chômage dette crise et solutions

Documents, arguments, pour formation sur chômage dette crise et solutions, 109 diapositives (dec 2012)


Alternative à gauche

Remarque préalable : Il ne faut pas confondre alternative et alternance !
L’alternance nous avons connu. Quand une équipe au pouvoir est usée ou discréditée, on nous laisse en changer. 
Mais cette nouvelle équipe, avec un autre style et un autre discours, continue en gros la même politique au profit des mêmes. Les capitalistes adorent l’alternance, (voir la Grande Bretagne, les Etats Unis…) elle donne aux gens une impression de changement, une impression de démocratie, mais elle ne remet pas en cause leur système. D’où l’intérêt pour eux de favoriser une bipolarisation qui ne laisse le choix qu’entre deux gestionnaires du même système et de plus, met dans la tête des citoyens qu’il n’y a pas d’autre solution, que toute alternative est vaine et utopique.

La crise actuelle est une crise du système.

Il ne s’agit en rien d’un épisode conjoncturel. Elle se superpose aux crises énergétique, alimentaire, écologique et financière. Leur simultanéité révèle des dysfonctionnements que le système capitaliste mondialisé ne peut qu’amplifier, incapable qu’il est de définir un autre cap que celui de la course folle aux profits. À vouloir ponctionner aux deux extrémités du système marchand ce dernier déséquilibre tout l’édifice. Ainsi pour ce qui concerne le pétrole, la logique purement financière pousse les compagnies pétrolières à garder intactes leurs marges pharamineuses quand les prix à la production flambent. La même logique imposant depuis 20 ans une répartition des richesses toujours plus à l’avantage des profits au détriment des revenus du travail, de la spéculation au détriment de l’investissement. Au final c’est un consommateur disposant donc de moins de revenus qui doit payer plus cher son carburant, son alimentation, son logement, ses soins médicaux… Une causalité simple mais bien réelle qui implique que ce ne sont plus simplement les ouvriers, les employés, les salariés qui se sentent opprimés mais toutes celles et tous ceux qui se croyaient à l’abri et insérés dans la société.
Ce système n’est pas une fatalité, il est soutenu par nos dirigeants qui l’assument à tous les niveaux : national (accélération des « réformes », de la déréglementation, de la casse des acquis sociaux), européen (dogme libéral de la mise en concurrence et de l’orthodoxie budgétaire), et mondial (FMI, OMC).

Comment en sortir ?
Sous peine d’une catastrophe planétaire annoncée, il est plus que jamais urgent de construire une véritable alternative à un système devenu aussi malade que pyromane. Nous avons besoin de construire, d’unir et d’organiser une gauche enfin à gauche qui soit en phase avec les aspirations de la population.
Nous avons des propositions, en voici quelques unes :
* Etablir d’une autre répartition des richesses. (donc remise en cause du libéralisme).
* Reconquérir et développer des services publics. (donc remise en cause du libéralisme).

* Initier un nouveau type de développement.
* Garantir un accès égal pour tous  et toutes

aux biens communs de l’humanité tout en garantissant leur préservation : l’eau, l’énergie, l’environnement. (par ex établir un pôle public de l’énergie, mettre fin à la privatisation de la distribution de l’eau))
au droit à l’emploi, à la retraite, à la santé, à l’éducation, à une information pluraliste.

* Dégager les moyens d’une alternative (taxation des transferts financiers, réforme de la fiscalité, contrôle des fonds publics).
* Assurer un renouveau démocratique.
* Refondre les institutions françaises (passage à une VIe république) avec
·         .représentation pluraliste des citoyens avec non cumul des mandats et l’élection complète ou partielle des députés au scrutin proportionnel. 
.réforme du Sénat.
·         .renforcement des pouvoirs du Parlement, ce qui passe notamment par la suppression de l’élection du président de la république au suffrage universel.
* Construire une autre Europe dans un autre Monde.

L’ampleur de la crise actuelle soulève la question de la remise en cause du système monétaire et financier. “Remettre à l’endroit ce que le libéralisme fait fonctionner à l’envers” suivant la devise de la Fondation Copernic.

Il y a pour cela nécessité d’une action commune des forces anticapitalistes et antilibérales, c’est l’objectif de notre collectif.

Il ne faut pas sauver le système, mais le changer !

Cela ne se fera pas avec ceux qui le soutiennent et qui l’ont mis en place :
En France : Hollande, Sarkozy et les différents dirigeants depuis 25 ans.
En Europe : Ceux qui soutiennent la stratégie de Lisbonne (droite, centre, socialistes, verts).
Dans le monde : OMC et FMI.

D’où la nécessité absolue de construire à gauche une force d’alternative de progrès social, démocratique et écologique.

Une alternative ne sera possible qu’à deux conditions :
–         une convergence des luttes sociales.
–         un front commun des forces antilibérales qui doit devenir la véritable opposition.


Réflexions sur soirée 29 fev


Quelques réflexions reçues à la suite de cette soirée du 29 février.

A Pont l’Abbé la crise en débat

La salle de la maison pour tous était trop petite pour accueillir dans de bonnes conditions, ceux qui sont venus débattre avec le Front de Gauche, ce mercredi soir, près de 150 personnes, se sont pressées, dans une atmosphère conviviale, pour comprendre « La crise, la dette, les moyens financiers d’appliquer le programme du Front de Gauche. »Pour cela le Front de Gauche avait convié Nicolas Béniès, économiste à l’Université Populaire de Caen.

Accompagné de Gaston Balliot, animateur de Front de Gauche, pour la 7ème circonscription, et des candidats Françoise Pencalet-Kerivel et Jean Yves Leven.

C’est avec beaucoup de simplicité que le professeur d’économie, rappela les trois actes du déroulement de la crise systémique qui secoue le système capitaliste, rappelant au passage que certains aspects de celle-ci ne furent que les détonateurs, en particulier le Krach boursier d’août 2007, consécutif à la crise des « subprimes » aux USA.

Si Fukushima a été le révélateur en matière environnementale, mais aussi celui des choix en matière de gestion des énergies. La crise de la dette souveraine, et plus particulièrement l’encours de celle-ci, comme élément accélérateur, mais aussi conséquence, de l’intervention des états pour sauver les banques en tant qu’élément économique,l’absence de contrôle de celles-ci qui conduit à sauver les banquiers plus que les banques elles-mêmes.

Les différents plans élaborés pour « sauver » la zone Euros conduisant celle-ci à une récession, et une austérité renforcée vis à vis des peuples, dont la Grèce sert de laboratoire, cette logique enfonce encore davantage les pays « occidentaux » dans une crise toujours plus profonde du système et vers l’effondrement du modèle des trente dernières années, sans espoir …

C’est en ce sens que le programme du Front de Gauche s’inscrit dans une logique de rupture, de construction d’un nouveau monde, ou l’Humain est au centre.

Il est bien difficile de rendre compte en quelques lignes de l’exposé, et le débat qui suivi montre tout l’intérêt des participants. Comme l’indiquait Françoise Pencalet-Kerivel, candidate pour le Front de Gauche « Avec les assemblées citoyennes, le Front de gauche, apporte ses explications, mais c’est avec les citoyens que se construisent les choix politiques qui détermineront l’avenir »

Reconstruire des services publics, nationaliser les banques, gérer autrement et démocratiquement, planifier écologiquement le nouveau mode de production, et tant d’autres questions qui abordées trouverons réponses dans de nouvelles assemblées. Il était 23 heures lorsque autour d’un verre les discussions se poursuivaient.

Roger Dupas


Avec Nicolas Bénies, nous avons eu une nouvelle fois la preuve que nous pouvons sans hésitations rejeter le discours des spécialistes médiatisés qui diffusent depuis 30 ans la pensée unique dominante. D’autres solutions sont possibles, elles dépendent d’une volonté politique. Le pouvoir politique a encore la capacité d’agir contrairement à ce qu’on veut nous faire croire. Oeuvrons pour obtenir une autre démocratie  qui nous permettra d’élaborer un nouveau projet de société : une solidarité collective fondée sur une croissance éthique dans le but d’une émancipation de l’individu.
N’ayons pas peur, prenons le pouvoir dans le cadre élargi qu’offre le Front de Gauche !
voilà les quelques lignes que m’inspirent l’excellent exposé de Nicolas Bénies.

Françoise Pencalet-Kerivel


Exposé clair et approche offensive de Nicolas Béniès, nombreuses questions et prises de position des auditeurs, très attentifs et même dialoguant entre eux.
Autour de 150 personnes venues de plusieurs communes de la 7è circonscription et aussi Quimper. Pas uniquement des personnes proches du FDG (signataires, militants) mais aussi des proches d’autres courants politiques ( PS, Verts, POI…).

Cela confirme l’attractivité de notre campagne et de nos thèmes. On peut penser que d’assez nombreuses personnes suivent avec intérêt nos interventions, nos analyses et se posent des questions comme: “faut-il en rester à l’abstention, voter Hollande au 1er tour…”

En pointillé, se dessine l’idée qu’une autre politique est possible, qu’un regroupement de forces de gauche diverses et variées est en voie de constitution autour du FDG.

Nous devons être offensif pour entraîner ces hésitants-demandeurs-en voie de radicalisation dans notre activité militante.

Pour cela, il faut multiplier les réunions dans le plus possible de communes de la 7è, en particulier celles du Haut Pays Bigouden, du Cap…

Les militants  FDG des communes avoisinantes peuvent et doivent donner un coup de main pour organiser et tenir ces réunions dans ces communes où le FDG est presque absent. Contacter aussi les signataires  de ces communes pour leur demander de s’engager dans ce travail.

Cela demande aussi un investissement financier important: impression de tracts et d’affiches d’appel à réunion… Mais le jeu en vaut la chandelle: il faut profiter dès maintenant de la dynamique forte du FDG.
Pierre Lemée (FDG Penmarc’h)


Tout d’abord bravo pour l’organisation !
J’ai compté près de 150 personnes c’est donc un succès, et c’est aussi le signe que nos idées intéressent de plus en plus de monde.
Je n’étais pas revenu depuis la première assemblée de présentation du PP,  il y avait cette fois-ci, pour une part, des gens différents et une assistance un peu plus jeune.
Le débat était fort intéressant, même si les réponses étaient parfois un peu longue ou incomplètes comme celle de l’hypothèse du non paiement de la dette que je posais et reprise par Jean-Louis, qui n’a pas reçu de réponse. Je ne sais si cela a été fait mais peut-être aurions nous pu enregistrer la soirée, pour en ressortir l’essentiel et le mettre en ligne.
Bon courage à tous, fraternellement,
J.M.D.


J’ai apprécié la manière de Nicolas à présenter le déroulement de la crise. Cela n’était pas simple car devant lui un beau public peu habitué (pour certains)  aux phrasées des  économistes, mais très attentif. J’ai été très surprise des jeunes trentenaires  qui y assistaient. Nicolas a fait une belle démonstration  que notre avenir pouvait changer avec nos votes. A nous d’expliquer autour de nous. Bravo  pour notre 1er débat. Cette salle pleine est indicateur d’espoir. Félicitation à NicolasBéniès.
Amicalement,  Martine Le Nozerh


Nicolas Béniès 1

Mercredi 29 février nous avons organisé à Pont L'Abbé une conférence-débat sur les problèmes de la crise, de la dette, des solutions à apporter, les propositions du Front de Gauche avec l'économiste Nicolas Béniès.

Nicolas Béniès est économiste à l'Université Populaire de Caen.

(*)Nicolas Béniès est auteur du "Petit manuel de la crise financière et des autres" (Syllepse) et de "Marx, le capitalisme et les crises" (Editions La Ville Brûle) et cosignataire du Manifeste des économistes atterrés.

Sortir de la crise Nous on peut

Sortir de la crise ?   Nous on peut !

Ils disent "les banques d'abord"…
Les dirigeants actuels de l'Union européenne, qu'ils soient de droite ou sociaux-démocrates, pensent qu'il faut avant toute chose "rassurer les marchés", satisfaire les banques et les agences de notation. Le résultat ? Les plans d'austérité se multiplient car à chaque fois que l'activité est étranglée, les déficits augmentent et la finance impose un nouveau tour de vis.

…nous disons "le peuple d'abord"
Le Front de Gauche pense, lui, que pour sortir de la crise, il faut d'abord protéger les peuples. L'intérêt général doit s'imposer aux banques. La spéculation doit être brisée et la finance remise à sa place. Notre programme "l'Humain d'abord" permet de régler cette crise en partageant les richesses, en rétablissant le pouvoir des États face aux banques, en désobéissant aux dispositions destructrices des traités européens, en engageant une planification écologique, en renversant l'oligarchie grâce à une Sixième République rédigée par une Assemblée Constituante.

A nous de décider
Ne nous laissons pas voler notre droit à décider. Résistons aux sondages et aux manipulations médiatiques ! Ne nous laissons pas impressionner. Votons librement et massivement.

AVEC LE FRONT DE GAUCHE,
FAISONS LE CHOIX D'UNE AUTRE POLITIQUE, QUI METTE ENFIN L'HUMAIN D'ABORD.

Les moyens topo GB

De l'argent, il y en a ! Cette politique n'est pas fatale.

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Pourquoi nous affirmons qu'une autre politique est possible. Les moyens financiers existent. C'est un choix politique.

Quelques arguments chiffrés sur le financement d'une politique alternative, par G.Balliot.