La macronie s’attaque aux libertés. Démocratie en danger !

Autoritarisme. Répression. Violences policières.Restriction de la liberté d’informer. État d’urgence permanent. Manipulation. Mensonge permanent. Loi Sécurité globale. Fichage-flicage  des opinions. Chasse aux migrants. Fricottage avec l’extrême droite. Nominations de copains-coquins à des postes importants. Atteinte aux droits sociaux : code du travail, sécurité sociale, retraite…

Cela dépasse les bornes. N’attendons pas qu’il soit trop tard pour réagir…

Après les événements survenus à Washington, Macron et ses amis politico-médiatiques en ont plein les bouches du mot “démocratie”.
Quand on affiche plus d’une centaine d’éborgnés, plusieurs centaines de blessés, des milliers d’interpellations, on adopte un profil bas en balayant devant sa porte.
 

Depuis la Guerre d’Algérie on n’a jamais assisté à un tel climat répressif !

Dans son dernier ouvrage On est là ! La manif en crise, l’historienne Danielle Tartakowsky, spécialiste de l’histoire des mouvements sociaux, décortique les mutations de la manifestation sur les cinquante dernières années. Entretien dans Bastamag

Appel de la Ligue des Droits de l’Homme

Le 14 janvier 2021 – Tribune collective “Nos libertés sont en danger ! Le 16 janvier, reprenons la marche”

Vers un régime autoritaire et répressif..

Loi de “Sécurité Globale”
après l’utilisation de truands (Benalla et bien d’autres maintenant),  le 49.3, les ordonnances, , la nature du pouvoir se précise…L’État d’urgence, le Conseil de sécurité maison sans aucun contrôle démocratique. Macron et  sa ba,de profitent de la situation sanitaire pour s’attaquer au code du travail, au code pénal, aux libertés individuelles.

Répression, atteintes aux libertés, mise au pas des journalistes… il y a de quoi être inquiets.
Même l’ONU pointe la France ! La ligue des Droits de l’Homme appelle à manifester.. et à interpeler les élus.
La Commission européenne “s’inquiète”.
Le droit à l’information est de plus en plus attaqué.

Sommes nous encore en démocratie ? Les régimes autoritaires ne sont-ils qu’ailleurs ?

Et bien sûr la députée Liliana Tanguy a voté POUR la loi Sécurité Globale ! Cette ex-socialiste approuve la lepenisation du pouvoir…. Triste…

Voir l’article associé à cette page sur le blog du PC bigouden

Appel lancé par la Ligue des Droits de l’Homme

à un rassemblement contre le loi sécuritaire du gouvernement

jeudi 26 novembre à 18h  devant la mairie de Quimper.

La section LDH Françoise Bosser s’inquiète des atteintes aux droits civils et politiques dont au moins 3 articles de la loi relative à la sécurité générale sont porteuses. Ces inquiétudes ne sont aucunement levées par les modifications apportées à la va-vite par le Ministre de l’Intérieur.Si nous reconnaissons le rôle primordial des forces de maintien de l’ordre, la nécessité de ne pas entraver leur action ainsi que le droit à l’image et à la vie privée des individus faisant partie de ces forces de l’ordre , nous ne pouvons accepter, comme le souligne d’ailleurs le Haut-Commissaire aux Droits de l’Homme de l’ONU, que des mesures prises pour les protéger, le soient au détriment des autres citoyens, de l’État de Droit, ni des libertés fondamentales.Notre section rappelle en particulier, que l’existence d’une presse et d’autres moyens d’information libres, sans censure ni entraves, sont la clef de voûte de toute société démocratique. A ce titre, l’information du public et la publication d’images et d’enregistrements relatifs à des interventions de police sont non seulement essentiels pour le respect du droit à l’information, mais elles sont en outre légitimes dans le cadre du contrôle démocratique des institutions publiques.

Ne nous laissons pas intimider par une pression visant à dissuader de manifester. Voici un exemple de dérogation à signer (exemple utilisé le 21 novembre à Annecy pour un rassemblement identique)

Réflexion : Beaucoup de personnes ont voté Macron au 2e tour de la présidentielle pour éviter Le Pen. En fait nous avons obtenu  un mélange des deux…

Pour 2022 ce qu’il faut c’est d’abord une plateforme commune de la gauche avant de lancer un bal des égos. Ce projet commun doit comporter en priorité une nouvelle constitution avec la suppression de la dangereuse ‘élection présidentielle au suffrage universel (avec match imposé entre 2 candidats seuls au 2e tour).

C’est ce système qui fait que nous désignons pour 5 ans un individu-roi qui a tous les pouvoirs et fait ce qu’il veut sans avoir de comptes à rendre.
C’est aussi ce système qui fait que déjà des personnages bourrés d’ambition et imbus de leur personne essaient une OPA sur cette “élection”.
L’ensemble de la gauche devra désigner celle ou celui qui acceptera d’appliquer son programme sous le contrôle des différentes organisations concernées. Attention donc !

 

Bretagne : Institut de Locarn, un lobby puissant, méconnu et trouble

On y retrouve pêle-mêle patronat, opus dei, autonomistes, politicarts, bonnets “rouges”… un cocktail surprenant mais pas si illogique que cela..

Lien vers le blog de Françoise Morvan

L’Institut de Locarn

L’Institut de Locarn

Abordant ce sujet également 2 émissions de Là-bas si j’y suis

https://la-bas.org/spip.php?page=article&id_article=3256

https://la-bas.org/spip.php?page=article&id_article=3257

Le monde libre selon Ouest France

 la Une de Ouest France du 8 mai 1954.

L’armée française d’occupation vient d’être chassée à Dien-Bien-Phu par les Vietnamiens.
Le titre de Ouest France est :

“La nouvelle a été accueillie dans tout le monde libre
avec une immense tristesse.”

Quel aveu ! Le “monde libre”, le nôtre bien sûr, était donc “triste” qu’un pays occupé  aille vers sa liberté.
Le “monde libre” occupait de nombreux pays colonisés au nom de la “liberté”.

Notons que la devise de Ouest France est “justice et liberté” !
Justice pour qui ? Liberté pour qui ?

Oui il y a bien deux camps, et le mot “libre” deux usages.

L’occupant français ayant été chassé du Vietnam, c’est un autre représentant du “monde libre” qui a pris la suite, les USA…
Et les Vietnamiens ont continué à être massacrés, bombardés, brulés par le napalm, avec le soutien total du “monde libre”.
Cela continue : c’est encore le “monde libre” qui soutient l’apartheid d’Israël et l’occupation de la Palestine.

Avoir vingt ans dans les Aurès. Le film disponible jusqu’au 15 juillet

Avoir vingt ans dans les Aurès

René Vautier
France / 1971 / 1:41:38 / Sous-titres anglais (English subtitles)
Avec Alexandre Arcady, Hamid Djellouli, Philippe Léotard, Jacques Cancelier, Jean-Michel Ribes.

En 1961, un groupe d’appelés Bretons est envoyé en Algérie. Ils sont confiés au lieutenant Perrin, qui fait peu à peu de ces jeunes pacifistes et réfractaires des machines à tuer.

https://www.cinematheque.fr/henri/film/51624-avoir-vingt-ans-dans-les-aures-rene-vautier-1971/?fbclid=IwAR0kjNpgOgzPZTxtg9wBz7oR0FCyvyr4o2Pqbbmygf8iHy1KyVJf_CajhkQ

Ce film a été longtemps interdit par les gouvernements français pour lesquels il fallait parler de “pacification en Algérie” et non de guerre coloniale.

27 mai 2020 – Hommage à la Résistance et au Conseil National de la Résistance

Reportage :

http://pcbigouden.over-blog.com/2020/05/27-mai-2020-journee-nationale-de-la-resistance.html

Lien vers le blog sur la Résistance en Pays Bigouden

Le programme du CNR, Conseil National de la Résistance

élaboré dans une période où notre pays était entièrement à redresser, à l’origine de toute notre protection sociale.

Et c’est cet ensemble, plus que jamais d’actualité, que toutes les droites veulent détruire, RN, LR, LREM, MEDEF, direction de la CFDT, certains dirigeants verts, etc…

Pétition : Des milliards pour les hôpitaux, pas pour le capital !

https://www.change.org/p/emmanuel-macron-des-milliards-pour-l-h%C3%B4pital-pas-pour-le-capital-covid-19-france-et-hopitalpascapital

Déjà plus de 100 000 signataires

Premiers signataires :
  Basset  Jean-Pierre, Militant associatif, secteur santé
  Bellal Amar, Rédacteur en chef de Progressistes
  Boccara Frédéric, Economiste, membre du CESE, responsable politique
  Bodin Thierry, Syndicaliste, Sanofi
  Bonnery Stéphane, Professeur des universités, sciences de l’éducation
  Cailletaud Marie-Claire, Syndicaliste, membre du CESE
  Cohen Laurence, Sénatrice, Groupe citoyens, républicains et communistes
  Durand Denis, Economiste, directeur de la revue Economie & Politique
  Durand Jean-Marc, Fiscaliste, élu communal
  Gonçalves Anthony, Professeur de médecine, cancérologue
  Gravouil Denis, Syndicaliste
  Joly Pascal, Syndicaliste
  Lefèbvre Fabienne, Elue municipale, ingénieure en sciences sociales
  Leflon Michèle, Médecin
  Limousin Michel, Médecin
  Montangon Maryse, Soignante, militante politique
  Prudhomme Christophe, praticien hospitalier, porte-parole de l’Association des médecins urgentistes de France, Hôpital Avicenne Bobigny
  Rouchy Fabienne, Syndicaliste, Banque de France
  Stivala Mireille, Aide-soignante, Syndicaliste
  Talbot Baptiste, Syndicaliste services publics
  Téjas Patricia, Syndicaliste, finances
  Ternant Evelyne, Economiste, responsable politique

Parmi les signataires, nous relevons les noms suivants (nos excuses aux autres) :
– André Chassaigne, député communiste, président du groupe DGR à l’Assemblée nationale
– Henri Sterdyniak, Economiste, membre des économistes atterrés
– Patrick Le Hyaric, directeur de l’Humanité, ancien député communiste européen, groupe GUE
– Pierre Barbancey, journaliste international
– Olivier Coux, chercheur en biologie cellulaire, CNRS
– Monica Passos, Chanteuse
– Jean-Luc Gibelin, directeur d’hôpital honoraire
– Evelyne Zarka, élue 3è arrondissement, Paris
– Romain Marchand, élu communiste, Ivry
– Claude Aufort, Ingénieur CEA retraité
– Alain Obadia, président de la Fondation Gabriel Péri
– Raphaëlle Primet, élue communiste conseil de Paris
– Gilles Alfonsi, Saint-Denis
– Fabienne Haloui, Avignon
– Rabah Balloul, Radio Arts-Mada
– Nicolas Bonnet, Président groupe communiste conseil de Paris
– Jean Fabbri, Syndicaliste enseignement supérieur
– Philippe Sultan, Haut fonctionnaire, membre CA fondation Copernic
– Céline Brulin, Sénatrice communiste de Seine-Maritime
– Sébastien Jumel, Député communiste de Seine-Maritime
– Jean-Paul Lecoq, Député communiste Seine-Maritime
– Hubert Wulfranc, Député communiste Seine-Maritime

Sauver le genre humain, pas seulement la planète !

Sauver le genre humain, pas seulement la planète !

par le philosophe marxiste Lucien Sève, qui vient de décéder du coronavirus

Le lien vers l’article du Monde Diplomatique :

https://www.monde-diplomatique.fr/2011/11/SEVE/46912

 

Et si vous avez envie d’en savoir plus sur Lucien Sève : des articles dans le journal l’Humanité du 24 mars :

https://www.humanite.fr/search/Lucien%20S%C3%A8ve

https://www.humanite.fr/disparition-lucien-seve-marx-et-les-communistes-686800

Ceci téléchargeable en PDF

Vidéo : Lucien Sève “tout va très mal, soyez optimiste”

 

Retraites : la justice, c’est de retirer le projet. Pourquoi pas un référendum sur un sujet aussi important, un choix de société.

Depuis des mois notre pays vit au rythme des mobilisations populaires contestant le projet de “réforme” des retraites du gouvernement.

Le rejet est massif et en face le gouvernement est à court d’arguments. Il s’agit en fait de faire baisser fortement le niveau des pensions, de faire travailler plus longtemps, et d’offrir une opportunité de profits aux assurances privées et aux banques. Les dirigeants ne s’en cachent même plus : le patron de BlackRock est décoré de la légion d’honneur et Jacques Maire, fils de l’ancien dirigeant de la CFDT Edmond Maire, gros actionnaire d’AXA, ancien cadre d’AXA, est chargé de mener à bien cette “réforme”.

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Et notre députée Tanguy encore dans un mauvais coup..

Ils aiment la démocratie

Retenez-bien les noms de ces treize parlementaires de l’ouest : Thierry Benoit (35- UDI) et Florian Bachelier (35-LREM), Erwan Balamant (29-MODEM), Hervé Berville (22-LREM), Éric Bothorel (22-LREM), Yves Daniel (44-LREM), Jean-Michel Jacques(56- LREM), Mustapha Laabid (35-LREM), Jean-Charles Larsonneur (29-LREM), Nicole Le Peih (56-LREM), Jimmy Pahun (56-MODEM) Liliana Tanguy (29-LREM), mais aussi Roland Lescure (LREM – député des Français de l’étranger – Canada, Ouest Bretagne).
Dans une tribune à Ouest-France, datée du 22 février, ces treize élus de la Nation, tous macroniens ou compatibles perdent leur calme et, s’ils en avaient, le sens de la démocratie et de la République. Pour eux, la loi portant la casse du système de retraites par répartition ne mérite pas tant de débats, tant d’amendements, tant de temps passé à l’assemblée. Ils n’en peuvent plus et s’impatientent de voir surgir le 49-3.
Retenez bien leurs noms. Voilà une avant-garde de l’autoritarisme macronien. Et nous allons découvrir – nous découvrons déjà – la République « gérée » comme une entreprise capitaliste. Avec sa direction retranchée et ses gardes-chiourmes dans les circonscriptions et communautés de commune. Et les actionnaires qui tirent les ficelles, invisibles.
Un coup de fil, un courrier, un mail. N’hésitez pas, ils aiment le contact et le débat. Même une petite visite à leur permanence leur ferait certainement plaisir. Alors voilà leurs coordonnées que nous avons trouvés sur leurs sites internet respectifs :

publié sur le site de Cause Commune 56

C’est voté. La Saur a obtenu la gestion de l’eau potable sur le territoire de la Communauté de communes du Pays bigouden du sud (CCPBS) pour une durée de dix ans !

Jeudi 13 février, un mois avant le renouvellement du Conseil Communautaire, sans aucune information à la population, sans aucun débat, la décision a été prise, avec 5 abstentions cependant.

Tout était déjà ficelé d’avance !

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Adresse aux élus communautaires de la CCPBS à propos de la distribution de l’eau. Nous voulons un débat !

Le contrat actuel de délégation de service public confié à la SAUR arrive à échéance le 31/12/2020.

Le Conseil Communautaire du jeudi 13 février a prévu d’examiner le principe de reconduite de la délégation de service public qui serait attribuée pour une durée de 10 ans à partir de 2021.
Lors d’un précédent Conseil certains élus ont fait remarquer qu’il serait opportun de réfléchir à une reprise en régie en avançant le fait que “l’eau est un bien commun, que nous mettons dans les mains d’un service privé“.

Pourquoi cette précipitation ? Précipitation suspecte d’une présidence en fin de mandat… Ne serait-il pas plus logique, et plus sérieux car il s’agit d’une décision qui engage pour 10 ans, de laisser ce choix à prendre au futur Conseil communautaire qui sera élu en mars 2020.
C’est d’ailleurs cette position raisonnable qui a été adoptée par la Communauté de communes du Haut Pays Bigouden.

Nous demandons qu’aucune décision ne soit prise avant la mise en place d’un débat public par le Conseil qui sera élu le mois prochain.

Cette question n’a pas été abordée avec la population et sur le site de la CCPBS le prochain conseil n’est même pas annoncé, ni évidemment son ordre du jour, bonjour la transparence !

 

Voici ce que nous écrivions en novembre 2019.

CCPBS Pays bigouden Sud, Service public de distribution de l’eau. Où en est-on ?

Cet article sur la gestion de l’eau à Rennes en PDF

Financer les retraites ? De l’argent il y en a ! C’est simplement un choix de société.

Les quarante plus grandes entreprises françaises ont versé plus de 60 milliards à leurs actionnaires en 2019, dévoile la Lettre Vernimmen. Un record qui dépasse celui de 2007… juste avant la crise financière.

Le Conseil d’orientation des retraites (COR) estime qu’il faut entre 7 et 17 milliards d’euros pour combler le déficit du régime des retraites d’ici à 2025. Le chiffre peut donner le vertige. Il apparaît faible quand on le compare à un autre  : les entreprises du CAC 40, l’indice phare de la Bourse de Paris, ont versé 60,2 milliards d’euros à leurs actionnaires en 2019. Un chiffre record dévoilé jeudi par le quotidien économique les Échos, qui s’appuie sur une étude publiée sur la Lettre Vernimmen.

Ce chiffre se divise entre les dividendes versés aux actionnaires, soit 49,2 milliards d’euros, et les rachats d’actions par les entreprises, 11 milliards d’euros. Champion hors catégorie, le groupe pétrolier Total a versé 8,6 milliards d’euros à ses propriétaires l’an passé. Jamais autant de dividendes n’avaient été versés dans l’histoire du CAC 40, qui a passé la barre des 6 000 points en décembre dernier pour la première fois depuis 2007. Ils bondissent de 15 % par rapport à 2018. Ces versements dépassent le record établi à la veille de la crise financière, en 2008, quand les actionnaires n’avaient reçu « que » 43 milliards d’euros de dividendes.

Une manne qui ne sert pas à l’investissement productif
Côté rachat d’actions par l’entreprise, une pratique qui vise à doper le cours de l’action, les chiffres donnent également le vertige : seules les années 2007 (19,2 milliards d’euros) et 2008 (11,2 milliards) ont été meilleures. Cette manne ne sert pas à l’investissement productif et manque au financement d’activités ou revenus nécessaires à la société. « Nous proposons d’imposer fortement les revenus des ménages provenant des dividendes, et les dividendes que se versent entre elles les entreprises », explique ainsi Frédéric Boccara, économiste et dirigeant du PCF. Ces 60 milliards d’euros, pour les seules entreprises du CAC 40, les quarante entreprises les plus riches cotées en Bourse en France, sont l’arbre qui cache la forêt. Au total, les revenus financiers des entreprises sont de 300 milliards d’euros. Les taxer permettrait de financer les retraites ou les services publics, et surtout d’affaiblir la domination du capital financier.

Gaël De Santis, dans l’Humanité du 10 janvier 2020

Bourse. L’année 2019, le meilleur cru des actionnaires du CAC 40

Une manne qui ne sert ni à l’investissement productif ni au financement du social.

Ce qu’il faut c’est un autre partage des richesses.

Les revenus financiers ne participent pas au financement de la protection sociale. Ce sont eux qui bénéficient d’un “régime spécial”.
L’INSEE évalue à près de 299 milliards le niveau des revenus financiers des entreprises et des banques exonérés de prélèvement social. Cette somme est très supérieure au paiement de la totalité des retraites sur une année. Si ces revenus contribuaient au même taux que les salariés au financement des caisses de retraite, 31 milliards pourraient être dégagés, soit le double du déficit maximal avancé par le Conseil d’orientation de retraites.
Cette contribution ne serait que justice. Surtout, elle constituerait un levier pour réorienter les choix économiques vers le travail et sa meilleure rémunération.

En 30 ans, alors que la masse salariale a été multipliée par 3,6 les dividendes aux actionnaires l’ont été par 30 ! (source INSEE)


Ma chronique de l’extrême centre par Pierre Serna, dans l’Humanité du 10/01/20
La vie rognée

Avec un peu de recul, peut-être vivons nous aujourd’hui en France davantage la conclusion des années Reagan-Thatcher que le remake nauséabond des années 1930. À notre tour de vivre notre expérience de déconstruction ultralibérale, jour après jour, inexorablement, si nous ne sommes pas vigilants.

L’extrême centre fait feu de tout bois dans une offensive épuisante pour celles et ceux qui veulent résister car on ne sait plus où donner de la tête. Par petits coups de canif au contrat social, par grands coups de serpe dans les budgets des services publics, par décret passé incognito dans le Journal officiel (lisez-le, c’est consternant), c’est tout un équilibre, résultat de luttes, de conquêtes, qui se fissure. Comme le système devient moins performant du fait de ces attaques, il est moins efficace, et donc doit être remplacé par les officines privées. CQFD Et l’État se défausse en permanence sur la charité. N’êtes-vous pas effarés par ces spots publicitaires pour appeler à financer telle ou telle association caritative, claire transcription de son désengagement et retour à la « mendicité organisée ».

Quand il n’y aura plus d’écoles, d’hôpitaux, de postes, d’universités, de police digne de ce nom, de politique écologique et sociale courageuse, d’institutions républicaines et démocratiques, nous continuerons à survivre et résister, mais nous vivrons moins bien. Comme aux États-Unis, comme en Angleterre et là ce sera la victoire des populismes. À force de mordre, de couper, de déchirer et de rogner, ce sont nos vies qu’ils abîment, pire, nos intelligences et nos libertés. Le nombre d’enfants sous le seuil de pauvreté ne cesse d’augmenter depuis 2017, en même temps que les dividendes du CAC 40. Alors que la réforme nécessaire de la retraite pour tenir compte de l’effort équitablement partagé par toutes et tous aurait pu entraîner une forme de réconciliation autour d’un projet qui concerne l’ensemble de la nation, elle a été bâclée par les services du premier ministre, ne tenant pas compte de la voix des syndicats, ne préparant même pas les logiciels de calcul par projection. Pendant ce temps, le patron français de BlackRock, un fonds d’investissement pour pensions, est fait officier du ruban rouge. Écœurant d’insolence ou d’inconscience ? Même cela, ils veulent nous le rogner, nos plus belles couleurs, le rouge de la révolte et le noir de Soulages…

 

Pont L’Abbé : les enseignants maintiennent la pression. On ne lâche rien !

article du journal Ouest France :

article du journal Le Télégramme :

« Le combat pour les retraites ne prend pas de vacances »

Vacances scolaires ou pas, le Collectif des enseignants du Pays bigouden et du Cap continue ses actions contre la réforme des retraites. Ses membres sont, ce jeudi, au marché de Pont-l’Abbé.

Dix heures, ce jeudi, sur la place de la République. « Il faut se dépêcher, la classe va reprendre ! », lance, hilare, l’une des membres du collectif des enseignants du Pays bigouden et du Cap. Les autres s’installent, dans le vent et le froid, sur les chaises en bois, disposées en rangs, pour un « simulacre de classe ».

Au programme, des devinettes – « des blagues chopées dans les Carambar » – les réponses des bons élèves, celles des mauvais. « La femelle du saumon ? ». « La salmonelle ! », rétorque un enseignant. Sa réponse déclenche des rires et quelques ardoises « Macron = 0/20 » et « Macron = point d’avenir » se lèvent.

 

« Pour nous, cette réforme ne fera que des perdants »

À côté, Igor, enseignant à Quimper, distribue des tracts aux chalands du marché et aux rares automobilistes qui passent. « Ce sont les vacances scolaires mais le combat pour les retraites ne prend pas de vacances », sourit-il, appuyant sur « une action gentille, on ne bloque personne ». Le Collectif des enseignants du Pays bigouden et du Cap, mobilisé depuis le 5 décembre, est présent « pour sensibiliser, relève Jean-Marc. La réforme s’adresse à tout le monde car tout le monde va en pâtir, même ceux qui sont déjà à la retraite. Pour nous, cette réforme ne fera que des perdants ».

La raison ? « La réforme veut se baser sur la vie professionnelle des gens mais ces vies professionnelles ne sont plus linéaires, détaille l’enseignant. Ces vies sont heurtées, cabossées, avec des périodes de chômage plus ou moins longues. Nous ne sommes plus au temps du plein-emploi ! Le but du jeu du gouvernement, c’est que toutes les pensions diminuent… D’accord mais on vit comment ? ».

Grands gagnants ou grands perdants ?

Le Collectif des enseignants du Pays bigouden et du Cap le dit clairement : « Nous sommes les grands gagnants pour certains, les grands perdants pour d’autres. Jean-Michel Blanquer a parlé des 10 milliards d’euros qui vont être débloqués mais pendant combien de temps ? Cela équivaut à 70 € par enseignant. Nous, on estime que l’on va perdre entre 400 et 700 € par mois sur nos retraites », déclare Jean-Marc. Il dit « attendre que le simulateur du ministère de l’Éducation démontre le contraire mais comme il présente des cas types avec des situations très favorables, on ne sait pas comment cela va se passer ».

Alors le Collectif continue ses actions, pendant les vacances scolaires. Ce jeudi, à Pont-l’Abbé, n’est pas la première. Lundi 23 décembre, les membres ont bloqué, avec d’autres corps de métier, le dépôt de la Qub à Quimper. « Nous allons refaire des actions la semaine prochaine pour se faire voir, pour montrer que l’on n’est pas en vacances pour les retraites », appuie Igor.


Un dossier sur le projet de réforme des retraites (cliquer ici)


dans l’Humanité du 17 janvier 2020