Retraites : la justice, c’est de retirer le projet. Pourquoi pas un référendum sur un sujet aussi important, un choix de société.

Depuis des mois notre pays vit au rythme des mobilisations populaires contestant le projet de “réforme” des retraites du gouvernement.

Le rejet est massif et en face le gouvernement est à court d’arguments. Il s’agit en fait de faire baisser fortement le niveau des pensions, de faire travailler plus longtemps, et d’offrir une opportunité de profits aux assurances privées et aux banques. Les dirigeants ne s’en cachent même plus : le patron de BlackRock est décoré de la légion d’honneur et Jacques Maire, fils de l’ancien dirigeant de la CFDT Edmond Maire, gros actionnaire d’AXA, ancien cadre d’AXA, est chargé de mener à bien cette “réforme”.

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Financer les retraites ? De l’argent il y en a ! C’est simplement un choix de société.

Les quarante plus grandes entreprises françaises ont versé plus de 60 milliards à leurs actionnaires en 2019, dévoile la Lettre Vernimmen. Un record qui dépasse celui de 2007… juste avant la crise financière.

Le Conseil d’orientation des retraites (COR) estime qu’il faut entre 7 et 17 milliards d’euros pour combler le déficit du régime des retraites d’ici à 2025. Le chiffre peut donner le vertige. Il apparaît faible quand on le compare à un autre  : les entreprises du CAC 40, l’indice phare de la Bourse de Paris, ont versé 60,2 milliards d’euros à leurs actionnaires en 2019. Un chiffre record dévoilé jeudi par le quotidien économique les Échos, qui s’appuie sur une étude publiée sur la Lettre Vernimmen.

Ce chiffre se divise entre les dividendes versés aux actionnaires, soit 49,2 milliards d’euros, et les rachats d’actions par les entreprises, 11 milliards d’euros. Champion hors catégorie, le groupe pétrolier Total a versé 8,6 milliards d’euros à ses propriétaires l’an passé. Jamais autant de dividendes n’avaient été versés dans l’histoire du CAC 40, qui a passé la barre des 6 000 points en décembre dernier pour la première fois depuis 2007. Ils bondissent de 15 % par rapport à 2018. Ces versements dépassent le record établi à la veille de la crise financière, en 2008, quand les actionnaires n’avaient reçu « que » 43 milliards d’euros de dividendes.

Une manne qui ne sert pas à l’investissement productif
Côté rachat d’actions par l’entreprise, une pratique qui vise à doper le cours de l’action, les chiffres donnent également le vertige : seules les années 2007 (19,2 milliards d’euros) et 2008 (11,2 milliards) ont été meilleures. Cette manne ne sert pas à l’investissement productif et manque au financement d’activités ou revenus nécessaires à la société. « Nous proposons d’imposer fortement les revenus des ménages provenant des dividendes, et les dividendes que se versent entre elles les entreprises », explique ainsi Frédéric Boccara, économiste et dirigeant du PCF. Ces 60 milliards d’euros, pour les seules entreprises du CAC 40, les quarante entreprises les plus riches cotées en Bourse en France, sont l’arbre qui cache la forêt. Au total, les revenus financiers des entreprises sont de 300 milliards d’euros. Les taxer permettrait de financer les retraites ou les services publics, et surtout d’affaiblir la domination du capital financier.

Gaël De Santis, dans l’Humanité du 10 janvier 2020

Bourse. L’année 2019, le meilleur cru des actionnaires du CAC 40

Une manne qui ne sert ni à l’investissement productif ni au financement du social.

Ce qu’il faut c’est un autre partage des richesses.

Les revenus financiers ne participent pas au financement de la protection sociale. Ce sont eux qui bénéficient d’un “régime spécial”.
L’INSEE évalue à près de 299 milliards le niveau des revenus financiers des entreprises et des banques exonérés de prélèvement social. Cette somme est très supérieure au paiement de la totalité des retraites sur une année. Si ces revenus contribuaient au même taux que les salariés au financement des caisses de retraite, 31 milliards pourraient être dégagés, soit le double du déficit maximal avancé par le Conseil d’orientation de retraites.
Cette contribution ne serait que justice. Surtout, elle constituerait un levier pour réorienter les choix économiques vers le travail et sa meilleure rémunération.

En 30 ans, alors que la masse salariale a été multipliée par 3,6 les dividendes aux actionnaires l’ont été par 30 ! (source INSEE)


Ma chronique de l’extrême centre par Pierre Serna, dans l’Humanité du 10/01/20
La vie rognée

Avec un peu de recul, peut-être vivons nous aujourd’hui en France davantage la conclusion des années Reagan-Thatcher que le remake nauséabond des années 1930. À notre tour de vivre notre expérience de déconstruction ultralibérale, jour après jour, inexorablement, si nous ne sommes pas vigilants.

L’extrême centre fait feu de tout bois dans une offensive épuisante pour celles et ceux qui veulent résister car on ne sait plus où donner de la tête. Par petits coups de canif au contrat social, par grands coups de serpe dans les budgets des services publics, par décret passé incognito dans le Journal officiel (lisez-le, c’est consternant), c’est tout un équilibre, résultat de luttes, de conquêtes, qui se fissure. Comme le système devient moins performant du fait de ces attaques, il est moins efficace, et donc doit être remplacé par les officines privées. CQFD Et l’État se défausse en permanence sur la charité. N’êtes-vous pas effarés par ces spots publicitaires pour appeler à financer telle ou telle association caritative, claire transcription de son désengagement et retour à la « mendicité organisée ».

Quand il n’y aura plus d’écoles, d’hôpitaux, de postes, d’universités, de police digne de ce nom, de politique écologique et sociale courageuse, d’institutions républicaines et démocratiques, nous continuerons à survivre et résister, mais nous vivrons moins bien. Comme aux États-Unis, comme en Angleterre et là ce sera la victoire des populismes. À force de mordre, de couper, de déchirer et de rogner, ce sont nos vies qu’ils abîment, pire, nos intelligences et nos libertés. Le nombre d’enfants sous le seuil de pauvreté ne cesse d’augmenter depuis 2017, en même temps que les dividendes du CAC 40. Alors que la réforme nécessaire de la retraite pour tenir compte de l’effort équitablement partagé par toutes et tous aurait pu entraîner une forme de réconciliation autour d’un projet qui concerne l’ensemble de la nation, elle a été bâclée par les services du premier ministre, ne tenant pas compte de la voix des syndicats, ne préparant même pas les logiciels de calcul par projection. Pendant ce temps, le patron français de BlackRock, un fonds d’investissement pour pensions, est fait officier du ruban rouge. Écœurant d’insolence ou d’inconscience ? Même cela, ils veulent nous le rogner, nos plus belles couleurs, le rouge de la révolte et le noir de Soulages…

 

Pont L’Abbé : les enseignants maintiennent la pression. On ne lâche rien !

article du journal Ouest France :

article du journal Le Télégramme :

« Le combat pour les retraites ne prend pas de vacances »

Vacances scolaires ou pas, le Collectif des enseignants du Pays bigouden et du Cap continue ses actions contre la réforme des retraites. Ses membres sont, ce jeudi, au marché de Pont-l’Abbé.

Dix heures, ce jeudi, sur la place de la République. « Il faut se dépêcher, la classe va reprendre ! », lance, hilare, l’une des membres du collectif des enseignants du Pays bigouden et du Cap. Les autres s’installent, dans le vent et le froid, sur les chaises en bois, disposées en rangs, pour un « simulacre de classe ».

Au programme, des devinettes – « des blagues chopées dans les Carambar » – les réponses des bons élèves, celles des mauvais. « La femelle du saumon ? ». « La salmonelle ! », rétorque un enseignant. Sa réponse déclenche des rires et quelques ardoises « Macron = 0/20 » et « Macron = point d’avenir » se lèvent.

 

« Pour nous, cette réforme ne fera que des perdants »

À côté, Igor, enseignant à Quimper, distribue des tracts aux chalands du marché et aux rares automobilistes qui passent. « Ce sont les vacances scolaires mais le combat pour les retraites ne prend pas de vacances », sourit-il, appuyant sur « une action gentille, on ne bloque personne ». Le Collectif des enseignants du Pays bigouden et du Cap, mobilisé depuis le 5 décembre, est présent « pour sensibiliser, relève Jean-Marc. La réforme s’adresse à tout le monde car tout le monde va en pâtir, même ceux qui sont déjà à la retraite. Pour nous, cette réforme ne fera que des perdants ».

La raison ? « La réforme veut se baser sur la vie professionnelle des gens mais ces vies professionnelles ne sont plus linéaires, détaille l’enseignant. Ces vies sont heurtées, cabossées, avec des périodes de chômage plus ou moins longues. Nous ne sommes plus au temps du plein-emploi ! Le but du jeu du gouvernement, c’est que toutes les pensions diminuent… D’accord mais on vit comment ? ».

Grands gagnants ou grands perdants ?

Le Collectif des enseignants du Pays bigouden et du Cap le dit clairement : « Nous sommes les grands gagnants pour certains, les grands perdants pour d’autres. Jean-Michel Blanquer a parlé des 10 milliards d’euros qui vont être débloqués mais pendant combien de temps ? Cela équivaut à 70 € par enseignant. Nous, on estime que l’on va perdre entre 400 et 700 € par mois sur nos retraites », déclare Jean-Marc. Il dit « attendre que le simulateur du ministère de l’Éducation démontre le contraire mais comme il présente des cas types avec des situations très favorables, on ne sait pas comment cela va se passer ».

Alors le Collectif continue ses actions, pendant les vacances scolaires. Ce jeudi, à Pont-l’Abbé, n’est pas la première. Lundi 23 décembre, les membres ont bloqué, avec d’autres corps de métier, le dépôt de la Qub à Quimper. « Nous allons refaire des actions la semaine prochaine pour se faire voir, pour montrer que l’on n’est pas en vacances pour les retraites », appuie Igor.


Un dossier sur le projet de réforme des retraites (cliquer ici)


dans l’Humanité du 17 janvier 2020

 

Pour gagner, soutenons les grévistes ! Une quarantaine d’écrivains, comédiens, universitaires, appellent à «soutenir financièrement» les cheminots en grève

Appel à soutenir financièrement ceux qui luttent pour nous tous.
Une quarantaine d’écrivains, comédiens, d’universitaires, tels Annie Ernaux, Edouard Louis, Éric Vuillard, Corinne Masiero ou Jean-Marie Bigard, appellent à «soutenir financièrement» les cheminots en grève
Pour que le mouvement social «dure et s’amplifie», un large collectif d’artistes et intellectuels appelle à soutenir financièrement les grévistes en contribuant aux cagnottes de grève.
Car chaque journée de grève coûte, et les grévistes «défendent un de nos biens communs, un système de retraites qui, loin d’avoir été octroyé par les patrons, est le fruit des luttes de nos aînés»

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Amis français, n’hésitez pas à regarder en Belgique : il y a deux ans, gouvernement et patronat ont tenté d’imposer une « pension » à points. Les travailleurs ont réussi à les faire reculer. Retour sur une victoire – et non pas une histoire – belge.

Alors que le gouvernement fédéral affichait sa détermination d’aller jusqu’au bout de sa réforme – imposer ce qu’on appelle ici la pension à points, « le point d’orgue de toute réforme des pensions du gouvernement » selon le ministre libéral des Pensions Daniel Bacquelaine – il a reculé à mesure que les travailleurs marchaient dans les rues du pays…

par Jonathan Lefèvre, le 11 décembre 2019, dans Solidaire, la revue du PTB, Parti des Travailleurs Belges

Le lien vers l’article

L’article en PDF

Entretien avec Raoul Hedebouw, porte-parole du Parti des travailleurs belges (PTB)

En complément utile : BLACKROCK, le fonds multimilliardaire grand inspirateur des réformes, ci-joint

(si vous avez vu l’émission d’Elise Lucet sur ce monstre, vous comprendrez qu’il y a de quoi avoir peur !)
https://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/blackrock-l-institution-financiere-185781

Retraites : on ne lâche rien, on continue ! Le gouvernement doit retirer son projet.

Le gouvernement reste droit dans ses bottes. C’est le pire du pire : recul de l’âge de la retraite de 62 à 64 ans ! Alors que des centaines de milliers de jeunes sont privés d’emploi…

Notre contestation est arrivée à un stade capital (retraites et autres, c’est un tout)

C’est le moment ou jamais d’agir, ou au minimum, d’exprimer un soutien, si vous ne pouvez pas faire grève

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Le 5 décembre plus d’un million de personnes dans la rue ! Tous ensemble continuons !

quelques documents PDF à télécharger :

Le projet Macron-Delevoye décrypté point par point

Un dossier de la FSU “Réforme des retraites : quels enjeux”

Propositions du PCF pour une réforme des retraites digne du 21e siècle

Un document d’Ensemble! sur la réforme des retraites

Retraites : un projet défavorable encore plus aux femmes, par la FSU

La réforme des retraites pénalisera encore plus les femmes, par un collectif

Lien vers un dossier sur les dangers de la réforme des retraites de Macron Delevoye

Mardi 8 Octobre Rassemblement pour les retraites à Pont L’Abbé et Action des personnels ADMR

Rassemblement organisé par la coordination CGT-FSU-LSR-FGRFP
mardi 8 octobre à 10h30 Pont L’Abbé place de la République devant la Poste.

Manifestations dans tous les départements.

* Le tract intersyndical

* Un dossier sur la réforme retraite à points de Macron

Le 8 octobre également les personnels ADMR de Tréffiagat, Guilvinec, Loctudy seront en grève

À l’appel du mouvement national des Professionnels des établissements pour personnes âgées et des services d’aide, de soins et d’accompagnement à domicile, les salariés de l’ADMR du Guilvinec et Loctudy ont décidé de se rassembler devant les locaux de l’ADMR du Guilvinec le mardi 8 octobre de 14 h à 17 h pour alerter la population sur leurs conditions de travail dans un secteur oublié des pouvoirs publics et ils invitent la population, les élus, les personnes aidées et leurs familles à venir les soutenir.

Dimanche 3 février 2019 à 17h au Patronage Laïque de Pont L’Abbé Conférence-débat sur la menace contre les retraites avec le projet Macron de retraite à points.

Conférence-débat proposée par un collectif de 8 organisations.

Le tract invitation en pdf, à diffuser à vos contacts.
Si vous acceptez d’en distribuer merci de vous signaler sur le formulaire de contact, ou à frontdegauche.pb@gmail.com

Retraites : réforme Macron Medef

Un résumé :

Alerte ! La plus grande attaque jamais vue contre notre système de retraite

Le gouvernement a annoncé une réforme de notre système de retraite pour 2019.

De l’avis des experts, il n’y a pourtant pas, aujourd’hui, nécessité d’une réforme pour raisons financières.

Les raisons en sont toute autres !

Origine de notre système :

Il date de la création de la Sécurité sociale à la Libération.

Fondée en 1945, sur les bases du programme du Conseil National de la Résistance, la Sécurité Sociale s’est substituée aux premières formes très incomplètes de protection sociale arrachées au patronat par les luttes ouvrières du début du XXe siècle. Elle est un droit fondamental pour tous les citoyens, conçue à l’origine pour demeurer sous leur contrôle. Elle a été créée par le ministre du Travail Ambroise Croizat (ouvrier métallurgiste à 13 ans, puis député communiste). Elle est alors financée par des cotisations sociales (salaire socialisé) indépendantes du budget de l’État.

Elle a pour but de protéger tous les individus contre les aléas de la vie réunis dans un seul ensemble cohérent : Maladie – Famille – Vieillesse (donc Retraite).

Cette création est basée sur le principe de solidarité.
Certains régimes spéciaux vont encore plus loin (1)  .Ce n’est pas un problème, le piège serait de les opposer.(2)

Par répartition

Le système édifié par Croizat fut celui de la cotisation et non de l’impôt. Une cotisation du salarié et une cotisation de l’entreprise prise sur la valeur ajoutée. Un financement solidaire (les actifs cotisent pour payer les retraites de leurs prédécesseurs et ainsi de suite.

Nombreuses attaques successives

Les ordonnances de 1967, la CSG de Rocard en 1990, la loi Balladur de 1993, le plan Fillon de 2003, le plan Juppé, etc.. En fait, à chaque quinquennat !

Macron se situe dans le prolongement de ces régressions, mais avec, en plus, un tournant fondamental

Vers un système à points

On sait ce qu’on cotise mais on ne sait pas ce que l’on touchera !

C’est un changement complet de principe, une contre révolution, une rupture historique majeure, la fin du principe de solidarité.

Cette réforme induirait un mécanisme individuel lié au parcours des cotisants.

De leur entrée au travail jusqu’au moment où ils prennent leur retraite, les attributaires disposeraient ainsi d’une sorte de tirelire pour puiser au moment de leur départ la pension qui “serait” en valeur égale à ce qu’ils auraient pu verser  Rien ne parait figurer dans cette perspective, pour la prise en compte des aléas de la vie : précarité au travail, maladie, chômage, périodes consacrées à l’éducation des enfants, etc.

Tout le contraire d’une retraite solidaire telle que celle instituée de 1945 à 1947, et les femmes en seraient les premières victimes.

Une régression sociale : baisse importante des retraites, augmentation de la pauvreté.

Invitation à compenser par recours à la capitalisation avec tous les risques que cela comporte (ex : fonds de pension)

En Suède où le système par points a été adopté il en a résulté une diminution des pensions de l’ordre de 30%.

C’est en lien avec la politique d’ensemble de ce pouvoir, avec sa soumission aux marchés financiers.

Dans la même logique que les attaques contre les Services Publics, le Code du Travail, la SNCF, la santé, etc.…

Il s’agit de faire baisser la part des salaires dans la répartition de la richesse ce qui implique la précarité, et les salaires bas

C’est un choix stratégique fondamental, un choix idéologique, un choix de classe, car en fait il n’y a pas de menace actuellement dans les budgets correspondants.

Il faudrait, au contraire, aller vers un progrès. Des propositions existent

Essentiellement une retraite à 60 ans au taux de remplacement de 75%

Pour cela bien sûr il faut prendre pour les retraites une part plus grande dans la répartition des richesses.

Si on veut une part de gâteau suffisante pour les retraites, la sécurité sociale, les salaires, les services publics il faut aussi un gâteau plus gros.

Le problème c’est qu’aujourd’hui, celui qui décide du gâteau, de sa recette, de sa taille, de la part à distribuer, c’est le capital !

Nous avons besoin d’une part de gâteau plus grande dans un gâteau plus grand. Or c’est le capital qui décide, c’est donc l’ennemi

De nombreuses études montrent l’importante incroyable du coût du capital (3)   C’est le capital qui ruine notre pays.

Son mode de fonctionnement est néfaste, inefficace, et dangereux (voir les crises successives).

Remettons en cause de cette façon de gérer l’économie

Oui c’est possible. En changeant complètement d’orientation.

Éradiquer le chômage, sécuriser l’emploi : il en résulterait un gain de productivité à utiliser pour une diminution du temps de travail, une formation professionnelle pour tous.

10% de chômeurs c’est une création de richesse perdue, c’est 10% de personnes qui ne peuvent pas contribuer, participer, qui ne cotisent pas.

Il faut une revalorisation du Smic avec répercussion sur tous les salaires et sur les pensions Le coût en serait compensé par la création de ressources : emploi, offre, création de richesse.

Des milliards en plus de création de richesses. Et si masse salariale augmente les cotisations augmentent.

Les cotisations sociales des entreprises doivent être modulées en fonction de leur politique sociale (emploi, salaires, formation, investissements..).

Les revenus financiers des entreprises doivent être prélevés comme les autres.

Conquérir de nouveaux pouvoirs des salariés pour imposer d’arrêter de financer la spéculation mais au contraire de favoriser l’investissement.

L’Union Européenne actuelle a été créée pour empêcher tout pays membre de choisir une autre voie que celle qu’elle impose.

Remettre en cause la BCE qui prête aux banques à 0% ou même à des taux négatifs sans aucune conséquence positive. Cet argent sert à la spéculation. Il faut changer les critères et réorienter les crédits vers les services publics, l’emploi, les collectivités locales.

Condamner oui, mais s’engager vers une alternative.

Le système de 1945 n’a jamais été digéré par les puissants. Un grand patron a même dit : “c’est du communisme”.  Oui ! Et c’est ce qui explique leur hargne.

Les arguments de Macron

L’idée retenue étant la simplification et l’égalité des droits entre citoyens concernant leur retraite avec une seule façon de la calculer, quelle que soit la situation des intéressés. Pour le financement, le candidat président avançait dans son programme électoral l’objectif : “Pour un euro cotisé, un euro versé.”

Le projet présidentiel vise à une refonte et à une simplification du système au prétexte d’égalité dans les droits. Cela peut paraître de bon sens, mais ne nous y trompons pas ; d’une part on ne peut rayer d’un trait de plume des droits que les salariés se sont acquis par les luttes ; d’autre part, l’objectif final est d’aller vers l’individualisation et la capitalisation pour la satisfaction du monde de la finance. Par ce biais, le patronat verrait ses charges s’alléger, la CSG, dont les salariés sont les tributaires essentiels, devenant la source principale du nouveau système.

Plus d’égalité !!!

Ce choix incite à la compétitivité et augmente des inégalités, c’est absolument pervers, idéologique.

Il ramène à des situations individuelles opposé de la solidarité.

L’objectif présidentiel est avant tout de saper la solidarité qui est à la base des différents régimes, de fusionner le régime général de la Sécurité Sociale, les retraites complémentaires Agirc-Arrco, celui de la Fonction Publique, les régimes spéciaux, sans oublier les non-salariés, en un seul régime de retraite dit universel.

1€ cotisé=1€ restitué !

Également fallacieux et pervers. La valeur du point lors du départ à la retraite serait fonction de la valeur du PIB, de l’espérance de vie, de l’humeur du capitaine du moment. Aucune garantie…

Les années de précarité ne sont pas actuellement prises en compte, elles le seront dans ce cas intégrées dans le calcul fait sur toute la carrière. Rien que cela implique une chute des pensions de 20 à 25%

Simplification

Un seul régime de retraite pour tous ?
C’est mettre fin aux régimes spéciaux et procéder à un alignement par le bas.

Aujourd’hui, par exemple, supprimer l’accès au statut pour les nouveaux embauchés à la SNCF c’est inéluctablement condamner les salariés actuels à ne plus avoir, d’ici vingt-cinq ans, les droits pour lesquels ils cotisent aujourd’hui. Leur régime de retraite sera financièrement exsangue faute d’alimentation. C’est un alignement par le bas, et une rupture de contrat.

Ainsi le tour serait joué : ce ne serait pas le régime général de la Sécurité Sociale qui rejoindrait les régimes spéciaux et celui de la Fonction publique, mais, au contraire, ces derniers qui seraient contraints de s’aligner sur le moins-disant.

Convaincre car cela nous concerne tous.

Les retraités actuels seront aussi touchés.

Les jeunes qui souvent partent battus “je n’aurai pas de retraite”. On constate là le ravage déjà accompli par l’idéologie dominante.
Une partie de la population a intégré la précarité (classique d’attendre 10 ans pour intégrer le monde du travail)

Mais il y a en fait un potentiel de résistance et de lutte contre cette désespérance politique.

Le dispositif avancé vise à aboutir à des pensions de retraite personnalisées : “le chacun pour soi”; et à des inégalités criantes au bout entre ceux qui auront eu des carrières complètes, des revenus élevés, et les autres, victimes de la précarisation de l’emploi ou de la discriminations et d’inégalités salariales importantes, notamment concernant les femmes. Lorsque l’on parle de réformes en matière de retraite, il convient d’avoir à l’esprit que toutes celles qui se sont succédé depuis plus d’un quart de siècle ont conduit à des restrictions de droits en la matière. La perte conséquente du pouvoir d’achat des pensions constitue le dénominateur commun appliqué à tous les régimes de salariés.

Où est l’idée de solidarité qu’invoque Macron dans ce jeu de dupes ? En définitive, Macron avec son “euro cotisé pour un euro versé” amènerait tous les salariés à ne dépendre que de leurs versements sur des salaires amoindris par les conditions d’exploitation et de précarité. On appelle cela réduire le prix de la force de travail. Ce qui est proposé relève de “l’entourloupe”. La meilleure façon d’empêcher ce saccage de nos droits, c’est de consolider le régime général et de lui permettre d’amener tous les salariés au niveau que Croizat visait, c’est-à-dire celui des régimes les plus élevés.

La vigilance et l’engagement des salariés actifs et retraités sont indispensables pour la défense et l’accès au droit à une retraite digne de notre temps.

(1)   : Des régimes de retraite différents existent depuis longtemps (42 systèmes). Certains proviennent d’acquis des salariés. D’autres couvrent certaines professions libérales et artisanales, qui, par refus de la solidarité, ont décliné leur entrée dans le régime général de la Sécurité Sociale, comme le proposait Ambroise Croizat en 1946. Les régimes spéciaux ont été créés, pour certains, dès le XIXe siècle. Ils sont le fruit des luttes menées par les salariés pour faire prendre en compte les particularités de certaines professions, en compenser les servitudes. Ils appartiennent aux salariés qui les alimentent financièrement et sont partie prenante de l’identité sociale des professions qu’ils recouvrent. (Économie et politique de mai-juin 2018)

(2)    Les niveaux des retraites dans le système général et dans celui de la Fonction publique sont pratiquement équivalents (avec un léger avantage pour le privé).
S’opposer sur les différences serait tomber dans un piège utile au pouvoir “diviser pour régner”.

(3)   Le coût du capital https://www.gastonballiot.fr/le-cout-du-capital-2/


Pour voir un dossier plus complet sur ce sujet, cliquer ici : https://www.gastonballiot.fr/retraites-reforme-macron-medef/

 

Jeudi 18 octobre Manifestation pour nos pensions et retraites ! A Pont L’Abbé 10h30

L’appel intersyndical pour un rassemblement à Pont L’Abbé, Parking Toussaint Louverture à 10h30

Lien vers un petit dossier sur les retraites et le dangereux projet Macron/Medef

Autres articles à propos des retraites

Ouest France du 14 octobre

 

Le télégramme

 

Environ 350 personnes se sont rassemblées et ont défilé dans les rues de Pont L’Abbé avant de remettre à la députée un cahier de revendications.

Retraités et actifs Mardi 9 Octobre : 1000 personnes à Quimper, 2000 à Brest, d’autres à Morlaix, Carhaix, Rosporden… On recommence le 18 !

Le compte-rendu de Ouest France

Le compte-rendu du Télégramme

Grève interprofessionnelle initiée par CGT, FO, Solidaires, UNEF, FIDL, UNL pour une augmentation des salaires, des pensions et minimas sociaux, une réelle égalité professionnelle entre les femmes et les hommes, le droit à la retraite à taux plein dès l’âge de 60 ans et en deçà pour les travaux pénibles, un service public de proximité et de qualité accessible à tous.

Ci-joint l’appel  des retraités CGT pour le 9 octobre

et le tract de Solidaires

Lien vers un petit dossier sur les retraites et le dangereux projet Macron/Medef

Autres articles à propos des retraites

Retraites : les pétitions ont été remises vendredi 29 juin à la députée

La délégation, soutenue par plusieurs dizaines de personnes, était composée de Guy Barré (FSU),  Alain Corfmat (CGT), Joël Jaffrès (LSR), Christian Seznec (CGT), Annick Danielou (FGRFP).

photo Ouest France

“Blocage et diminution des pensions, hausse de la CSG, projets de modification des pensions de réversion, future et énième réforme des retraites, les sujets de mécontentement sont nombreux, nous souhaitons que la députée relaie auprès des plus hautes instances de l’État le traumatisme de ces décisions qui impactent lourdement la vie des gens qui ont travaillé toute leur vie en espérant pouvoir vivre de façon digne ce temps de retraite”, ont expliqué les délégués qui ont remis une pétition de soutien au mouvement de protestation de plus de 620 signatures.

photo Le Télégramme

La députée semble insensible à tous ces arguments, qu’importe que les retraités soient malmenés et que les futures générations voient leur retraite amputée, son argument principal est : “Emmanuel Macron a été élu, donc il agit comme il l’entend, que ça vous plaise ou non !”.

Les élus sont des “représentants”, la question est : la députée est la représentante de qui ? De la population de sa circonscription, ou du président ?

 

Le gouvernement et sa majorité présidentielle n’ont rien compris à la colère des retraité-e-s. Pétition et action le jeudi 14 juin

Ci-joint le texte national et la pétition locale lancée par CGT pays bigouden, FSU, LSR, FGR-FP

ainsi que le 4 pages de la FSU

Retraites pour un scénario durable et solidaire

Pour le Pays Bigouden le rassemblement est prévu Jeudi 14 Juin à 10h30 à Pont L’Abbé, sur le parking Toussaint Louverture