Retraites, arguments….

Retraites   —-         Des arguments ?      Nous n'en manquons pas !

Un diaporama clair sur le problème des retraites attendre le téléchargement avant de le lancer (retraites.pps).

Notre dossier de 2010 sur le problème des retraites reste complétement d'actualité

Ces dernières décennies nombreuses ont été les attaques contre notre système de retraite..

Le scénario catastrophe qui est orchestré pour justifier les mesures ne tient pas debout. Il y a évidemment des arrières pensées.

Le but inavouable est de diminuer le niveau des retraites et d'augmenter les profits capitalistes en orientant la population vers les fonds de pension.

Or la société est capable d'affronter le problème du coût des retraites. C'est ce que permet le système actuel de répartition assurant une solidarité intergénérationnelle.

Au lieu de le mettre en cause il faut au contraire l'améliorer.

A nous tous, collectivement, de décider quelle part du revenu national ira aux retraités. La charge financière des retraites et pensions est supportable par les produits de l'économie, aujourd'hui et plus tard. Il s'agit d'en faire le choix.

Ce que personne ne dit, c'est que le rapport coût_retraites / PIB diminue régulièrement !

Avril 2010 –   Ouverture d’un large front citoyen pour les retraites.

A l’initiative d’Attac et de la fondation Copernic, de nombreuses personnalités, dirigeants des partis de gauche, intellectuels, économistes, syndicalistes, lancent un appel à la mobilisation.

« La question des retraites pose celle de la société dans laquelle nous voulons vivre. Nous ne pouvons accepter la paupérisation programmée des futurs retraité-es, l’idéologie absurde du « travailler toujours plus » et la destruction des solidarités sociales. Nous souhaitons contribuer à une vaste mobilisation citoyenne (réunions publiques, appels locaux…) pour stopper cet engrenage. »

Un site Internet a été créé pour l’occasion, site sur lequel on peut se documenter et signer la pétition nationale.

Mai 2010 – création à Pont L'Abbé d’un « COLLECTIF CITOYEN DE DEFENSE DES RETRAITES PAR REPARTITION »

formé sur la base de la pétition proposée par ATTAC et la Fondation Copernic
Ce collectif de citoyens est soutenu par la FSU, la CGT, Solidaires, le PCF, le NPA, le PG, la FASE, et des militants du PS.


DOSSIER RETRAITES

– Un petit calcul niveau 6e lire—-> 

– Un diaporama explicatif voir—-> 

– Les femmes seraient particulièrement touchées par cette réforme. Les reports d'âge les pénalisent encore plus :

Désinformation et mensonges d'Etat sur les retraites des femmes par Christiane Marty du Conseil Scientifique d'ATTAC —->

– Vidéo du cours-formation de Bernard Friot en Juin 2010 : "Les retraites, à question salariale, réponse salariale !" —>

– Si on travaille plus longtemps on vivra moins longtemps !. 60-65 ans les meilleurs années de la retraite, par Gérard Filoche, inspecteur du travail –> lire

 

 

Un livre qui vient juste de sortir,"Retraites L'heure de vérité" en vente 7 € aux éditions Syllepse, ouvrage collectif sous la coordination d'ATTAC et de la Fondation Copernic
ainsi que 
Le livre de Bernard Friot, "L'enjeu des retraites",
 Edition La Dispute, mars 2010, 12€

 

 

 

 

 

 

 

Un témoignage : les retraites en Argentine :

En relation avec les retraites, je voudrais apporter mon témoignage. Je suis d’origine argentine et malgré le nombre d’années passées en Bretagne, je me tiens au fait de tous ce qui arrive là-bas.

En 1991, le président Carlos Saul MENEM, applique le libre commerce et la libéralisation de l’économie. Il faut savoir que l’Argentine avait un régime social assez semblable à celui des français dont la retraite par répartition. Ce président  l’a fait remplacer par la retraite par capitalisation, et l’allongement de l’âge de celle ci, les préretraités qui devaient avoir leurs  droits à 60 ans ont dû attendre jusqu’a 63 ans, avec toute la précarité que cette mesure a imposée.

La politique d’ultra libéralisation est arrivée au résultat que l’on connait en 2001, la mise en faillite du pays,  toutes les personnes qui avaient cotisé dans leur fond de retraite privé ont tout perdu.

Mais l’exemple argentin n’est jamais cité, pourquoi ?

Aujourd’hui grâce à la politique de  Nestor Kirchner et de Cristina Fernandez, la retraite par répartition  a été rétablie.

Silvia Le Böennec, Penmarc’h, 27 avril 2010

– Le gouvernement d’Evo Morales décide de baisser l’âge de départ à la retraite de 65 à 58 ans /(J.A.Pinatercera Information)/

Quand le gouvernement français décide d’élever à 62 et 67 ans l’âge de la retraite, le gouvernement bolivien décide en mai 2010 de le baisser de 65 à 58. Il introduit également unmécanisme de prise en compte de la pénibilité pour les mineurs qui pourront s’arrêter à 56 ans, les mineurs de fond le pourront à 51, leurs années de travail coûtant doublE ; Cette avancée s’inscrit dans le rétablissement et l’amélioration des droits sociaux mis à mal par trois décennies d’ultra libéralisme. L’action du président Evo Morales et de la majorité socialiste au parlement (pas au sens français du PS !) est déterminante. Cependant, rien se serait possible sans l’action des travailleurs et de leur syndicat, la Centrale Ouvrière Bolivienne (COB). L’accord sur la réforme des pensions est dû à un puissant mouvement revendicatif sur les salaires, dans la situation générale bolivienne il marque la poursuite des actions de déstabilisations des possédants. Nationalisations, conquêtes sociales historiques : l’expérience bolivienne, comme celle d’autres pays d’Amérique Latine, est davantage qu’un symbole.
Elle démontre combien la défense des intérêts immédiats des travailleurs, les luttes et la perspective socialiste sont d’actualité. Comme pour la France !

Un diaporama retraites  —> 

 

Vidéo de l'intervention de Bernard Friot en Juin 2010 : "Les retraites, à question salariale, réponse salariale !" —>

La CGT : Il est possible de financer les retraites (15 avril 2010) —>

Pierre Khalfa, Union syndicale Solidaires : Il faut faire cotiser les profits —> 

Chavigné-Filoche : Une vraie retraite à 60 ans c'est possible —> 

Attac et Fondation Copernic : Dix contrevérités sur les retraites —> 

M'PEP : Les véritables enjeux de la bataille des retraites —> 

Politis 4 février 2010 : Dossier économie / retraites : on peut faire autrement  —>

Un appel d'organisations de jeunesse "la retraite, une affaire de jeunes" —> 

Le rapport officiel du COR 2010 (Conseil d'Orientation des retraites) —> 

Un nouveau site de la CGT, sur les retraites —> http://www.retraites-cgt.fr/

Les retraites : un enjeu de civilisation par Catherine Mills, économiste (avril 2010)—> 

Historique et analyses sur les retraites —> 

Un diaporama du PCF sur les retraites —-> http://www.pcf-capital-travail.fr/sites/all/files/document/actualite/2010-05/versionndeg1pcf6mai2010versioncourte.ppt

Financer les retraites, c'est possible !   le point de vue du NPA —-> 

Un tract des Alternatifs à propos des retraites —-> 

 

Une étude claire et documentée de Pierre Khalfa,

membre du groupe Retraites de la Fondation Copernic et du Conseil scientifique d'ATTAC. (Cette étude date de 2000 et quelques chiffres sont peut être à réactualiser,mais la démonstration reste pertinente et d'actualité.) —> 

L'enjeu de l'égalité entre les hommes et les femmes pour financer les retraites –—> 

Lire aussi à ce sujet :
Un article du Monde d'aout 2008 intitulé "Le système de retraites, un choix de société". Lire en PDF

Le livre de l'économiste Frédéric Lordon "Fonds de pension, piège à cons", éditions Raisons d'agir.

Les retraites ne sont pas une marchandise par Jean-Marie Harribey, économiste et co-président d’ATTAC —> 


 

 

Retraites, l’arnaque

Travailler toujours plus longtemps ?

RERAITES, L’ARNAQUE           par Laurent Noël, courrier des lecteurs, l’Humanité du 18/06/13.

Comme nous vivons plus longtemps, nous devons travailler plus longtemps. Voilà un raccourci de type philosophique stupéfiant et loin d’être évident. Mais il a au moins le mérite de nous démontrer de façon fracassante que le travail est une nécessité dans notre monde et non pas une valeur, si, stupidement, nous ne le savions pas encore. Point de salut ou de vie digne sans travail.

Pourtant, une autre proposition peut aussi être avancée : les moyens de production ne cessant de progresser, le progrès accomplissant son oeuvre, nos besoins personnels étant naturellement limités, et l’espérance de vie s’allongeant, nous voici enfin en état de profiter de la vie en la cadrant et en la définissant ailleurs que dans et pour uniquement le travail. (…) Le problème de l'emploi est la clé, et non pas celui de la retraite par répartition. Transférer un déficit d’une branche de l’Etat sur une autre de ses branches est inutile.

 Dans le système actuel, il est impossible de résoudre le problème que pose le vieillissement de la population sans passer d’abord par la suppression de l’existence même du chômage.

 Vouloir absolument maintenir les seniors sur un marché de l'emploi totalement exsangue est d’une absurdité sans bornes. Diminuer leur rémunération, directement ou indirectement, c’est les condamner à la misère.

 La solution viendra probablement d’un changement de paradigme : tout n’est pas qu’économie dans la vie, vie qui elle-même peut être autre chose qu’emplie de labeur et d’obligations.

 Si ce paradigme ne change pas, il sera nécessaire de trouver d’autres sources de financement que I'emploi, bien seul comme source de recettes de l’Etat. (…)


ANI, tentative de faire approuver cet accord par l’Assemblée Nationale, des protestations à gauche

Vives oppositions à gauche contre la tentative du gouvernement de faire valider l’ANI (Accord National Interprofessionnel) du MEDEF par le parlement

— Plus de 1600 signatures de la pétition lancée à l’initiative d’élus et de responsables socialistes pour dire NON au MEDEF et à l’ANI : http://nonsocialisteaumedef.tumblr.com

— Gérard Filoche, inspecteur du travail, membre du PS, nous parle de l’accord national interprofessionnel du 11 janvier signé par le MEDEF et la CFDT, que le gouvernement veut faire voter tel quel. ECOUTEZ AU MOINS LES 10 PREMIERES MINUTES, pour comprendre l’enjeu de cette loi : La mise à sac des droits des travailleurs (comme si ils en avaient trop !)

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=rQe1qjqDX8Y#!

— André Chassaigne, président du groupe Front de Gauche à l’Assemblée nationale, lance un appel à la mobilisation pour défaire l’ANI

http://andrechassaigne.over-blog.com/article-appel-a-la-mobilisation-pour-defaire-l-ani-116536383.html

— Une vidéo explicative sur l’ANI :

http://www.humanite.fr/assemblee-nationale/lani-vu-par-le-syndicat-solidaires-519578


Notre députée avec le MEDEF pour la transcription de l’ANI

Notre députée Annick Le Loch avec le MEDEF pour la transcription de l’ANI !!!

L’accord sur l’emploi concocté par le Medef avec la complicité de la Cfdt a été massivement rejetté dans la rue le 5 mars 2013 dans toute la France. Cet “accord national interprofessionnel” (ANI) est un coup porté aux protections collectives conquises durant des décennies. C’est un recul sur cent ans de luttes ouvrières.

Sa transcription dans la loi est contestée par de nombreux élus, y compris au PS. Malgré cela un groupe de 100 parlementaires socialistes appellent à l’adopter tel quel comme le demande le Medef.

Laurence Parisot, présidente du MEDEF le 10 mars 2013 : “Nous demandons que cet accord soit transcrit dans la loi tel quel”. 

On ne peut que déplorer que notre députée Annick Le Loch se place dans les plus droitiers du PS.

—-> leur texte en pièce jointe et les signataires.


Flexibilité MEDEF/PS/EELV/CFDT même combat

L'UMP de Sarkozy en rêvait, le gouvernement PS-EELV l'a fait: faire avaler aux organisations syndicales, en isolant celles, les plus représentatives (CGT et FO), qui refusent l'ultra-libéralisme et le social-libéralisme, plus de flexibilité et une nouvelle casse du droit du travail pour suivre le modèle allemand de renforcement de la compétitivité par la précarisation des salariés. 

 Les dirigeants de la CFDT sont bien récompensés de leur travail pour réformer le "système français" sur une voie compatible avec les intérêts du patronat: après Nicole Notat qui est devenue PDG d'un cabinet de consultants travaillant pour la finance et membre du Conseil Européen, c'est François Chérèque qu'on nomme inspecteur général des affaires sociales et président du think thank social-libéral proche du PS Terra Nova.   

La collaboration de classe, ça paie…

Concrètement, cet accord "compétitivité-emploi" conclu le 11 janvier 2013 veut dire que le CDI est déjà du passé, que les licenciements sont facilités, que la collaboration entre le MEDEF et les syndicats "réformistes" pour le plus grand profit du capital est élevée au pinacle par le gouvernement.

Tout cela est lamentable et appelle une réaction des parlementaires authentiquement de gauche qui ne peuvent accepter cet accord conclu sur le dos des salariés et surtout des salariés eux-mêmes qui doivent cesser de se faire tondre sans lutter par le gouvernement.

Ne les laissons pas nous imposer cette nouvelle régression sociale!

 

Voici l'analyse particulièrement éclairante que fait ATTAC FRANCE de l'accord : 

Accord sur la réforme du marché du travail : en attendant la Troïka

En signant avec le Medef un accord « au service de la compétitivité des entreprises et de la sécurisation de l’emploi », trois syndicats minoritaires ont donné en France un aval anticipé aux  réformes structurelles du marché du travail imposées par la Banque centrale européenne, la Commission européenne et le FMI dans le Sud de l’Europe. Tout y est : baisse des salaires en cas de menace sur l’emploi, prédominance de l’accord d’entreprise sur l’accord de branche et sur la loi, facilitation des mobilités forcées et des licenciements. Le Wall Street Journal félicite les patrons français d’avoir « gagné une nouvelle flexibilité ».  

L’accord signé le 11 janvier par le Medef, la CFDT, la CFTC et la CFE-CGC confirme la possibilité, déjà adoptée par la majorité précédente, d’accords d’entreprise dits de « maintien dans l’emploi », avec une baisse des salaires, en cas de « graves difficultés conjoncturelles ». Les salariés qui refuseraient la baisse de salaire seraient licenciés pour « motif personnel », exonérant l’entreprise de toute obligation de reclassement. De même, tout salarié qui refuserait un changement de poste ou une mutation géographique pourra être licencié pour « motif personnel », dès lors que l’entreprise a signé un accord sur la mobilité.

La « sécurisation des licenciements » tant souhaitée par le Medef se traduit aussi dans l’accord du 11 janvier par une réduction des délais de contestation des plans sociaux et des licenciements, ainsi que par une priorité donnée à la conciliation prudhommale, avec des indemnités minimes dont l’acceptation par le salarié interdit ensuite toute poursuite judiciaire.

Plus profondément encore, l’accord du 11 janvier dynamite toute la législation sur les plans sociaux : un accord d’entreprise peut prévoir une procédure totalement différente de celle prévue par la loi ; et s’il ne parvient pas à obtenir la signature des syndicats, l’employeur peut déposer son plan social à l’Inspection du travail, qui doit motiver un éventuel refus dans un délai de 2 à 4 mois.

En guise de contreparties, l’accord prévoit essentiellement un renchérissement limité des CDD de très courte durée (moins d’un mois), la généralisation de la complémentaire santé pour les salariés des PME et une majoration de 10% pour les  heures complémentaires des salariés à temps partiel. Des avancées qui seraient appréciables si elles n’étaient pas payées aussi cher.

Car la France et l’Europe s’enfoncent dans une grave récession, provoquée par les politiques d’austérité et par la frilosité des banques qui réduisent leurs crédits pour préserver leur bilan. Les brèches ouvertes par l’accord du 11 janvier ne vont certainement pas « accélérer la création d’emploi » comme l’annonce le gouvernement ; elles vont plutôt faciliter le passage du tsunami de licenciements qui s’annonce et accélérer la montée du chômage. 

Attac appelle les parlementaires français à corriger les graves dangers que présente ce texte et invite tous les acteurs sociaux à organiser ensemble la résistance et la construction d’alternatives à ces politiques suicidaires pour les salariés et pour les peuples européens. Dans cette perspective, les nombreuses forces syndicales et associatives européennes engagées dans le processus d’Altersommet se réuniront début juin à Athènes en vue d’affirmer haut et fort qu’une autre Europe est possible.

Attac France, le 14 janvier 2013


Et le Communiqué du Bureau confédéral de la CGT

Accord national interprofessionnel du 11 janvier Une grave régression des droits sociaux

lundi, 14 janvier 2013

Le Bureau confédéral de la CGT confirme l’avis négatif de la délégation CGT sur l’accord national interprofessionnel du 11 janvier 2013 qui modifierait profondément le Code du Travail.

Ce texte marque une grave régression des droits sociaux des salariés et va à contrario des objectifs fixés par la « Grande Conférence sociale »et celle de la « lutte contre la pauvreté ». Il contient de multiples dispositions pour faciliter les licenciements et accentuer la flexibilité.

Le chantage à l’emploi est généralisé par des accords permettant la baisse des salaires et l’augmentation du temps de travail, ce sont les accords de « compétitivité/emploi » voulus par Nicolas SARKOZY.

La thèse du MEDEF est le principal fil conducteur de cet accord : « les licenciements d’aujourd’hui feront les emplois de demain ».

Il serait inconcevable que la majorité parlementaire et le Gouvernement, issus des élections de mai 2012, entérinent dans la loi les reculs sociaux dictés par le MEDEF.

Le Gouvernement, qui se dit attaché au Dialogue social, doit prendre en compte le rejet de cet accord par les syndicats représentant bien plus de salariés que les syndicats potentiellement signataires.

La CGT attend du gouvernement un projet de loi d’une toute autre nature, qui protège les salariés contre les licenciements et la précarité.

La CGT va amplifier sa campagne d’information par l’édition d’un journal tiré à deux millions d’exemplaires à destination des salariés pour favoriser leur mobilisation dans les semaines à venir.

Montreuil, le 14 janvier 2013


35€ pour l’accès aux Prudhommes !

 

La CGT du Pays Bigouden s'est adressée à la députée le 17 septembre 2012 : 

"L’ancienne majorité avait imposé le règlement d’une somme de 35 euros pour pouvoir accéder au Conseil des Prud’hommes.La seule juridiction gratuite permettant au monde ouvrier de se défendre est ainsi remise en cause par une telle décision.

Nous avons l’honneur de vous demander de bien vouloir intervenir, sous la forme qui vous semble la plus judicieuse, afin d’abroger cette situation."

Un document national de la CGT sur ce sujet.


 

 

 

SMIC pouvoir d’achat

La hausse du Smic ? Juste et possible

Près d’un Français sur deux estiment justifiée la proposition portée par le candidat du Front de gauche de relever le Smic à 1 700 euros brut. Nécessaire pour faire reculer la pauvreté, cette mesure, jointe à une revalorisation globale des salaires, retraites et minima, est économiquement réaliste.

Écartée du débat par la plupart des candidats à la présidentielle, la question des salaires et du pouvoir d’achat est pourtant au cœur des préoccupations des électeurs. En prenant connaissance du sondage réalisé par l’institut CSA pour l’Humanité, on découvre sans doute l’une des principales raisons pour lesquelles ce sujet si sensible est maintenu sous le boisseau. Selon cette enquête, réalisée du 3 au 5 avril, 43 % des Français considèrent comme « justifiée » la proposition, défendue principalement par Jean-Luc Mélenchon, d’augmenter le Smic à 1 700 euros brut après l’élection, 42 % pensant le contraire. Sans surprise, les sympathisants du Front de gauche soutiennent en bloc (à 95 %) cette mesure. Mais, si le candidat socialiste ne prend aucun engagement précis en matière salariale – hormis celui de réunion une « conférence nationale » –, il est à noter qu’une nette majorité des sympathisants de gauche (65 %) ainsi que, en leur sein, des sympathisants socialistes (55 %) jugent aussi justifié de porter le Smic à 1 700 euros. Les jeunes (54 % chez les 18-24 ans), les employés (54 %) et les ouvriers (52 %) lui apportant l’appui le plus massif. Cette mesure serait-elle aussi économiquement réaliste que socialement nécessaire ? C’est la démonstration que nous faisons ici. En souhaitant qu’elle contribue à ouvrir le débat tabou.

La démonstration en 6 points : (télécharger en PDF)


 

PME-PMI

A propos des PME et des artisans.

Dans le programme du Front de Gauche il est dit : "Le soutien de l'Etat et des pouvoirs publics aux MPE-PMI, lesquelles sont aujourd'hui les plus créatrices d'emploi, sera renforcé…"

"Le pôle financier public fournira un crédit bonifié aux entreprises pour l'emploi…"

Voici une petite compilation sur la politique entrepreneuriale du Front de gauche, notamment concernant les PME et les TPE, sujet sur lequel le candidat du Front de gauche est trop peu souvent interrogé…
http://www.placeaupeuple2012.fr/jean-luc-melenchon-les-pme-les-tpe/


 

Pouvoir d’achat CGT

Le pouvoir d’achat, remède anticrise

Nasser Mansouri-Guilani, économiste de la CGT, défend la proposition d’un Smic à 1700 euros brut dès 2012 et d’une hausse des salaires. Une question de justice et d’efficacité.

La proposition 
du Front de gauche et de son candidat d’augmenter 
le Smic à 1700 euros brut vous paraît-elle crédible ?

Nasser Mansouri-Guilani. Elle est à la fois réaliste et nécessaire. Les calculs réalisés par la CGT intégrant le poids et la forte hausse des dépenses de loyer, d’électricité, de gaz, de soins de santé, du téléphone et d’Internet ou encore de transport dans le panier de consommation des ménages à revenu modeste et moyen montrent que le minimum de 1 700 euros que revendique la CGT est indispensable pour avoir une vie décente aujourd’hui. Mais en même temps, une telle augmentation permettrait de dynamiser l’économie.

L’un des éléments essentiels de la crise que nous traversons depuis plusieurs années est la baisse de la part des salaires dans les richesses créées qui a chuté de 10 points dans les années 1980. Ainsi, chaque année, 100 milliards d’euros sont transférés du travail vers le capital dans les entreprises industrielles et de services. 100 milliards de plus qui, chaque année, pourraient aller à l’emploi, aux salaires et à la Sécurité sociale. Contrairement à ce que disent les libéraux et le patronat, ce n’est pas le coût salarial mais le coût du capital, c’est-à-dire les prélèvements financiers sous forme de charges d’intérêt ou de dividendes qui pèsent sur la santé des entreprises. D’autant que les salaires évoluent moins vite que la productivité du travail. D’ailleurs, les revendications salariales montent dans les entreprises.

 Cette hausse des salaires 
est-elle supportable pour les petites 
et moyennes entreprises ?

Nasser Mansouri-Guilani. Oui, mais il faudrait en même temps alléger les contraintes qui pèsent sur ces entreprises. Les PME sont confrontées à deux problèmes majeurs : les relations déséquilibrées qui existent actuellement entre les donneurs d’ordre et leurs sous-traitants ; l’accès aux financements bancaires. Les PME sont particulièrement victimes du resserrement par les banques des conditions d’octroi des crédits et lorsqu’elles en bénéficient, c’est à un coût très élevé. D’ailleurs, le gouvernement a dû pour ces deux problèmes mettre en place des médiations qui n’ont toutefois pas résolu grand-chose. Pour sa part, l’État peut intervenir sur d’autres leviers pour alléger les contraintes et donner de la marge aux PME pour les salaires et l’emploi, en refondant, par exemple, sa politique fiscale qui est très défavorable aux petites entreprises.

Et qu’en est-il pour les autres 
salariés qui ont des rémunérations supérieures au Smic ?

Nasser Mansouri-Guilani. Il est clair que nous assistons à un tassement des salaires vers le bas, accentué par la loi Fillon d’exonération de cotisations jusqu’à 1,6 Smic. De telle sorte que la moitié du salariat gagne moins de 1 650 euros par mois. Il est évident qu’il ne s’agit pas d’augmenter le Smic et de laisser les autres au même niveau, mais bien d’entrer dans une dynamique d’évolution d’autres échelons afin de sortir de cette trappe à bas salaire. L’État a aussi pleinement son rôle à jouer en tant qu’employeur. L’indice de traitement de base dans la fonction publique progresse depuis des années moins vite que l’inflation, il est même gelé pour 2012 et 2013. En montrant l’exemple, cela permettrait de déclencher une dynamique de négociation salariale dans le secteur privé. C’est un rapport de forces que nous devons engager dans l’entreprise et dans la société. Cela est aussi nécessaire pour développer les capacités productives, c’est-à-dire créer des emplois qualifiés et accroître l’investissement productif, pour augmenter l’offre des biens et services sans augmenter les importations.

Entretien réalisé par Clotilde Mathieu dans l'Humanité du 26 mars 2012