L’expérience de l’association Front de Gauche pays de Morlaix

L'expérience de l'association Front de Gauche pays de Morlaix, notre attente d'un Front de Gauche plus citoyen  (déclaration d'août 2014)

Front de Gauche pays de Morlaix 2, petite rue de Callac – 29600 Morlaix – 06 20 90 10 52 – frontdegauchemorlaix@gmail.com  http://www.le-chiffon-rouge-morlaix.fr/

Historique

Le Front De Gauche du pays de Morlaix prend naissance autour de militants du PCF, du PG, de la GU , de la FASE, d'ATTAC, et de quelques militants du comité de chômeurs local ( mncp 29) dans le travail des régionales de 2010. Il continue à se renforcer lors des cantonales, pour atteindre sa pleine puissance lors des présidentielles et législatives de 2012.

Pour les présidentielles, il réalise 15,5% à Morlaix et 12% sur la circonscription. Nos jeunes candidats aux législatives, Ismaël Dupont, 32 ans, et Marie Huon, 22 ans, atteignent 8,6% à Morlaix, et 5,6% sur la circonscription, face a des poids lourds politiques: Marylise Lebranchu, ministre, et Agnès Le Brun, maire de Morlaix et parlementaire européenne.

Une centaine de militants engagés sur cette campagne du front de gauche Morlaix, en feront la principale force militante. L'association 1901 Front De Gauche Morlaix voit le jour en décembre 2012.

Aux municipales, nous réaliserons encore 15,5% à Morlaix, 11% à Plouigneau et 22% à Plouégat-Guerrand par exemple… Au total, sur le pays de Morlaix, nous avons 4 élus majoritaires, 6 élus d'opposition, mais un seul élu à la communauté d'agglomération. Ces élections et cette brillante campagne municipale commencée très tôt, ont cependant donné une grande lisibilité au FDG Morlaix, et permis d''appliquer le programme « l'humain d'abord » dans nos propositions.

Aux élections européennes, malgré un résultat à Morlaix de 8,9 % doublé par rapport aux précédentes, et un résultat supérieur à ceux de la région et de la nation, la déception est grande.

Aujourd'hui, l'association FDG Morlaix c'est toujours une centaine de sympathisants, 65 adhérents, composé d'une douzaine de militants PCF, de 7 militants d'ensemble, de 6 militants du parti de gauche, et surtout d'environ 60% de militants engagés et membre de l'association, non encartés dans un parti politique. Le Front de Gauche Morlaix s'est constitué en association en même temps que d'autres collectifs locaux sur le Finistère: il a contribué à l'émergence d'une Coordination départementale du Front de Gauche qui se réunit tous les mois avec des représentants des collectifs locaux et des partis pour engager la réflexion commune et échanger des informations, engager des initiatives départementales.

Pourquoi ça marche?

Notre FDG rassemble depuis l'origine différentes sensibilités, dont presque toutes les composantes du Front de Gauche, qui n'ont pas ou peu de passé d'antagonismes sur la région de Morlaix. Il n'y avait pas non plus de postes d'élus d'union de la gauche à sécuriser localement qui auraient pu justifier que l'on freine le développement du Front de Gauche… Le PC local, ainsi que les autres composantes locales, ont fait le choix du Front de Gauche avec constance et sans ambiguïté. La section PCF avait mis en débat les orientations du congrès de 2008: fin 2009, à l'occasion des régionales, elle avait choisi le Front de Gauche à 90% des adhérents, alors qu'une liste PS-PC-UDB se présentait aussi.

Un climat de confiance s'est installé entre les gens. On n'a jamais fonctionné dans un esprit de clans entre militants des différents partis et les citoyens. On s'appuie sur les orientations et les valeurs rassembleuses du programme« L'humain d'abord » et sur le principe « un homme, une voix » pour prendre nos décisions.

Toutes les réunions sont publiques, annoncées dans la presse. Il n'y a pas besoin d'être adhérent pour y participer.

Nous avons pris la décision de l'ouverture aux non encartés. Elle s'est traduite notamment par la création d'une association avec des statuts et une organisation souple. Cette association visait à avoir un fonctionnement durable en dehors des périodes électorales, à donner un vrai pouvoir de décision aux citoyens non encartés militant dans le Front de Gauche, à expérimenter au niveau local un fonctionnement que nous aimerions voir appliquer sur le plan national, à avoir des finances autonomes pour mener nos campagnes politiques et d'éducation populaire tout au long de l'année.

Nous n'avons jamais évité les débats compliqués, vis à vis desquels les organisations politiques composant le FDG n'avaient pas la même approche sur le plan national (l'énergie, la centrale à gaz de Landivisiau, Notre-Dame-des-Landes, les langues et cultures régionales….). Pouvoir mener sans tabou et de manière approfondie et sereine ces débats nous a renforcé.

Nous visons le consensus, remettons quand c'est possible les décisions d'orientations qui ne font pas accord de tous plutôt que d'organiser trop vite des votes clivants. Nous pouvons organiser des votes si nous ne trouvons pas de consensus au bout de deux débats.

Dans notre fonctionnement externe, nous sommes à la recherche d'actions de proximité (porte-à-portes), d'éducation populaire (conférences-débats) et innovantes: journées porteurs de parole, goûters dans les quartiers avec fanfare et chorale, journées citoyennes du FDG avec partie artistique et festive, causeries citoyennes dans les cafés, édition d'un journal local trimestriel, de cartes postales. Nous sommes très investis aussi, et souvent comme force mobilisatrice dans des combats unitaires: défense des services publics, de l'emploi dans l'agro, lutte contre le TSCG, la réforme des retraites, l'ANI, contre l'aéroport de NDDL, pour le droit des palestiniens, contre l'extrême-droite…

Les leçons qu'on en tire

L'importance de l'écoute vis à vis des citoyens, et au sein du FDG, des non encartés. Pour nous, l'essentiel, c'est de chercher à réconcilier les citoyens avec la politique au sens noble et à construire le Front de Gauche comme outil de rassemblement populaire.

Malheureusement, nous avons le sentiment qu'au niveau départemental, régional, national, des obstacles s'opposent dans bien des endroits au développement des collectifs citoyens du Front de Gauche (mauvaise entente des partis, désaccord avec la ligne du FDG, intérêt des élus, conflits de personnes….).

Il n'y a pas non plus de véritable volonté d'initier la construction citoyenne du Front de Gauche partout sur le territoire national.

Il faut pourtant construire les conditions pour reconstruire une gauche qui parle au peuple et se fait entendre de lui.

Cela demande de la cohérence sur le plan des stratégies électorales et deconcevoir le Front de Gauche autrement que comme un cartel d'organisations et une alliance électorale ponctuelle: pour nous, à condition de le développer partout au niveau local, c'est le creuset d'une repolitisation des citoyens, d'une reconstruction d'une gauche populaire, offensive et efficace.

Notre attente

Que les assemblées locales du Front de Gauche, et en leur sein par conséquent les citoyens non encartés, puissent peser sur les propositions, les orientations, les stratégies du Front de Gauche sur le plan national. Actuellement, le pilotage du Front de Gauche se fait de manière trop pyramidal et partidaire, en laissant de côté les citoyens et l'expression de ce qui se pense et se fait à la base.

Une plus grande volonté de développer le Front de Gauche comme mouvement citoyen et non comme simple cartel d'organisation à visée électoraliste est nécessaire si on veut sortir par le haut de la crise interne actuelle et peser davantage sur le rapport de force national.

Il faut que les collectifs locaux, et pas seulement les dirigeants des partis et des personnalités cooptées, puissent s'exprimer et influencer les décisions sur le plan national.

Il faut aller vers une adhésion directe au FDG sans pour autant enterrer les partis qui composent ce rassemblement. 


 

Résolution de Ensemble le 15 juin 2014

Résolution politique adoptée par le Collectif national de Ensemble les 14 et 15 juin 2014.

1 Quelle analyse de la crise démocratique ?

L’ensemble des pays européens est touché par un rejet de l’Europe actuelle s’exprimant par une abstention massive et une percée des formations xénophobes et nationalistes. Mais, dans cette vague dominante, s’expriment aussi des scores importants pour la gauche radicale comme en Grèce avec la victoire de Syrisa ainsi que dans d’autres pays en particulier dans l’Etat espagnol.

La singularité française réside en la victoire de l’extrême droite qui creuse un écart déterminant avec la gauche radicale. Même si cette victoire était parfaitement prévisible et annoncée par tous les sondages, il faut mesurer le malaise et le choc provoqués dans la société qui montre que le FN n’est pas perçu comme un parti comme les autres (et c’est positif). Cette victoire est d’abord le résultat de la politique menée par ce gouvernement venant de la gauche, (alors qu’en Europe on a une majorité de gouvernement de droite ou de coalitions gauche-droite) qui, porté au pouvoir pour résister à la finance, fait exactement l’inverse en bouchant l’horizon politique pour toutes les victimes de la crise. Le résultat en a été une abstention massive de l’électorat de gauche, qui n’a nullement basculé vers le FN, mais que le FdG a été incapable d’attirer.

Le désarroi l’a emporté, y compris dans le mouvement social. Parallèlement à un retrait des urnes, on a aussi assisté à un retrait dans les mobilisations, qui sont restées localement importantes, mais d’un faible niveau quand il fallait mettre en cause les choix du gouvernement. La conscience antilibérale n’a pas su trouver une expression politique capable de prendre l’hégémonie à gauche, et a donc reculé, laissant la place aux valeurs de repli et d’exclusion que la droite et l’extrême-droite ont su porter de leur côté. D’abord frappé par l’abstention aux municipales, y répondant par l’aggravation de sa politique avec la nomination de Valls et l’annonce du pacte de responsabilité, il a alors achevé le découragement et augmenté le rejet, et ouvert ainsi la voie au renforcement d’un vote sanction de droite autour du FN. Le PS connait une défaite historique, les écologistes régressent pour avoir accompagné cette politique gouvernementale, mais la gauche de gauche n’en profite pas, ainsi que le montrent les scores maintenus du Front de gauche et la disparition électorale de LO et du NPA. Seule « Nouvelle Donne » avec 3% s’invite dans le nouveau paysage politique.

Dans les années 90 et 2000, en France mais aussi en Europe (Italie, Allemagne, Portugal, puis Grèce), la combinaison d’un haut niveau de combativité, l’apparition de nouveaux mouvements sociaux, et le développement de gauches radicales, avait commencé à modifier la donne et fait mûrir bien des espoirs. Aujourd’hui sur ces trois terrains la situation n’a pas été suivie de progrès linéaires (surtout en France), elle s’est parfois inversée, des reculs se sont produits, comme si des ressorts de combativité sociale et de nouvelles alternatives politiques s’étaient affaiblis. De nouveaux ressorts de radicalité apparaissent dans le domaine de la production ou de la consommation mais sans être à la hauteur nécessaire et sans expression politique ou électorale.

Il semble bien qu’en France, mais sans doute dans d’autres pays européens, se nouent différents niveaux de crise qui constitue une crise globale, à laquelle s’ajoute un moment de crise politique / crise de régime au sens plein du terme :

- Les différentes crises économique, sociale qui déstructurent depuis des décennies le monde du travail et la société dans son ensemble avec un processus de paupérisation, le recul de l’autonomie réelle, de perspectives frappant les jeunes et les femmes avec la montée du chômage et de la précarité.

Une crise d’épuisement des modes de production et de consommation nourrissant une prise de conscience grandissante des besoins et des urgences écologiques qui contraste avec l’inertie gouvernementale en la matière ou la poursuite de projets inutiles et dangereux

L’existence d’un racisme important qui cohabite conflictuellement tandis que le métissage continu de la population se poursuit

Un sentiment de déclassement, de pertes de repères, dans un monde où le centre de gravité se déplace au Sud et en Orient ; une inquiétude générale face à la mondialisation dont les effets de concurrence et de compétition n’épargne presque plus aucune catégorie de la population

L’Europe telle qu’elle est apparaît davantage comme une menace de plus que comme une protection : sa construction n’étant ni solidaire, ni sociale, ni démocratique, le rejet est général

Le maintien quels que soient les changements de gouvernement, les résultats de référendum, les crises et des effondrements financiers bancaires, des mêmes politiques libérales

La mise en cause du clivage gauche/droite. Sous une double pression : celle du constat que le parti qui est perçu comme étant la gauche mène au gouvernement une politique de droite ; ce qui se traduit par une perte de fonctionnalité de la bipolarisation politique PS/UMP ; celle du FN qui travaille à substituer aux oppositions de classe une opposition sur critère « national-ethnique »…

Une crise de légitimité politique, quand la politique menée par le gouvernement est à ce point contradictoire avec les aspirations de celles et ceux qui l’ont porté au pouvoir qu’elle entraîne abstention massive ,et provoque un vaste mouvement de rejet de la politique, dans l’électorat de gauche, puisqu’une nouvelle fois est démontrée, et avec violence, l’abdication devant le libéralisme sans aucune volonté de changement.

La crise de l’alternative et du projet d’émancipation : nous ne sommes ainsi pas sortis de la crise du projet de transformation sociale issu de l’effondrement du « socialisme réellement existant » et nous ne pouvons aujourd’hui nous adosser à rien de comparable à ce qui a été l’espérance communiste il y a quelques décennies ; cela rend plus difficile de porter un projet d’émancipation critique du capitalisme, ce d’autant plus que le PS, ce réclamant de la gauche n’a de cesse de clamer qu’il n’y pas d’autre politique possible.

A ce stade, cette crise globale s’exprime par un rejet du système de représentation politique, une crise démocratique au sens large du terme : que reste-t-il du pouvoir du peuple à l’âge de la domination de l’oligarchie capitaliste mondiale ?

Dans cette situation le FN dispose d’une avance inquiétante.

En revanche, Le rejet des politiques menées n’a pas profité à la gauche de la gauche, les résultats des listes FDG même s’ils se maintiennent représentent un échec dont il faut analyser les causes :

- malgré un programme clair et l’avancée stratégique de l’articulation "rompre, désobéir, refonder" nous n’avons pas su être suffisamment concrets ;

- dans le meilleur des cas, nos propositions ne sont pas ressorties clairement, dans le pire, c’est un discours cacophonique qui s’est fait entendre

- la composition de nos listes laissait peu de place à la diversité ;

- La tonalité de la campagne n’était pas celle d’une gauche radicale et alternative porteuse d’espoir et de rêve.

Au-delà, il faut s’interroger sur le fait de savoir pourquoi les électeurs de gauche qui se sont abstenus pour manifester le rejet de la politique du gouvernement n’ont pas voté pour le FDG ;

2/La compréhension de ce qu’est le FN.

Beaucoup a été écrit : première force nationale, première chez les jeunes et chez les ouvriers, extension géographique aux régions jusqu’ici peu touchées. Capacité à partir d’un noyau initial de conviction (le rejet de l’immigration) à récupérer un discours anti austérité, social cherchant à imposer la question identitaire et sécuritaire.

On oscille alors dans les commentaires entre :

- une vision catastrophiste (le FN serait aux portes du pouvoir, parce qu’il fédérerait toutes les composantes du camp réactionnaire mobilisé sur de multiples thèmes…), à quoi s’ajoute une hésitation sur la caractérisation : extrême-droite, droite extrême, fasciste ?

- et une relativisation pouvant aller jusqu’au déni : ce serait une réalité seulement électorale (qu’il ne faut pas grossir), voire un simple artefact organisé par les médias au service d’intérêts politiciens (ceux du PS). Ou bien alors une réaction, une poussée de fièvre chronique, face à des tendances de fond : mondialisation, métissage, européanisation, modification des structures familiales, qui finalement s’imposeront. Mais quelque fois la fièvre peut emporter le malade…

La direction du FN se pose maintenant la question de l’accès au pouvoir. D’autant que le FN dispose de réserves électorales au sein des abstentionnistes en particulier au sein des secteurs profondément désocialisés et marginalisés (non inscrits aujourd’hui sur les listes). Dans cette hypothèse dramatique, l’utilisation de tous les aspects négatifs de la constitution de la Vème République pourrait entrainer des effets considérables.

Or, il y a une montée en puissance du FN, et de sa crédibilité, qui agit sur toutes les forces politiques et tire à droite l’ensemble du champ politique, ce qui constitue l’élément le plus grave de la conjoncture : légitimation du racisme et des discriminations, droitisation supplémentaire de l’UMP et justification d’un cours gouvernemental encore plus droitier. Le FN y répond à sa manière ; raciste, xénophobe, sexiste, homophobe, antisémite, islamophobe… Il développe une réponse simpliste aux inquiétudes et aux différentes facettes de la crise actuelle. En particulier, il exprime le rejet de la classe politique, de la politique traditionnelle, des affaires, la volonté de renouvellement (beaucoup de candidats jeunes). De plus, le FN continue à piller les thèmes sociaux, écologiques, altermondialistes, anti-austérité, entretenant la confusion et renouant ainsi avec une tradition qui était celle du fascisme originel.

3- Quels changements politiques dans la nouvelle phase politique ?

Les contradictions du PS.

La politique de François Hollande a conduit le PS à subir une défaite électorale majeure, qui compromet durablement son assise territoriale. La deuxième phase du quinquennat avec la nomination de Valls va être dominée par une politique d’austérité beaucoup plus sévère et systématisée. Il est inévitable que cette situation conduise à des contradictions de plus en plus fortes au sein du PS et dans la majorité gouvernementale, et à des reclassements politiques importants. Le gouvernement Valls se présente en effet comme disposé à mettre sa propre majorité au pied du mur, voire à l’affronter, sur le thème : « c’est l’acceptation de ma politique ou le chaos de la crise gouvernementale, à vous de choisir ». Il semble bien que le projet de Hollande et de Valls vise à pousser plus loin le processus de transformation du PS en parti démocrate, processus déjà en cours mais forcément facteur de crise et de résistance par son coût social (et électoral !).

Les premières modifications sont apparues à l’initiative du Président.

° Le gouvernement Valls, c’est une meilleure communication et davantage d’autorité, avec l’exigence d’une discipline accrue demandée à la majorité. C’est aussi paradoxalement, du fait de la sortie d’EELV du gouvernement et de la contestation au sein du PS, davantage de jeu dans la vie parlementaire, en fonction de la nécessité de répondre à cette contestation, de contenir la crise de légitimité de Hollande (d’où l’épineuse hypothèse de la dissolution), et de favoriser l’expression de soutiens venant de la droite à la politique menée.

Même si, à l’exception du FN, l’exigence de la dissolution n’est pas actuellement avancée, la question d’une autre majorité est posée, à partir des deux bords de l’échiquier parlementaire. Continuons à y réfléchir mais en l’assortissant de la double exigence de la 6ème république et du processus constituant comme réponse à la crise de la politique et au moment de crise de régime.

A gauche du PS, avec la contestation de la nomination de Valls et le refus d’approuver sa feuille de route, à quoi s’ajoute le refus d’EELV de participer au gouvernement, se dessinent les contours potentiels d’un rassemblement de forces prônant une rupture avec la politique d’austérité.

La droite est elle-même en crise : une crise profonde qui est en fait l’addition du Sarkozysme. Celui-ci en se faisant élire en 2007 en vampirisant les voix du FN et en cherchant à se faire réélire en rompant les digues construites en 1945 entre la droite et l’extrême droite, a laissé un héritage explosif. Dans un contexte où s’additionnent affaires et règlements de comptes, c’est bien la ligne politique qui est en question. La réponse du triumvirat qui a déposé Copé, à défaut de pouvoir toucher pour l’heure Sarkozy, vise à reconstruire une droite libérale alliée avec le centre droit.

Du côté des centristes, voire de certains UMP, l’abstention et quelques votes positifs par rapport à la politique portée par Valls, en cohérence avec le soutien au Pacte de responsabilité, indique une possible majorité avec un centre de gravité centriste. Si celle-ci se concrétisait, elle libérerait des espaces de recompositions, d’un côté entre droite néoconservatrice et extrême-droite, de l’autre, entre gauche non gouvernementale et des secteurs du PS voulant maintenir l’ancrage « socialiste » du PS.

Ces dynamiques sont entravées par le carcan de la Ve République, mais elles indiquent des évolutions qui peuvent s’accélérer en cas d’aggravation de la crise économique et politique. Inversement elles se verront d’autant plus bloquées que deviendra progressivement prégnante l’échéance de 2017. Ce à quoi s’est immédiatement attelé le nouveau Secrétaire national du PS.

° La nomination à la tête du PS de Cambadélis ce n’est pas seulement la reprise en main de la direction du parti, c’est un ordre de mission : sauver le soldat PS en 2017. D’où la valorisation de la thèse du « tripartisme » : sous menace d’une catastrophe, il faut assurer la présence du PS au 2è tour, ce qui implique de rassembler le PS, et la/les gauche(s)… Du coup on escamote la politique d’austérité, dont Bruxelles serait davantage responsable que l’Élysée. Ce qui tend à considérer que ceux qui à gauche font de leur priorité de la dénonciation du Pacte de responsabilité cèdent à un gauchisme irresponsable.

Difficultés et perspectives du Front de Gauche

Le débat ouvert au sein du PC mobilise au-delà des habituels cadres opposés au Front de gauche, les pertes subies lors des municipales et les tensions avec J-L Mélenchon relancent la critique d’un FdG qui ne permet pas, contrairement aux promesses de la direction, de renforcer les positions du Parti. Le rapport au PS n’est donc pas encore clarifié malgré une condamnation sans équivoque de la politique gouvernementale.

Du côté du PG ,un débat va-t-il s’ouvrir sur la surestimation d’un rapport de force censé bousculer toute la gauche et le Front de gauche lui-même, et qui justifiait une posture de conflit et de rapport de forces au sein du FDG, sur le profil public que cela entraînait et sur le fait de privilégier une autoconstruction de ce parti autour de son leader ? Si le PG maintient l’optique du rassemblement dans le FDG, ces questions ne sont pas résolues.

La contestation au sein du PS et d’EELV va continuer à se développer alimentée par le cours de plus en plus droitier de Hollande/Valls Elle peut permettre des convergences entre ce que défend l’ensemble du FDG en termes de nouvelle majorité à gauche, mais celles-ci sont également susceptibles d’être percutées par la politique que va engager Cambadélis en terme de rassemblement de toute la gauche face au danger FN en 2017.

Cela dit, le type de politique suivi par Hollande, les difficultés rencontrées dans le Front de gauche, peuvent laisser place à un sursaut collectif.

La division du NPA ne doit pas être lue comme superficielle et ne donnant lieu qu’à quelques manœuvres pseudo unitaires. A présent deux sensibilités se jugent réciproquement comme antagoniques. Ce qui signifie des évolutions qu’il faudra prendre au sérieux et qui appelleront des propositions (comme Ensemble l’a préconisé à propos des européennes). Sans ultimatisme c’est un rapprochement avec le FDG que nous devons proposer au NPA. De même l’existence de Nouvelle Donne risque d’être pérenne. Il faut donc là aussi être force de propositions par rapport à eux.

Il semble qu’il faille clarifier en quoi l’affirmation d’un « pôle » rassemblant forces politiques, syndicalistes, associatives, pour porter une politique alternative au néolibéralisme, n’interfère pas (ou interfère de manière positive) avec la nécessaire unité syndicale et salariale porteuse de mobilisations sociales. Face à la montée du FN, l’unité des forces revient comme une nécessité première pour le contrer, cela concerne le mouvement syndical et social, mais aussi la recherche du rassemblement à gauche, non pas autour de la politique du PS au gouvernement, mais autour d’une politique s’opposant à la politique du gouvernement et l’austérité et offrant une alternative de pouvoir, qui ne peut se résumer au Front de gauche seul.

Il y aura dans les mois qui viennent, dans la phase d’application du pacte de responsabilité, une série de décisions concernant des réductions massives de crédits : services public, hôpitaux, collectivités territoriales, transformation écologique… A chaque fois ce sera une occasion pour le mouvement social de se manifester en opposition, et à chaque fois ce doit être aussi l’occasion de tester et conforter la convergence d’une opposition commune FdG/EELV/PS dissident-e-s/NPA/ND, et avec la nécessité de mettre en avant des solutions alternatives. A chaque fois, il reviendra au Front de gauche d’être actif , offensif, unitaire, pour rassembler une opposition politique de gauche, en lien avec le mouvement social, tout en faisant avancer un travail commun avec écolos et socialistes dissidents sur les contenus autour desquels pourrait se dessiner une majorité alternative. On va donc avoir une période, plus ou moins longue, où il est possible et souhaitable, qu’un rassemblement se forge dans l’expérience des débats parlementaires et des réactions du mouvement social.

Dans la construction du rassemblement large, allant du NPA à la gauche du PS, il peut y avoir une tentation ou une volonté (venant de divers côtés) de s’en tenir à des échanges, des débats, par ailleurs absolument indispensables comme première étape. Ces débats publics incluant le Front de gauche peuvent dessiner l’hypothèse d’une autre politique et d’une autre alliance pour les années à venir, dont le centre de gravité serait évidemment différent de celui de Hollande en 2012. Mais la crise actuelle de la confiance et de la représentation politique est telle que cela ne saurait suffire. Il est nécessaire de tenter par des actes, dans les mobilisations et sur le plan parlementaire, de faire émerger l’espoir qu’une autre politique est possible maintenant et pas en 2017, même si cela doit passer par une mise en minorité parlementaire et une crise du gouvernement. Si cela n’est pas tenté à gauche, le risque existe que cela soit tenté à droite, aggravant encore plus la situation.

Dans ce cadre, le Front de gauche devrait préparer soigneusement des propositions autour des axes d’une autre politique, afin de nouer éventuellement des alliances le moment venu :

- une grande réforme fiscale

- des mesures pour désobéir à l’Europe libérale et refonder l’Europe

- des mesures d’urgence pour de nouvelles institutions plus démocratiques (vers une 6ème République)

- des mesures pour une transition énergétique en rupture avec le productivisme

- des mesures d’urgence pour les droits sociaux (protection sociale, droit du travail, réduction du temps de travail…) et humains fondamentaux.

Tout ceci est lié aux questions décisives pour le FdG : quelle autre politique opposer à celle du pouvoir socialiste telle que concentrée dans le Pacte de responsabilité ? Quelles articulations entre mesures pouvant peser sur des points de rupture de cette politique ? Quelle cohérence économique opposer à celle du néolibéralisme ? Quelle perspective de société ?

Il y a nécessité pour Ensemble et pour le Front de gauche d’affirmer une disponibilité à travailler à une nouvelle majorité antilibérale et anti-austéritaire, impliquant un rassemblement avec des secteurs du PS et de EELV s’opposant au couple Hollande/Valls et aux dogmes du Pacte de stabilité, et dessinant la possibilité d’une autre majorité, incluant aussi Nouvelle Donne, le NPA, les courants écologistes critiques et les libertaires qui le souhaiteraient. Le pôle de résistance sociale et politique apparu le 12 avril peut être un point d’appui pour cette perspective ; et inversement, tout pas en avant dans cette voie politique nouvelle et alternative serait un encouragement pour les mobilisations.

4. Les résistances et les points d’appui pour une alternative

Une des difficultés de la situation réside dans l’absence de conflits sociaux majeurs s’opposant à la politique du gouvernement et aux diktats du MEDEF. La mobilisation concernant les retraites en 2010 s’est soldée par une défaite. Sarkozy durant son quinquennat a méthodiquement divisé et affaibli les secteurs de mobilisation forte. L’adoption du traité de Lisbonne foulant aux pieds les résultats de la mobilisation citoyenne qui avait accompagné le non au TCE en 2005 a également provoqué un désarroi d’autant que cette ratification parlementaire avait été facilitée par l’accord avec le PS.

Un changement d’état d’esprit est possible parmi les salarié.es comme le montre la mobilisation des cheminots et des intermittents du spectacle. Il peut y avoir une prise de conscience qu’il faut revenir à la mobilisation collective décomplexée face à un gouvernement de gauche qui fait une politique de droite. Des mobilisations et des résistances s’expriment et qui sont d’autant plus importantes qu’elles annoncent sans doute les caractéristiques des luttes de demain. D’autant plus que s’y ajoutent des aspirations dans la société à produire , à consommer et à vivre autrement.

Ainsi la victoire de Fralib est à noter non seulement sur les capacités de résistance des travailleurs/travailleuses de cette entreprise, parce beaucoup de luttes de ce type se sont soldées par des défaites et des fermetures de sites, mais parce qu’elle implique une capacité à reprendre en charge la production, à défendre une économie solidaire et à ouvrir un autre horizon celui de la coopération, de l’écologie et le l’autogestion.

Les mobilisations contre l’aéroport de NDDL et contre la ferme des Milles Vaches sont porteuses d’avenir. Parce qu’elles croisent les combats écologiques, démocratiques, contestant aux grandes firmes le contrôle des choix d’avenir. Elles montrent toute l’importance des mobilisations contre les équipements inutiles et dangereux, le productivisme et l’importance de mener ces luttes à l’échelle internationale. Les campagnes STOP TAFTA contre le grand marché transatlantique et l’initiative internationale COP 21 pour le climat sont des enjeux majeurs pour cela.

Les mobilisations de jeunes contre le FN qui viennent de débuter sont également un terrain de politisation des nouvelles générations à suivre attentivement. Faire barrage, contrer le racisme, s’affronter à ceux qui du même âge votent et adhèrent aux idées du FN, ce sont sans doute des éléments d’entrée en politique au même titre que se battre contre le chômage, le précariat ou la cherté du logement. Toutes luttes dont nous ne connaissons sans doute pas les formes actuellement.

La fonction publique va subir de plein fouet les 50 milliards d’économie. La possibilité de résistances, de mobilisations pour défendre pouvoir d’achat et services publics au vu de la brutalité des politiques qui vont être menées doit également retenir toute notre attention.


Résolution du Conseil national du PG 15 juin 2014

Parti de Gauche – Résolution politique (14 et 15 juin 2014)

Les dernières élections ont constitué une nouvelle déflagration dans la vie politique de notre pays. Jamais l’Union européenne n’a exercé autant de pouvoir sur nos vies mais la majorité des électeurs s’est détournée des urnes. Déchiré par des décennies de « réformes » néolibérales et un chômage grandissant, le pays n’en peut plus. Il n’y croit plus. L’abstention massive est le signe que l’oligarchie a expulsé le peuple de la vie politique. Après les ouvriers et chômeurs dont le retrait de la vie civique est structurel, ce sont presque toutes les catégories sociales qui n’exercent pas leur souveraineté politique. Dès lors, la réappropriation populaire du pouvoir politique devient plus que jamais une priorité. La Cinquième République est à bout de souffle. La Sixième République cherche son chemin. La revendication de la Constituante incarne cet horizon.

Que reste-t-il de la souveraineté du peuple proclamée en 1789 ? Le budget du pays est contrôlé par la Commission européenne. Les choix nationaux et européens des gouvernements successifs ont libéré la finance de la tutelle étatique, lui permettant d’imposer la sienne dans tous les domaines de la vie  sociale. Demain le Grand Marché Transatlantique prévoit de mettre les transnationales à l’abri des lois nationales et la réforme territoriale menace les échelons locaux où se construit la citoyenneté, impose la compétitivité en lieu et place de la solidarité, dégrade un peu plus notre héritage républicain. Ce déni de la volonté populaire a pris en France un visage, celui de François Hollande. Jamais on ne vit un président élu renier si vite et si fortement ses engagements de campagne. Le monarque républicain est détesté alors qu’il est censé être la « clé de voûte » des institutions.

Dans cet océan d’abstention, le premier parti des européennes mobilise seulement 10% des inscrits. Mais alors que l’autre gauche réussit des percées dans plusieurs pays d’une Europe ravagée par l’austérité, notamment en Grèce (33%) et en Espagne (20%), alors qu’elle passe de 35 à 43 élus au Parlement européen, en France, c’est la réponse ethnique et xénophobe qui l’emporte. Le 25 mai, le Front National a recueilli près d’un suffrage sur quatre. C’est la première fois que cette mouvance se cristallise sur un seul vote à un niveau aussi élevé. C’est la première fois que le FN sort en tête d’une élection au plan national. La scène politique est donc renversée.

Le parti d’extrême-droite ne compte que deux parlementaires nationaux mais il est devenu le premier de France en voix. Il a clairement pris la main dans la course de vitesse qui nous oppose. La dynamique issue des urnes renforce celui qui arrive en tête. L’œuvre de dédiabolisation médiatique du FN a porté ses fruits. Elle a endormi la vigilance de la société. Avant le résultat du vote, la scène politique était déjà organisée autour du Front National, alternativement repoussoir commode dissuadant de contester le système et assurance-vie pour ce dernier par le détournement de la colère populaire sur les immigrés.

La droite est désormais dominée dans son propre camp. Son extrême-droitisation, à laquelle Sarkozy avait déjà ouvert la voie, va s’accélérer. Ce basculement s’est produit dans un contexte de grave crise interne exacerbée par les affaires. Des milliers de militants et cadres se retrouvent déboussolés, privés de leader. Cette hémorragie va s’amplifier. Tout ceci renforce le FN. Alors que la crise reste devant nous, personne aujourd’hui ne peut exclure qu’elle le porte un jour au pouvoir.

Ces combats contre les droites restent avant tout des combats de classe contre le capitalisme.

Le pouvoir n’a jamais été aussi isolé et délégitimé. Les partis qui participent au gouvernement totalisent 13% des votants et 6% des inscrits : à peine un électeur sur 16. Le PS obtient le plus faible score de son histoire. Il avait déjà perdu la moitié de ses 60 000 élus locaux lors des municipales de mars. Le PS n’en tire aucune conclusion et continue à soutenir François Hollande.

Dès lors, la politique de droite du gouvernement s’intensifie et préfigure une « alliance au centre ». C’est la poursuite d’une politique qui démoralise la société, déconsidère la référence à la gauche et par là même, entraine dans sa chute tous les partis qui s’y réfèrent, et ouvre la voie au Front National. Elle entraîne logiquement le recul du PS mais aussi d’EELV qui perd presque la moitié de son score de 2009 et du NPA qui atteint son plus bas historique. Et l’apparition de Nouvelle Donne ne compense pas ces reculs.

Dans ce contexte de crise politique, où les vieilles forces se décomposent et où les positions se radicalisent, le Front de Gauche devrait plus que jamais incarner la solution crédible, tant face aux politiques qui ont amené le chaos qu’aux tentations de repli nationaliste. Le Front de Gauche ne progresse pas. Il échappe à la déroute qui frappe l’ensemble des partis qui se réclament de la gauche, ramenée à un triste record de 34% des voix. Mais il retrouve peu ou prou le niveau des européennes de 2009. Pire, les 11% de la présidentielle de 2012 avec Jean-Luc Mélenchon apparaissent désormais comme un moment isolé. La dynamique de révolution citoyenne que nous avions fait naître n’a pas été entretenue par une action cohérente. Elle est retombée et ce n’est pas le Front de Gauche qui capte et polarise l’exigence du « qu’ils s’en aillent tous ! ».

Le Front de Gauche n’est pas perçu comme étant totalement indépendant du système.

Le Front de Gauche s’est révélé incapable de surmonter ses faiblesses : paralysie régulière lors de discussions préélectorales sans cesse recommencées, absence d’adhésion directe, énergie perdue dans son fonctionnement en cartel, confusion stratégique aux municipales, difficulté à s’adresser aux classes populaires … Ce qui devait nourrir une dynamique de rassemblement a souvent fonctionné comme un outil autobloquant. Mais le plus grave est que nos mots nous ont été volés. La défense de la souveraineté populaire est revendiquée par un Front National qui pille nos références et nos mots d’ordre, ajoutant la dénonciation du banquier à celle de l’immigré. Les termes de gauche et de socialisme sont dévoyés par un gouvernement qui mène une politique de droite.

C’est donc une refondation qui est à l’ordre du jour de cette nouvelle période.

A cette fin, la période invite non à détruire mais à se servir de ce que nous avons commencé à construire. Nous voulons donc conserver le Front de Gauche sans lequel la situation serait bien plus grave encore. Mais ce ne peut être le Front de Gauche en l’état : il faut le transformer, à commencer par l’élargir, voire le dépasser. Pour ce faire, il doit clarifier sa stratégie électorale qui doit être l’autonomie permanente à l’égard du social libéralisme à toutes les élections. Il doit aussi réactualiser son programme autour d’orientations fédératrices telles que :

  • faire reculer la finance et les marchés pour un nouveau partage des richesses,
  • une 6 ème république sociale et solidaire pour une vraie démocratie,
  • la règle verte et la transition écologique pour bien vivre sur Terre.

Nous souhaitons en débattre au plus vite au sein du Front de Gauche avec une discussion préalable dans l’ensemble du Parti de Gauche. Nous sommes donc favorables à la convocation d’Assises du Front de Gauche ouvertes à toutes celles et à tous ceux qui se reconnaissent comme ses militant-e-s. Cela doit être l’occasion de discuter de notre organisation, et notamment de notre proposition d’adhésions directes au Front de Gauche, mais aussi de notre programme gouvernemental et de notre stratégie.

Bien au-delà, avec nos propositions programmatiques, nous nous adressons à tous les citoyens, aux militants associatifs et syndicaux, à toutes les sensibilités et organisations de gauche qui refusent pour de bon l’austérité sous tous ses aspects. Rassemblés, ils sont la première force à gauche et entraîneraient alors la société. Ils ne peuvent rester éparpillés. L’opposition de gauche a une grande responsabilité dans leur rassemblement.

A EELV nous disons donc : l’avenir n’est pas l’alliance au centre, il est dans la convergence avec l’écosocialisme que nous voulons construire. Aux socialistes dissidents nous disons : défendez vos idées, rompez les rangs ! Nous voulons donc approfondir la discussion avec les organisations et groupes de gauche qui rompent avec la politique du gouvernement, sans permettre qu’elle soit le moyen d’une nouvelle mystification ni celui d’un arrangement avec la direction socialiste ou le gouvernement.

Le travail à venir doit obéir cependant à des règles s’il veut être utile. La première c’est de refuser toute ambiguïté par rapport à la politique du gouvernement : nous ne pouvons en rien être associés à son camp, c’est la raison pour laquelle nous ne pouvons entreprendre la reconstruction avec des partis qui le soutiennent. La seconde c’est de conserver l’ambition d’une alternative gouvernementale. Ce qui revient à travailler à un programme à la fois radical et crédible, c’est à dire en rupture avec le système et répondant aux aspirations populaires. Dans toutes les initiatives, nous devons nous concentrer sur cet objectif : quelles mesures d’urgence mettons-nous en avant? Celles que devrait appliquer un gouvernement qui réponde aux besoins immédiats de la population et de l’intérêt général et s’engage sur la voie de l’écosocialisme. C’est indispensable dans la période. Les divergences de fond existent, nous le savons. Est-ce qu’elles nous empêchent de diriger des villes ensemble ? Grenoble est la preuve que non. De gouverner la France ? C’est justement ce qu’il faut vérifier en s’attaquant à un programme d’urgence dans les luttes et les élections à venir.

Les rassemblements que le Parti de Gauche aide à construire n’ont de sens que s’ils contribuent à une mobilisation large de la société. Il faut mettre en mouvement les millions d’abstentionnistes qui ne se reconnaissent dans aucune organisation politique. Cela peut se faire en agissant pour répondre aux enjeux de la société : interdiction des licenciements boursiers, le SMIC à 1700€, la retraite à 60 ans à taux plein, un service public d’éducation et de santé, le refus d’extraction des gaz de schiste… C’est là que nous gagnerons la confiance du peuple.

Alors que débute la mise en œuvre du « pacte de responsabilité », le Parti de Gauche doit déclencher partout où il le peut les résistances concrètes aux politiques du gouvernement. Agissant dans des cadres ouverts, il travaille en faisant évoluer ses pratiques militantes pour l’implication de la population, avec les habitants des quartiers, des villages et des communes périurbaines qui pâtissent déjà du chômage, du gel des salaires, de la dégradation des services publics. En leurs seins, le Parti de Gauche cherche à faire la démonstration que le plus grand nombre est capable de prendre en charge son devenir.

Or le gouvernement prévoit d’aggraver cette politique. Pour l’heure, le contenu concret des 50 milliards « d’économies » prévues par le gouvernement n’apparaît pas aux yeux du grand nombre. Ce plan et la réforme territoriale qui s’y ajoute programment pourtant une vague massive de réduction du service public et une nouvelle aggravation des inégalités. Le combat doit être mené poste par poste, gare par gare, droit social par droit social, service public local par service public local au côté des syndicats qui défendent, notamment par la grève, le bien commun et l’intérêt des travailleurs, comme à la SNCF et chez les intermittents.

Pour l’emporter, il faut gagner la bataille idéologique contre le « There Is No Alternative » avec des mots d’ordre clairs, une communication ciblée et des propositions concrètes sur la possibilité du partage des richesses, la remise en cause de la dette, la nécessité du protectionnisme solidaire.

Il faut mener la contre-offensive pour faire reculer l’emprise des thèses xénophobes sur les esprits, et déconstruire les impostures du FN en matière économique, sociale et écologique. Cette bataille se mène également sur le terrain de la culture avec les intellectuels et les artistes. Face à la domination médiatique de la contre révolution conservatrice, il est temps que les intellectuels critiquent et retrouvent une forme d’expression. Le Parti de Gauche favorisera toutes les initiatives en ce sens.

Nous ne nous laisserons pas entraîner dans un pseudo front républicain contre le Front National sous la houlette du Parti Socialiste.

Le succès de la marche du 12 avril porté par un large collectif rend possible de nouvelles initiatives unitaires contribuant à remettre la question sociale au premier plan. La hausse continue du chômage appelle également une mobilisation populaire pour la défense de l’emploi. Nous avons des propositions pour bloquer les licenciements et la désindustrialisation. Nous défendons déjà la nationalisation d’Alstom. Sur toutes ces questions, de larges rassemblements de combat peuvent s’opérer à l’image du front politico-social qui s’est constitué dans les Bouches-du-Rhône. Il en est de même en prévision du prochain sommet climat. Car la lutte contre le réchauffement climatique est de plus en plus urgente, au moment où le gouvernement Valls tergiverse sur la transition énergétique et maintient son soutien aux grands projets inutiles et néfastes pour le climat et l’agriculture tels Notre-Dame-des-Landes ou la ferme des mille vaches.

Enfin il nous faut transformer le grand acquis de la campagne européenne : après des années d’effort du Parti de Gauche, le Grand Marché Transatlantique a enfin surgi dans le débat public. L’indignation grandit à mesure. Désormais, nous pouvons mettre en échec ce projet qui attente directement à la souveraineté populaire. Ce sera notre priorité dans la nouvelle mandature européenne. Le Parti de Gauche vient d’éditer du matériel d’explication. Il mène le combat à travers ses militant-e-s et ses élu-e-s. Un collectif unitaire s’est déjà créé. Nous voulons désormais être les déclencheurs d’un large rassemblement populaire contre le GMT.

Nous soutenons la campagne « 10 000 collectivités territoriales demandant le retrait de la France de la négociation ». Nous proposons une campagne qui pourrait déboucher sur une marche nationale d’une marée citoyenne contre le GMT.

Enfin, il nous faut développer notre organisation dans la période de décomposition de la scène politique dans laquelle nous entrons. Plus que jamais, nous avons besoin d’un parti porteur d’un programme offrant un débouché écosocialiste à la crise.

Le Conseil national invite les comités à établir ou approfondir localement leurs liens avec les citoyens, syndicats et associations qui luttent contre le gouvernement et travailler avec eux le programme que nous portons pour la société.

Voici notre conviction : le pire de la crise ne serait pas les ravages qu’elle provoque. Le pire serait que nous renoncions à en tirer le moyen de faire naître un monde nouveau, libéré des causes des malheurs du présent. Le Parti de Gauche tiendra son poste de combat. Il se donne les moyens de son développement autonome. Mais il sait que rien n’est possible sans que naisse une union large de tous ceux qui ont compris le danger et le besoin d’en finir avec la politique austéritaire. Et bien davantage encore, rien n’est possible sans qu’un front du peuple ne se lève pour congédier l’oligarchie, préparer les « jours heureux » et avancer vers l’écosocialisme, seul horizon viable de l’humanité.                                 Conseil National des 14 et 15 juin 2014


Reconstruire l’espoir – par PCF 15 juin 2014

Reconstruire l'espoir à gauche et l'espoir pour la France – Conseil national du PCF des 14 et 15 juin 2014

Relevé de décision

Pour reconstruire l'espoir à gauche et l'espoir pour la France, le Conseil national du PCF a appelé à un immense effort politique pour rendre possible, d'ici 2017, l'ouverture d'une perspective de gauche.

Face aux risques d'enlisement gravissime de notre pays dans la crise et le chômage, face aux menaces qui pèsent sur l'avenir de la France et ses valeurs de solidarité, face aux dangers de réponses de plus en plus rétrogrades, à la montée des peurs et des racismes, un autre avenir pour la France est possible, autour d'un projet de solidarité, d'une alternative de transformation sociale, d'une ambition de redressement national dans la solidarité avec les autres peuples d'Europe et du monde.

Les communistes lancent un appel à toutes celles et ceux qui refusent l'impasse et l'injustice de la politique actuellement menée, qui ne veulent ni du retour de la droite, encore moins de l'extrême droite et qui veulent sortir de l'austérité et construire le projet de gauche dont la France a besoin. À toutes et tous, nous disons : « ouvrons le dialogue, le chantier commun de la construction de ce projet et agissons ensemble ». Entrons partout en dialogue, en travail, en action, sous toutes les formes possibles, dans tout le pays, à tous les niveaux pour dire : « voilà la politique de gauche, la politique pour la France que nous voulons. Voilà la politique que nous voulons voire traduite en avancées immédiates et faire gagner en 2017 ».

Le Conseil national du PCF propose la construction et la mise en mouvement d'un Front large, d'un Front du peuple, unissant forces populaires, sociales et politiques, autour d'un projet qui doit être celui du bien commun et de l'humain d'abord.

Le Conseil national convoque une conférence nationale du PCF les 8 et 9 novembre 2014 pour faire un point d'étape des campagnes d'actions politiques, poursuivre le travail de projet, de rassemblement et prendre de nouvelles initiatives. Tout ceci en favorisant l'écoute et la participation des adhérents.

Comment construire ce chemin ?

Quatre propositions :

1. Intensifier sans attendre notre activité dans les luttes pour placer les exigences portées par tous les acteurs-trices concerné-e-s au coeur du débat sur le projet que nous voulons porter pour la France : SNCF, intermittents, Alstom, débat budgétaire sur le plan Valls, réforme territoriale dont la bataille pour obtenir un référendum national sur ce projet,…

2. Une campagne politique dans la durée sur cinq axes de transformation sociale, pour reprendre l'offensive politique et idéologique :

  • Libérer l'économie et le travail, les services publics, la société des coûts du capital avec de nouveaux financements et de nouveaux pouvoirs.
  • Contre l'insécurité sociale et la société de concurrence, donner la priorité à l'humain et au bien commun.
  • Reconquérir notre industrie pour la mettre au service de l'emploi, d'un nouveau modèle productif, d'une transition écologique et de progrès social. La convention nationale sur l'Industrie se tiendra les 10 et 11 octobre prochains.
  • Construire une nouvelle démocratie, fondée sur le pouvoir des salariés et des citoyen-ne-s.
  • Amplifier notre bataille pour la refondation de l'Union européenne.

3. Intensifier notre travail de projet en le mettant au centre de toute notre activité avec la société

  • Lors de la matinée du dimanche 9 novembre de la conférence nationale : une dizaine d'ateliers sur le projet ouverts à tous les communistes qui le souhaitent et à tous ceux et celles qui travaillent dans nos réseaux.
  • Courant 2015, une série d'initiatives publiques du PCF dans le pays, sur le thème « Quel projet pour la France ? Les communistes à votre rencontre » avec la participation du secrétaire national, pour des débats et des échanges avec la société.
  • Poursuite du travail de conventions thématiques.
  • La tenue d'une convention nationale du projet à la veille du prochain congrès national.

4. Déployer avec une audace nouvelle le travail de rassemblement et de construction politique

  • Jusqu'à la conférence nationale de novembre, prendre des initiatives afin de redonner la parole aux citoyen-ne-s pour refonder la politique et la gauche.
  • Initier dans tout le pays, sous toutes les formes possibles, un processus de large rassemblement jusqu'à l'été 2015 pour un nouveau projet de gauche pour la France avec de grandes étapes nationales à construire et qui s'enracine dès maintenant dans des initiatives locales démultipliées. Nous voulons remettre en mouvement, au travail, et en action toutes les forces qui veulent reconstruire une autre voie que la fuite en avant dans l'austérité.
  • Organisation en France à l'initiative du PGE d'un forum européen des alternatives au printemps 2015.
  • Travailler à faire du Front de gauche un animateur crucial de la construction de ce front large. Nous voulons le relancer en procédant aux changements nécessaires. Pour cela, poursuivre le travail d'évaluation engagé pour déboucher sur une relance appropriée du Front de gauche. Nous proposons, début septembre, une grande réunion d'un Conseil national élargi du Front de gauche pour engager une vraie dynamique.
  • La Fête de l'Humanité sera la première grande échéance de convergence des luttes, des campagnes politiques, du travail de projet et de rassemblement pour un Front large du peuple et de la gauche.
  • Travailler au renforcement du PCF, notamment dans les entreprises et les services, avec un effort particulier sur la formation, l'éducation populaire et l'accueil des nouveaux adhérents ainsi qu'à la valorisation de nos initiatives de solidarité concrète (journée à la mer, vente de fruits et légumes…)

Paris, le 15 juin 2014

Le Conseil national du Parti communiste a aussi exprimé son soutien et sa solidarité avec les cheminots et les intermittents en lutte.

en PDF le rapport de Pierre Laurent le 14 juin 2014


12 avril à Paris 100.000 contre la politique de Hollande

12 Avril 2014 à Paris – 100.000 personnes à la marche contre la politique d'austérité du gouvernement.

JLMélenchon le lendemain sur FR5 dans CPolitique-vidéo

Nous n’en pouvons plus de voir la droite et l’extrême-droite battre le pavé avec leurs cortèges de haine de l’autre, d’intolérance, de racisme, de sexisme, d’homophobie et d’intégrisme.
En France ,comme dans toute l'Europe, la rigueur budgétaire et l’austérité imposées par la Commission européenne, François Hollande et le gouvernement pour satisfaire les marchés financiers nourrissent ce climat malsain. Les conséquences sont là : services publics démantelés, acquis sociaux mis à mal…
Le chômage monte, la précarité s’étend, les jeunes galèrent, les salaires et les retraites sont en berne. Les inégalités se creusent tandis que les grandes entreprises versent aux actionnaires des dividendes insolents. Partout ces politiques provoquent indignations, colères et désespoirs.                  Elles nous révoltent.
Elles s’accompagnent du recul général des droits : à l’éducation, à l’emploi, à un revenu décent, à la santé, à un logement de qualité… Les inégalités d’emploi et de rémunération attaquent plus durement les droits des femmes et des migrants. La répression s'abat sur les sans papiers, les roms, les plus précaires, et ceux qui les défendent. Alors que des choix politiques résolument à gauche devraient s’imposer face à la crise, les renoncements du gouvernement devant les exigences du Medef et de la droite en matière sociale, environnementale, familiale, et sur le droit de vote des étrangers… scandalisent.
Avec l’assentiment enthousiaste du Medef, le président de la République veut désormais faire du « pacte de responsabilité » le coeur de sa politique. Au patronat, il octroie 35 milliards d’allègement de cotisations. Qui peut croire que ce nouveau cadeau permettra de lutter contre le chômage ?
Devant un Medef qui refuse de s’engager sur des créations d’emplois, le gouvernement Ayrault s’engage, lui, à réduire les dépenses publiques de 50 milliards d’euros. Dans la ligne de mire, la sécurité sociale et les services publics. Mais ce sont aussi les collectivités territoriales asphyxiées, les associations étouffées, la culture sacrifiée. Ce n’est décidément pas cela que nous voulions, nous qui, par millions, avons contribué à chasser Sarkozy.
Personnalités morales, acteurs du monde de la culture et des arts, du monde du sport, responsables syndicaux, associatifs, politiques, nous sommes divers par nos engagements. Mais ensemble, nous voulons construire une dynamique rassembleuse pour des alternatives politiques et démocratiques, économiques , sociales et écologiques.
Nous appelons le samedi 12 avril à Paris à une marche nationale d’espoir à gauche , contre l’extrême droite, pour l’abandon du « pacte de responsabilité », pour une juste distribution des richesses.


180 000 à la Bastille le 5 Mai 2013 !

5 mai 2013 à la Bastille, un succès qui aura des suites..

– Interview de Marie-George Buffet au début du rassemblement :

http://www.bfmtv.com/video/bfmtv/politique/marie-george-buffet-il-faut-cesser-cette-politique-dausterite-05-05-124410/

– Le discours de Pierre Laurent : “Une année gâchée pour le changement c’est déjà trop.”…. “Céder à la finance c’était mettre le doigt dans un engrenage infernal

http://www.dailymotion.com/video/xzmv0j_discours-de-pierre-laurent-marche-citoyenne-pour-la-6e-republique_news#from=embediframe
– Le discours de Jean-Luc Mélenchon : “La période d’essai est terminée. Le compte n’y est pas. Et si vous ne savez comment faire, nous nous savons !

http://www.dailymotion.com/video/xzm6jl_discours-de-jean-luc-melenchon-marche-citoyenne-pour-la-6eme-republique_news#from=embediframe

– Jean-Luc Mélenchon sur France Info au lendemain de la marche du 5 mai

http://www.dailymotion.com/video/xzmmad_melenchon-appelle-a-manifester-de-nouveau-debut-juin_news?start=491#.UYkXH7V7K1Y

<— Bigoudens sur le départ….


30 mars 2013 – Succès des assises départementales du Front de Gauche

Grand succès des Rencontres départementales du Front de Gauche le 30 mars 2013 à Pont de Buis pour une alternative à l’austérité

Depuis la création, début 2009, du Front de Gauche, la crise économique, sociale et écologique s’est encore aggravée dans l’ensemble de l’Europe. En France, l’espoir suscité par la défaite de Sarkozy a fait place à la déception et à la colère. Les plans sociaux se multiplient, laissant de plus en plus de gens sur le carreau. Le gouvernement de François Hollande mène une politique de rigueur qui, en refusant de s’en prendre réellement aux privilèges de certains, renforce les inégalités et fragilise les plus démunis.

Ainsi, après avoir accepté un pacte budgétaire européen économiquement voué à l’échec et socialement insupportable, il s’apprête à faire voter l’Accord National Interprofessionnel sur l’emploi qui va encore accentuer la précarité tout en réduisant les droits des salariés.

Depuis 2009, le Front de Gauche s’est installé au cœur des luttes et des résistances. Avec son programme L’humain d’abord  et ses propositions pour une alternative à l’austérité, il tente de réinventer la gauche en s’appuyant sur l’implication populaire pour imposer une économie respectueuse des besoins humains et de l’écosystème. Au-delà des neuf organisations politiques qui le composent aujourd’hui, le Front de Gauche appelle tous les citoyen-nes à se mobiliser et à s’organiser pour leurs droits et leurs revendications.

L’attente est immense, le besoin d’unité aussi pour imposer des solutions à la crise qui aillent dans le sens du progrès social et du respect des équilibres environnementaux pour un authentique renouveau démocratique.

Pour  débattre à partir des réalités et expériences locales, quatre ateliers ont eu lieu le matin :

Atelier 1 : Face à la crise, un nouveau partage des richesses est-il possible ?

Atelier 2 : Enjeux économiques, menaces sur l’environnement, quelle transition écologique ?

Atelier 3 : Face à la démocratie confisquée, comment reprendre le pouvoir et avancer vers la VIe République ?

Atelier 4 : Bilan d’étape du Front de Gauche, à qui doit-il être utile et pourquoi ?

L’après midi : Restitution des échanges et débats

La journée s’est terminée par un Meeting avec Pascale Le Néouannic, porte-parole nationale du Front de Gauche

Documents concernant cette journée :

Atelier 2, Transition écologique 
introduction : http://le-chiffon-rouge-pcf-morlaix.over-blog.com/article-la-transition-ecologique-introduction-a-l-atelier-des-rencontres-departementales-du-front-de-gauche-116721927.html

restitution : http://le-chiffon-rouge-pcf-morlaix.over-blog.com/article-restitution-atelier-transition-ecologique-rencontres-departementales-du-front-de-gauche-117081839.html

Atelier 3, Démocratie
introduction : 
http://le-chiffon-rouge-pcf-morlaix.over-blog.com/article-democratie-vie-republique-introduction-de-l-atelier-des-rencontres-departementales-du-front-de-gau-116706828.html

restitution : http://le-chiffon-rouge-pcf-morlaix.over-blog.com/article-rencontres-departementales-du-front-de-gauche-restitution-atelier-democratie-116973626.html

Atelier 4, le Front de Gauche, bilan et perspectives
introduction : 
http://le-chiffon-rouge-pcf-morlaix.over-blog.com/article-atelier-bilan-d-etape-et-perspectives-du-front-de-gauche-des-rencontres-departementales-du-front-d-116705685.html

Quelques photos :

http://le-chiffon-rouge-pcf-morlaix.over-blog.com/article-rencontres-departementales-du-front-de-gauche-a-pont-de-buis-un-franc-succes-les-premieres-photo-116682942.html

L’album photo d’Yves Abramovicz (activer le mode diaporama éventuellement)

https://plus.google.com/photos/109963435597173332416/albums/5862104197428691745     et  sur youtube

http://www.youtube.com/watch?v=ZgGE92yt7k4&feature=em-share_video_user

L’album photo de Jean-Luc Le Calvez

http://le-chiffon-rouge-pcf-morlaix.over-blog.com/article-rencontres-departementales-du-front-de-gauche-a-pont-de-buis-un-franc-succes-les-premieres-photo-116682942.html


Sortir de la crise Nous on peut

Sortir de la crise ?   Nous on peut !

Ils disent "les banques d'abord"…
Les dirigeants actuels de l'Union européenne, qu'ils soient de droite ou sociaux-démocrates, pensent qu'il faut avant toute chose "rassurer les marchés", satisfaire les banques et les agences de notation. Le résultat ? Les plans d'austérité se multiplient car à chaque fois que l'activité est étranglée, les déficits augmentent et la finance impose un nouveau tour de vis.

…nous disons "le peuple d'abord"
Le Front de Gauche pense, lui, que pour sortir de la crise, il faut d'abord protéger les peuples. L'intérêt général doit s'imposer aux banques. La spéculation doit être brisée et la finance remise à sa place. Notre programme "l'Humain d'abord" permet de régler cette crise en partageant les richesses, en rétablissant le pouvoir des États face aux banques, en désobéissant aux dispositions destructrices des traités européens, en engageant une planification écologique, en renversant l'oligarchie grâce à une Sixième République rédigée par une Assemblée Constituante.

A nous de décider
Ne nous laissons pas voler notre droit à décider. Résistons aux sondages et aux manipulations médiatiques ! Ne nous laissons pas impressionner. Votons librement et massivement.

AVEC LE FRONT DE GAUCHE,
FAISONS LE CHOIX D'UNE AUTRE POLITIQUE, QUI METTE ENFIN L'HUMAIN D'ABORD.

Les composantes

Le Parti Communiste Français, le Parti de Gauche, la Gauche Unitaire sont les trois partis à l'origine du Front de Gauche.

La Fédération, République et socialisme, Convergence et alternatives, Parti communiste ouvrier de France, les Alternatifs les ont rejoints ainsi que la Gauche Anticapitaliste créée en 2012.

Parti Communiste Français : www.pcf.fr

Parti de Gauche : www.lepartidegauche.fr

Gauche Unitaire  (GU) : www.gauche-unitaire.fr

La Fédération (FASE) : www.lafederation.org

République et socialisme : www.republiqueetsocialisme.fr

Convergence et alternative : www.convergencesetalternative.org

Les alternatifs : www.alternatifs.org

La Gauche Anticapitaliste (GA) : www.gauche-anticapitaliste.org

En 2013 les 6 dernières organisations ont décidé de se regrouper en créant Ensemble.

Ensemble : www.ensemble-fdg.org

donc le Front de Gauche est maintenant constitué de 3 organisations politiques : PCF, PG, Ensemble, et bien sûr aussi de la grande masse des sans partis qui y militent et s'y reconnaissent.


 

Programme Front de Gauche

livre programme

Le programme du Front de Gauche est en vente (2 €) en librairie ou auprès des militants.

livre programmeC’est un projet ambitieux qui contient 9 chapitres :

1 – Partager les richesses et abolir l’insécurité sociale.

2 – Reprendre le pouvoir aux banques et aux marchés financiers.

3 – La planification écologique.

4 – Produire autrement.

5 – La république pour de vrai.

6 – Convoquer l’Assemblée constituante de la VIe République.

7 – S’affranchir du traité de Lisbonne et construire une autre Europe.

8 – La France pour changer le cours de la mondialisation.

9 – L’émancipation humaine en tête.

 Un résumé illustré de ce programme est visible ici PDF

Lire le programme du Front de Gauche en PDF


« L’HUMAIN D’ABORD » EN VERSION AUDIO

Sophie de La Rochefoucauld et Paul Chevillard ont  enregistre une lecture du programme L’Humain d’abord.
Voilà le résultat : 11 fichiers à écouter, partager ou télécharger. 

http://www.placeaupeuple2012.fr/lhumain-dabord-en-version-audio/