Débat : Non aux alliances avec le PS, par Bernard Berrou, Penmarc’h

Non aux alliances avec le PS !

par Bernard Berrou, Front de gauche Penmarc’h

Les résultats de dimanche 25 mai 2014 constituent un événement historique, C'est le début d'une période de turbulences dont les conséquences, hélas, ne sont pas mesurables, mais pourraient être terrifiantes à moyen terme

Malheureusement c'était prévisible. 

J'affirme que le Front de gauche est en partie responsable de la montée du front national pour n'avoir pas su se démarquer à temps du PS, affirmer son identité propre et gagner la confiance du monde du travail. Et ce n'est pas l'attitude cabotine de Mélenchon jouant les chiens battus d'un lyrisme trop excessif pour être vrai, qui changera quelque chose. La moitié des travailleurs votent pour le FN alors que le Front de gauche ne décolle pas. Pourquoi ?

Dans l'esprit de millions de travailleurs, la confusion règne puisque les forces progressistes de gauche et le PCF continuent à faire liste commune avec le PS, comme ce fut le cas aux élections municipales à Paris…à Penmarc'h… et dans une quantité d’autres villes. Ces alliances de circonstances étaient justifiées il y a vingt ou trente ans, plus du tout aujourd'hui.

En définitive, c'est quoi aujourd'hui le parti socialiste? Le bilan est sans conteste:
Le PS n'est plus un parti de gauche mais un parti de droite
Le PS  n'a cessé de trahir les électeurs des masses populaires depuis 1981.
Le PS n'a ni la volonté ni la capacité d'affronter l'économie libérale.
Le PS est une coquille vide qui n'a plus rien de socialiste.
Le PS a récusé depuis longtemps la lutte des classes.
Le PS ne fait rien pour lutter contre les paradis fiscaux
Le PS n'est que démagogie, mensonges et promesses vaines
Le PS ne cesse de ruiner et disloquer les services publics  (hôpital, éducation…)
Le PS achève les dernières lueurs d'espoir des travailleurs pauvres et des chômeurs. 

Pour faire barrage au front national, le front de gauche doit affirmer haut et fort qu'il n'a absolument rien de commun avec le PS et les ministres du gouvernement Hollande. En décidant courageusement qu'il n'est plus question de la moindre liste commune avec le PS, le front de gauche pourrait alors devenir crédible et attirer à lui l'électorat populaire pour dire qu'il y a une alternative, que ce n'est pas la fin de l'histoire, que la désespérance ne doit pas se porter vers le vote FN, mais par une adhésion massive aux forces progressistes de la vraie gauche.

Le front de gauche ne peut plus continuer à être à la fois critique et allié de circonstances d'un PS qu'il faut plus que jamais affronter pendant qu'il est encore temps.

Bernard Berrou, Penmarc’h, le 28 mai 2014


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