Après l’Appel, le livre

Le 1er juillet 2014, quatorze responsables politiques membres des socialistes affligés, d’EéLV, d’Ensemble!, de Nouvelle Donne, du PCF, du PG, féministes et acteurs du mouvement social, ont exprimé dans une tribune leur inquiétude pour l’avenir de la gauche. Identifiant la politique Hollande/Valls comme principale responsable de l’abstention massive et de la banalisation du vote FN lors des échéances municipales et européennes, ils soulignent l’urgence de la convergence des forces, femmes et hommes partisans de l’alternative politique et de la refondation de la gauche.

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Débat : quelques commentaires

Commentaires – Contributions
Christian Vermeulin, Rosporden, Juil 14
Réflexions sur l'organisation, télécharger sa contribution
 
AM..LR, le 11 juin 14
J'aimerais savoir pour quelles raisons front de gauche souhaite sortir de l'Otan ??
merci pour la réponse.
 

J.C,  le 2 juin :
Je réponds à titre personnel, quelques idées ou "envies"
Le soir des résultats j'ai dit :"Mélenchon doit démissionner , il a échoué"  je le pense toujours.
Il faudrait ABSOLUMENT changer le nom ni front (très maladroit, amalgame ) ni gauche qui est complètement discréditée. ( voir la belle idée de la "nouvelle donne" ).
Si on veut convaincre les électeurs et pas seulement faire plaisir aux  vieux militants  il faut aussi enlever le beau mot communiste, c'est triste mais ça ne passe plus, il ya longtemps que je le dis. Il faut utiliser les moyens de la droite à savoir le VOCABULAIRE
 Ex: Ont changé les "cotisations" en "charges "avec le succès que l'on sait  etc..etc…
 Je relis le livre "La culture du pauvre" EXCELLENT (R Hoggart )
Merci pour le bon texte de Mordillat beaucoup plus lucide et interessant, à mon avis, que l'appel pour un nouveau départ … je vais dispatcher mais …à des convaincus …..voilà le problème. Se rendre compte de l'inefficacité des manifs, tracts, réunions qui ne touchent qu'eux : les convaincus.
Pas facile de contrer leurs immenses moyens ..
Je vois ce qui cloche mais  que faire ???  that is the question.
Bon courage !


Sauver la gauche, ce n'est pas sauver le PS, par raoul Marc Jennar le 29 mai 2014


Débat : Se mettre au service de la transformation, par Brigitte Dionnet

Crise de la politique, Front de gauche et élections européennes : et maintenant ?

Mobilisation populaire et rassemblement

Dans L’Humanité, Mardi 6 Mai 2014

Se mettre au service de la transformation

Par Brigitte Dionnet, membre du Conseil national du PCF

Ne tournons pas autour du pot. Faut-il ou non continuer le Front de gauche avec les partis qui l’ont créé ? Il faut d’abord répondre à cette question pour se demander ensuite s’il faut l’élargir, le refonder, le dynamiser, l’enrichir, ou ne sais-je quoiencore. Pour ma part, je réponds oui pour les mêmes raisons que celles qui, au lendemain de l’élection présidentielle de 2007, ont poussé à sa création. Quelles sont-elles ? —> télécharger le texte en pdf


Europe, contribution d’André Guyomarch

L’Europe Contribution d’André Guyomarch, Pont L’Abbé, été 2013

L’actuelle situation politique et économique de l’Europe, les élections européennes de 2014 nécessitent de clarifier notre analyse de la situation pour adopter une présentation des problèmes et proposer des solutions en cohérence avec notre principe « l’humain d’abord ».

Je vais essayer en m’appuyant sur l’ouvrage collectif « en finir avec l’Europe » de C. DURAND, ed La Fabrique, de soumettre à la réflexion un certain nombre d’analyses voire de propositions pour affirmer nos positions personnelles ou/et collectives et établir, autant que possible, un projet politique crédible et compréhensible. D’abord il faut ouvrir la boîte noire de l’Europe pour savoir ce qui se cache derrière l’emballage qui nous est présenté. Il est aussi nécessaire de comprendre pourquoi l’européisme, longtemps présenté comme la panacée à tous nos problèmes, est maintenant l’objet d’un rejet profond (bien que pour des raisons souvent divergentes). Quelles sont les conséquences, non seulement économiques mais aussi politiques de la création et du fonctionnement de l’union monétaire et comment peut-on gérer le problème ? Pourquoi la construction européenne repose t’elle sur une contradiction entre un fonctionnement centralisé, autoritaire et une mise à l’écart des processus démocratiques au sein des Etats ? Enfin quelles réponses peut-on proposer pour donner le pouvoir de décision aux peuples et non aux lobbies financiers et établir réellement la démocratie ?

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Patrick2juillet2012

Patrick Quélaudren le 2/07/2012 (contribution)

La dynamique du Front de Gauche (FdG) est certainement le fait politique majeur de la dynamique de changement de ces derniers mois, la difficulté sera de la pérenniser, de l’amplifier au-delà d’échéances électorales.

Il serait intéressant d’analyser les accélérations ou les freinages de cette dynamique : il me semble que nous avons vécu des moments différents durant la présidentielle (dynamique en accélération ?) et les législatives (dynamique en freinage ?) alors que la Présidentielle n’est pas culturellement et politiquement la nôtre, des réunions plutôt en dynamique dans des communes (Plonéour, Pont croix) où nous ne sommes pas très organisés, en freinage ou en « pas élargissement » dans des communes où nous sommes plutôt présents.

Sur le fond, je crois que la (les) prise de conscience des méfaits du capitalisme financier, de l’Europe sarkomerkel, le rôle nouveau que nous voulons pour la BCE, le SMIC à 1700€, la VIe république plus globalement la pertinence du projet « l’humain d’abord » et sa volonté de transformer dans ses fondements ont créé cette dynamique durant les présidentielles, mais cette volonté de changement ne s’est pas traduite dans les urnes aux législatives (on a eu du mal à constituer un groupe au parlement!).

Aujourd’hui la visibilité et la crédibilité du programme du FdG sont déterminantes mais être de simples « proposants » de solutions pour des électeurs « spectateurs » ne peut constituer une dynamique transformatrice, de la même manière une critique « que » négative du projet « Hollande » et de son gouvernement ne peut aussi nullement constituer une dynamique transformatrice ni une reconnaissance du FdG a être un acteur politique capable de gérer les affaires du pays.

Il faut donc la participation active des citoyens, la capacité de réflexions nouvelles et d’action citoyenne, la confiance et l’estime réciproque forment des moteurs pour dynamiser le changement, Le fait que le FdG ne soit pas un parti a permis l’engagement de nouvelles personnes, l’unité du FdG a été aussi un élément de confiance et d’engagement,

Certains pensent en termes d’adhésions au FdG, pourquoi pas, mais ramener le FdG a un parti ferait vite resurgir ce même discrédit du politique traditionnel et risque de mettre en échec même les objectifs et les dynamiques que nous souhaitons, la principale qualité du FdG est justement son pluralisme, sa crédibilité à dépasser les clivages sclérosants, à fédérer les volontés contre le capitalisme mais cette qualité passe aussi par le renforcement des partis et mouvements qui la composent,

Renforcement des structures politiques présentes et à venir , et place plus individuelle de citoyens au FdG ne sont pas contradictoires bien au contraire, il nous faut inventer des dispositifs divers non figés qui ne doublent pas les structurations des partis, des dispositifs ouverts, créatifs, imaginatifs, participatifs, populaires débouchant sur des propositions et actions concrètes.


ReflexionGBaprèsElectionHollande

Réflexions personnelles à propos de l’élection de François Hollande.

François Hollande a été élu grâce aux voix du Front de Gauche. C’est clair qu’avec notre bon score au 1er tour et notre bon report au 2e nous avons contribué activement à chasser Sarkozy.
De plus Hollande a bénéficié de très nombreuses voix qui exprimaient un rejet de Sarkozy. Chasser Sarkozy était une mesure de salut public.
Tout cela mis bout à bout, il reste peu de voix pour une approbation claire et nette des propositions de François Hollande et du PS.
Les socialistes doivent en être conscients, il ne s’agit pas d’une adhésion à leur programme !

Si c’est pour faire la politique du socialiste Zapatero en Espagne, du socialiste Socrates au Portugal ou du socialiste Papandreou en Grèce, non merci !

François Hollande ne doit pas se laisser embarquer dans la politique d’austérité dictée par les banques et par les traités européens que les socialistes ont approuvés.

« Le changement c’est maintenant !» disait François Hollande. Chiche !

Il est indispensable, après avoir eu les voix du Front de Gauche, d’en prendre les idées principales pour sortir de la situation actuelle.
–         Un changement radical de l’orientation de l’Europe par une renégociation des traités dans le sens de la solidarité au lieu de la concurrence, de la relance et du social au lieu de l’austérité pour les peuples et du jack pot pour les banques.
–         Une mise sous contrôle public de la BCE et la création d’un pôle public financier en France.
–         Une réforme fiscale conséquente vers plus de justice sociale.
–         Une lutte réelle contre la fraude fiscale et les paradis fiscaux.
–         Un retour à une retraite convenable et sans décote évidemment.
–         Et bien d’autres mesures importantes allant dans le même sens.

Si dans cinq ans la gauche a déçu, nous risquerons le retour d’une droite dure et arrogante (*).

C’est pour cela que nous allons faire une campagne active du Front de Gauche pour les législatives. Plus le groupe Front de Gauche à l’Assemblée Nationale sera important plus nous aurons une « garantie gauche ».

Mais il faut aussi que les socialistes français réfléchissent.
Il ne s’agit plus de s’aligner sur l’Internationale socialiste ni sur le Parti Socialiste européen.
Il faut une rupture.
François Hollande a dit, dans un éclair de lucidité, « L’ennemi c’est la finance ! ».
Il avait raison.
Qu’il en tire des conclusions et prenne des mesures pour la maîtriser.
Et nous applaudirons !

Gaston Balliot, Front de Gauche Loctudy, le 8 mai 2012

(*) à moins qu'il n'y ait un grand sursaut populaire qui porte le Front de Gauche aux commandes, ce qui serait bien sûr LA solution.

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Lettre PL aux socialistes

LETTRE AUX ADHERENTS ET ELECTEURS DU PARTI SOCIALISTE

La mobilisation du Front de Gauche le 18 mars à la Bastille : quelle efficacité !

Fr. Hollande l’a réduite à un « cri », apparemment trop « primaire » pour lui, le candidat qui se situe dans la stratosphère hors d’atteinte du «cri».
Et pourtant le « cri » lancé par plus de 100 000 poitrines vient de loin, de l’intérieur de millions d’individus dont les vies ont été saccagées par les politiques « libérales » menées depuis 30 ans, avec l’accentuation de ces 10 dernières années.
C’est un cri de révolte et d’espoir : voir enfin la marche de la société se réorienter vers la solidarité, le partage des richesses, la préservation de la planète.
Le cri du peuple de gauche est l’exact contraire du vote « utile » ou « efficace » prôné par les dirigeants socialistes.
Voter Hollande au 1er tour serait selon le PS une affaire d’arithmétique : les voix des autres candidats de gauche au 1er tour seraient retirées du pactole électoral potentiel du candidat Hollande.

L’ "utilité" ou « l’efficacité », c’est la mobilisation de millions d’entre nous pour imposer la remise en cause radicale de tous les privilèges des détenteurs de grosses fortunes, des spéculateurs de haut vol (les voleurs).
C’est se forger une conviction et une capacité de mobiliser les énergies pour ne pas subir mais réagir à toutes les injustices du système capitaliste actuel.

C’est cette dynamique initiée par le 18 mars qui est source de mobilisation du peuple de gauche (souvent réfugié dans l’abstentionnisme) pour les 2 tours des élections.

L’utilité et l’efficacité, c’est de ne pas donner un chèque en blanc dès le 1er tour.

Nous ne voulons pas nous faire voler notre victoire future face à Sarkozy : le futur président Hollande et la majorité de gauche devront tenir compte des mobilisations sociales qui ne manqueront pas de se développer pour « aider » la gauche gouvernementale à faire les bons choix.
Nous voulons aider à la mise en mouvement d’un grand élan des citoyens qui deviennent des acteurs de la vie politique et non des consommateurs manipulés par les « grands » médias.

Déjà, ce grand élan dépasse les frontières du Front de gauche : il prend son autonomie, il a déjà ses initiatives propres, ses activistes aguerris.

Il est comparable au mouvement des indignés qui s’est propagé dans toute l’Europe et même aux Etats-Unis. Même si ce mouvement n’est pas audible ou visible à tout moment, il creuse ses galeries souterraines dans les consciences ; il resurgira là où on l’attend le moins.

C’est la prise en mains de notre destin commun que l’on veut.

La jeunesse, comme au Maghreb, s’est mobilisée pour mettre à bas les tyrans. Elle ne va pas s’arrêter en si bon chemin : c’est l’ordre tyrannique des « marchés financiers » qui sera mis en cause directement.

La social-démocratie européenne a failli lamentablement dans son projet de replâtrage du capitalisme financier : elle est rejetée par la jeunesse grecque, espagnole.

Le PS français ne peut, ne doit pas suivre cette ligne suicidaire.

Pierre Lemée, ancien adhérent du PS (section Le Guilvinec-Penmarc’h),

militant du Front de gauche


 

 

Tant de richesses A_Daniélou

Jamais autant de richesses…   par Annick Danielou, Pont L’Abbé, 10 déc 2011

Jamais autant de richesses n’ont été produites, jamais le niveau général d’éducation n’a été aussi élevé, jamais les sciences n’ont été aussi développées, jamais les connaissances n’ont autant circulé. Mais jamais non plus les inégalités dans le monde n’ont été aussi grandes.

Les détenteurs des capitaux imposent leurs exigences jusqu’à faire fi de la démocratie et démissionner des gouvernements élus comme en Grèce et en Italie par le chantage et la peur .Les états soutiennent ouvertement cette domination. Une minorité a ainsi accaparé pouvoir et richesses tout en maintenant les pays pauvres dans un état de dépendance alimentaire.

La mise en concurrence du coût du travail a produit des bénéfices importants et en même temps une diminution du pouvoir d’achat appauvrissant les populations des pays « riches ». Les profits se sont orientés vers la spéculation sur les matières premières, les dettes privées (subprimes) et publiques, en exigeants des taux de remboursement inadmissibles.

Le capitalisme financier a réussi l’arnaque du siècle en transférant au public des dettes privées et en imposant comme solution une réduction drastique des dépenses publiques.

La politique qui consiste à maintenir à flot ce système au prix de l’affaiblissement de la démocratie et de l’effritement des liens sociaux, ne peut mener qu’à une impasse voire , un mur .

Les mesures d’austérité déjà décidées ne sont que la partie émergée de l’iceberg qui nous attend, tout sera fait pour maintenir une politique ultra-libérale .L’Etat lamine les libertés publiques au lieu de les protéger.

L’idée qu’il est nécessaire de combattre les puissances d’argent fait son chemin, réguler ou moraliser le système apparaît comme un pléonasme.

Il reste à redonner vie à la notion de citoyen, au contrat social, aux solidarités collectives .Il faut réinventer une autre économie.                                                                 


 

Situer débat PLemée 2dec11

2012 : SITUER LE DEBAT POLITIQUE        par Pierre Lemée (Front de Gauche pays bigouden, dec 2011)

CRISE SYSTEMIQUE :

Le modèle néo-libéral DCD (Dérégulation, Compétition à outrance, Délocalisation) est insoutenable sur tous les plans (écologique, social, économique, financier, culturel, éthique…). Il engendre démesure et mal-être.

Les inégalités sociales explosent sur l’ensemble de la planète : 3 personnes ont un revenu égal à celui de 48 pays les plus pauvres, celui de 225 personnes égale celui de 2,5 milliards d’êtres humains.

 L’absurdité des flux financiers est totale : sur les  3200 milliards de dollars  qui  s’échangent sur les marchés financiers, seuls 2,7% correspondent à des biens et à des services réels, le reste étant de l’économie spéculative qui tourne sur elle-même.

En 1998, avec une centaine de milliards de dollars, on aurait pu éradiquer la faim, permettre à tous l’accès à l’eau potable, assurer les soins de base, des logements décents…

Le règne de la marchandise s’étend à l’ensemble des échanges humains et même au vivant.

 Nous sommes passés en l’espace de 30 ans d’une économie de marché à une société de marché.

Le capitalisme, un minimum régulé après guerre, est devenu un ultra-capitalisme dérégulé.

Le fondamentalisme marchand des libéraux célèbre, tous les jours, sur tous les tons, le « divin marché ».

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