Presse locale : les chiens de garde

Les Chiens de Garde du Finistère

La lecture du Télégramme et d'Ouest-France est souvent révélatrice du discours des chiens de garde du système capitaliste


 
Echos de la presse régionale du 17 juin:

Christine Clerc insulte le Front de Gauche et les cheminots,

Michel Urvoy sert la soupe néo-libérale…

 Dans l'éditorial du Télégramme du jour, Christine Clerc, dans un renversement des évidences digne des antiphrases de la propagande totalitaire imaginée par Orwell dans 1984, qualifie le Front de Gauche de "gauche des privilèges" prétendument alliée à un milliardaire s'enivrant de désordre social, prêt à mettre dans la rue une "minorité rugissante" contre la "majorité silencieuse"  parce qu'elle soutient les cheminots qui défendent le service public du Rail. 

Les salariés de la SNCF sont une nouvelle fois qualifiés de privilégiés par une éditorialiste qui leur reproche leur emploi garanti à vie, leurs billets gratuits pour toute leur famille, "grands-parents compris".

 Je demande à voir la fiche de paie et la déclaration de revenus, les notes de frais, les petites escapades touristiques et gastronomiques de Mme Clerc.    

A notre "Gauche des privilégiés" s'oppose le "FN premier parti ouvrier", étendard des français qui se lèvent tôt dans l'angoisse de voir leurs enfants en retard à leurs épreuves de baccalauréat.

A notre Gauche, "on reproche de rendre les citoyens moins égaux que jamais".

 Entre Marine Le Pen et le FDG, Mme Clerc a choisi ! Comme quoi il y a bien une différence entre l'extrème-droite et la Gauche d'alternative , sociale, écologiste, solidaire et Humaine.

 On a les soutiens qu'on mérite !

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Dans l'éditorial du Ouest-France du jour, au titre limpide, "Menaces de gauche", le fond du propos de Michel Urvoy est comparable: le combat des intermittents, celui des cheminots, le combat de minorité agissante pour défendre l'intérêt particulier et les privilèges de catégories favorisées contre l'intérêt général.

Nous entendons ce genre de discours de la part des gardiens de l'ordre établi libéral, les Chiens de garde du Capital,  depuis belle lurette.

Par exemple en 1995 quand on cherchait à discréditer les opposants à la réforme des retraites Juppé par les mêmes anathèmes. Tous les opposants à la réforme libérale sont qualifiés de "conservateurs", de "corporatistes". 

Urvoy note du moins que s'opère un rapprochement dangereux pour la ligne libérale du PS entre socialistes critiques, écologistes et FDG. 
Ce rapprochement a pour base le constat des conséquences catastrophiques de la politique d'austérité. 
L'association des maires du Finistère, qu'on ne peut accuser d'être à la botte du Front de Gauche,  le note dans un communiqué s'inquiétant de la baisse des dotations d'Etat dans les budgets des communes : 
"Les collectivités locales, et en premier lieu les communes et leurs intercommunalités, risquent d'être massivement confrontées à des difficultés financières d'une gravité exceptionnelle. La seule alternative sera de procéder à des arbitrages douloureux affectant les services publics locaux et l'investissement du fait des contraintes qui limitent leurs leviers d'action. La diminution  drastique des ressources locales pénalisera à terme nos concitoyens", estiment les maires. 
Dans dans ce contexte budgétaire ultra tendu que le Finistère, ses villes et communes vont perdre des dotations liés à la politique de la ville et à la nécessité d'atténuer les effets de la pauvreté et de la misère, des difficultés d'une forte proportion de sa population.

 L'Etat concentre ses moyens sur moins de quartiers prioritaires: moitié moins de villes bénéficieront des aides liées au Contrat de cohésion sociale (CUCS) ou aux moyens liées à la redynamisation urbaine. 
Finistériens, avez vous constaté qu'avec l'aggravation de la crise, les habitants de nos communes vivent mieux, connaissent moins le chômage et la précarité? 
Dans le Télégramme toujours, Sud PTT alerte sur la destruction du service public postal :

 "en 2006, on comptait 150 bureaux de poste dans le Finistère. En 2014, il en reste 26". 

 Le déplorer, pour sûr, c'est être réactionnaire… !


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