Comment mobiliser pour inventer une VIe République

Comment mobiliser pour inventer une VIe République ?

Dans le programme du Front de Gauche “l’humain d’abord” tout un chapitre est consacré à la nécéssité d’une VIe République.

J.L. Mélenchon a lancé  en Aout 14 un mouvement pour un 6e République ( voir www.m6r.fr )

L’Humanité des débats du 19  sept 14 rend compte d’une table ronde intitulée “Comment mobilisiser pour inventer une VIe République” avec
Pierre Dharréville Responsable départemental des Bouchesdu- Rhône du PCF
Raquel Garrido Avocate, porteparole du Parti de gauche (PG)
Maryse Dumas Membre du CESE pour la CGT
Évelyne Sire-Marin Magistrate, ancienne présidente du Syndicat de la magistrature.

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Là-bas si j’y suis – Pétition contre sa suppression

 La pétition Sauvons Là bas si j'y suis

Laurence Bloch, la nouvelle directrice de France inter, a annoncé la fin de l'émission de Daniel Mermet « Là-bas si j'y suis », à l'antenne depuis 1989.

Cette décision, faite contre le souhait de Daniel Mermet et de son équipe, ne serait pas seulement une grande perte pour France Inter mais aussi un manque pour le paysage radiophonique en général. 

La diversité des programmes souhaitée par  la direction de France Inter passe aussi par la diversité des expressions, c'est elle qui permet de garantir la qualité du service public d'information. Supprimer Là-bas c'est se couper d'une partie des auditeurs, c'est devenir une radio comme les autres une radio sans aucune différence.

Nous auditeurs fidéles ou occasionnels de cette émission, souhaitons qu'elle continue à nous enchanter les oreilles. Là-bas si j'y suis apporte un vent frais à France Inter, un vent fait d'informations, de partages d'émotions de poésie et de resistances.

Signez et faites signer cette pétition pour que Là bas si j'y suis ne disparaisse pas.


Presse locale : les chiens de garde

Les Chiens de Garde du Finistère

La lecture du Télégramme et d'Ouest-France est souvent révélatrice du discours des chiens de garde du système capitaliste


 
Echos de la presse régionale du 17 juin:

Christine Clerc insulte le Front de Gauche et les cheminots,

Michel Urvoy sert la soupe néo-libérale…

 Dans l'éditorial du Télégramme du jour, Christine Clerc, dans un renversement des évidences digne des antiphrases de la propagande totalitaire imaginée par Orwell dans 1984, qualifie le Front de Gauche de "gauche des privilèges" prétendument alliée à un milliardaire s'enivrant de désordre social, prêt à mettre dans la rue une "minorité rugissante" contre la "majorité silencieuse"  parce qu'elle soutient les cheminots qui défendent le service public du Rail. 

Les salariés de la SNCF sont une nouvelle fois qualifiés de privilégiés par une éditorialiste qui leur reproche leur emploi garanti à vie, leurs billets gratuits pour toute leur famille, "grands-parents compris".

 Je demande à voir la fiche de paie et la déclaration de revenus, les notes de frais, les petites escapades touristiques et gastronomiques de Mme Clerc.    

A notre "Gauche des privilégiés" s'oppose le "FN premier parti ouvrier", étendard des français qui se lèvent tôt dans l'angoisse de voir leurs enfants en retard à leurs épreuves de baccalauréat.

A notre Gauche, "on reproche de rendre les citoyens moins égaux que jamais".

 Entre Marine Le Pen et le FDG, Mme Clerc a choisi ! Comme quoi il y a bien une différence entre l'extrème-droite et la Gauche d'alternative , sociale, écologiste, solidaire et Humaine.

 On a les soutiens qu'on mérite !

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Dans l'éditorial du Ouest-France du jour, au titre limpide, "Menaces de gauche", le fond du propos de Michel Urvoy est comparable: le combat des intermittents, celui des cheminots, le combat de minorité agissante pour défendre l'intérêt particulier et les privilèges de catégories favorisées contre l'intérêt général.

Nous entendons ce genre de discours de la part des gardiens de l'ordre établi libéral, les Chiens de garde du Capital,  depuis belle lurette.

Par exemple en 1995 quand on cherchait à discréditer les opposants à la réforme des retraites Juppé par les mêmes anathèmes. Tous les opposants à la réforme libérale sont qualifiés de "conservateurs", de "corporatistes". 

Urvoy note du moins que s'opère un rapprochement dangereux pour la ligne libérale du PS entre socialistes critiques, écologistes et FDG. 
Ce rapprochement a pour base le constat des conséquences catastrophiques de la politique d'austérité. 
L'association des maires du Finistère, qu'on ne peut accuser d'être à la botte du Front de Gauche,  le note dans un communiqué s'inquiétant de la baisse des dotations d'Etat dans les budgets des communes : 
"Les collectivités locales, et en premier lieu les communes et leurs intercommunalités, risquent d'être massivement confrontées à des difficultés financières d'une gravité exceptionnelle. La seule alternative sera de procéder à des arbitrages douloureux affectant les services publics locaux et l'investissement du fait des contraintes qui limitent leurs leviers d'action. La diminution  drastique des ressources locales pénalisera à terme nos concitoyens", estiment les maires. 
Dans dans ce contexte budgétaire ultra tendu que le Finistère, ses villes et communes vont perdre des dotations liés à la politique de la ville et à la nécessité d'atténuer les effets de la pauvreté et de la misère, des difficultés d'une forte proportion de sa population.

 L'Etat concentre ses moyens sur moins de quartiers prioritaires: moitié moins de villes bénéficieront des aides liées au Contrat de cohésion sociale (CUCS) ou aux moyens liées à la redynamisation urbaine. 
Finistériens, avez vous constaté qu'avec l'aggravation de la crise, les habitants de nos communes vivent mieux, connaissent moins le chômage et la précarité? 
Dans le Télégramme toujours, Sud PTT alerte sur la destruction du service public postal :

 "en 2006, on comptait 150 bureaux de poste dans le Finistère. En 2014, il en reste 26". 

 Le déplorer, pour sûr, c'est être réactionnaire… !


Pétition pour la défense des Prud’hommes

Les conseillers prud’hommes sont des juges élus tous les 5 ans. Ils sont 14000 répartis en 209 conseils de Prud’hommes sur tout le territoire national.

Ils sont une force inestimable pour les salariés qui veulent obtenir réparation d’un préjudice qu’ils ont subi de la part de leur employeur. C’est pour cette raison qu’ils font l’objet d’attaques incessantes visant à rendre la juridiction prud’homale de plus en plus difficile d’accès aux salariés et la moins contraignante possible pour les employeurs.

C’est dans cette logique que le Gouvernement, par la voix de son ministre du Travail, vient de décider de supprimer les élections des conseillers prud’hommes prévues d’ici fin 2015. C’est inadmissible !

Signons la pétition lancée par la CGT (cliquer sur l'image ci-dessus)


 

Cette Europe non démocratique ruine les peuples et leurs pays.

Cette Europe non démocratique ruine les peuples et leurs pays.

Juin 2013 : Les Grecs bafoués, les Roumains écoeurés, et les autres… (Espagne, Portugal, Italie, France maintenant)

– Le coup de force en Grèce d’un dirigeant valet de la Troïka.  lire ici la chronique de Francis Wurtz (juin 2013)

– Plans de sauvetage de la Grèce : 77% des fonds sont allés à la finance ! publié par ATTAC France

– Les roumains écœurés par la nouvelle braderie de leurs entreprises publiques.

Les nouvelles privatisations, décidées par le gouvernement du social-démocrate Victor Ponta, menacent 17 000 emplois en Roumanie. Ces mesures économiques réclamées par l’UE, le FMI et la Banque mondiale, qui ont déjà poussé à réduire le droit du travail chez le dernier entrant de l’UE, ont débuté le 20 juin et visent une dizaine d’entreprises publiques, dont l’une fortement symbolique : la poste. La résistance s’y organise pour les 3650 salariés qui seront licenciés le 1er juillet 2013.

En Roumanie Il y a 6 ans, la valeur de la compagnie de fret ferroviaire roumaine était estimée à 2 milliards d’euros. Aujourd’hui elle serait vendue -bradée- 180 millions d’euros.

–  Juillet 2013 Troïka : Moyen age européen, par Serge Halimi dans Le Monde Diplomatique


Arguments pour une 6e République

Pourquoi faut-il passer à une VIe République ?

Arguments pour une 6e République

La République française est une des rares démocraties où le chef de l’Etat concentre autant de pouvoirs.

Créée en 1958, renforcée en 1962 par l’instauration de l’élection du président au suffrage universel direct, cette « monarchie républicaine » a été imaginée sur mesure pour un homme « providentiel », le général de Gaulle.

Avant 1958 le président de la République était élu par les députés et sénateurs.

L’aberrant système actuel d’élection du président impose un choix entre deux personnes, renforçant le bipartisme cher aux libéraux, alors que le débat devrait porter sur des orientations politiques diverses.

Ce système avait été imaginé pour s’affranchir du Parlement réduit à un rôle d’enregistrement et pour élire une personne sans contre pouvoir.

Le candidat à cette élection présidentielle mène une bataille de communication hyper personnalisée en avançant des promesses qu’il ne sera absolument pas obligé de tenir, aucun recours ni sanction n’étant prévus.

L’inversion du calendrier électoral en 2000, voulue par le socialiste Jospin, renforce encore ce présidentialisme en marginalisant l’élection des députés qui est reportée après l’élection présidentielle et en devient ainsi une simple conséquence.

On met donc ainsi en place un régime personnel avec un « monarque républicain », chef de l’exécutif, habilité à nommer des personnalités à des postes importants, d’où la création d’une « cour » dans son entourage. Il y a affaiblissement du rôle du premier ministre et le parti majoritaire n’a plus pour rôle que de se mettre au service du Président.

En 1964 François Mitterrand qualifiait ce système de « Coup d’état permanent » !

Lors de la campagne présidentielle les deux candidats préchoisis par le système (les deux « favoris officiels ») sont mis en avant ainsi que leurs deux « équipes » et les autres partis sont complètement marginalisés.

Les institutions de la Ve République relèvent d’un archaïsme. En 1958 la situation était très différente, elle a beaucoup évolué, la France est un autre pays, or les institutions n’ont pas bougé.

Il y a une insuffisance démocratique, un malaise démocratique : la soumission au présidentialisme, le cumul des mandats, le sentiment d’impuissance créent un mécontentement qui se traduit par une abstention massive, un rejet multiforme.

Une solution : la Démocratie !

Ce qui ne fonctionne pas avec la 5e

  1. L’avis du peuple ne sert à rien. Exemple : le 29 mai 2005 le NON triomphe au référendum sur le TCE (Traité Constitutionnel Européen). Le traité est adopté quand même, imposé par le gouvernement.
  2. La représentation politique est complètement faussée par le système électoral. Un exemple : en 2012 dans le Finistère le PS obtient 8 députés sur 8 (donc 100%) avec 38,9% des voix au 1er tour.
  3. Le système électoral est fait pour conserver le bipartisme, donc pour empêcher toute alternative (deux « équipes » alternent au pouvoir en maintenant le cap du libéralisme).
  4. La séparation des pouvoirs est bafouée par un régime présidentiel qui donne un rôle dominant à l’exécutif. Le Parlement est devenu une chambre d’enregistrement des décisions du gouvernement ou des « directives » européennes.

Ce que nous proposons

  1. Primauté de l’Assemblée Nationale sur l’exécutif
  2. Proportionnelle aux élections
  3. Référendum initié par un pourcentage conséquent de la population
  4. Droits sociaux
  5. Citoyenneté dans l’entreprise
  6. Le peuple doit reprendre le pouvoir
  7. Indépendance de la Justice à l’égard de l’exécutif
  8. Indépendance des medias à l’égard du pouvoir politique et des puissances d’argent
  9. Assemblée Constituante, indépendante des élus actuels, débouchant sur une nouvelle constitution soumise à référendum

Gaston Balliot, Avril 2013

 


Impasse monarchie présidentialiste

Législatives

L’impasse de la monarchie présidentialiste

L’inversion du calendrier a abaissé l’importance et le rôle de l’Assemblée nationale. Une refonte des institutions est indispensable pour que les électeurs se sentent représentés.

Entre deux votes, le peuple n’est plus rien, s’indignait déjà Jean-Jacques Rousseau. En battant le record absolu d’abstention lors d’une législative dans la Ve République, les électeurs ont signifié un dysfonctionnement majeur de l’architecture institutionnelle. La monarchie présidentialiste – pouvoir d’un seul, pas forcément un roi – récemment exacerbée par l’inversion du calendrier qui transforme l’élection des députés en simple scrutin de confirmation, la coexistence « d’une présidence gouvernante irresponsable et d’un chef de gouvernement responsable mais impuissant », selon les mots de l’universitaire Paul Alliès, le scrutin majoritaire qui élimine une part considérable de l’opinion, donnent l’impression de ne plus être représenté… dans une démocratie représentative. En France, les élections ne sont pas proportionnelles comme en Allemagne, l’exécutif ne peut être renversé comme en Angleterre ou en Italie, les citoyens n’ont pas le droit d’imposer un référendum comme en Suisse… Et le rejet majoritaire par référendum d’un traité comme celui sur la Constitution européenne peut être contredit par voie parlementaire !

Le Front de gauche, prenant la mesure de l’impasse institutionnelle dans laquelle est enfermée la souveraineté populaire, avance plusieurs mesures qui permettraient d’ouvrir un nouvel espace à l’expression démocratique, de mettre en place une VIe République établie sur la primauté de l’Assemblée nationale sur l’exécutif. Les pouvoirs exorbitants du président de la République doivent être révisés dans le cadre d’une réduction de ses attributions. Ainsi pourrait-on supprimer son pouvoir de nomination des hauts fonctionnaires et responsables du secteur public ainsi que l’obligation de l’apposition de sa signature au bas des ordonnances et décrets délibérés en Conseil des ministres. L’article 16 de la Constitution qui permet une dictature présidentielle temporaire doit être abrogé. Pourquoi le président disposerait-il du droit exclusif au référendum législatif ? Pourquoi, en dépit des désaveux de l’opinion lors de la dissolution de l’Assemblée comme en 1997, conserverait-il ses fonctions ? Les sénateurs devraient également être élus à la proportionnelle par un collège respectant la réalité des populations tandis que le Conseil constitutionnel, institution désignée qui s’autorise à censurer la représentation nationale, devrait être supprimé. L’élection même du président de la République au suffrage universel mérite d’être contestée en ce qu’elle instaure la primauté d’un seul sur tous et met aux prises deux légitimités concurrentes, la sienne et celle de l’Assemblée. L’hôte de l’Élysée pourrait être désigné par le Parlement ou par un collège de grands électeurs représentatifs qui lui conféreraient un prestige symbolique.

Le gouvernement deviendrait responsable devant l’Assemblée, élue à la proportionnelle intégrale, avec éventuellement une petite prime majoritaire, avance le juriste Jean-Pierre Dubois. L’initiative législative citoyenne devrait être encouragée et permettre ainsi un contrôle citoyen du pouvoir, comprenant des référendums d’abrogation d’une loi parlementaire avec initiative populaire, la suppression du 49-3 qui permet de forcer les députés à adopter une loi sans vote, la création de commissions d’enquête dès que 25 % des parlementaires le réclament.

François Aurel, – le 12 Juin 2012 dans l'Humanité