Morlaix : non à l’interdiction de la manifestation de soutien aux Kurdes d’Afrin bombardés par le dictateur Erdogan

protestations du Parti communiste et d’Ensemble!

PCF Finistère :

Morlaix: le préfet interdit une manifestation dénonçant l’attaque d’Erdogan contre les kurdes d’Afrin

On a rarement vu cela, voire jamais en dehors du contexte de la guerre d’Algérie ou des interdictions de manifs pro-palestiniennes à Paris.  
La préfecture du Finistère qui interdit pour le week-end mais sur des arguments qui n’auraient pas qu’une portée circonstancielle et limitée une manifestation de solidarité internationale avec les Kurdes d’Afrin et de Turquie ciblés par le pouvoir islamo-fasciste d’Erdogan.
Alors, il suffit que des nervis viennent tabasser des manifestants venus dénoncer les bombardements et agressions sur la population kurde du nord syrien, c’était samedi dernier à Brest, pour que, sous prétexte de ne pas vouloir encourager des tensions communautaires sur le sol français, toute manifestation avec le peuple kurde soit interdite? C’est aberrant. La France n’est-elle plus un pays de liberté où on peut dénoncer l’agression de l’armée d’une dictature contre un autre peuple dans un Etat voisin? Est-ce la loi d’Erdogan qui va s’appliquer chez nous?  
Le communiqué de la préfecture est aussi très menaçant vis-à-vis des organisateurs et participants éventuels de cette manifestation de solidarité, qui aurait été la deuxième à Morlaix en 15 jours. Non à la censure du droit de manifester, solidarité avec les habitants du canton d’Afrin et les Kurdes de Turquie à qui ont imposent une vraie loi d’occupation liberticide et criminelle, solidarité avec nos amis turcs qui sont très nombreux, intellectuels, journalistes, enseignants, fonctionnaires, de différentes opinions n’étant pas dans la ligne du pouvoir d’Erdogan qui fait la synthèse entre les islamistes et les nationalistes d’extrême-droite, à être victimes de cette dictature réveillant l’ultra-nationalisme: stop Erdogan!


 Ensemble Finistère !

La Liberté de manifester ne se marchande pas !

Ensemble! Finistère, mouvement pour une alternative de gauche écologique et solidaire, dénonce la décision du Préfet du Finistère d’interdire le rassemblement prévu à Morlaix le samedi 17 Février pour soutenir la population du canton d’Afrin face à la violente offensive militaire menée contre cette région de Syrie par l’armée turque.
Non content d’interdire le rassemblement de Morlaix au motif fallacieux que la déclaration n’aurait pas été faite dans les règles ou qu’il troublerait l’ordre public, c’est toute manifestation de soutien au peuple kurde qui se voit aujourd’hui prohibée dans notre département.  
C’est une atteinte grave à la liberté de manifester qui n’a pas connu de précédent dans le Finistère depuis des décennies et qui en dit long sur la dérive autoritaire de l’État et de nos gouvernants.  
Faut il rappeler au Préfet et à ceux qui lui donnent ses ordres que les Forces Démocratiques Syriennes, qui ne comprennent pas que des kurdes mais aussi des arabes, des yézidis et des membres d’autres communautés syriennes, ont été le fer de lance de la libération du nord de la Syrie face à Daech ?
Faut il leur rappeler que l’armée turque mène une guerre d’agression en dehors de ses frontières en violation du droit international ? 
Notre solidarité active va aux populations de Syrie en lutte contre la tyrannie et l’agression comme elle va aux démocrates de Turquie victimes de la dictature d’Erdogan.
 
Ensemble! apporte son soutien au nouveau rassemblement prévu à Morlaix le mardi 20 Février à 18 h

Pétition : Non à l’expulsion d’un élève de 1ère au lycée Chaptal de Quimper sous le prétexte qu’il vient d’avoir 18 ans !

https://www.change.org/p/m-le-pr%C3%A9fet-lelarge-pour-qu-arsid-ne-soit-pas-expuls%C3%A9-mobilisons-nous

Le comité de soutien des personnels du lycée Chaptal de Quimper se mobilise pour Arsid MASHI, élève de 1ère STL (Sciences et Techniques de Laboratoire spécialité biotechnologies).

Arsid est sous le coup d’une obligation de quitter le territoire français depuis le 13 décembre car il est albanais et vient d’avoir 18 ans. Une procédure d’appel a été lancée.

Arsid montre une volonté d’intégration sans faille, maîtrise le français, et suit depuis la classe de seconde une brillante scolarité au lycée. Il est très assidu et a un parcours scolaire exemplaire; excellent élève, il joue un rôle moteur au sein de sa classe. L’équipe enseignante est certaine qu’il obtiendra son baccalauréat (avec mention !) et poursuivra de brillantes études supérieures.

(lire la suite sur le site de la pétition)

Loi travail : c’est toujours non, merci ! pétition

Le nouveau président de la République a annoncé une « loi travail II », pour aller plus loin que la première. L’objectif ? Renvoyer la définition de l’ensemble de nos droits au travail à des accords d’entreprise. Il veut également nous remettre au programme le plafonnement des sanctions des employeurs en cas de licenciement abusif.

Pour ne pas s’embarrasser des 70 % de françaises et français qui restent opposés à la Loi Travail, Emmanuel Macron a décidé de passer en force cet été, par ordonnances. Vous avez aimé le 49-3 ? Les ordonnances, c’est encore mieux. Pas de risque de motion de censure, le président décide seul de ce qu’il veut changer ou pas dans le code du travail.

Emmanuel Macron, vous prétendez renouveler la politique. Renoncez à cet archaïsme que sont les ordonnances. Renoncez à faire une 2e « loi travail ».

La pétition :  Loi travail c’est toujours non, merci ! Monsieur Emmanuel Macron, quand on veut rénover la vie politique, on ne gouverne pas par ordonnances.

JEAN ZIEGLER «Nations unies, réveillez-vous!… avant qu’il ne soit trop tard»

Vice-président du comité consultatif du conseil des droits de l’homme des Nations unies, le sociologue et écrivain suisse dresse un bilan critique de l’ONU, paralysée par un fonctionnement qui fait la part belle aux grandes puissances. Il dénonce la dictature des oligarchies financières et plaide pour l’abolition du droit de veto au Conseil de sécurité dans les conflits qui donnent lieu à des crimes contre l’humanité.

Interview de Jean Ziegler publiée dans le journal L’Humanité du 7 octobre 2016 (télécharger en PDF)

zieglerjean «DANS LES INSTANCES DE L’ONU, IL N’Y A PAS UN FONCTIONNAIRE IMPORTANT QUI SOIT NOMMÉ SANS QUE LA CIA NE DONNE SON ACCORD.»

«IL FAUT SE MOBILISER POUR QUE LES NATIONS UNIES REDEVIENNENT LE PRINCIPAL ACTEUR MONDIAL.»

On pense à cette citation de Gramsci en refermant le dernier livre de Jean Ziegler, Chemins d’espérance (éditions du Seuil, 20 euros), qui paraît cette semaine. Depuis une quinzaine d’années, Jean Ziegler combat « l’ordre cannibale du monde » au sein de l’ONU, comme rapporteur spécial pour le droit à l’alimentation puis au conseil consultatif des droits de l’homme. L’impuissance de l’ONU apparaît sans remède. Et pourtant, cette organisation est la seule enceinte multilatérale des États du monde. Faute d’une réforme qui la replacera au centre du jeu, l’ordre impérial et la dictature de l’oligarchie financière gagneront la partie. Mais, pour Jean Ziegler, la société civile mondiale pèsera du bon côté.

Lire la suite…

Un gouvernement de droite autoritaire et dangereux.

Démocratie bafouée.
Loi Travail imposée malgré le refus d’une grande majorité de Français.
49.3 à répétition.
Répression des manifestations syndicales.
Etat d’exception permanent. (le communiqué de la Ligue des Droits de l’Homme)
Manipulation.
Exploitation malsaine des attentats.
Double langage au sujet des accords commerciaux TAFTA et CETA. <– collectif bigouden StopTaftaCeta
Record de vente d’armes, y compris à des pays peu recommandables.
Interventions militaires hasardeuses et sans l’ONU à l’étranger.
Soutien au régime d’apartheid israélien.
Complaisance avec le dictateur Erdogan en Turquie.
Etc..

La liste est longue de la dérive droitière et autoritaire du gouvernement socialiste.
Hollande-Valls-Cazeneuve-Le Drian-Urvoas ça suffit !

Valls passe en force, niant toute démocratie

Une fois de plus Hollande et Valls ont peur du vote des députés et utilisent le scandaleux article 49.3 qui leur interdit de voter sur la loi travail.

La droite officielle se régale et ne fait même plus semblant de s’opposer. Le seul moyen qui restait pour les opposants à la loi El Khomri était de déposer une motion de censure. Pour cela il fallait 58 signatures. Ils n’en n’ont obtenu que 56 !

Quant à la députée locale Annick Le Loch, inutile de la chercher dans la liste des 56, comme d’habitude elle fait ce que son employeur le PS lui dit de faire. Non seulement elle ne s’oppose pas à la casse du code du travail, mais elle accepte ce 49.3, donc elle accepte que ses chefs lui interdisent de voter. A quoi sert un député qui préfère ne plus voter ?

56députéspourlacensure6juillet16Les 56 députés ayant signé pour une motion de censure le 6 juillet. Merci à eux.
4 députés socialistes ayant signé en mai lors du précédent 49.3 : Laurent Kalinowsk, Isabelle Bruneau, Alexis Bachelay et Yann Galut ne l’ont pas fait cette fois-ci, ayant disent-ils, subi des pressions énormes de la part du PS, et ayant préféré choisir de garantir leur future investiture !    56+4 aurait fait 60 et la motion aurait été recevable.

La lutte n’est pas terminée ! On lâche rien.

Dans un communiqué, « les députés du Front de gauche regrettent que les députés socialistes qui disaient s’opposer au texte ou même à la brutalité gouvernementale n’aient pas saisi ce seul levier institutionnel pour mettre un terme au mépris affiché, par le Gouvernement, envers le peuple et ses représentants. De fait, sans motion de censure, le texte est aujourd’hui adopté avec la complicité de la droite qui en approuve la philosophie. »

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Déclaration commune CGT – FO – FSU – Union syndicale Solidaires – UNEF – UNL – FIDL le 8 juillet 2016

Lettre ouverte à la députée socialiste Annick Le Loch

Madame la députée,

Depuis plus de quatre mois les Françaises et les Français refusent majoritairement la loi travail El Khomri qui serait un grand recul dans l’histoire sociale de notre pays.

Nous vous demandons de vous opposer par votre vote à ce projet scélérat.

Et si, de peur d’être désavoué, le gouvernement vous interdisait de voter en appliquant la mesure autoritaire du 49.3 nous vous demandons de refuser cette atteinte à la démocratie en soutenant la motion de censure qui en résulterait.

Défendez votre droit à être consultée en tant qu’élue, et défendez l’intérêt de la population.

Le 4 juillet 2016

Front de Gauche du Pays Bigouden                 


27 raisons d’exiger le retrait de la loi Valls-El Khomri

Quelques documents récents

Le compte-rendu d’Ensemble! sur sa rencontre du 30 juin avec JL Mélenchon

La lettre du Front de Gauche Centre Finistère au député Ferrand, le 30juin

La lettre du Front de Gauche Morlaix à la députée socialiste Lebranchu

La motion des organisations syndicales en lutte pour le retrait de la loi travail à Mme Le Roy députée socialiste de Quimper, le 4 juillet

La remise d’une lettre à la députée Le Loch au sujet des traités transatlantiques par le Collectif Stop TAFTA-CETA du Pays Bigouden

La lettre ouverte du Front de Gauche du Pays Bigouden à la députée Annick Le Loch au sujet de la loi travail, le 4 juillet

La propagande du gouvernement et de ses médias, trop c’est trop !

Autoritarisme, aveuglement, manipulation… Jusqu’où va aller ce gouvernement ? Les réactions sont nombreuses (voir ci-dessous). Trop, c’est trop !

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La manifestation du mardi 14 juin vécue par Sabine, partie du pays bigouden en car pour Paris.

D’autres témoignages sur le blog personnel de GB : “la guerre idéologique bat son plein” 


Déclaration de l’ARAC: Association Républicaine des Anciens Combattants et Victimes de Guerre – le 16 juin 2016

Le gouvernement perd son sang froid: La République en danger

La manifestation nationale du 14 juin 2016 organisée par 7 organisations de salariés, de jeunes étudiants et lycéens contre le projet de loi travail a mobilisé 1.300.000 manifestants avec l’appui de millions de travailleuses et de travailleurs dans l’impossibilité de manifester eux-mêmes, isolés qu’ils sont dans des entreprises souvent sans organisations syndicales.
L’ARAC appuie cette action et proteste contre l’amalgame du gouvernement et du Président de la République qui prétendent à l’existence de liens entre ce mouvement social, le terrorisme et les hooligans.
En marge de cette manifestation des casseurs organisés se sont livrés à des exactions sans interventions des forces de police celle-ci les laissant intervenir comme on sait, alors qu’il incombe aux pouvoirs publics d’assurer la sécurité et le maintien de l’ordre.

Pire les forces de police ont permis l’intégration des casseurs organisés dans le cortège et ces mêmes forces de police sont intervenues contre le service d’ordre des organisations syndicales.
L’obstination du gouvernement à refuser de prendre en considération l’exigence d’une majorité de salariés qui réclame le retrait de la loi travail, les exactions de ces bandes organisées dont on se demande si les ordres ont bien été donné ou non pour les mettre hors d’état de nuire et l’agression des salariés manifestants par les forces de police créent une situation déstabilisante et inquiétante qui rappelle des jours dramatiques passés où Jules Moch était ministre de l’intérieur et a utilisé les compagnies républicaines de sécurité, créées aux lendemains de la libération et l’armée contre les travailleurs en lutte. Le gouvernement français a-t-il peur de la protestation populaire ?
L’ARAC exprime sa très vive inquiétude devant cette situation qui met la République en danger et appelle ses adhérents à participer à toutes les journées d’action lancées par le collectif des syndicats à l’initiative des actions menées depuis 4 mois. Il y va de l’avenir de la conception républicaine de la Nation.
La liberté, l’égalité, la fraternité, la devise de 1789 est plus actuelle que jamais nous nous devons de la protéger et de la défendre.

Villejuif, le 16 juin 2016


 Depuis des semaines le gouvernement tente de discréditer la mobilisation sociale contre la loi El Khomri en fustigeant tout particulièrement la CGT et son leader Philippe Martinez, alors que sept syndicats soutiennent le mouvement. Les grèves sont assimilées à des « prises d’otage » et tout est bon pour appeler à leur fin : les inondations, l’Euro, les menaces contre les personnes et les biens, etc.

Depuis mardi, Bernard Cazeneuve puis Manuel Valls ont franchi un nouveau cap. Sur France 2, le Ministre de l’Intérieur n’a pas hésité à instrumentaliser le crime terroriste contre les deux policiers des Yvelines pour faire l’amalgame avec les violences constatées en marge des manifestations. Manuel Valls, sur France Inter, est allé jusqu’à dénoncer la complicité des syndicats avec une partie des manifestants venus dans l’objectif de « tuer » (sic) des policiers. Dans la foulée, le préfet de police de Paris dénonce aujourd’hui une forme de solidarité entre « casseurs » et syndicalistes !

La boucle est ainsi bouclée : les manifestant-es sont assimilé-es aux « casseurs » et les « casseurs » aux terroristes : appliquer l’état d’urgence à tou-te-s devient la conséquence logique. Manuel Valls et son gouvernement reprennent en définitive à leur compte la logique du Medef qui avait accusé les syndicats de terrorisme et usent de ce prétexte pour annoncer la possible interdiction des manifestations contre la loi travail, approuvé en cela par la direction du PS à travers son premier secrétaire.

Nous condamnons les violences qui entravent la vie des citoyen-ne-s et attaquent le service hospitalier public, et qui sont d’ailleurs préjudiciables au mouvement social. Mais imputer cette violence aux organisateurs et organisatrices de la mobilisation est un mensonge : le maintien de l’ordre en marge des manifestations est de la responsabilité du gouvernement.

Pour la première fois depuis des décennies, un gouvernement propose d’interdire une manifestation syndicale. Cette annonce est d’une extrême gravité pour les libertés publiques.

Sans légitimité populaire ni parlementaire pour imposer sa loi, le gouvernement aura donc tout tenté : l’état d’urgence maintenu et utilisé contre les mobilisations (écologistes, sociales…), le passage en force via l’article 49-3 et l’utilisation de la division comme de la répression pour tenter de juguler le mouvement. Il en vient maintenant à cette menace inacceptable pour la démocratie.

Les organisations politiques signataires demandent à François Hollande de cesser d’attaquer le mouvement syndical et le monde du travail.

Elles défendent une tout autre politique, respectueuse des salarié-es et non guidée par les intérêts des grandes entreprises.

Elles rappellent que la Loi Travail est rejetée par trois confédérations syndicales sur cinq et que les manifestations sont organisées par sept syndicats de salarié-es et de jeunes.

Elles dénoncent les attaques intolérables contre les syndicats, et tout particulièrement contre la CGT.

Elles appellent à refuser toute remise en question du droit de manifester, et à se mobiliser plus fortement encore aux côtés des syndicalistes lors des prochaines manifestations.

Elles exigent enfin le retrait de la Loi Travail, seule décision raisonnable à même de calmer les tensions sociales dont le gouvernement est le principal responsable.

Organisations politiques signataires : Ensemble !, Europe Ecologie Les Verts, le Mouvement Républicain et Citoyen, Nouvelle Donne, le Parti Communiste Français, le Parti Communiste des Ouvriers de France, le Parti de Gauche, le Parti Ouvrier Indépendant, République et Socialisme.


Une soixantaine d’intellectuels, de militants et de syndicalistes appellent à résister au gouvernement et poursuivre les grèves, blocages et occupations.

http://www.liberation.fr/debats/2016/06/17/ce-gouvernement-a-peur_1460153

 Ce gouvernement a peur

Les voilà, leurs grandes peurs et leurs grands moyens pour essayer de la masquer en jouant les fiers-à-bras qui ne cèdent pas. On s’y attendait depuis des mois, et la voici brandie, la menace d’interdiction des manifestations. Un sommet dans l’inacceptable ? Il peut toujours y avoir pire avec ce gouvernement. Celui-là même qui commémore cyniquement les grèves du Front populaire. Qu’il défende ses intérêts, ceux des puissants, ceux des profits et de l’argent ; c’est de bonne guerre, c’est sa guerre ; mais qu’il ravale ses célébrations et récupérations d’un passé qu’il ne cesse de fouler au pied.

Ce gouvernement a peur : rien d’étonnant. Car il y a de quoi, devant nos solidarités face au pouvoir et son bras armé. Combien de témoignages sur ces manifestant·e·s qui, sans avoir besoin de rien se dire, prennent soin des blessé·e·s, malgré les gaz, les coups de matraque et les grenades de désencerclement ? Combien d’images de blessé·e·s que des policiers continuent de frapper à terre, tandis que spontanément se forment des chaînes pour les entourer et les protéger ? Combien d’initiatives, de textes, de rassemblements, de soutiens résolus contre les gardes à vue, les mises en examen, les condamnations iniques ? Pour les manifestant·e·s blessé·.e·s, mutilé·e·s, éborgné·e·s, dans le coma, combien de policiers seront inculpés ?

Hollande, Valls et leurs alliés voudraient briser cette vague énorme, celle qu’on a vu manifester par centaines de milliers. Ils mènent leur guerre sur tous les fronts : par une violence physique déchaînée ; par une violence judiciaire de magistrats aux ordres qui emprisonnent et brisent des vies ; par une violence médiatique faite de désinformation et de discrédit ; par une violence antidémocratique à coups de 49-3, d’interdictions de manifester et d’assignations à résidence au nom de l’état d’urgence ; par la violence sociale infligée à des millions d’hommes et de femmes précarisé·e·s ou licencié·e·s. Ce pouvoir voudrait à toute force empêcher ce qui lui apparaît dangereux et qui est immense par ses convergences : des quartiers populaires où l’on bataille depuis des années contre les violences policières, des luttes des migrant·e·s et des sans-papiers, des syndicalistes mobilisé·e·s, des étudiant·e·s et des lycéen·ne·s qui ne lâchent rien. La détermination est puissante, tout comme le sentiment que des personnes, des collectifs, des organisations qui jusque-là ne se parlaient pas ou peu se sont trouvés ou retrouvés. Ce pas franchi est si important qu’il le restera, et pour longtemps.

Mépris

Nous ne convaincrons pas les tenants de ce monde – et nous ne cherchons pas à le faire. Mais contre le discours dominant et tout-puissant, nous pouvons convaincre celles et ceux qui connaissent bien la violence au quotidien. La violence du mépris social et des abîmes qui nous séparent des possédants. La violence du chantage à l’emploi qui conduit à tout accepter, fait voler en éclats les solidarités et jusqu’à la dignité parfois. La violence de la souffrance, au chômage, au travail, de la mise en concurrence, du management par l’obéissance. La violence des contrôles au faciès et des discriminations. Forces de l’ordre ; mais de quel ordre ? L’ordre social des évadés fiscaux, du CAC 40 et des marchés financiers.

Quelques devantures de banques, d’assurances ou de supermarchés cassées ne sont rien comparées à cette violence. Quoi qu’on pense de leur pertinence, ces actions sont au fond surtout des questions : qu’est-ce qu’une banque et ce qu’il y a derrière, la tragi-comédie financière ? Brecht l’avait résumé d’un trait : «Il y a pire que braquer une banque, c’est d’en fonder une ». Comment pourrait-on nous faire croire que la violence de ce monde serait dans ces vitrines brisées ? Les médias sont doués pour ça, avec leurs scoops et leurs images en boucle, leurs sélections éhontées. Mais vient un temps où ça ne marche plus : il semble que ce temps soit venu.

Les patrons peuvent s’arrêter de patronner ; nous n’avons pas besoin d’eux. Mais quand les éboueurs, les dockers, les électricien·ne·s, les cheminot·e·s, les raffineur·se·s, les personnels hospitaliers, les personnels de l’éducation, les postier·e·s, les intermittent·e·s s’arrêtent, tout ce qu’elles et ils nous apportent devient soudain plus visible, plus évident. Quoi qu’il advienne de ce gouvernement, nous continuerons de manifester – et comment ! Mais pas seulement. Nous poursuivrons grèves, blocages et occupations. Ce sont les armes de celles et ceux qui en ont peu. Mais elles peuvent frapper bien plus fort que leurs matraques et leurs tonfas.

Signataires
Pierre Alferi (écrivain), Jean-Claude Amara (porte-parole de Droits devant !!), Nathalie Astolfi (enseignante), Ana Azaria (présidente de Femmes Egalité), Igor Babou (universitaire), Etienne Balibar(philosophe), Ludivine Bantigny (historienne), Amal Bentounsi(Urgence Notre Police Assassine), Eric Beynel (porte-parole de Solidaires), Daniel Blondet (militant anti-impérialiste), Antoine Boulangé (enseignant), Claude Calame (historien), Laurent Cauwet (éditeur), Manuel Cervera-Marzal (sociologue), Déborah Cohen (historienne), Christine Delphy (sociologue), Alain Dervin(enseignant), Paul Dirkx (sociologue), Joss Dray (photographe),Julien Dufour (doctorant en sociologie), Jules Falquet (sociologue),Eric Fassin (sociologue), Samantha Faubert (hispaniste), Sophie Fesdjian (anthropologue, enseignante), Alain Frappier (illustrateur),Désirée Frappier (scénariste), Bernard Friot (sociologue), Luc Gaffet (militant CGT), Fanny Gallot (historienne), Franck Gaudichaud (politiste), Valérie Gérard (philosophe), Céline Gondard-Lalanne (porte-parole Solidaires), Nahema Hanafi(historienne), Samuel Hayat (politiste), Eric Hazan (auteur et éditeur), Catherine Jardin (éditrice), François Jarrige (historien),Fanny Jedlicki (sociologue), Claude Kaiser (militant anti-nucléaire),Leslie Kaplan (écrivaine), Patrice Lardeux (militant CGT),Mathilde Larrère (historienne), Olivier Le Cour Grandmaison(universitaire), Pascal Maillard (universitaire et syndicaliste),Philippe Marlière (politiste), Bénédicte Monville-De Cecco(conseillère régionale IDF (EELV)), Olivier Neveux (historien d’art),Ugo Palheta (sociologue), Willy Pelletier (sociologue), Irène Pereira (sociologue), Roland Pfefferkorn (sociologue), Christian Pierrel (PCOF); Christine Poupin (NPA), Théo Roumier (appel des syndicalistes «On bloque tout ! »), Omar Slaouti (enseignant),Federico Tarragoni (sociologue), Jacques Testart (biologiste),Julien Théry-Astruc (historien), Michel Tort (psychanalyste),François Tronche (directeur de recherches au CNRS), Marlène Tuininga (4ACG), Béatrice Turpin (réalisatrice militante), Sophie Wauquier (linguiste)


 

Phare d’Eckmülh dimanche 12 Juin – Beau rassemblement pour la PAIX

Malgré la pluie le rassemblement contre le lancement du missile M51, au large de Penmarc’h à partir d’un sous-marin nucléaire, a attiré l’attention au pied du phare de Penmarc’h.

L’intervention de Roland Nivet représentant du Mouvement de la Paix

M51
Irresponsabilité et gabegie financière

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On lâche rien – mardi 14 juin tous à Paris – Place d’Italie à 13h

Plusieurs cars partiront du Finistère. Inscrivons nous auprès des militants syndicaux CGT, Solidaires, FO, FSU.
Pour le départ de Quimper (covoiturage à partir de Pont L’Abbé) s’inscrire auprès de l’union Locale CGT de Pont L’abbé 10 rue de la Madeleine, permanences mercredi 16h30 à 18h30, vendredi 14h à 16h, tel 02.98.87.07.47 courriel : ulcgt.pontlabbe@gmail.com ou De Solidaires 29 courriel : contact@solidaires29.infini.fr (ou éventuellement en utilisant le formulaire de contact de ce site).

Pour ceux qui ne peuvent pas aller à Paris : un rassemblement est organisé à Quimper à 11h (covoiturage à 10h30 à Pt L’Abbé parking MPT La Madeleine)

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