Jeudi 31 mars : Tous dans la rue !

Rassemblement à Quimper à 10h30, place de la Résistance – RDV covoiturage à 9h45 à Pt L’Abbé place de la Madeleine (parking MPT)

31mars

Projet de loi El Khomri-Valls-Hollande-Gattaz

Maintenant, arrachons le retrait pur et simple :

> Qui peut croire qu’en facilitant les licenciements, on va créer des emplois ?
> Qui peut croire qu’en faisant travailler plus longtemps ceux qui travaillent déjà tout en gagnant moins, on va réduire le chômage ?
> Qui peut croire que la définition d’un barème qualifié d’indicatif ne générera pas un nivellement par le bas des indemnités versées au titre des licenciements abusifs ?
> Qui peut croire à l’amélioration des conditions de travail alors que le suivi médical des salarié-es serait réduit à peau de chagrin ?
> Qui peut croire que les salarié-es ne vont pas être soumis au chantage à l’emploi si les règles sont fixées entreprise par entreprise et non plus par la loi ?

Mais alors, si ce n’est pas dans l’intérêt des salariés, des chômeurs et des jeunes, c’est dans l’intérêt de qui ? Cette loi reprend les revendications du Medef. Ce n’est pas un hasard ! Radio, télé, internet, nous ressassent quotidiennement, sous toutes les formes, que le coût du travail est « trop élevé ». Mais pas un de ces experts en blabla pour rappeler que Bernard Arnault, patron du groupe LVMH, a gagné 10 000 € par minute en 2015 ? Le coût du capital est exorbitant. Pour réaliser de tels gains il faut ponctionner très fortement la valeur produite par les salariés et la faire échapper au prélèvement de l’impôt. Ce prélèvement servait jusqu’à présent à l’école, à la santé, à la facilitation de la vie sociale. Le patronat a obtenu du gouvernement de ponctionner plus fort les salariés et de ne plus contribuer à la vie de la société. Le patronat et les actionnaires qu’il sert disposent d’un gouvernement qui permet à l’argent des actionnaires des entreprises de rapporter tellement plus gros. Cela fait souffrir la société. La loi travail c’est la guerre contre les salariés. Il s’agit de réduire considérablement les moyens de résistance des salariés, des citoyens, de la jeunesse, contre la casse de leurs vies et le pillage des fruits du travail. Au contraire ce dont nous avons besoin maintenant, c’est d’un Code du travail plus protecteur, allégé des nombreuses exceptions à la règle qui l’affaiblissent et l’alourdissent. Ensemble, amplifions la mobilisation pour le retrait de ce projet de loi qui détruirait nos droits, nos vies. Ensemble, battons-nous pour renforcer le Code du Travail.

Le respect des droits des salarié-es est un choix politique qui concerne toute la société.

Une société sans chômage, c’est possible, c’est un choix politique !
35 heures réelles, c’est 2,5 millions d’emplois possible (calcul CGT). Et aller vers les 32 heures, c’est encore 2 millions d’emplois.

Sécuriser l’emploi, c’est possible. Des droits nouveaux pour les chômeurs aussi.
Réorienter les 200 milliards d’exonérations fiscales et sociales, c’est possible, et c’est utile.

Avec Hollande, l’avenir des jeunes, c’est “être chômeur ou travailler plus pour gagner moins”
Pour les jeunes qui sont déjà dans la galère, ce projet est une insulte à leur avenir.
Pour l’ensemble des salarié-e-s, on repart 100 ans en arrière.

Il est temps que les jeunes, les précaires et tous les salarié-es dans l’unité la plus large de leurs syndicats et leurs associations fassent reculer par la mobilisation cette politique devenue insupportable au plus grand nombre d’entre nous.

Un décryptage de cette casse du code du travail

et aussi : 27 raisons d’exiger le retrait du texte Valls-ElKhomri

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