Rwanda : accablante responsabilité de l’Élysée dans le génocide.

La commission Duclert a remis en mars 21 au président de la République son rapport sur l’implication de la France, dirigée alors par François Mitterrand, dans l’épouvantable génocide des tutsis au Rwanda. La conclusion est sans appel, hélas.

Un article dans l’Humanité du 29 mars 202, en pdf

“Rwanda, un rapport accablant pour la France”

Également dans l’Humanité du 5 avril 2021, en pdf
“Certains décideurs français jugeaient l’idéologie du pouvoir et des extrémistes hutu tout à fait acceptable”


« Le Monde » publie de larges extraits du rapport de la commission sur le Rwanda, rendu à Emmanuel Macron.
https://www.lemonde.fr/idees/article/2021/03/26/les-conclusions-du-rapport-de-la-commission-sur-le-rwanda-un-ensemble-de-responsabilites-lourdes-et-accablantes-pour-la-france_6074595_3232.html

Un courrier de lecteur bien documenté dans Ouest France du 3 avril 2021

Le même article à télécharger en PDF

Retour à Kigali, une affaire française,
un documentaire édifiant sur France 5, en différé -replay- visible jusqu’au 4 mai 21

https://www.france.tv/documentaires/societe/957617-une-affaire-francaise.html

Jean-Christophe Klotz, ancien grand reporter, a été l’un des rares journalistes français à se rendre au Rwanda en 1994, en plein génocide. S’il retourne au Rwanda aujourd’hui, c’est pour savoir quel a été le véritable contrechamp des images terribles qu’il y a filmées et comprendre comment un tel drame a pu se dérouler dans la quasi indifférence générale, avec même la complicité de certaines capitales, Paris en première ligne. Libérant la parole de protagonistes qui ont joué un rôle dans cette «affaire française », notamment plusieurs généraux français, mais aussi des diplomates et des hommes politiques français, belges et américains, le film permet, 25 ans après, de jeter une lumière nouvelle sur l’enchaînement des manquements, erreurs d’analyse et compromissions qui ont rendu possible le dernier génocide du XXe siècle.

 

 

Mali : opération militaire à risque

Mali : « L'intervention militaire française comporte de grands risques de guerre » (PCF)

Le PCF partage l'inquiétude des maliens devant l'offensive armée des groupes djihadistes vers le sud de leur pays. Ces groupes islamistes radicaux, avec leurs pratiques violentes, ont montré le danger qu'ils représentent pour la dignité humaine, pour les libertés, la justice et la stabilité du Mali et de toute la région.

Le PCF exprime une nouvelle fois son inquiétude devant la nouvelle et grave situation créée par la reprise de la confrontation armée au Mali. L' intervention militaire française comporte de grands risques de guerre et d'enlisement sans véritable solution durable pour le peuple malien et pour la reconstruction du pays. Cette intervention,  suscite l'angoisse légitime des familles des otages car la vie de ceux-ci est sérieusement mise en danger. On sait d’ailleurs que Denis Allex, retenu en otage en Somalie, a été assassiné par ses "geôliers" suite à une opération de la DGSE dans la nuit de vendredi à samedi. Cela montre quels sont  les périls dramatiques et les limites de ces opérations militaires.

Le PCF rappelle que la réponse à la demande d'aide du Président du Mali aurait du s'inscrire dans le cadre d'une mission de l'ONU et de l'Union africaine, réalisée sous drapeau de l'ONU, par des forces maliennes et africaines, dans le strict respect de la Charte des Nations-Unies, dans les limites imposées par l'exigence de la souveraineté malienne. La France, ancienne puissance coloniale, ne peut apparaître comme voulant poursuivre les pratiques dominatrices de la "françafrique". Cette intervention militaire n'efface pas la nécessité de la recherche d'une solution politique et d'un dialogue avec les groupes de la rébellion non liés au terrorisme et respectueux de l'intégrité territoriale du Mali. C'est ce que demandent les résolutions de l'ONU.

Le PCF demande que les autorités françaises répondent aux lourdes questions posées par une intervention militaire déclenchée sur décision du Président de la République et engagée sans débat préalable au Parlement.

Le Parti communiste français