AVANT LES PRIMAIRES… Mettons-nous d’accord sur une plate-forme

par Patrick Brody, syndicaliste

A gauche, les deux appels pour les primaires ont permis de déverrouiller un peu une situation bloquée. La nécessité de cette démarche résulte tout d’abord de l’échec des gouvernements de François Hollande… Dans cette situation, le Front de gauche n’a pas réussi à apparaître comme une alternative crédible. Pas plus que les Verts. Au point où nous en sommes, nous ne trouverons une issue positive que si, et seulement si, nous réussissons à gauche à nous mettre d’accord sur une plate-forme qui engagerait les forces politiques, des associations, des syndicalistes, des citoyennes et des citoyens…

Lire la suite…

Le chômage n’est pas une fatalité

Le nombre de demandeurs d’emploi a augmenté de 2,5% en 2015. Que faut-il mettre en place pour inverser enfin la courbe du chômage ?

Si nos dirigeants avaient voulu changer de cap, changer de logique, nous n’en serions pas là.

Quelques pistes : lire ci-dessous des propositions (Jean Gadrey, économiste, Sophie Binet, secrétaire générale adjointe de la CGT, Mathieu Grégoire, chercheur en sociologie à l’Idhes) évoquées dans l’Humanité du 4 janvier 2015

  • satisfaire les besoins de services pour la population
  • diminuer le temps de travail
  • s’éloigner du productivisme par une transition écologique socialement juste
  • parier sur une qualification
  • rompre avec les politiques d’austérité et élaborer un grand plan d’investisment
  • lutter contre le pouvoir de la finance responsable d’un gigantesque gachis économique et humain
  • stopper le recul des droits sociaux

Lire en pdf ce débat de l’Humanité du 4 janvier

Voir aussi les échanges à ce sujet sur le site de Cercle pour l’alternative

 

Discutons, suite…

Ce que Podemos dit de l’état de la gauche française (dans Mediapart)           lire sur Mediapart

Daniel Mermet : «Les classes populaires, ce sont aujourd’hui toute cette jeunesse et toute la population issue de l’immigration» Et de quelle gauche parle t’on ?

Jean Rabaté Journaliste honoraire, “UN PROJET DE TRANSFORMATION SOCIALE”

Pierre Khalfa, Coprésident de la Fondation Copernic : “L’avenir de la gauche est en question”

Stéphanie Roza, professeure de philosophie, et Jean-Numa Ducange, université de Caen : “Besoin de radicalité et rôle des mouvements sociaux”

Pierre Mathiot, professeur de science politique, Sciences-Po Lille : “Un chantier idéologique et organisationnel”

Serge Regourd, directeur de l’Institut du droit de la culture et de la communication, Toulouse-I-Capitole : “Le rassemblement et la lisibilité”, sur le mot “gauche

45 % C’EST LE POURCENTAGE D’ÉLECTEURS DU FRONT DE GAUCHE QUI SE SERAIENT ABSTENUS LORS DU PREMIER TOUR DES RÉGIONALES.

Discutons de la situation actuelle

Quelques textes pour ouvrir la discussion :

Les ressorts du vote Front National

Lors de la soirée des élections départementales dernières , Nonna Meyer, chercheuse au CNRS et spécialiste du Front national, développait dans un interview à Médiapart le résultat de ses recherches sur la progression du vote  Front national parmi les « inaudibles ».  Après le désastre du premier tour des élections régionales prendre connaissance de ses analyses est indispensable pour qui veut combattre l’extrême droite.

Nonna Meyer explique le vote Front national

Répondre à la terreur par plus de démocratie, plus d’ouverture et plus d’éducation populaire

Communiqué du collectif des associations citoyennes, le 24 novembre 2015

Meurtris et bouleversés par les événements de la soirée du 13 novembre, nous sommes de tout cœur avec les familles, avec les blessés et tous ceux qui sont traumatisés par ces événements, comme avec les victimes des attentats qui se produisent dans le monde entier. Cependant, face à la barbarie de ces actes, l’indignation ne suffit pas. Il faut s’interroger et débattre sur les causes et les responsabilités qui sont multiples. ….
Télécharger le communiqué complet en version PDF

Lire la suite…

Lettre ouverte aux Directeurs du Télégramme de Brest

Monsieur le Directeur général, Monsieur le Directeur de la rédaction,
Dans son billet (journal du jeudi 2 juillet) Monsieur Coudurier se surpasse.
Que monsieur Coudurier soit de droite, nul ne l’ignore. Plus ou moins généreuses, humanistes et solidaires, toutes les opinions ont le droit de s’exprimer mais qui est-il et pour qui se prend-il pour traiter Monsieur Tsipras de piteux Premier ministre et Monsieur Varoufakis de fou ?
Monsieur Tsipras n’a jamais traité Monsieur Sarkozy de clown pathétique, il n’a jamais qualifié Monsieur Hollande de marionnette ridicule aux mains de Madame Merkel. Le Gouvernement Grec, lui, a toujours su garder de la hauteur malgré les humiliations répétées des instances européennes, du FMI (Mme Lagarde souhaitant parler avec des adultes) et des différents personnels politiques français et allemands.

Lire la suite…

Contribution de « Ensemble! » à l’attention du Front de gauche

Nous sommes, comme beaucoup, inquiets des évolutions de la situation politique. Pour autant, dans un moment difficile, les responsabilités du Front de Gauche en tant que force de proposition pour dégager des perspectives restent décisives.  Cette contribution vise à faire le point sur ce qui nous semble des convergences permettant d’agir ensemble avec une plus grande efficacité.

Lire la suite…

La santé en danger

Sur l’ensemble du territoire de notre pays le personnel de santé est un peu partout en effervescence et la Cornouaille n’échappe pas au mouvement. Le Centre Hospitalier de Quimper sur lequel ont été regroupés toutes les activités de chirurgie de Pont-l’Abbé et de Douarnenez (qui n’a plus d’anesthésiste) et qui reçoit une grande partie des urgences est au bord de l’explosion. Il faut parfois attendre jusqu’à 7 ou 8 heures une prise en charge aux urgences du CHIC ! Les équipes sont épuisées et le font savoir. Une infirmière d’un de ces établissements a écrit une lettre (anonyme car elle a peur de perdre son emploi) au comité de défense de son hôpital pour signaler sa détresse. Elle n’arrive plus à faire son travail correctement et craint que les patients n’en subissent les conséquences.

Lire la suite…

La “gauche populaire” ?

Le tiers-parti est la « gauche populaire »

Le pouvoir au peuple ? Comment fédérer en bas ?

JacqueBidetJacques Bidet, Philosophe
Gauche alternative ou gauche de transformation sont des appellations par défaut, sans contenu défini. Nulles. Gauche de gauche ou gauche radicale redoublent la confusion. Pour savoir quel nom doit être le nôtre, il nous faut être clairs sur notre projet.

S’il s’agit d’en finir avec la domination de classe, partons d’une analyse de classe. La structure de classe clive la société en deux : entre le peuple dans son grand nombre et une minorité oligarchique, qui est à la fois dominante et, comme dit Gramsci, « dirigeante ». Elle domine par un monopole de propriété concédée, sous la houlette du capital financier. Elle dirige à travers un monopole de compétences appropriées par une soi-disant élite. Elle exerce ainsi son pouvoir à travers deux sortes de privilèges reconductibles, qui se mélangent et convergent, mais conservent un potentiel de divergences. Elle articule deux forces sociales distinctes, qui, dans l’arène politique, siègent, l’une, à droite et l’autre, plus ambivalente, plus flexible, à gauche. Au sein du peuple, et c’est ce qui le définit, il n’y a pas de privilèges, mais des acquis, fruits de luttes séculaires. Mais ces acquis, toujours à reconquérir, sont inégalement partagés selon que l’on appartient ou non à des professions ou générations où l’on s’est trouvé en mesure de les défendre. La gauche élitaire, aujourd’hui PS, tend à capter les suffrages de la partie du peuple la mieux pourvue, avec laquelle elle peut tisser des connivences autour de réseaux de protection et d’ascension sociale. La droite, elle, exerce son emprise sur ceux surtout qui n’ont pas les moyens de s’y projeter. Et le FN en est l’avatar menteur qui peut s’afficher quand elle a phagocyté son partenaire de gauche. Quant au parti du peuple, il se donne dans une constellation d’organisations, syndicats, associations, mouvements et rebellions (sociales, culturelles, écologiques, de sexe et de migration), représentative d’une gauche populaire, distincte de la gauche élitaire. Il ne pourra faire reculer le pouvoir néolibéral qu’en rassemblant un puissant bloc opposé, une gauche dont il sera le pôle hégémonique : une longue lutte. Il recrute pour l’essentiel ses militants dans des couches sociales qui préservent encore quelques acquis. Il restera impuissant s’il ne va pas vers l’autre moitié du peuple, la plus dépourvue et la plus jeune. Quelle est donc la forme politique qui convient à ce combat de classe, à la stratégie du peuple des sans-privilèges ? L’histoire du Front de gauche montre qu’il existe un ensemble d’organisations politiques capables de se fédérer. Mais son slogan porteur, « Le pouvoir au peuple ! », n’a pas la moindre chance d’être entendu s’il ne commence pas par se l’appliquer à lui-même.

La fédération au sommet doit se réaliser en bas, au ras de la vie des gens, en vraies communautés politiques, associant en chaque lieu les adhérents et les sans-carte en collectifs durables démocratiquement constitués et responsables de la lutte politique sur leur espace vécu. Seule une pratique politique en symbiose avec une culture d’association et d’intervention pourra donner au mouvement sa consistance unitaire, de bas en haut. Si cette analyse est juste, le nom qui convient à ce tiers-parti est celui de gauche populaire.

Après l’Appel, le livre

Le 1er juillet 2014, quatorze responsables politiques membres des socialistes affligés, d’EéLV, d’Ensemble!, de Nouvelle Donne, du PCF, du PG, féministes et acteurs du mouvement social, ont exprimé dans une tribune leur inquiétude pour l’avenir de la gauche. Identifiant la politique Hollande/Valls comme principale responsable de l’abstention massive et de la banalisation du vote FN lors des échéances municipales et européennes, ils soulignent l’urgence de la convergence des forces, femmes et hommes partisans de l’alternative politique et de la refondation de la gauche.

Lire la suite…

Comment mobiliser pour inventer une VIe République

Comment mobiliser pour inventer une VIe République ?

Dans le programme du Front de Gauche “l’humain d’abord” tout un chapitre est consacré à la nécéssité d’une VIe République.

J.L. Mélenchon a lancé  en Aout 14 un mouvement pour un 6e République ( voir www.m6r.fr )

L’Humanité des débats du 19  sept 14 rend compte d’une table ronde intitulée “Comment mobilisiser pour inventer une VIe République” avec
Pierre Dharréville Responsable départemental des Bouchesdu- Rhône du PCF
Raquel Garrido Avocate, porteparole du Parti de gauche (PG)
Maryse Dumas Membre du CESE pour la CGT
Évelyne Sire-Marin Magistrate, ancienne présidente du Syndicat de la magistrature.

télécharger le contenu en PDF