Élections espagnoles : victoire de la gauche citoyenne à Barcelone

Les bonnes nouvelles sont rares. En Espagne les listes anti-austérité et anti-corruption soutenues par Podemos font une percée remarquable. Ada Colau sera maire de Barcelone et Manuela Carmena bien placée pour le devenir à Madrid.
En attendant les élections générales de novembre en Espagne c’est un espoir de changement qui fait chaud au cœur. Un signal positif pour toute l’Europe après la victoire de Syriza en Grèce.

http://www.politis.fr/Les-images-de-la-victoire-d-Ada,31266.html

 

Affluence au débat sur PODEMOS

Malgré la concurrence d’un excellent concert au Triskell à la même heure, 160 personnes ont assisté dimanche 8 février au débat sur le mouvement espagnol PODEMOS, ciné-débat organisé par l’association Front de Gauche du Pays Bigouden.

Miguel Segui, cofondateur de Podemos Paris, et Vanessa Amessa, militante active et passionnée, ont exposé les origines de ce parti récent et son mode de fonctionnement.

Documents : – une leçon de stratégie par Pablo Iglesias, un des dirigeants de Podemos.
interview de Jorge Lago par Mediapart sur l’expérience Podemos20150208_183502

Soutien aux droits des femmes en Espagne et ailleurs

Soutien et Mobilisation aux droits des Femmes en Espagne et ailleurs

17 janvier 1975, la loi autorisant l’interruption volontaire de grossesse (IVG) marque un grand tournant pour la libération des femmes en France.

Quelques années auparavant 343 salopes signaient un manifeste pour qu’enfin l’hypocrisie qui mettait en danger de mort les femmes puisse prendre fin.

A cette époque, nous avons cru que la page était tournée, que la considération pour le libre choix de nos corps allaient enfin être « normalisée », que nous aurions une reconnaissance égale à celle de l’autre moitié de l’humanité : les hommes.

Au fur et à mesure tous les pays européens, ont reconnu ce droit aux femmes. Il reste quelques pays dont les lois sont très restrictives (Irlande, Pologne, Chypre..) où les femmes sont encore sous l’emprise réactionnaire et religieuse, elles sont amenées à aller avorter à l’étranger pour celles qui en ont les moyens.

Avant 1975, la contraception était extrêmement difficile, en Bretagne notamment, où la vie personnelle était sous contrainte de la morale religieuse. Trouver un médecin qui accepte ou propose de prescrire la pilule contraceptive était un parcours du combattant. La majorité civile était à 21ans et pour les jeunes filles la situation était très délicate.

Quand une grossesse non désirée survenait, quel moyen restait-il aux femmes ? Êtrele rejet de son environnement familial et pour l’enfant souvent beaucoup de souffrance à venir, ou bien le recours aux « faiseuses d’anges ».

Quelques années avant 1975, se sont organisés des mouvements de libération pour les femmes : Planning Familial, Mouvement de Libération Pour l’Avortement et la Contraception (MLAC), MLF. Ces mouvements ont permis de faire pression sur les responsables politiques pour légiférer l’avortement. Ces mouvements organisaient parallèlement des avortements clandestins. Des militantes ont aussi pris en charge ces interruptions, au risque de rendre des comptes à la Justice.

Je voudrais à ce titre rendre hommage à toutes ces femmes dont les actes légitimes mais illégaux ont permis de sauver des vies.

Les états voisins européens plus progressistes (Hollande et Angleterre) étaient pour certaines, une solution pour interrompre leur grossesse. Des cars de femmes partaient vers la Hollande, des bateaux vers l’Angleterre. Encore fallait-il avoir les moyens financiers pour entreprendre ces voyages, d’où l’absence de justice sociale.

Aujourd’hui, si l’Espagne devait revenir sur cet acquis, puisqu’elle s’apprête à légiférer l’avortement en délit, ce serait une régression, qui nous renverrait aux temps obscurs.

En France, la droite n’a jamais été à l’aise avec cette loi, l’extrême droite attend son tour pour revenir sur cette conquête, « bonjour la phalange et ses amis ».

Aujourd’hui en France la loi sur l’IVG est un droit réaffirmé, mais qu’en est-il de la réalité du terrain et les moyens mise en œuvre pour permettre à toutes l’application de la loi : la pression sur les médecins, la disparition des centres d’orthogénie…

Ne laissons pas notre vie en proie à ces réactionnaires.

Restons vigilants car si c’est un acte légalisé, il n’a jamais été légitimé.

Soutenons les espagnols pour leur droit et pour que demain toutes les femmes puissent ne plus avoir à craindre pour leur destin et leur existence.

MOBILISATION pour le droit des femmes en Espagne

Fraternellement,     Mireille Cachereul


Le 1er février, une manifestation est organisée à Paris pour la défense de l’IVG, faisant écho à celle prévue le même jour à Madrid.