre-Guéguin ne sera pas en mesure d’accueillir la formation en charpente maritime l’année prochaine. Les travaux en atelier dispensés dans cette filière nécessitent la construction d’un tout nouveau bâti qui ne pourra pas être effectuée pour septembre.”

Du côté de la Région, on se veut rassurant. Le président a rencontré syndicats et parents d’élèves ce jeudi matin. “Tout sera fait pour que Concarneau puisse accueillir les lycéens de Plouhinec en septembre. La Région prévoit d’y réaliser des travaux pour pouvoir y installer les machines de la section charpentier de marine. Les délais sont courts mais ce sera fait en temps et en heure.”


LA DÉCISION DU CONSEIL RÉGIONAL DE LIQUIDER LE LYCÉE JEAN MOULIN EST UN VÉRITABLE SCANDALE.

La majorité Macroniste et socialiste du Conseil Régional rejointe dans un vote à bulletin secret par quelques « opposants » de la droite et au mépris de la population locale, des élèves et de leurs parents, de l’ensemble des personnels du lycée professionnel Jean Moulin de Plouhinec vient donc de voter l’arrêt de mort de ce lycée le 14 décembre 2017 !

Cette décision du Conseil Régional, dans la lignée des positions du Rectorat n’ayant jamais eu la volonté de développer cet établissement, est peu soucieuse de l’avenir des jeunes, du nécessaire développement de l’économie « bleue » par la diversification des filières de formation maritime.

Dicté par des arguments financiers à courte vue, ce choix méprisant pour notre territoire annonce d’autres renoncements : ne baissons pas les bras, persévérons dans notre lutte pour garder et développer notre lycée, la vie de notre bout du monde.

PCF CAP SIZUN ET DOUARNENEZ