Financer les retraites ? De l’argent il y en a ! C’est simplement un choix de société.

Les quarante plus grandes entreprises françaises ont versé plus de 60 milliards à leurs actionnaires en 2019, dévoile la Lettre Vernimmen. Un record qui dépasse celui de 2007… juste avant la crise financière.

Le Conseil d’orientation des retraites (COR) estime qu’il faut entre 7 et 17 milliards d’euros pour combler le déficit du régime des retraites d’ici à 2025. Le chiffre peut donner le vertige. Il apparaît faible quand on le compare à un autre  : les entreprises du CAC 40, l’indice phare de la Bourse de Paris, ont versé 60,2 milliards d’euros à leurs actionnaires en 2019. Un chiffre record dévoilé jeudi par le quotidien économique les Échos, qui s’appuie sur une étude publiée sur la Lettre Vernimmen.

Ce chiffre se divise entre les dividendes versés aux actionnaires, soit 49,2 milliards d’euros, et les rachats d’actions par les entreprises, 11 milliards d’euros. Champion hors catégorie, le groupe pétrolier Total a versé 8,6 milliards d’euros à ses propriétaires l’an passé. Jamais autant de dividendes n’avaient été versés dans l’histoire du CAC 40, qui a passé la barre des 6 000 points en décembre dernier pour la première fois depuis 2007. Ils bondissent de 15 % par rapport à 2018. Ces versements dépassent le record établi à la veille de la crise financière, en 2008, quand les actionnaires n’avaient reçu « que » 43 milliards d’euros de dividendes.

Une manne qui ne sert pas à l’investissement productif
Côté rachat d’actions par l’entreprise, une pratique qui vise à doper le cours de l’action, les chiffres donnent également le vertige : seules les années 2007 (19,2 milliards d’euros) et 2008 (11,2 milliards) ont été meilleures. Cette manne ne sert pas à l’investissement productif et manque au financement d’activités ou revenus nécessaires à la société. « Nous proposons d’imposer fortement les revenus des ménages provenant des dividendes, et les dividendes que se versent entre elles les entreprises », explique ainsi Frédéric Boccara, économiste et dirigeant du PCF. Ces 60 milliards d’euros, pour les seules entreprises du CAC 40, les quarante entreprises les plus riches cotées en Bourse en France, sont l’arbre qui cache la forêt. Au total, les revenus financiers des entreprises sont de 300 milliards d’euros. Les taxer permettrait de financer les retraites ou les services publics, et surtout d’affaiblir la domination du capital financier.

Gaël De Santis, dans l’Humanité du 10 janvier 2020

Bourse. L’année 2019, le meilleur cru des actionnaires du CAC 40

Une manne qui ne sert ni à l’investissement productif ni au financement du social.

Ce qu’il faut c’est un autre partage des richesses.

Les revenus financiers ne participent pas au financement de la protection sociale. Ce sont eux qui bénéficient d’un “régime spécial”.
L’INSEE évalue à près de 299 milliards le niveau des revenus financiers des entreprises et des banques exonérés de prélèvement social. Cette somme est très supérieure au paiement de la totalité des retraites sur une année. Si ces revenus contribuaient au même taux que les salariés au financement des caisses de retraite, 31 milliards pourraient être dégagés, soit le double du déficit maximal avancé par le Conseil d’orientation de retraites.
Cette contribution ne serait que justice. Surtout, elle constituerait un levier pour réorienter les choix économiques vers le travail et sa meilleure rémunération.

En 30 ans, alors que la masse salariale a été multipliée par 3,6 les dividendes aux actionnaires l’ont été par 30 ! (source INSEE)


Ma chronique de l’extrême centre par Pierre Serna, dans l’Humanité du 10/01/20
La vie rognée

Avec un peu de recul, peut-être vivons nous aujourd’hui en France davantage la conclusion des années Reagan-Thatcher que le remake nauséabond des années 1930. À notre tour de vivre notre expérience de déconstruction ultralibérale, jour après jour, inexorablement, si nous ne sommes pas vigilants.

L’extrême centre fait feu de tout bois dans une offensive épuisante pour celles et ceux qui veulent résister car on ne sait plus où donner de la tête. Par petits coups de canif au contrat social, par grands coups de serpe dans les budgets des services publics, par décret passé incognito dans le Journal officiel (lisez-le, c’est consternant), c’est tout un équilibre, résultat de luttes, de conquêtes, qui se fissure. Comme le système devient moins performant du fait de ces attaques, il est moins efficace, et donc doit être remplacé par les officines privées. CQFD Et l’État se défausse en permanence sur la charité. N’êtes-vous pas effarés par ces spots publicitaires pour appeler à financer telle ou telle association caritative, claire transcription de son désengagement et retour à la « mendicité organisée ».

Quand il n’y aura plus d’écoles, d’hôpitaux, de postes, d’universités, de police digne de ce nom, de politique écologique et sociale courageuse, d’institutions républicaines et démocratiques, nous continuerons à survivre et résister, mais nous vivrons moins bien. Comme aux États-Unis, comme en Angleterre et là ce sera la victoire des populismes. À force de mordre, de couper, de déchirer et de rogner, ce sont nos vies qu’ils abîment, pire, nos intelligences et nos libertés. Le nombre d’enfants sous le seuil de pauvreté ne cesse d’augmenter depuis 2017, en même temps que les dividendes du CAC 40. Alors que la réforme nécessaire de la retraite pour tenir compte de l’effort équitablement partagé par toutes et tous aurait pu entraîner une forme de réconciliation autour d’un projet qui concerne l’ensemble de la nation, elle a été bâclée par les services du premier ministre, ne tenant pas compte de la voix des syndicats, ne préparant même pas les logiciels de calcul par projection. Pendant ce temps, le patron français de BlackRock, un fonds d’investissement pour pensions, est fait officier du ruban rouge. Écœurant d’insolence ou d’inconscience ? Même cela, ils veulent nous le rogner, nos plus belles couleurs, le rouge de la révolte et le noir de Soulages…

 

Pont L’Abbé : les enseignants maintiennent la pression. On ne lâche rien !

article du journal Ouest France :

article du journal Le Télégramme :

« Le combat pour les retraites ne prend pas de vacances »

Vacances scolaires ou pas, le Collectif des enseignants du Pays bigouden et du Cap continue ses actions contre la réforme des retraites. Ses membres sont, ce jeudi, au marché de Pont-l’Abbé.

Dix heures, ce jeudi, sur la place de la République. « Il faut se dépêcher, la classe va reprendre ! », lance, hilare, l’une des membres du collectif des enseignants du Pays bigouden et du Cap. Les autres s’installent, dans le vent et le froid, sur les chaises en bois, disposées en rangs, pour un « simulacre de classe ».

Au programme, des devinettes – « des blagues chopées dans les Carambar » – les réponses des bons élèves, celles des mauvais. « La femelle du saumon ? ». « La salmonelle ! », rétorque un enseignant. Sa réponse déclenche des rires et quelques ardoises « Macron = 0/20 » et « Macron = point d’avenir » se lèvent.

 

« Pour nous, cette réforme ne fera que des perdants »

À côté, Igor, enseignant à Quimper, distribue des tracts aux chalands du marché et aux rares automobilistes qui passent. « Ce sont les vacances scolaires mais le combat pour les retraites ne prend pas de vacances », sourit-il, appuyant sur « une action gentille, on ne bloque personne ». Le Collectif des enseignants du Pays bigouden et du Cap, mobilisé depuis le 5 décembre, est présent « pour sensibiliser, relève Jean-Marc. La réforme s’adresse à tout le monde car tout le monde va en pâtir, même ceux qui sont déjà à la retraite. Pour nous, cette réforme ne fera que des perdants ».

La raison ? « La réforme veut se baser sur la vie professionnelle des gens mais ces vies professionnelles ne sont plus linéaires, détaille l’enseignant. Ces vies sont heurtées, cabossées, avec des périodes de chômage plus ou moins longues. Nous ne sommes plus au temps du plein-emploi ! Le but du jeu du gouvernement, c’est que toutes les pensions diminuent… D’accord mais on vit comment ? ».

Grands gagnants ou grands perdants ?

Le Collectif des enseignants du Pays bigouden et du Cap le dit clairement : « Nous sommes les grands gagnants pour certains, les grands perdants pour d’autres. Jean-Michel Blanquer a parlé des 10 milliards d’euros qui vont être débloqués mais pendant combien de temps ? Cela équivaut à 70 € par enseignant. Nous, on estime que l’on va perdre entre 400 et 700 € par mois sur nos retraites », déclare Jean-Marc. Il dit « attendre que le simulateur du ministère de l’Éducation démontre le contraire mais comme il présente des cas types avec des situations très favorables, on ne sait pas comment cela va se passer ».

Alors le Collectif continue ses actions, pendant les vacances scolaires. Ce jeudi, à Pont-l’Abbé, n’est pas la première. Lundi 23 décembre, les membres ont bloqué, avec d’autres corps de métier, le dépôt de la Qub à Quimper. « Nous allons refaire des actions la semaine prochaine pour se faire voir, pour montrer que l’on n’est pas en vacances pour les retraites », appuie Igor.


Un dossier sur le projet de réforme des retraites (cliquer ici)


dans l’Humanité du 17 janvier 2020

 

Pour gagner, soutenons les grévistes ! Une quarantaine d’écrivains, comédiens, universitaires, appellent à «soutenir financièrement» les cheminots en grève

Appel à soutenir financièrement ceux qui luttent pour nous tous.
Une quarantaine d’écrivains, comédiens, d’universitaires, tels Annie Ernaux, Edouard Louis, Éric Vuillard, Corinne Masiero ou Jean-Marie Bigard, appellent à «soutenir financièrement» les cheminots en grève
Pour que le mouvement social «dure et s’amplifie», un large collectif d’artistes et intellectuels appelle à soutenir financièrement les grévistes en contribuant aux cagnottes de grève.
Car chaque journée de grève coûte, et les grévistes «défendent un de nos biens communs, un système de retraites qui, loin d’avoir été octroyé par les patrons, est le fruit des luttes de nos aînés»

Lire la suite…

Amis français, n’hésitez pas à regarder en Belgique : il y a deux ans, gouvernement et patronat ont tenté d’imposer une « pension » à points. Les travailleurs ont réussi à les faire reculer. Retour sur une victoire – et non pas une histoire – belge.

Alors que le gouvernement fédéral affichait sa détermination d’aller jusqu’au bout de sa réforme – imposer ce qu’on appelle ici la pension à points, « le point d’orgue de toute réforme des pensions du gouvernement » selon le ministre libéral des Pensions Daniel Bacquelaine – il a reculé à mesure que les travailleurs marchaient dans les rues du pays…

par Jonathan Lefèvre, le 11 décembre 2019, dans Solidaire, la revue du PTB, Parti des Travailleurs Belges

Le lien vers l’article

L’article en PDF

Entretien avec Raoul Hedebouw, porte-parole du Parti des travailleurs belges (PTB)

En complément utile : BLACKROCK, le fonds multimilliardaire grand inspirateur des réformes, ci-joint

(si vous avez vu l’émission d’Elise Lucet sur ce monstre, vous comprendrez qu’il y a de quoi avoir peur !)
https://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/blackrock-l-institution-financiere-185781

Retraites : on ne lâche rien, on continue ! Le gouvernement doit retirer son projet.

Le gouvernement reste droit dans ses bottes. C’est le pire du pire : recul de l’âge de la retraite de 62 à 64 ans ! Alors que des centaines de milliers de jeunes sont privés d’emploi…

Notre contestation est arrivée à un stade capital (retraites et autres, c’est un tout)

C’est le moment ou jamais d’agir, ou au minimum, d’exprimer un soutien, si vous ne pouvez pas faire grève

Lire la suite…

Le 5 décembre plus d’un million de personnes dans la rue ! Tous ensemble continuons !

quelques documents PDF à télécharger :

Le projet Macron-Delevoye décrypté point par point

Un dossier de la FSU “Réforme des retraites : quels enjeux”

Propositions du PCF pour une réforme des retraites digne du 21e siècle

Un document d’Ensemble! sur la réforme des retraites

Retraites : un projet défavorable encore plus aux femmes, par la FSU

La réforme des retraites pénalisera encore plus les femmes, par un collectif

Lien vers un dossier sur les dangers de la réforme des retraites de Macron Delevoye

Vidéo – Histoire de la Résistance en Pays Bigouden – Conférence du 14 juin 2019 à Lesconil

 

250 personnes présentes à la conférence !

La soirée a été filmée par la fédération PCF du Finistère

Le site Internet : www.bigouden1944.wordpress.com

 

et un autre site de G.B. sur l’histoire locale,
les luttes des sardinières à Douarnenez et au Pays Bigouden il y a un siècle : www.sardinieres.wordpress.com

 

Référendum d’Initiative Partagée il nous faut 4,7 millions de signatures. Mode d’emploi

L’Élysée comptait, presque en catimini, céder les Aéroports de Paris (ADP) à Vinci. Ce projet, indéfendable, il nous faut le combattre.

Pour la première fois depuis 40 ans, il va être possible de dire NON à une privatisation et au bradage du patrimoine public au profit du privé. On voit d’ailleurs ce que cela donne avec les autoroutes.
A l’initiative des parlementaires PCF, FI, PS avec des parlementaires LR, un référendum d’Initiative Partagé est lancé pour dire NON à cette privatisation.

Il faudra réunir, d’ici 9 mois (soit d’ici le 12 mars 2020), 4,7 millions de signatures à la loi cosignée par 248 parlementaires et qui consacre ADP comme un service public national donc non cessible au privé.

Si ces 4,7 millions de signatures sont recueillies, le gouvernement aura comme obligation de faire un référendum en bonne et du forme afin de consulter les français qui auront à s’exprimer par un vote semblable aux votes organisées pour les diverses élections.

Dès mardi 11 juin, des représentants des groupes LR, PS, LFI, PCF, Libertés et territoires se sont réunis au Sénat et ont créé une Coordination nationale du référendum, dont l’acronyme CNR, rappelant le Conseil national de la Résistance, témoigne de leur volonté de rester unis.

Le site du ministère de l’intérieur pour demander un référendum sur Aéroport de Paris est ouvert :

https://www.referendum.interieur.gouv.fr/soutien/etape-1

Comme cela était à craindre, c’est compliqué à souhait pour décourager les utilisateurs.

Et ça plante souvent. Logique, ils ont peur de notre mobilisation.

Signons! Et partageons !

La marche à suivre pour faire aboutir le RIP :

Préparez votre carte d’identité (éventuellement la carte électorale)

La procédure ouverte par le ministère de l’Intérieur n’a rien à voir avec les pétitions disponibles sur internet et que l’on peut remplir avec une simple adresse mail.

Il s’agit d’une véritable démarche administrative. « C’est une forme de processus électoral qu’il faut encadrer », explique le ministère de l’Intérieur. C’est pour cela qu’il faut se munir de sa pièce d’identité ou de son passeport pour s’identifier.

L’idéal est aussi d’avoir à disposition sa carte électorale, car les informations à remplir doivent être les mêmes que sur ce document. “La carte est une extraction du Répertoire électoral unique que nous utilisons pour s’assurer que la personne qui signe est un électeur français”, précise-t-on de même source. Certains internautes ont eu la désagréable impression de ne pas être inscrits sur les listes. “Il faut être très rigoureux dans l’écriture de ses noms”, met en garde un porte-parole de la place Beauvau qui promet, dans ce cas, une signature en moins de trois minutes.

1ere étape

Vous cochez “Je soutiens” puis Suivant

Sélectionner département puis commune (le code de la commune est le code Insee et non le code postal

Entrer NOM et Prénoms exactement comme sur la carte électorale (c’est à dire tous les prénoms séparés par un espace, pas de tiret ni de virgule)

Puis sélectionner détails date de naissance, lieu de naissance… (Utiliser pour saisir les dates les choix déroulants jour mois année)
Puis se munir de sa carte d’identité ou de son passeport pour l’étape suivante

Après avoir complété les caractéristiques de votre pièce d’identité donnez une adresse mail, puis recopiez le code de sécurité CAPCTCA et on obtient la confirmation

Reste à télécharger le récépissé

Si vous n’êtes pas sur les listes électorales

Le droit de signature est, comme le droit de vote, accordé non pas aux citoyens français, mais aux électeurs. Cela signifie qu’il faut être inscrit sur les listes électorales pour participer à cette campagne. Le site service-public.fr permet de vérifier son inscription ou de la faire le cas échéant. “C’est traité dans les cinq jours”, assure le ministère de l’Intérieur. Dès leur majorité, les jeunes adultes sont automatiquement inscrits sur les listes; ils peuvent donc signer dès que ce sera le cas, y compris s’ils n’ont 18 ans qu’au début de l’année 2020.

Des mairies vous attendent

Le site referendum.interieur.gouv.fr n’est pas le seul canal pour signer la pétition qui pourrait entraîner ce RIP.

Des formulaires seront à la disposition des citoyens dans la mairie de la plus grande ville de chaque canton. “Cela représente environ 2000 mairies que l’on pourra retrouver bientôt sur une carte interactive que l’on mettra à disposition sur le site”, explique le ministère de l’Intérieur qui a déjà mis la liste à disposition via les préfectures.

Compléments

Pour consulter le nombre de soutiens obtenus        http://www.adprip.fr/

Pour voir la liste des soutiens (pas très facile il faut du temps…)         https://www.referendum.interieur.gouv.fr/contenu/consultations

et il est à noter que le délai pour que votre soutien soit pris en compte est de 5 à 7 jours..

 

Et si vous n’avez pas réussi, un autre Tuto

https://www.les-crises.fr/tuto-notre-guide-pour-signer-la-petition-referendumadp/

 

 

 

Signez l’appel pour défendre la sagesse de Geneviève Legay, par Attac France

Samedi 23 mars, Geneviève Legay, 73 ans, porte-parole d’Attac 06, a été grièvement blessée par une charge policière, lors de l’acte 19 des gilets jaunes à Nice. Lundi 25 mars, le procureur de la République de Nice a affirmé que Geneviève Legay « n’a pas été touchée par des policiers. », une affirmation reprise par le ministre de l’Intérieur et le Président Emmanuel Macron. Dès le mardi, cette version des faits a été remise en cause par plusieurs médias à partir d’une analyse des différentes images de la scène. Vendredi 29 mars, le procureur de la République a finalement admis que c’est bien un policier qui a provoqué la chute de Geneviève Legay en tentant de renvoyer la responsabilité à cette seule « initiative personnelle condamnable » .
 

Barrages, aéroports, autoroutes, tout cela nous appartient ! Non aux cadeaux aux capitalistes et à leurs actionnaires. Macron brade le patrimoine de notre pays.


Aéroports, Macron veut donner ADP au privé : l’article du journal L’Humanité

 
 

Interview du sénateur Fabien Gay dans La Midinale de Regards, le 13 mars 2019

 

Énergie, électricité

Les barrages hydroélectriques, un fleuron de notre patrimoine que Macron et ses godillots veulent donner aux requins

 

et, en plus, la CRF – Commission de Régulation de l’Energie – cherche à obtenir la désintégration d’EDF !

Voici à ce sujet un article remarquable Mediapart 11 mars 2019, qui éclaire les mécanismes de régulation du marché de l’électricité depuis la loi NOME et l’ouverture à la concurrence, même pour des non initiés !

Il explique, en 15 pages documentées et pédagogiques, comment la CRE cherche à obtenir la désintégration de l’entreprise pour les intérêts de quelques-uns.

  • Tout d’abord la CRE décide d’augmenter le prix de l’électricité de telle façon que le plus mauvais des fournisseurs privés puisse damer le pion à EDF.
  • Puis elle veut imposer un mécanisme de distribution de l’électricité au prorata des besoins des fournisseurs : au nom d’une concurrence « libre », EDF devrait appliquer le même taux d’écrêtement que ses concurrents dans ses offres sur le marché de détail. 25% de l’électricité fournie aux clients d’EDF (ménages ou entreprises) facturée à un prix de marché calculé par la CRE ! Et demain, combien ?
  • Enfin, elle instaure une « clause de rattrapage » qui force la main au gouvernement en alourdissant la facture de plus en plus si ces dispositions étaient différées.
  • Tout ceci revenant à modifier l’organisation du groupe et lui imposer un éclatement par la simple voie réglementaire.

Autoroutes, une rente offerte au capital.

Proposition de loi du Groupe Communiste (CRCE) au Sénat
relative à la nationalisation des sociétés concessionnaires d’autoroutes

En liaison avec des articles précédents : 

Énergie : bien public ou source de profit

Energie : libéralisation = jungle

 

Liliana Tanguy, députée de notre circonscription, a voté pour cette infamie !

Arsenal répressif

L’éditorial de Jean-Emmanuel Ducoin, dans l’Humanité du Mercredi, 6 Février, 2019

Ils ont osé : nous y sommes. En toute conscience – et résolument contre l’inconscience politique du temps qui est le nôtre –, ce que les députés de la « majorité » ont osé voter, mardi 5 février 2019, restera dans notre Histoire républicaine comme l’une des taches maculant ce qu’il nous reste de valeurs collectives authentiquement enracinées. La Macronie est-elle devenue l’antichambre de la droite extrême tout droit inspirée du XIXe siècle le plus répressif ? Ainsi, la tristement célèbre « loi anti-casseurs » a été adoptée au Parlement, hélas sans surprise. Une sorte de « loi de la peur », de « loi de sûreté nationale », propice à toutes les « notes blanches » d’un passé révolu qu’aucune juridiction de droit n’est jamais en état de discuter sérieusement. Imaginez les conséquences de cette loi entre certaines mains…

Résumons. Les préfets, soumis au gouvernement, pourront donc interdire de manifestation quiconque constitue « une menace à l’ordre public ». Exit la justice et les juges ! Comprenez bien : ce texte n’a pas pour objet de mieux réprimer les auteurs d’actes violents après qu’ils les ont commis. Il établit en revanche un véritable contrôle administratif d’un droit de manifester. Autrement dit, il s’agit d’une loi répressive par anticipation, une sorte d’arsenal prêt à l’emploi permettant d’intervenir contre un citoyen avant même qu’il ne devienne un « délinquant », ce qui, dans notre République, bafoue l’esprit des lois et contrevient à tous les principes constitutionnels. Ce sont les manifestations que le pouvoir entend limiter, pas les actes violents. Et c’est le citoyen – dans sa citoyenneté même – qu’on intimide, pas le délinquant.

Nous n’oublierons pas de sitôt l’attitude des parlementaires macroniens quand le député centriste Charles-Amédée de Courson (interviewé dans nos colonnes par la suite) s’opposa à cette loi en invoquant le souvenir de ses aïeux résistants, dénonçant au passage un texte digne du « régime de Vichy ». D’un côté : une question d’honneur, celui d’un homme expliquant qu’une liberté fondamentale risquait de disparaître, que les digues allaient sauter, que tout était désormais possible. Et de l’autre côté : des députés croupions ricanants, sans savoir qu’ils moquaient là, de leurs rires vulgaires, ce qu’ils étaient censés représenter : l’État de droit. Honte à eux.

Déclaration de la CGT

l’Assemblée nationale a adopté une loi, liberticide, portant ainsi une attaque sans précédent à la liberté fondamentale de manifester.

Alors que partout en France un mouvement social aux revendications légitimes continue de prendre de l’ampleur, le gouvernement n’y répond que par la violence, la surdité et les atteintes aux libertés fondamentales.

Adoptée à l’Assemblée nationale à marche forcée, sans réel débat parlementaire, ayant été tricotée et détricotée, ayant fait l’objet de vives critiques et alertes de la part de nombreuses organisations syndicales, politiques et associatives défendant les droits de l’Homme, cette loi liberticide met en place un véritable arsenal répressif dangereux pour une démocratie et un État de droit.

Ainsi, il sera loisible aux préfets de prendre des interdictions administratives de manifester sur tout le territoire et pour une durée d’un mois contre des personnes qui n’ont absolument commis aucune infraction !

Seule une suspicion de trouble à l’ordre public suffit pour prendre une telle mesure d’interdiction administrative ; dérive d’un État sécuritaire !

Si l’Assemblée Nationale a finalement abandonné la mise en place de contrôle généralisé des personnes aux abords d’une manifestation, la fouille de véhicules et de bagages sera tout de même possible ; ou comment réintroduire des dispositions qui avaient été censurées par le Conseil Constitutionnel en 1995 mais, soyez rassurés, ces fouilles se feront sous le contrôle du Procureur.

Le fichage généralisé des manifestants reste d’actualité puisque les personnes sous le coup d’une interdiction administrative ou judiciaire de manifester seront fichées au Fichier des personnes recherchées (FPR).

Cette loi doit, désormais, repartir devant le Sénat mais il est évident que, pour la CGT, cette loi, extrêmement dangereuse pour les libertés syndicales, doit continuer d’être combattue fermement tant elle porte atteinte aux fondements même d’un État de droit et d’une démocratie.

Ventes d’armes – Le gouvernement Macron-Le Drian se mure dans le silence. Des milliers de tués au Yemen et ailleurs…

dans l’Humanité du 25 octobre

L’article complet de Mediapart (25 octobre) en pdf

Les Rafale, vendus par les dirigeants français depuis des années, tuent régulièrement au Yemen. Ils sont efficaces ! Hélas… Et ils sont fiers ! Notre industrie de l’armement est en pointe… Ils ne sont même pas capables d’avoir honte.


Appel collectif, 29 octobre 2018

Yémen : briser le silence et faire cesser les livraisons d’armes

La guerre civile au Yémen est devenue depuis 2015 une guerre internationale, avec notamment l’intervention des forces armées de la coalition menée par l’Arabie Saoudite et les Emirats Arabes Unis, dans les airs, sur terre et sur mer.

Plus que les combats, ce sont les attaques aériennes en particulier contre les civils et les infrastructures vitales, les hôpitaux, les marchés, les écoles, qui font des victimes par milliers. La misère gagne, la malnutrition progresse, les secours essentiels destinés à ces populations ne leur parviennent qu’insuffisamment et irrégulièrement, malgré les exhortations des Nations Unies pour des « corridors humanitaires ». Les enfants sont les premières victimes de cette situation.

La France, comme d’autres pays, est un important fournisseur d’armes et de munitions qui sont utilisées dans la région…. suite du texte avec les signatures à télécharger en pdf


Une émission de Mediapart, décembre 2017, ayant gardé toute son actualité hélas.

La guerre au Yémen est aujourd’hui une catastrophe humanitaire (plus de 10 000 morts, des millions de déplacés, une épidémie de choléra, des difficultés considérables pour approvisionner les populations en vivres et denrées essentielles), dont le principal responsable est identifié : l’Arabie saoudite. Par ses bombardements indiscriminés et son blocus maritime, le prince héritier Mohamed ben Salmane, qui a pris la décision de lancer son pays dans cette guerre, plonge le Yémen dans le sang et la souffrance. Mais MBS, comme on le surnomme, n’est pas seul. Il dirige une coalition de pays arabes à laquelle participent indirectement les pays occidentaux. Les États-Unis bien sûr, qui l’encouragent au nom de la lutte contre le terrorisme (Al-Qaïda dans la péninsule arabique (AQPA) est basé au Yémen, et l’État islamique y possède des combattants). Mais aussi la France qui, par ses ventes d’armes, facilite le bellicisme saoudien.