Patrick2juillet2012

Patrick Quélaudren le 2/07/2012 (contribution)

La dynamique du Front de Gauche (FdG) est certainement le fait politique majeur de la dynamique de changement de ces derniers mois, la difficulté sera de la pérenniser, de l’amplifier au-delà d’échéances électorales.

Il serait intéressant d’analyser les accélérations ou les freinages de cette dynamique : il me semble que nous avons vécu des moments différents durant la présidentielle (dynamique en accélération ?) et les législatives (dynamique en freinage ?) alors que la Présidentielle n’est pas culturellement et politiquement la nôtre, des réunions plutôt en dynamique dans des communes (Plonéour, Pont croix) où nous ne sommes pas très organisés, en freinage ou en « pas élargissement » dans des communes où nous sommes plutôt présents.

Sur le fond, je crois que la (les) prise de conscience des méfaits du capitalisme financier, de l’Europe sarkomerkel, le rôle nouveau que nous voulons pour la BCE, le SMIC à 1700€, la VIe république plus globalement la pertinence du projet « l’humain d’abord » et sa volonté de transformer dans ses fondements ont créé cette dynamique durant les présidentielles, mais cette volonté de changement ne s’est pas traduite dans les urnes aux législatives (on a eu du mal à constituer un groupe au parlement!).

Aujourd’hui la visibilité et la crédibilité du programme du FdG sont déterminantes mais être de simples « proposants » de solutions pour des électeurs « spectateurs » ne peut constituer une dynamique transformatrice, de la même manière une critique « que » négative du projet « Hollande » et de son gouvernement ne peut aussi nullement constituer une dynamique transformatrice ni une reconnaissance du FdG a être un acteur politique capable de gérer les affaires du pays.

Il faut donc la participation active des citoyens, la capacité de réflexions nouvelles et d’action citoyenne, la confiance et l’estime réciproque forment des moteurs pour dynamiser le changement, Le fait que le FdG ne soit pas un parti a permis l’engagement de nouvelles personnes, l’unité du FdG a été aussi un élément de confiance et d’engagement,

Certains pensent en termes d’adhésions au FdG, pourquoi pas, mais ramener le FdG a un parti ferait vite resurgir ce même discrédit du politique traditionnel et risque de mettre en échec même les objectifs et les dynamiques que nous souhaitons, la principale qualité du FdG est justement son pluralisme, sa crédibilité à dépasser les clivages sclérosants, à fédérer les volontés contre le capitalisme mais cette qualité passe aussi par le renforcement des partis et mouvements qui la composent,

Renforcement des structures politiques présentes et à venir , et place plus individuelle de citoyens au FdG ne sont pas contradictoires bien au contraire, il nous faut inventer des dispositifs divers non figés qui ne doublent pas les structurations des partis, des dispositifs ouverts, créatifs, imaginatifs, participatifs, populaires débouchant sur des propositions et actions concrètes.


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