Pourquoi je vais voter Mélenchon

Chères amies, chers amis,
Il me tient à cœur de vous expliquer pour quelles raisons je vais voter pour Jean-Luc Mélenchon du Front de Gauche au premier tour de la présidentielle le 22 avril prochain, et peut-être, je l’espère, au second tour aussi. J’espère que mes raisons, si elles ne vous convainquent pas, vous feront au moins réfléchir. Si certains sont convaincus par cette adresse, n’hésitez pas à le partager autour de vous.

Tout d’abord, comprenez que je souhaite que le Front de Gauche dépasse le Front National au premier tour. La peur d’une Marine Le Pen présente au second tour reste dans tous les esprits, cela verrouille le système de la Ve République et pousse la plupart des électeurs de gauche, qui se sentiraient enclin à voter Mélenchon, à préférer voter Hollande, sans véritable conviction. A tous ceux qui seraient dans cette configuration de pensée, rappelez-vous qu’il y a cinq ans, Le Pen avait été largement surestimé (16/17%) alors que son score final fût de 10,5%. Par ailleurs, comme l’a montré l’histoire : plus la gauche est forte au premier tour, c’est à dire l’association gauche « radicale » et gauche « modérée », plus le candidat de gauche du second tour a de chances de l’emporter. Ce fut par exemple le cas en 1981, le PCF faisait 18% et Mitterrand arrivait deuxième au 1er tour : cela ne l’a pourtant pas empêché de remporter l’élection présidentielle devant Giscard. En effet, comme les sondages le montrent : plus le Front de Gauche monte, plus la gauche gagne largement au second tour contre Nicolas Sarkozy.Pour conclure ma première démonstration : un bon score du Front de Gauche n’empêchera pas la victoire de la gauche contre l’UMP, il la rendra possible.

Un sondage récent (jeudi dernier) créditait Jean-Luc Mélenchon de 17%, à deux points de Marine Le Pen. Un tel résultat sondagier montre le mouvement qu’a su créer le Front de Gauche dans l’opinion publique, en associant plusieurs partis de la gauche radicale (PCF, PG, Gauche Unitaire, la Fase…). Pourquoi et comment un tel regroupement a t-il pu créer ce mouvement, alors qu’on disait la gauche radicale morte de sa belle mort, vouée aux gémonies, parce que soi-disant responsable du 21 avril 2002, et trop archaïque ?

Le Front de Gauche propose un vrai programme, et non pas une succession de propositions. Autrement dit, le programme L’Humain d’abord définit un véritable projet de société, holistique et cohérent. Prendre une par une les propositions symboliques du programme, comme le font la plupart des journalistes, n’a aucune utilité. C’est regarder par le petit bout de la lorgnette, alors qu’il faut au contraire s’extraire du contingent pour avoir un œil nouveau. C’est cette vision d’une société nouvelle qui a généré les démonstrations de force de la Bastille, de Toulouse et de Marseille, pas seulement la personnalité et les qualités d’orateur de Jean-Luc Mélenchon.

L’Humain d’abord part du constat suivant : la crise économique que traversent l’Europe et la France – la pire depuis les années 1930 – n’est pas ordinaire, elle n’est pas « normale ». Cette crise a déjà eu des conséquences terribles pour des peuples voisins (en Grèce, au Portugal, en Espagne…). Si la gauche française n’engage pas un véritable changement de cap, nous serons très probablement le prochain pays à souffrir des conséquences des plans d’ « austérité ». Le calendrier électoral français fait de l’élection présidentielle la première d’une longue série en Europe. C’est une occasion unique de montrer l’exemple et de mettre un coup d’arrêt brutal au rouleau compresseur du libéralisme.

Le Front de Gauche est le seul parti en France qui se donne les moyens pour que le politique dompte la finance : mais comment ? Il préconise un véritable changement politique, écologique, économique et social par une relance de l’économie, un véritable partage des richesses, la planification écologique, une nouvelle construction de l’Europe et une refonte des institutions en créant la VIe République.

Relance de l’économie :
C’est en faisant respirer l’économie (et non en la contractant) que le pays renouera avec le cercle vertueux de la croissance :

– retraite à 60 ans
– Smic à 1700 euros
– diminution du temps de travail hebdomadaire
– réglementation des stages
– arrêt immédiat de la RGPP.

Redistribution des richesses :
C’est par la fiscalité que la société organise l’égalité de ses membres : l’impôt juste est celui qui corrige les inégalités entre les différents revenus des citoyens en prenant aux riches pour redistribuer aux pauvres. Le Front de Gauche veut bloquer la spéculation et la financiarisation de l’économie en réglementant et en taxant les banques et les individus qui s’arrogent des richesses communes :

– création d’un pôle public financier
– placement sous contrôle social des banques privées
– suppression du bouclier fiscal
– mise en place d’un impôt sur le revenu « réellement progressif » (14 tranches, dont la dernière, au dessus de 20 fois le salaire médian, soit 360 000 par an, à 100%)
– arrêt du démantèlement de la fiscalité du patrimoine
– augmentation du rendement de l’ISF et de l’impôt sur les revenus du capital
– imposition des exilés fiscaux
– taxation des revenus financiers des entreprises
– rétablissement d’une égalité de l’impôt sur les sociétés entre les PME et les grandes entreprises.

La Planification écologique :
Le réchauffement climatique, la destruction de la biodiversité et l’épuisement rapide des ressources naturelles sont le résultat des logiques de profit maximal à court terme. Le Front de Gauche propose la planification écologique comme moyen de redéfinir nos modes de production, de consommation et d’échange en fonction de l’intérêt général de l’humanité et de l’impact de l’activité économique sur l’écosystème :

– moratoire sur toutes les politiques de déréglementation de l’énergie.
– création d’un pôle 100% public de l’énergie comprenant EDF, GDF, Areva et Total renationalisé.
– referendum sur la sortie du nucléaire après débat public national.
– constitution d’un grand service public de l’eau et de l’assainissement (ayant pour objectif que les dépenses d’eau par famille n’excèdent pas 3% de leurs ressources).
– mise en place d’un plan de transition écologique (promouvant des investissements publics conditionnés à des critères écologiques, sociaux et démocratiques).
– mise en place d’un plan de financement pour la sobriété et l’efficacité énergétiques et pour la diversification des sources d’énergie.
– lancement d’un réseau de géothermie profonde.
– lancement d’un grand plan de ferroutage.
– plan national de transition écologique de l’agriculture.
– interdiction des OGM en plein champ et de la vente libre de pesticides et herbicides chimiques nocifs pour la santé.
– soutien à l’installation des jeunes agriculteurs et à une agriculture responsable.
– création d’emplois en agriculture (révision du mandat des Sociétés d’aménagement foncier et d’établissement rural (Safer) et du Code des marchés publics, droit de préemption systématique des terres libérées en faveur de l’installation d’agriculteurs).
– encadrement des pratiques de la grande distribution (prix minimums aux producteurs, coefficients multiplicateurs maximums).
– inscription de toutes les politiques publiques dans la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre (GES).

Une nouvelle Europe :
Le traité de Lisbonne et les politiques qu’ils favorisent encouragent le libre-échange au détriment de l’environnement et de la justice sociale. L’Europe n’est pas seulement un marché, c’est d’abord une alliance fraternelle entre des peuples :

– remise en cause du pacte pour l’Euro+ qui impose l’austérité aux peuples
– création d’un Fonds de développement social, écologique et solidaire européen
– refonte des statuts et mission de la BCE pour mettre fin à l’indépendance dont elle jouit à l’égard des instances démocratiques européennes et nationales
– affranchir l’Europe du Traité de Lisbonne et mener la bataille politique et diplomatique pour un nouveau traité européen
– convocation d’Etats généraux de la refondation européenne mobilisant toutes les forces sociales et politiques disponible
– remise en cause, par référendum, du Pacte de stabilité qui impose l’austérité aux peuples
– financement direct par la BCE (et les banques centrales) du Fonds de développement social, solidaire et écologique européen par création monétaire
– refus d’appliquer les directives européennes qui libéralisent les services publics
– harmonisation fiscale pour empêcher le dumping social entre pays membres de l’UE
– harmonisation des droits sociaux et politiques européens (SMIC européen)
– adoption d’une nouvelle Politique Agricole Commune fondée sur l’objectif de souveraineté alimentaire et centrant la production sur les besoins intérieurs
– institution d’une coopération euro-méditerranéenne de progrès social, écologique et de codéveloppement en direction des pays du Maghreb, du Machrek, d’Afrique noire et du Moyen-Orient.

Pour une VIe République
Les institutions actuelles ont éloigné le pouvoir du peuple, provoquant une grave crise démocratique. La vie politique tend à se réduire à une compétition présidentielle opposant tous les cinq ans des candidats qui se distinguent avant tout par leurs styles personnels. C’est l’oligarchie qui gouverne. Pour restaurer une démocratie véritable, il est temps de fonder une nouvelle République :

– convocation d’une assemblée Constituante visant à fonder une sixième République sociale, parlementaire et participative dont l’adoption sera soumise au référendum populaire.
– inscription du droit à l’emploi et au travail, à la santé, à l’éducation, à la protection sociale dans la Constitution.
– garantie de l’indépendance des médias à l’égard des puissances d’argent et du pouvoir politique par la création d’un Conseil national des médias.
– adoption du scrutin proportionnel pour l’ensemble des élections.
– mise en place d’une « règle verte » (en lieu et place d’une « règle d’or ») visant à rembourser la dette écologique de la France vis-à-vis du reste du monde et de nos enfants.
– remplacement du Conseil Constitutionnel par une nouvelle instance nationale pluraliste chargée du contrôle de constitutionnalité, pouvant être saisie par les citoyens.
– inscription dans la Constitution du droit des citoyens à intervenir dans le développement de la recherche.
– garantie des statuts de l’élu(e) et du bénévole dans toutes les collectivités (communes, départements, régions, assemblées nationale et européenne).
– renforcement du rôle de la Haute Autorité de lutte contre les discriminations (HALDE).
– rétablissement notamment de la fonction de Défenseur des enfants.
– création d’un Ministère de l’Éducation populaire et des libertés associatives.
– abrogation de la réforme de 2010 des collectivités territoriales.

Voilà quelques propositions centrales du Front de Gauche. Si vous désirez en savoir plus et les comparer aux autres candidats, vous trouverez ici un tableau comparatif. Par ailleurs, si vous pensez que ce projet de société ne s’autofinance pas, vous trouverez ici une infographie qui explique quelles sont les recettes et quelles sont les dépenses.

J’espère vous avoir convaincus. Si vous avez des questions, n’hésitez pas à les poser. A engager les débats.

Amitiés


Share Button

MarkWeisbrotDefendMelenchon

Avril 2012 – Un chroniqueur du Guardian défend Mélenchon

MARC WEISBROT – POLITOLOGUE (<– cliquer ici pour lire l'article complet)

Dans une tribune au Guardian, le politologue et co-directeur du Center for Economic and Policy Research à Washington, Mark Weisbrot estime qu'avec Jean-Luc Mélenchon, la France dispose d'une alternative progressiste. Le seul à proposer que la BCE prête aux états au même taux qu'aux banques, le seul à proposer que la France sorte de l'OTAN. Le candidat idéal pour la France selon ce politologue américain.


 

Share Button

SMIC pouvoir d’achat

La hausse du Smic ? Juste et possible

Près d’un Français sur deux estiment justifiée la proposition portée par le candidat du Front de gauche de relever le Smic à 1 700 euros brut. Nécessaire pour faire reculer la pauvreté, cette mesure, jointe à une revalorisation globale des salaires, retraites et minima, est économiquement réaliste.

Écartée du débat par la plupart des candidats à la présidentielle, la question des salaires et du pouvoir d’achat est pourtant au cœur des préoccupations des électeurs. En prenant connaissance du sondage réalisé par l’institut CSA pour l’Humanité, on découvre sans doute l’une des principales raisons pour lesquelles ce sujet si sensible est maintenu sous le boisseau. Selon cette enquête, réalisée du 3 au 5 avril, 43 % des Français considèrent comme « justifiée » la proposition, défendue principalement par Jean-Luc Mélenchon, d’augmenter le Smic à 1 700 euros brut après l’élection, 42 % pensant le contraire. Sans surprise, les sympathisants du Front de gauche soutiennent en bloc (à 95 %) cette mesure. Mais, si le candidat socialiste ne prend aucun engagement précis en matière salariale – hormis celui de réunion une « conférence nationale » –, il est à noter qu’une nette majorité des sympathisants de gauche (65 %) ainsi que, en leur sein, des sympathisants socialistes (55 %) jugent aussi justifié de porter le Smic à 1 700 euros. Les jeunes (54 % chez les 18-24 ans), les employés (54 %) et les ouvriers (52 %) lui apportant l’appui le plus massif. Cette mesure serait-elle aussi économiquement réaliste que socialement nécessaire ? C’est la démonstration que nous faisons ici. En souhaitant qu’elle contribue à ouvrir le débat tabou.

La démonstration en 6 points : (télécharger en PDF)


 

Share Button

Mécanisme européen de stabilité

Mécanisme  européen de stabilité (MES) :

Petite vidéo explicative à propos de ce "mécanisme européen de stabilité"

http://www.placeaupeuple2012.fr/ep-07-en-2012-va-leur-faire-dessin-le-mecanisme-infernal-europeen/

ou

– Le mécanisme infernal européen et la règle d'or, on va leur faire un dessin !
http://www.pcf.fr/21771


Mardi 21 février 2012, le texte concocté par Sarkozy et Merkel, visant à mettre définitivement les peuples derrière les barreaux de l'austérité, était discuté à l'Assemblée nationale.
Françoise Pencalet-Kérivel a écrit une lettre ouverte à la députée Annick Le Loch pour lui demander de voter NON –> lire ce courrier

22 février : Hélas nous constatons que Mme Le Loch, suivant la majorité des députés PS, a préféré s'abstenir, ce qui laisse les mains libres à Sarkozy pour avancer son sinistre projet !

Voici la réaction de Françoise Pencalet-Kerivel, candidate du Front de Gauche :

"Le 30 janvier dernier, sur injonction du Président français et de la Chancelière allemande, le Conseil européen a adopté deux nouveaux traités : le « Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance dans l'union économique et monétaire » (TSCG) et le « Traité instituant un mécanisme européen de stabilité» (MES), ce dernier voté  à  l'Assemblée  nationale le  21 février.
Dans un courrier adressé Me Le Loch, député de la 7è circonscriptions du Finistère, je lui demandais de  voter contre le MES. Car la mise en application de ces deux traités permettra de conditionner toute aide financière du MES à la mise en œuvre des choix de réduction des dépenses publiques et sociales. Elle imposera la « règle d’or » dans la Constitution. De plus, le M.E.S est érigé au statut de société anonyme, sans aucun contrôle démocratique, alors qu’il va gérer des sommes très importantes, ce qu’aurait pu faire la Banque Centrale Européenne. Ainsi la Commission européenne détiendra un pouvoir de contrôle sur les budgets nationaux ce qui est une insulte à la démocratie et au travail des élus. En clair, ce texte favorise le renforcement des politiques d’austérité en Europe, nouvelle capitulation face à la finance.
Me Le Loch, comme la plupart des députés socialistes, s’est abstenue car, dit-elle, dans sa réponse du 28 février, ce traité est « imparfait mais indispensable ». Au Front de Gauche, nous affirmons non seulement qu’il n'est pas indispensable mais qu’il est nuisible car il ferme la possibilité d'appliquer une réelle politique de gauche ! Soyons courageux, n’ayons plus peur et refusons de nous laisser guider par le pouvoir de la finance qui impose aux peuples d’Europe des mesures iniques. L'Europe que nous voulons, c'est une Europe qui œuvre pour le bien être de la population !
Françoise Pencalet-Kerivel, candidate du Front de Gauche pour la 7è circonscription du Finistère.


Mardi 28 février ce même texte passait au vote au Sénat.
Françoise Pencalet-Kérivel avait écrit une lettre ouverte au sénateur-maire de Douarnenez pour lui demander de voter NON –> lire ce courrier


 

Share Button

Ploneour 27 mars

Réunion du Front de Gauche le 27 mars à Plonéour


 

Share Button

Appel international pour Mélenchon (2)

Appel international de personnalités en faveur des objectifs du Front de Gauche

Universitaires, écrivains, artistes, dirigeants de mouvements politiques ou sociaux, Européens, citoyens du monde arabe, Américains du Sud et du Nord: 165 personnalités de 36 pays, engagées contre «les ravages sociaux et écologiques du capitalisme mondialisé», s'engagent avec cet appel international pour le succès du mouvement mené par Jean-Luc Mélenchon à l’élection présidentielle.


 

Share Button

Appel international pour Mélenchon

Appel international de personnalités en faveur des objectifs du Front de Gauche

Universitaires, écrivains, artistes, dirigeants de mouvements politiques ou sociaux, Européens, citoyens du monde arabe, Américains du Sud et du Nord: 165 personnalités de 36 pays, engagées contre «les ravages sociaux et écologiques du capitalisme mondialisé», s'engagent avec cet appel international pour le succès du mouvement mené par Jean-Luc Mélenchon à l’élection présidentielle.


 

Share Button

PME-PMI

A propos des PME et des artisans.

Dans le programme du Front de Gauche il est dit : "Le soutien de l'Etat et des pouvoirs publics aux MPE-PMI, lesquelles sont aujourd'hui les plus créatrices d'emploi, sera renforcé…"

"Le pôle financier public fournira un crédit bonifié aux entreprises pour l'emploi…"

Voici une petite compilation sur la politique entrepreneuriale du Front de gauche, notamment concernant les PME et les TPE, sujet sur lequel le candidat du Front de gauche est trop peu souvent interrogé…
http://www.placeaupeuple2012.fr/jean-luc-melenchon-les-pme-les-tpe/


 

Share Button

26 propositions agriculture

Tract du Front de Gauche : les 26 propositions pour un nouveau modèle agricole.


 

Share Button

Tract Santé début 2012

LA SANTÉ EST LE BIEN DE TOUS !

Notre système de santé, un des meilleurs du monde il y a encore peu, s’est fortement dégradé :

-4 millions de personnes ne peuvent se soigner en raison de l’accumulation des franchises et des restes à charge ; 4 millions de personnes n’ont pas de couverture complémentaire ;

-29 % des Français ont dû en 2011  (11% en 2009) renoncer à des soins médicaux pour des raisons financières ;

-l’association Médecins du Monde parle d’une « mise en danger coupable ».

Une telle situation est le résultat d’une politique qui met en danger la population, au nom de la lutte contre le « Trou de la Sécurité Sociale. Certes en 2011 le déficit est de 22 milliards d’€ (en comptant celui du fonds de solidarité vieillesse), et celui de la branche maladie de 10 milliards d’€.

Mais les exonérations de cotisations patronales sont de 30 milliards d’euros. Les fraudes des employeurs qui ne déclarent pas leurs salariés sont de 9 à 15 milliards d’euros ; la sous-déclaration des accidents de travail fait perdre à la Sécu entre 0,58 et 1,1 milliards d’euros. Alors, où est le « Trou de la Sécu » ?

La Sécurité Sociale est en déficit, non pas à cause des dépenses, qu’on cherche à réduire, mais à cause d’un manque de recettes, qu’on ne cherche pas à augmenter :

-le recul de la part des salaires dans le PIB entraîne un manque de cotisations ;

-100.000 chômeurs en plus , c’est 2,5 milliards de cotisations en moins ; 800.000 chômeurs en plus en 2009, ce sont 20 milliards de cotisations en moins ;

-1% de PIB en moins, ce sont près de 2 milliards de cotisations en moins ; le PIB a baissé de 2,6 % en 2009, ce sont 5 milliards de cotisations en moins.

Les gouvernements successifs ont utilisé l’argument du « Trou de la Sécu »pour une politique d’économies et de privatisations de la Santé au détriment de la population :

-diminution de l’offre de soins par le « numerus clausus »  et par la fermeture de services hospitaliers de proximité qui entraîne des inégalités sociales et géographiques croissantes ;

-cela s’accompagne d’inégalités dans la répartition des médecins et l’apparition de déserts médicaux dans les campagnes et dans les banlieues.

Les mesures d ‘économie continuent et les restrictions budgétaires frappent l’ensemble des secteurs sanitaire et médico-social. Vouloir réduire en 2012 le déficit de la Sécu à 14 milliards d’euro et celui de la branche maladie à 6 milliards aura des conséquences dramatiques pour des millions de personnes.

Pour faire des économies, les patients sont mis à contribution : franchises, forfaits, restes à charge déremboursements.

La mise à mal de l‘hôpital public et du système de santé est accélérée par la loi Bachelot (loi Hôpital, Patients, Santé, Territoires) : accélération des restructurations et fermetures avec la création des Communautés Hospitalières de Territoire , étranglement financier des hôpitaux par la tarification à l’activité ,mise en concurrence des hôpitaux publics et des cliniques privées, gestion autoritaire par les Agences Régionales de Santé..Le secteur privé prend une place de plus en plus importante . Les dépassements d’honoraires se multiplient.

LA SANTÉ N’EST PAS UNE MARCHANDISE !

LA SANTÉ EST NOTRE BIEN COMMUN

            Nous demandons l’abrogation de la loi Bachelot, la suppression des ARS et la mise en place d’une politique de santé partant des besoins de la population et non pas de considérations financières et budgétaires.

         La tarification à l’activité sera supprimée. Différents modes de financement des services hospitaliers seront envisagés. Les fonds publics seront affectés aux seuls services publics hospitaliers sanitaires.

            Le secteur privé à l’hôpital public sera aboli. Les dépassements d’honoraires seront bannis. Les restes à charge seront supprimés.

            Nous défendrons et développerons le service public hospitalier. Nous demandons l’arrêt immédiat des restructurations hospitalières et le rétablissement des services hospitaliers fermés.Nous voulons la mise en place sur tout le territoire d’un service sanitaire et médico-social public, doté de moyens suffisants :

-pour éviter la formation de déserts médicaux l’installation des médecins sera réglementée ; des centres de santé, sinon des maisons de santé, seront mis en place, en liaison avec les médecins libéraux et le réseau hospitalier ;

-la prise en  charge de la perte d’autonomie sera financée par la Sécurité Sociale, sans création d’une cinquième branche, et gérée de façon décentralisée dans le cadre d’un servie public ;

-un plan d’urgence sera élaboré pour la médecine scolaire  et la médecine du travail et une véritable politique de prévention sera développée.

-un service public de l’hébergement d’urgence sera créé.

         La protection sociale sera ouverte à toute la population, fondée sur le rôle entier de la Sécurité Sociale, où « chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins ». Les soins de toute nature seront pris en charge à 100% par la Sécurité Sociale, gérée démocratiquement avec le rétablissement de l’élection des administrateurs. Ses ressources seront fondées sur les cotisations et non sur la fiscalisation.

         Les ressources de la Sécurité Sociale seront augmentées, par des cotisations sur tous les revenus et pas seulement sur les revenus salariaux. Les revenus financiers seront soumis à cotisation.

         En 2010, les revenus financiers des entreprises et des banques étaient de 317,9 milliards d’€. S’ils avaient été soumis aux cotisations sociales avec l’application des taux actuels des cotisations patronales cela aurait permis de dégager  un total de plus de 85 milliards d’€ :

            -pour la maladie (13,1 %) : 41,6 milliards d’€

            -pour la retraite (8,3 %) :   26,4 milliards d’€

            -pour la famille (5,4 %) :   17,1 milliards d’€

Une modulation de ces cotisations est à envisager selon la part des investissements productifs et le nombre d’emplois créés.

         La définition des besoins sanitaires de la population  et la gestion des services publics de santé se fera dans le cadre d’une véritable démocratie sanitaire fondée sur le triple rôle des personnels de santé, des usagers et des élus en allant de la base vers le sommet.

POUR LE BIEN-ÊTRE DE TOUS, POUR L’HOMME D’ABORD, AVEC LE FRONT DE GAUCHE


 

Share Button

Pêche artisanale durable FPK

Pour une pêche artisanale durable                     par Françoise Pencalet-Kerivel

1. Remettre les hommes au centre de l’activité

  • assurer la sécurité en mer en ayant un nombre suffisant de marins embarqués.

·        favoriser la formation des marins (en développant des filières complètes jusqu’aux BTS couplés avec des brevets de commandements, capitaine 3000)

·        Créer des formations qualifiantes bien que non brevetées (électronique, réglementation, comptabilité, électricité, hydraulique, cuisine, plongée, etc…)

·        Favoriser, simplifier et étendre les VAE

·        Remettre les formations continues au sein des Lycées Professionnels Maritimes

·        favoriser une attitude proactive des pêcheurs : développer les organisations collectives sur des projets de cogestion sans concurrence entre les différents types de pêche ;

·         développer les associations de producteurs et d’employeurs.

·        cogestion participative : les pêcheurs doivent être associés aux recherches et prises de décisions concernant la ressource avec les scientifiques

·        assurer un salaire décent

·        travailler avec les Comités des Pêches (CDPMEM, CNPMEM).

2. Préserver la ressource

·        favoriser le repos biologique

·        Favoriser des engins de pêches plus sélectifs et moins consommateurs d’énergie

·        lutte contre le gaspillage et les déchets

·        lutte contre la pêche INN : « fausse-pêche », « surpêche », « malpêche »

·        lutte contre la pêche minotière et refus des productions spéculatives

·        refuser le zéro rejet

·        refuser les QIT

·        mettre en place des QIA (non vendables)

·        travailler sur les RMD (rendement maximum durable)

3. Valoriser les marchés

  • valoriser l’image du pêcheur
  • valoriser les produits locaux et nationaux
  • éduquer les consommateurs pour favoriser de nouvelles pratiques culturelles (ex : favoriser la consommation du poisson pêché localement dans les collectivités : école, hôpitaux, maison de retraite…)
  • favoriser les échanges équitables.

PÊCHE, ÉLÉMENTS DE REFLEXION par Fanch Dorval, le 17 Juin 08

 (télécharger en PDF)


Share Button

Vidéos sur la Dette

Quelques vidéos sur cette dette qui sert de prétexe aux libéraux pour justifier une austérité.

— "La dette c'est chouette" vidéo pédagogique de 3min30 : dette légitime ou pas ?

http://www.placeaupeuple2012.fr/la-dette-cest-chouette/

— Une vidéo sur la dette publique 13min30 :

http://www.youtube.com/watch?v=fIyPMzaK_Cc&feature=player_embedded

— Et sur le site du CAC -Collectif pour un audit citoyen de la dette-

http://www.audit-citoyen.org/?cat=50

 

Share Button

Pouvoir d’achat CGT

Le pouvoir d’achat, remède anticrise

Nasser Mansouri-Guilani, économiste de la CGT, défend la proposition d’un Smic à 1700 euros brut dès 2012 et d’une hausse des salaires. Une question de justice et d’efficacité.

La proposition 
du Front de gauche et de son candidat d’augmenter 
le Smic à 1700 euros brut vous paraît-elle crédible ?

Nasser Mansouri-Guilani. Elle est à la fois réaliste et nécessaire. Les calculs réalisés par la CGT intégrant le poids et la forte hausse des dépenses de loyer, d’électricité, de gaz, de soins de santé, du téléphone et d’Internet ou encore de transport dans le panier de consommation des ménages à revenu modeste et moyen montrent que le minimum de 1 700 euros que revendique la CGT est indispensable pour avoir une vie décente aujourd’hui. Mais en même temps, une telle augmentation permettrait de dynamiser l’économie.

L’un des éléments essentiels de la crise que nous traversons depuis plusieurs années est la baisse de la part des salaires dans les richesses créées qui a chuté de 10 points dans les années 1980. Ainsi, chaque année, 100 milliards d’euros sont transférés du travail vers le capital dans les entreprises industrielles et de services. 100 milliards de plus qui, chaque année, pourraient aller à l’emploi, aux salaires et à la Sécurité sociale. Contrairement à ce que disent les libéraux et le patronat, ce n’est pas le coût salarial mais le coût du capital, c’est-à-dire les prélèvements financiers sous forme de charges d’intérêt ou de dividendes qui pèsent sur la santé des entreprises. D’autant que les salaires évoluent moins vite que la productivité du travail. D’ailleurs, les revendications salariales montent dans les entreprises.

 Cette hausse des salaires 
est-elle supportable pour les petites 
et moyennes entreprises ?

Nasser Mansouri-Guilani. Oui, mais il faudrait en même temps alléger les contraintes qui pèsent sur ces entreprises. Les PME sont confrontées à deux problèmes majeurs : les relations déséquilibrées qui existent actuellement entre les donneurs d’ordre et leurs sous-traitants ; l’accès aux financements bancaires. Les PME sont particulièrement victimes du resserrement par les banques des conditions d’octroi des crédits et lorsqu’elles en bénéficient, c’est à un coût très élevé. D’ailleurs, le gouvernement a dû pour ces deux problèmes mettre en place des médiations qui n’ont toutefois pas résolu grand-chose. Pour sa part, l’État peut intervenir sur d’autres leviers pour alléger les contraintes et donner de la marge aux PME pour les salaires et l’emploi, en refondant, par exemple, sa politique fiscale qui est très défavorable aux petites entreprises.

Et qu’en est-il pour les autres 
salariés qui ont des rémunérations supérieures au Smic ?

Nasser Mansouri-Guilani. Il est clair que nous assistons à un tassement des salaires vers le bas, accentué par la loi Fillon d’exonération de cotisations jusqu’à 1,6 Smic. De telle sorte que la moitié du salariat gagne moins de 1 650 euros par mois. Il est évident qu’il ne s’agit pas d’augmenter le Smic et de laisser les autres au même niveau, mais bien d’entrer dans une dynamique d’évolution d’autres échelons afin de sortir de cette trappe à bas salaire. L’État a aussi pleinement son rôle à jouer en tant qu’employeur. L’indice de traitement de base dans la fonction publique progresse depuis des années moins vite que l’inflation, il est même gelé pour 2012 et 2013. En montrant l’exemple, cela permettrait de déclencher une dynamique de négociation salariale dans le secteur privé. C’est un rapport de forces que nous devons engager dans l’entreprise et dans la société. Cela est aussi nécessaire pour développer les capacités productives, c’est-à-dire créer des emplois qualifiés et accroître l’investissement productif, pour augmenter l’offre des biens et services sans augmenter les importations.

Entretien réalisé par Clotilde Mathieu dans l'Humanité du 26 mars 2012


 

Share Button

Le vote utile

Le vote utile,

par Jean-Luc Gonneau, dans "La Gauche Cactus" du 03/04/12

"Le score global d'intentions de vote pour la gauche dans son ensemble augmente en même temps que celui de Mélenchon, qui devient le meilleur moteur pour un vote de gauche.
C'est pas utile, ça ?"


Le vote utile, pour vivre bien, c'est le vote Front de Gauche !

Quand les appels au vote utile ne suffisent plus à contenir la vague

Quand la vague est forte, rien ne sert de vouloir aller de toute force à contre-courant. Mieux vaut tenter d'en épouser le sens ou, à défaut, de la contourner prudemment. Si l'agacement voire l'inquiétude ont gagné le PS de ne plus occuper seul l’espace de l’alternative crédible à gauche, pas question de céder à là tentation d'une confrontation avec le Front de gauche. Après le dédain affiché de « l'offre publique de débat » lancée par Jean-Luc Mélenchon, l'état-major socialiste modifie son ton et son approche, et modère ses appels au « vote utile », au moins dans la forme. «  Tout vote est utile », tempérait ainsi François Hollande, samedi.

À cela, deux raisons peuvent être avancées. Premièrement, l'idée d'un risque d'une répétition du scénario du 21 avril 2002, voyant le FN éliminer la gauche pour se hisser au second tour, est sans nul doute écarté, le candidat socialiste étant crédité d'un score d'une bonne dizaine de points supérieur à celui de Marine Le Pen. La question de se rassembler dès le premier tour sur la candidature la mieux placée pour l'emporter à gauche en dépit de ses insuffisances ne fait donc plus recette chez ceux qui veulent voir advenir, à l’issue des prochaines élections, un vrai changement et non une simple alternance ne promettant qu'une sorte d' « austérité douce ».

Et l'argument qui consiste à dramatiser un éventuel « croisement des courbes » au premier tour ne tient pas non plus, car c'est au second tour que se décide le nom du vainqueur de l'élection, comme l'a rappelé Jean-Luc Mélenchon, mercredi, à Clermont-Ferrand.

La deuxième raison est que les appels à voter sans discuter pour le candidat du parti dominant n'apparaissent plus suffisants. Le PS n'est pas simplement face à une remontée électorale des communistes et de leurs alliés qu'il ne croyait plus possible ; il est surtout bousculé par les exigences politiques que cristallise l'engouement pour le Front de gauche, qui le contraignent quelque peu à muscler ses propositions dans le domaine de la justice sociale. Et ça, c'est le vrai événement imprévu de la campagne.

SÉBASTIEN CRÉPEL, LUNDI 19 MARS 2012 . L'HUMANITÉ


Le mythe du vote utile :
http://www.placeaupeuple2012.fr/voter-utile-ca-sert-a-rien-2/


 

Share Button

Pont Croix 22 mars

Pont-Croix, Jeudi 22 mars 2012, Assemblée du Front de Gauche sur le thème “Agriculture et ruralité”

 

De gauche à droite : Christian Hascoët, Jean-Yves Leven, Xavier Compain, Françoise Pencalet-Kerivel, Camille Larfaoui.


 

Share Button

Lettre PL aux socialistes

LETTRE AUX ADHERENTS ET ELECTEURS DU PARTI SOCIALISTE

La mobilisation du Front de Gauche le 18 mars à la Bastille : quelle efficacité !

Fr. Hollande l’a réduite à un « cri », apparemment trop « primaire » pour lui, le candidat qui se situe dans la stratosphère hors d’atteinte du «cri».
Et pourtant le « cri » lancé par plus de 100 000 poitrines vient de loin, de l’intérieur de millions d’individus dont les vies ont été saccagées par les politiques « libérales » menées depuis 30 ans, avec l’accentuation de ces 10 dernières années.
C’est un cri de révolte et d’espoir : voir enfin la marche de la société se réorienter vers la solidarité, le partage des richesses, la préservation de la planète.
Le cri du peuple de gauche est l’exact contraire du vote « utile » ou « efficace » prôné par les dirigeants socialistes.
Voter Hollande au 1er tour serait selon le PS une affaire d’arithmétique : les voix des autres candidats de gauche au 1er tour seraient retirées du pactole électoral potentiel du candidat Hollande.

L’ "utilité" ou « l’efficacité », c’est la mobilisation de millions d’entre nous pour imposer la remise en cause radicale de tous les privilèges des détenteurs de grosses fortunes, des spéculateurs de haut vol (les voleurs).
C’est se forger une conviction et une capacité de mobiliser les énergies pour ne pas subir mais réagir à toutes les injustices du système capitaliste actuel.

C’est cette dynamique initiée par le 18 mars qui est source de mobilisation du peuple de gauche (souvent réfugié dans l’abstentionnisme) pour les 2 tours des élections.

L’utilité et l’efficacité, c’est de ne pas donner un chèque en blanc dès le 1er tour.

Nous ne voulons pas nous faire voler notre victoire future face à Sarkozy : le futur président Hollande et la majorité de gauche devront tenir compte des mobilisations sociales qui ne manqueront pas de se développer pour « aider » la gauche gouvernementale à faire les bons choix.
Nous voulons aider à la mise en mouvement d’un grand élan des citoyens qui deviennent des acteurs de la vie politique et non des consommateurs manipulés par les « grands » médias.

Déjà, ce grand élan dépasse les frontières du Front de gauche : il prend son autonomie, il a déjà ses initiatives propres, ses activistes aguerris.

Il est comparable au mouvement des indignés qui s’est propagé dans toute l’Europe et même aux Etats-Unis. Même si ce mouvement n’est pas audible ou visible à tout moment, il creuse ses galeries souterraines dans les consciences ; il resurgira là où on l’attend le moins.

C’est la prise en mains de notre destin commun que l’on veut.

La jeunesse, comme au Maghreb, s’est mobilisée pour mettre à bas les tyrans. Elle ne va pas s’arrêter en si bon chemin : c’est l’ordre tyrannique des « marchés financiers » qui sera mis en cause directement.

La social-démocratie européenne a failli lamentablement dans son projet de replâtrage du capitalisme financier : elle est rejetée par la jeunesse grecque, espagnole.

Le PS français ne peut, ne doit pas suivre cette ligne suicidaire.

Pierre Lemée, ancien adhérent du PS (section Le Guilvinec-Penmarc’h),

militant du Front de gauche


 

 

Share Button

Bastille Galerie photos

120 000 à la Bastille le 18 mars !

Au-delà de toutes prévisions, le Front de Gauche a réuni une foule considérable le dimanche 18 mars place de la Bastille à Paris pour une exigence de changement, pour une VIe République qui donne la parole au peuple. C’est un tournant dans la campagne, une réussite complète.

Quelques photos du voyage en bus et sur la place de la Bastille :

http://www.facebook.com/media/​set/?set=a.352211921487937.​76460.194177543958043

et aussi :

 

 

 

 

 

Impression personnelle sur la journée du 18 mars 2012,

Nous sommes partis très tôt dimanche matin, RDV avec les copains à 4h20 sur le quai de Tréboul pour rejoindre le car qui devait nous prendre à 5h à Quimper. Nous étions une soixantaine de Finistériens de Sud motivés pour « prendre la Bastille ». Yvette d’Audierne me surprend, elle a 88 ans, militante depuis ses 20 ans, elle est fière d’être là. Vers midi, nous avons rejoint au péage d’autres cars venant de tout l’ouest du territoire. C’était une image surprenante : une trentaine de cars, en convoi, encadrés par des motards en route vers Nation. En approchant la place de la Nation, la foule se densifie, couleur rouge dominante, drapeau, bonnet, affiche. La place est  noire de monde, une foule sereine, joyeuse qui cherche un copain ou l’emplacement de son groupe, la Bretagne est à l’emplacement 8 à l’entrée du faubourg Saint-Antoine. Nous sommes à peu près à la fin du premier tiers du cortège mais nous mettons plus d’une heure avant de démarrer notre marche. On entend les premiers chiffres : nous serions 60 000 ! Il est 15h, on ne voit rien qu’une foule immense, difficile de la chiffrer avec précision !

Nous mettons deux heures pour atteindre la Bastille, notre petit groupe ne se quitte pas et incroyable, j’ai  retrouvé ma sœur dans la foule qui maintenant atteint les 120 000 personnes ! Il est 17h, le discours de J.-L. Mélenchon commence, on arrive juste à la place de La Bastille, la foule se presse mais on ne peut plus avancer, la place a atteint son taux d’occupation maximum, nous sommes des milliers au centaine de mètre carré ! C’est impressionnant ! On n’entend rien, on ne voit rien ! Notre petit groupe sort de la foule pour reprendre son souffle, le discours est déjà fini. Les premiers arrivés sur la place s’en écartent, une deuxième vague arrive, le discours est rediffusé sur l’écran géant. Il en aurait fallu bien plus pour que tous puissent l’entendre. Le discours est court, une vingtaine de minutes, le ton est solennel (peut-être un peu trop à mon goût), les propos encrés dans le temps historique. Le discours est court car ce qui compte le plus c’est le rassemblement, la marche sans doute de plus de 100000 personnes venues avec une même volonté crier son désir de changement pour une VI république parlementaire, solidaire et écologique.

Il est 18h30, il nous faut retrouver le car pour rejoindre notre pointe bretonne. Retour à la maison vers 4h, et au boulot à 8h avec un peu de fatigue mais beaucoup d’enthousiasme et de satisfaction d’avoir vécu ce moment.

La campagne du Front de Gauche a pris une autre ampleur,  J.-L. Mélenchon grimpe dans les sondages, ces sondages ne font certes pas l’élection mais quelque part ils nous galvanisent.

Haut les cœurs !!!

FPK

Share Button

Bastille18mars2012

120 000 à la Bastille le 18 mars !

Au-delà de toutes prévisions, le Front de Gauche a réuni une foule considérable le dimanche 18 mars place de la Bastille à Paris pour une exigence de changement, pour une VIe République qui donne la parole au peuple. C'est un tournant dans la campagne, une réussite complète.

Quelques photos prises par les finistériens lors de cette journée.


 

Share Button

ReflexionsFPK

Réflexion sur la pêche bretonne dans le cadre de la PCP
par Françoise Pencalet-Kerivel

La politique commune des pêches (PCP) est née en 1983, c’est l’Europe Bleue.

Les objectifs de la PCP :

–         prévenir la surpêche

–         garantir aux pêcheurs des moyens d’existence pérenne

–         approvisionner les transformateurs et les consommateurs

–         améliorer la préservation et la gestion des ressources

–         assurer le développement équilibré des territoires

Ces objectifs sont louables, mais qu’en est-il des solutions proposées ? Il y a une réforme majeure de la PCP tous les 10 ans :

–         1992 : recherche d’une meilleure adéquation entre la flotte et la gestion des stocks pour cela décision de réduire le nombre de bateaux et d’instaurer des licences de pêche

–         2002, réduire encore la surcapacité de pêche par l’instauration de TAC (taux admissible de captures) par espèce et par zone de pêche, par le renforcement des contrôles, par la restructuration de la flottille en la réduisant (la création d’une nouvelle unité doit être compensée par le retrait, sans aide financière, d’une ancienne unité d’une capacité au moins équivalente). En 2005, la PCP a supprimé les aides publiques à la construction d’unité nouvelle.

–         Projet pour 2012, s’inspirant du modèle ultralibéral de la Nouvelle Zélande et de l’Australie, s’appuyant sur une vision purement environnementaliste (réflexion essentiellement axée sur la notion de la ressource, point de vue univoque imposé par de puissante organisation écologique), la PCP renforce sa politique de restriction de la flottille : pas de renouvellement ni de modernisation de la flottille, interdiction totale de rejet en mer (0% de déchet !), mise en place d’un système de concession de pêche transférable (QIT).

Pourquoi la réforme de 2012 est-elle totalement incompatible avec la mise en place d’une pêche durable ? Car les enjeux environnementaux prédominent sur les enjeux économiques et sociaux des territoires. La notion de surpêche est largement généralisée et dramatisée dans une stratégie de communication exclusivement axée sur l’urgence écologique sans prise en compte de l’urgence sociale. Non seulement les pêcheurs sont les oubliés de la PCP mais les pêcheurs artisans sont amenés à disparaître rapidement : en privatisant la ressource et les espaces marins, la PCP favorise la concentration de l’activité entre les mains de quelques armateurs. La marchandisation du monde halieutique va accroitre les inégalités et la concurrence entre les Etats et entre les pêcheurs. Au rythme des réductions de l’activité, il risque de ne plus avoir de pêcheurs sur les océans avant qu’il n’y ait plus de poissons dans les océans !

Bilan de 30 ans de PCP :

La France a perdu 30% du nombre de ses bateaux en 25 ans (surtout les 12-24 m de la flottille artisanale) et 50% des emplois depuis 1975 par contre, elle a fortement augmenté ses importations !

La Bretagne reste la première région française maritime avec :

–         1359 navires de pêche

–         5244 marins-pêcheurs (27% des pêcheurs français)

–         23 % de la totalité du volume des ventes en criée et 32 % de la totalité en valeur des ventes

La flotte bretonne est en forte diminution depuis 1995. 80 % des bateaux sont des moins de 12 m qui font la petite pêche sur des bateaux polyvalents dont la plupart a plus de 20 ans. Parallèlement au vieillissement de la flottille, on assiste également au vieillissement des marins-pêcheurs.

La mer devient de plus en plus un espace de loisir avec le développement de la plaisance et de ses activités annexes mais quelles solutions avons-nous pour qu’elle reste encore une mer nourricière qui continue à faire vivre une petite partie de la population bretonne ??


 

Share Button

Xavier Compain

Front de gauche de l’agriculture : Quatre ambitions.

Entretien avec Xavier Compain, responsable du secteur
Agriculture / Pêche, à la direction du PCF

PEUT-ON PARLER D’UNE DYNAMIQUE FRONT DEGAUCHE DANS LES CAMPAGNES ?

XAVIER COMPAIN : Initié par le PCF dès 2010, le Front de gauche de l’agriculture rassemble sur son appel (lancé à la Fête de l’Humanité 2011) un millier de signatures, des paysans certes, mais aussi des chercheurs, des syndicalistes, des militants engagés autour de la question citoyenne qui est celle de nourrir la planète. La dynamique à présent se traduit par un grand nombre de réunions publiques, d’assemblées citoyennes. Hier, l’enjeu agricole était plutôt une question de spécialistes, on peut parler aujourd’hui d’une vraie appropriation populaire. Il y a un socle commun (l’idée de nourrir l’humanité, les notions de rémunérations, le contrôle de la grande distribution, etc.) qui est partagé par nombre de militants, et cela nous permet bien plus facilement d’élever les exigences sur ce sujet. On peut considérer qu’il y a quasiment tous les jours une ou plusieurs initiatives sur ces questions. Il y a donc une dynamique et, ce qui est nouveau, c’est que l’enjeu de l’agriculture est vu d’abord sous l’angle « il faut nourrir les êtres humains », un enjeu sociétal, donc.

LE PROGRAMME DU FRONT DE GAUCHE (DE L’AGRICULTURE) SUSCITE DE L’ÉCHO ; TES COMMENTAIRES :

X. C. : Ce qui fait la force des propositions du Front de gauche, c’est l’audace de la construction politique que nous portons depuis quelque temps, à savoir l’idée de Front de gauche, de front de rassemblement, de front des luttes. Son programme est traversé, partagé, étayé par les formations politiques qui le composent, mais également par un grand nombre de formations syndicales, d’amis, d’associations du milieu agricole. Aujourd’hui, des gens que nous ne fréquentions pas ou qui regardaient ailleurs, tout un panel de cette gauche diverse allant jusqu’à l’altermondialisme, jusque là très éclatée, tout ce panel, donc, à présent regarde le Front de gauche et cause avec lui. Exemple : dans le cadre de cette campagne, j’ai été sollicité et j’ai participé à plus d’une vingtaine d’auditions, depuis les chambres d’agriculture en passant par la Confédération paysanne, le Mouvement rural de la jeunesse chrétienne, les Jeunes agriculteurs, les apiculteurs, la CGT INRA, bref tout un ensemble d’organisations syndicales qui nous aident à coélaborer en permanence ce programme et qui nous disent, de la façon la plus transparente, rejoindre les priorités programmatiques du Front de gauche.

QUELLES SONT ELLES, CES PRIORITÉS ?

X. C. : Il y a quatre ambitions. La première vise à recréer de l’emploi dans l’agriculture, un objectif de 300 000 emplois, ce qui suppose de garantir une rémunération du travail paysan. En fait, on va au delà des paysans, il faut rémunérer tout le travail des gens de l’agriculture, je pense aux salariés de l’agro alimentaire, souvent les grands oubliés de l’affaire et qui sont tous au Smic (et aux horaires dérégulés). Deuxième grand engagement : c’est une exigence citoyenne, populaire que d’avoir une alimentation saine et accessible ; il y a ici un enjeu de santé publique. On a besoin d’une agriculture plus accessible (en termes de moyens) et plus saine (en termes de qualité). Il y a un socle minimal, ce qui veut dire une agriculture sans aliment médicamenteux (farines animales…) ; ce qui veut dire aussi : même avec très peu de revenu, je veux pouvoir manger correctement. Il faut à la fois encadrer les marges de la grande distribution et permettre un accès plus facile aux consommateurs.

LE TROISIÈME GRAND ENJEU ?

X. C. : Parce qu’on aura rémunéré correctement les paysans, parce qu’on aura un maillage sur tout le territoire, parce qu’on aura produit autrement et imposé un autre modèle, c’est dans ces conditions qu’on répondra aux grands enjeux écologiques. Ce troisième axe, qui pourrait s’appeler initier une transition écologique de l’agriculture, sera une résultante. Les trois fondamentaux du développement durable sont le social, l’économique, l’écologique, ça marche ensemble. Certains, on l’a bien vu sur le Salon, ne font que de l’économique (prix mondiaux) ou que de l’écologique. Au Front de gauche, on est une gauche de transformation sociale et écologiste qui n’a pas peur de se colleter ces dossiers de l’agriculture et de l’alimentation. Enfin, le quatrième engagement : il faut promouvoir un aménagement équilibré du territoire. Pour faire vraiment du développement rural, d’abord on répond à l’ambition alimentaire, d’abord on a des paysans. Le pilier de la ruralité, c’est l’agriculture. Une fois qu’on a ce socle d’exploitations réparties sur le territoire, il faut développer ou reconquérir les services publics et les politiques publiques sur le territoire ; il y a là la conjonction de deux ambitions, agriculture/alimentation et services publics/politique du territoire, qui donnent de la consistance à la ruralité.

 Propos recueillis par Gérard Streiff


 

Share Button

Exploitations agricoles dans le Cap

Exploitations agricoles dans le Cap Sizun

EN 2000 existaient encore 262 exploitations agricoles dans le CAP (dont 74%  exploitations professionnelles).
Comparé à 1978, le nombre d'exploitations étaient en diminution de 69,6 % …!
L'obligation faite par l'Europe aux agriculteurs de s'équiper de se moderniser -afin de toucher les subventions pouvant leur être attribuées – a plongé nombre d'entre eux dans une situation d'endettement INSURMONTABLE = faillites, suicides, impossibilité de vendre où de transmettre l'exploitation.
Lorsque à la DASS nous étudions les suicides en Bretagne, c'est le secteur agricole qui tristement était en tête – et particulièrement le Finistère…
Le dernier recensement date de 2010 :
On compte à cette date seulement 180 exploitations… soit 291 emplois directes au total sur les exploitations…


 

Share Button

Geoffrey Geuens

Geoffrey Geuens : "Les marchés financiers ont un visage, celui de l'oligarchie"

Dans votre ouvrage, vous démolissez une série de lieux communs 
qui saturent aujourd’hui le débat public : la finance serait insaisissable, hors de portée du pouvoir, 
elle serait, comme l’a dit François Hollande dans un passage fameux de son discours 
du Bourget, « sans visage » car elle 
« ne se présente pas aux élections »… 
Que pensez-vous de ce type de déclarations politiques ?

Auteur de la Finance imaginaire, anatomie du capitalisme : des « marchés financiers » à l’oligarchie (éditions Aden), l’universitaire belge décortique les rouages d’un discours politique qui, en construisant des oppositions confortables mais factices, occulte en vérité les liens structurels entre la finance et l’État.    —> Lire


 

Share Button

Conférence économie


– Mercredi 29 février 2012
La conférence-débat avec Nicolas Béniès, (ci-contre), économiste à l'Université Populaire de Caen a été un grand succès. Le débat fut passionnant, la salle de la MPT était trop petite pour accuellir près de 150 personnes qui en sont ressorties ravies.
La crise, la dette, les moyens financiers d'appliquer le programme du Front de Gauche…

 


 

Share Button

Peche03mars2012

Le Front de Gauche organisait le samedi 3 mars 2012 au Guilvinec une réunion-débat avec Françoise Pencalet-Kerivel et Jean-Yves Leven, nos candidats à l’élection législative,
et les intervenants Camille Gouzien et Jean-Michel Le Lay, anciens patrons pêcheurs.
Voici le compte-rendu donné par Ouest France le 5 mars :

OF05mars12red

Ci-dessous, de gauche à droite : Jean-Yves Leven, Françoise Pencalet, Robert Le Cloarec, Camille Gouzien et Jean-Michel Le Layfrontdegauche2red

qm20_3388415_1_apz_128_

L’avis de Pierre Lemée (Front de Gauche Penmarc’h) :
Une très bonne réunion pêche ce samedi 3 mars au Guilvinec : le très bon article de OF en faisant un compte-rendu en est l’illustration.
De même, les participants ont été très intéressés, même passionnés par les intervenants.
Françoise a fait une synthèse historique très pointue et très appréciée par  Camille Gouzien le très actif  retraité marin pêcheur. Camille a donné de très sérieuses pistes de renouvellement pour la pêche artisanale. Loin des discours défaitistes, il a montré que la pêche artisanale a des atouts non négligeables, que le secteur maritime a très bonnes opportunités de développement avec des emplois à la clé.
A tous les acteurs, élus, simples citoyens de se concerter pour  les mettre en place.
Faire venir des intervenants qualifiés (pas forcément FDG) est une initiative très valorisante.IMG_1919red

La pêche bretonne en quelques dates…

par Françoise Pencalet-Kerivel

1. du milieu du XIXe au début du XXe siècle, domination du système sardinier
Voir les travaux de Xavier Dubois,  La révolution sardinière : pêcheurs et conserveurs en Bretagne Sud au XIXe siècle, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 2004

2. 1ère moitié du XXe siècle, diversification des pêcheries (maquereau, germon, langouste…) temps des pêches saisonnières, progressive spécialisation des ports, Lorient innove avec le chalutage. Cette diversification nécessite une adaptation des flottilles, des modes de financement (micro capitalisme familiale et local) et de nouvelles infrastructures portuaires.

3. 2ème moitié du XXe siècle, construction d’un système chalutier par des voies coopératives ou capitalistes (création des armements de quirataires avec une extension de la zone de recrutement par rapport à la période antérieur). Après une période de croissance relativement modérée, relance de la construction des navires des années 1960 au début des années 1980 favorisée par des subventions. Avec le chalutage hauturier, les innovations se multiplient, c’est une véritable course à l’équipement pour accroitre la productivité et conserver la pêche (congélation…) : on pêche plus, plus profond, plus longtemps, plus loin, avec une technologie de plus en plus impressionnante. Les outils de production de plus en plus chers et de plus en plus performants provoquent une surpêche économique. La pêche est devenue productiviste. Progressivement, les apports diminuent mais la hausse croissante des cours du poisson durant les années 1980 camouflent les difficultés qui s’annoncent.

4. A partir de 1990, le temps des ruptures
Lors du krach de 1993-94, les cours s’effondrent brutalement. Les recettes des navires se dégradent, certains armateurs artisans ne peuvent plus rembourser leurs dettes. Le potentiel productif diminue : recul de la flottille, pêcheurs moins nombreux. Cette situation de crise débouche sur la révolte des marins-pêcheurs soutenus dans leur lutte par leur femme, ensemble, ils créent un « comité de survie ».
Cette crise s’est déroulée dans un contexte nouveau :
–         Traité de Maastricht, Union Européenne de plus en plus libérale
–         Libéralisation des marchés dans le cadre de l’OMC (qui remplace le GATT en 1995)
La conséquence :
–         Développement d’attitudes hostiles aux échanges internationaux et critiques vives de l’Union Européenne
–         Nécessaire réorganisation du modèle halieutique breton : réduction des coûts de production, amélioration de la qualité des apports en vue de satisfaire les marchés, adaptation à la loi du marché, adaptation au choix politique qui impose des plans de sortie de flotte
–         Restructuration du mareyage et modernisation des criées.

Quelques références bibliographiques pour approfondir le sujet :
COULIOU Jean-René, La pêche bretonne, les ports de Bretagne-Sud face à leur avenir, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 1998
DUBOIS Xavier, La révolution sardinière : pêcheurs et conserveurs en Bretagne Sud au XIXe siècle, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 2004
Pencalet-Kerivel Françoise, Histoire de la pêche langoustière : Les « Mauritaniens » dans la tourmente du second XXe siècle, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 2008


JM_LE_LAY_CAMILLE_GOUZIENred Robert Le Cloarec, Camille Gouzien et Jean-Michel Le Lay

Share Button

Vidéo N Béniès


Les gouvernements européens, qu'ils soient de droite ou socialistes, utilisent le prétexte de la crise, de la dette, pour justifier une politique d'austérité.

L'austérité, outre qu'elle est insupportavble et injuste pour les populations, n'est absolument pas la bonne réponse, au contraire. L'austérité aggrave la crise en plongeant les pays dans la recession. Ces politiques d'austérité sont une absurdité.

Un extrait d'une intervention de Nicolas Béniès lors d'un forum au Mans.

Face à l’impasse de la financiarisation, l’argent pour satisfaire les besoins humains… C’est le thème du Forum pour un Programme partagé du Front de gauche qui s'est tenu au Mans vendredi 25 février 2011, devant plus de 300 personnes. En présence de Pierre Laurent (PCF), Jacques Généreux (PG), Christian Picquet (Gauche Unitaire).

http://www.dailymotion.com/video/xhwz37_nicolas-benies-argent-pour-les-besoins-humains-front-de-gauche-programme-partage_news

Laisser passer les quelques secondes de pub de Dailymotion avant la vidéo de 9 minutes.


 

Share Button