Il y a 10 ans – 29 mai 2005 – le NON l’emportait !

Anniversaire : Il y a 10 ans – 29 mai 2005 – le NON l’emportait au référendum sur le Traité Constitutionnel européen.

Trahison, déni de démocratie, les libéraux de la droite et du PS n’en n’ont tenu aucun compte et nous ont imposé cette Europe rejettée en 2005 après un débat sérieux et lucide. La démocratie, la voix du peuple… ils s’en moquent.

Plus que jamais la lutte contre leurs traités est d’actualité.

NON ! C’est toujours NON !

Traité transatlantique TAFTA – danger !

Danger :  GMT  “Grand Marché Transatlantique” = TTIP = TAFTA  “Trans Atlantic Free Trade Agreement”

Nouveauté : depuis le 10 novembre 2015 un collectif StopTafta s’est créé en Pays Bigouden
avec un site Internet régulièrement mis à jour
www.taftaquoi.wordpress.com

Les dirigeants européens négocient dans le plus grand secret un accord de libéralisation qui nous mettrait sous la coupe des Etats Unis et surtout des multinationales, placées au dessus des Etats.

Les différentes appellations du même projet
GMT = Grand Marché Transatlantique
TAFTA = Transatlantic Free Trade Agreement
TTCI = Traité Transatlantique de Commerce et d’Investissement
TTIP = Transatlantic Trade and Investment Parnership

Un projet analogue CETA est en cours de négociation avec le Canada.

Si l’on n’y prend garde, la main invisible du marché (avec le dogme imposé de “la concurrence libre et non faussée”) qui a fait tant de dégâts dans l’Union européenne pourrait exécuter ses basses œuvres à une échelle bien plus grande encore.

Ce projet de grand partenariat transatlantique entre les USA et l’Union européenne a un objectif clair : éliminer tout ce qui pourrait faire obstacle à la libre circulation des marchandises – des droits de douane aux normes techniques, environnementales, sanitaires… – et à la liberté et la sécurité des investisseurs internationaux..

Le combat n’oppose pas les pays entre eux, mais les actionnaires des firmes multinationales aux salariés, aux consommateurs et aux simples citoyens.

Le principal danger de ce traité est l’instauration d’une justice privée qui pourrait empêcher, à la demande des grandes entreprises, les Etats de fixer leurs priorités politiques.

Ce mécanisme permettrait à des multinationales de poursuivre directement un Etat, une collectivité, ou même l’Union européenne si les normes prises forment un obstacle au commerce, s’opposent à leur propre intérêt et surtout à leur recherche de profit. C’est une formidable atteinte aux droits démocratiques puisque des décisions souveraines prises par le peuple au niveau local, national ou européen, pourraient être contestées, voire supprimées parce qu’il y a des multinationales qui les refusent.

C’est déjà commencé ailleurs, ex : un géant du tabac, Philip Morris International, fait condamner l’Uruguay à 1,5 millions d’euros

Des firmes comme Monsanto pourront faire condamner des Etats qui, pour des raisons sanitaires, s’opposeront à la vente de produits toxiques.

Le collectif unitaire Stop TAFTA       www.collectifstoptafta.org/

voir aussi le site Internet   www.stoptafta.wordpress.com

Déjà 3 300 000 signatures en octobre 2015       Signez : http://stop-ttip.org/fr/signer/

3-2-millions-signatures-chaine-humaine-tafta-ttip

ainsi que http://france.attac.org/se-mobiliser/le-grand-marche-transatlantique/

stop-tafta-europe-oui-non


commune-hors-Tafta-panneauBerrienhorsTafta

Actuellement 650 communes se sont déclarées opposées au TAFTA, plusieurs régions, des grandes villes comme Strasbourg, Grenoble, Poitiers..

Et dans le Finistère ? A ce jour (23 avril 2016), à notre connaissance, 35 communes
(dont 14 du Pays Bigouden) se sont officiellement déclarées hors TAFTA ou en vigilance TAFTA, et certaines ont englobé le CETA. Il s’agit dans l’ordre chronologique :
Botmeur (19/05/15) – Spezet (12/06/15) – Tregunc (23/06/15) – Bannalec (26/06/15) – Saint Yvi (26/06/15) – Saint Rivoal (10/07/15) – Berrien (15/07/15) – La Feuillée (21/07/15) – Huelgoat (3/09/15) – Motreff (25/09/15) – Douarnenez (01/10/15) – Saint Jean Trolimon (8/10/15) – Carhaix (19/10/15) – Plovan (27/11/15) – Plozevet (27/11/15) – Peumerit (27/11/15) -Briec (3/12/15) – Pont L’Abbé (08/12/15) – Le Guilvinec (11/12/15) – Brest (17/12/15) -Tréogat (18/12/15) – Plonéour-Lanvern (21/12/15) – Plomeur (14/01/16) – Tréffiagat (15/01/16) – Guipavas (03/02/16) – Quimperlé – Scaer (24/02/16) – Landudal (18/03/16) – Tréguennec (18/03/16) – Penmarc’h (25/03/16) – Pouldreuzic (29/03/16) – Quimper (31/03/16) – Gourlizon (8/04/16)

Un petit dossier en direction des élus, maires et conseillers municipaux

  1. Lettre aux maires et conseillers municipaux
  2. Exemple de motion pour les communes
  3. Dossier résumé Stop TAFTA

LeTaftaDansNotreassiette

Une courte vidéo explicative réalisée par ATTAC avec Suzan George

couverture-_GMT_JennarLa brochure de RM Jennar très claire

Comment les multinationales poursuivent les Etats

Le diaporama de RM Jennar sur le TAFTA en téléchargement (fichier ppt PowerPoint)

Le même en version pdf

Une conférence complète de RM Jennar sur le TAFTA

Suzan George : “c’est le marché qui décide, ce n’est pas la démocratie” vidéo 15 min

Tafta_solidarité

Le texte commenté de l’accord

Tafta_du_social

Un document de la CGT sur ce traité

Un 4 pages de Solidaires

Un document du PG “non à l’Europe américaine”

Un petit résumé

Un petit document illustré pour 1ere sensibilisation au problème

Le tract de septembre 2014 du collectif Stop_Tafta

la vidéo “Transatlantique arnaque – La casse du siècle” durée 30 min

Le 14 juin 2013, la Commission européenne a obtenu mandat de la part de tous les États membres (le Parlement Français n’a pas été consulté) pour négocier avec les États-Unis le TAFTA (Transatlantic Free Trade Agreement)  ou TTIP (Transatlantic Trade and Investment Partnership) ou PTCI (Partenariat Transatlantique de Commerce et d’investissement). Cet accord cherche à instaurer un vaste marché de libre-échange entre l’Union européenne et les États-Unis, allant au-delà des accords de l’OMC.

Ce projet de Grand marché transatlantique vise le démantèlement des droits de douane restants, entre autres dans le secteur agricole, et plus grave encore, la suppression des “barrières non tarifaires” qui amplifierait la concurrence débridée et empêcherait la relocalisation des activités. Il conduirait à un nivellement par le bas des règles sociales, économiques, sanitaires, culturelles et environnementales, aussi bien en Europe qu’aux États-Unis. Ainsi, la production de lait et de viande avec usage d’hormones, la volaille chlorée et bien d’autres semences OGM, commercialisées aux États-Unis, pourraient arriver sur le marché européen. Inversement, certaines régulations des marchés publics et de la finance aux États-Unis pourraient être mises à bas.

Cet accord serait un moyen pour les multinationales d’éliminer toutes les décisions publiques qui constituent des entraves à l’expansion de leurs parts de marché. Nous pensons tous que ce projet consacre la domination des multinationales européennes comme américaines. Pour certains il affirme également la domination des Etats-Unis. À coup sûr, il asservirait les peuples des deux côtés de l’Atlantique.

Accord de libre échange UE-USA : Non à la mise en concurrence renforcée des peuples !

Le communiqué des députés de la délégation Front de Gauche au Parlement européen

Le prochain Parlement européen aura le pouvoir de rejeter ce projet. Dans ces conditions, la question devient l’un des enjeux principaux des élections européennes. Ni le vote pour les listes de droite, ni celui pour des listes soutenues par le président de la République, ni l’abstention ne permettront de créer un rapport de forces en ce sens. Un débat public doit être organisé, sanctionné par une consultation populaire dans toute l’Europe avant toute décision. Un référendum doit être envisagé.

M. Hollande a tellement peur d’un débat à ce sujet qu’il s’est écrié devant M. Obama au cours d’une conférence de presse : “Nous avons tout à gagner à aller vite. Sinon, nous savons bien qu’il y aura une accumulation de peurs, de menaces, de crispations.” Quel terrible aveu ! Quelle négation de la démocratie.

tafta

Cet accord entre les États Unis et l’Europe, s’il était validé par le parlement européen, verrait l’aboutissement des rêves des multinationales (particulièrement les anglo-saxonnes) pour éliminer ce qu’elles appellent les “irritants commerciaux” qui aujourd’hui, limitent encore un peu leur soif inextinguible de profit. Sous couvert de favoriser les échanges commerciaux ce traité devrait aboutir à la création d’un vaste espace économique Europe/USA dérégulé. De la viande aux hormones aux OGM en passant par l’exploitation du gaz de schiste et la libéralisation du commerce des produits toxiques, la mise en place de ce traité serait une catastrophe.

Quelques exemples :

– Remise en cause des réglementations sur les OGM : annulation du principe de précaution, suppression de l’étiquetage OGM…

– L’agriculture paysanne en danger : la baisse des droits de douane va inonder le marché européen de produits de piètre qualité, condamnant les agriculteurs à revenir à l’agriculture intensive. Ils ne pourront plus replanter leurs propres semences, considérées alors comme contrefaçons.

– Hausse du prix des médicaments : pour leurs programmes de santé publique les gouvernements ne pourraient plus acheter les médicaments au prix des génériques.

– Sécurité sanitaire : la plupart des produits biocides (pesticides, désinfectants, conservateurs) autorisés aux USA ne le sont pas en Europe. Le traité prévoirait que les réglementations de l’une des parties soient automatiquement acceptées par l’autre (les poulets au chlore, etc…).

– Les politiques climatiques devraient voler en éclats car elles représentent un “obstacle au progrès” (sic). Les crédits d’impôts pour favoriser le développement des énergies renouvelables seraient supprimés.

Les exemples ne manquent pas pour démontrer les conséquences désastreuses dans tous les domaines si cet accord devait être validé. Les règles seraient contraignantes pour les Etats et accorderaient aux sociétés étrangères le pouvoir d’attaquer directement les Etats au motif de politiques qu’elles jugeraient susceptibles de freiner leurs profits : Exxon pourrait ainsi attaquer l’Etat Français sur sa position d’interdiction de la fracturation  hydraulique pour obtenir du gaz de schiste.

Il deviendrait interdit d’interdire ! Toute loi ou changement de politique portant atteinte aux profits espérés pourrait être attaqué devant un “tribunal” privé composé d’avocats n’ayant de comptes à rendre qu’aux multinationales qui les emploient. Les Etats pourraient se voir condamnés à payer des amendes au montants illimités (payées par les contribuables) . Les grandes gagnantes seront évidemment les multinationales.

Le danger pour la démocratie est évident et la démarche utilisée par le Conseil européen le confirme : les négociations Europe / USA se sont accélérées depuis juillet 2013 dans la plus grande opacité. Les termes du mandat des négociateurs européens, élaborés en secret dans les salons dorés de Bruxelles et de Luxembourg, n’ont pas été rendus publics. Les propos de F.Hollande à son retour des USA disant qu’il fallait faire vite pour “éviter les peurs et les crispations” montrent bien qu’il y a urgence à faire connaître et à mettre en débat les enjeux.

La partie n’est pas gagnée car il ne faut pas trop compter sur notre presse libérale ni sur la majorité des élus (le PS et l’UMP sont favorables à l’accord) pour lever le voile sur ce qui se trame et favoriser et favoriser le  débat.

S’informer, informer, discuter… et le scénario de 2005 pourrait peut être se reproduire.

Stop_TAFTA


Dracula contre les peuplesLe livre de Patrick Le Hyaric

2015-10-16_101037

Traité Transatlantique TAFTA

Danger :  GMT  “Grand Marché Transatlantique” = TAFTA  “Trans Atlantic Free Trade Agreement”

Les dirigeants européens négocient dans le plus grand secret un accord de libéralisation qui nous mettrait sous la coupe des Etats Unis et surtout des multinationales, placées au dessus des Etats.

Une courte vidéo explicative réalisée par ATTAC avec Suzan George

Les différentes appellations du même projet
GMT = Grand Marché Transatlantique
TAFTA = Transatlantic Free Trade Agreement
TTCI = Traité Transatlantique de Commerce et d’Investissement
TTIP = Transatlantic Trade and Investment Parnership

Le collectif unitaire Stop TAFTA       www.collectifstoptafta.org/

 voir aussi le site Internet   www.stoptafta.wordpress.com

Déjà plus de 3 millions de signatures     Signez : http://stop-ttip.org/fr/signer/

 

ainsi que http://france.attac.org/se-mobiliser/le-grand-marche-transatlantique/

LeTaftaDansNotreassietteLa brochure de RM Jennar très claire

Comment les multinationales poursuivent les Etats

Le diaporama de RM Jennar sur le TAFTA en téléchargement (fichier ppt PowerPoint)

Le même en version pdf

Une conférence complète de RM Jennar sur le TAFTA

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Le texte commenté de l’accord

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Un document du PG “non à l’Europe américaine”

Un petit résumé

Un petit document illustré pour 1ere sensibilisation au problème

Le tract de septembre 2014

la vidéo “Transatlantique arnaque – La casse du siècle” durée 30 min

Le 14 juin 2013, la Commission européenne a obtenu mandat de la part de tous les États membres (le Parlement Français n’a pas été consulté) pour négocier avec les États-Unis le TAFTA (Transatlantic Free Trade Agreement)  ou TTIP (Transatlantic Trade and Investment Partnership) ou PTCI (Partenariat Transatlantique de Commerce et d’investissement). Cet accord cherche à instaurer un vaste marché de libre-échange entre l’Union européenne et les États-Unis, allant au-delà des accords de l’OMC.

Ce projet de Grand marché transatlantique vise le démantèlement des droits de douane restants, entre autres dans le secteur agricole, et plus grave encore, la suppression des “barrières non tarifaires” qui amplifierait la concurrence débridée et empêcherait la relocalisation des activités. Il conduirait à un nivellement par le bas des règles sociales, économiques, sanitaires, culturelles et environnementales, aussi bien en Europe qu’aux États-Unis. Ainsi, la production de lait et de viande avec usage d’hormones, la volaille chlorée et bien d’autres semences OGM, commercialisées aux États-Unis, pourraient arriver sur le marché européen. Inversement, certaines régulations des marchés publics et de la finance aux États-Unis pourraient être mises à bas.

Cet accord serait un moyen pour les multinationales d’éliminer toutes les décisions publiques qui constituent des entraves à l’expansion de leurs parts de marché. Nous pensons tous que ce projet consacre la domination des multinationales européennes comme américaines. Pour certains il affirme également la domination des Etats-Unis. À coup sûr, il asservirait les peuples des deux côtés de l’Atlantique.

Accord de libre échange UE-USA : Non à la mise en concurrence renforcée des peuples !

Le communiqué des députés de la délégation Front de Gauche au Parlement européen

Le prochain Parlement européen aura le pouvoir de rejeter ce projet. Dans ces conditions, la question devient l’un des enjeux principaux des élections européennes. Ni le vote pour les listes de droite, ni celui pour des listes soutenues par le président de la République, ni l’abstention ne permettront de créer un rapport de forces en ce sens. Un débat public doit être organisé, sanctionné par une consultation populaire dans toute l’Europe avant toute décision. Un référendum doit être envisagé.

M. Hollande a tellement peur d’un débat à ce sujet qu’il s’est écrié devant M. Obama au cours d’une conférence de presse : “Nous avons tout à gagner à aller vite. Sinon, nous savons bien qu’il y aura une accumulation de peurs, de menaces, de crispations.” Quel terrible aveu ! Quelle négation de la démocratie.

tafta

Cet accord entre les États Unis et l’Europe, s’il était validé par le parlement européen, verrait l’aboutissement des rêves des multinationales (particulièrement les anglo-saxonnes) pour éliminer ce qu’elles appellent les “irritants commerciaux” qui aujourd’hui, limitent encore un peu leur soif inextinguible de profit. Sous couvert de favoriser les échanges commerciaux ce traité devrait aboutir à la création d’un vaste espace économique Europe/USA dérégulé. De la viande aux hormones aux OGM en passant par l’exploitation du gaz de schiste et la libéralisation du commerce des produits toxiques, la mise en place de ce traité serait une catastrophe.

Quelques exemples :

– Remise en cause des réglementations sur les OGM : annulation du principe de précaution, suppression de l’étiquetage OGM…

– L’agriculture paysanne en danger : la baisse des droits de douane va inonder le marché européen de produits de piètre qualité, condamnant les agriculteurs à revenir à l’agriculture intensive. Ils ne pourront plus replanter leurs propres semences, considérées alors comme contrefaçons.

– Hausse du prix des médicaments : pour leurs programmes de santé publique les gouvernements ne pourraient plus acheter les médicaments au prix des génériques.

– Sécurité sanitaire : la plupart des produits biocides (pesticides, désinfectants, conservateurs) autorisés aux USA ne le sont pas en Europe. Le traité prévoirait que les réglementations de l’une des parties soient automatiquement acceptées par l’autre (les poulets au chlore, etc…).

– Les politiques climatiques devraient voler en éclats car elles représentent un “obstacle au progrès” (sic). Les crédits d’impôts pour favoriser le développement des énergies renouvelables seraient supprimés.

Les exemples ne manquent pas pour démontrer les conséquences désastreuses dans tous les domaines si cet accord devait être validé. Les règles seraient contraignantes pour les Etats et accorderaient aux sociétés étrangères le pouvoir d’attaquer directement les Etats au motif de politiques qu’elles jugeraient susceptibles de freiner leurs profits : Exxon pourrait ainsi attaquer l’Etat Français sur sa position d’interdiction de la fracturation  hydraulique pour obtenir du gaz de schiste.

Il deviendrait interdit d’interdire ! Toute loi ou changement de politique portant atteinte aux profits espérés pourrait être attaqué devant un “tribunal” privé composé d’avocats n’ayant de comptes à rendre qu’aux multinationales qui les emploient. Les Etats pourraient se voir condamnés à payer des amendes au montants illimités (payées par les contribuables) . Les grandes gagnantes seront évidemment les multinationales.

Le danger pour la démocratie est évident et la démarche utilisée par le Conseil européen le confirme : les négociations Europe / USA se sont accélérées depuis juillet 2013 dans la plus grande opacité. Les termes du mandat des négociateurs européens, élaborés en secret dans les salons dorés de Bruxelles et de Luxembourg, n’ont pas été rendus publics. Les propos de F.Hollande à son retour des USA disant qu’il fallait faire vite pour “éviter les peurs et les crispations” montrent bien qu’il y a urgence à faire connaître et à mettre en débat les enjeux.

La partie n’est pas gagnée car il ne faut pas trop compter sur notre presse libérale ni sur la majorité des élus (le PS et l’UMP sont favorables à l’accord) pour lever le voile sur ce qui se trame et favoriser et favoriser le  débat.

S’informer, informer, discuter… et le scénario de 2005 pourrait peut être se reproduire.

Stop_TAFTA

le bulletin StopTafta Finistère n°1 (aout 2015)


Voir un dossier TAFTA-GMT sur le Monde Diplomatique 


l’Humanité révèle les dangers du Traité transatlantique

Dracula contre les peuplesUn livre de Patrick Le Hyaric

2015-10-16_101037

 

Commission d’audit de la dette publique grecque

La présidente du Parlement grec, Zoé Konstantopoulou, a annoncé ce mardi 17 mars 2015 lors d’une conférence de presse la constitution d’une commission d’audit de la dette publique grecque. Cette commission sera coordonnée sur le plan scientifique par Éric Toussaint, porte parole du CADTM International et ex membre de la commission d’audit de la dette équatorienne en 2007-2008. « L’objectif est de déterminer l’éventuel caractère odieux, illégal ou illégitime des dettes publiques contractées par le gouvernement grec », le peuple « a le droit de demander que la partie de la dette qui est illégale – si cela est avéré à l’issue de la commission – soit effacée », a déclaré la présidente du parlement grec.

http://cadtm.org/Lancement-de-la-commission-d-audit,11408

Mer et littoral – Débat samedi 14 mars 10h au Guilvinec (manoir Kergoz)

LES RESSOURCES MARINES SONT UN BIEN PUBLIC ET DOIVENT LE RESTER : c’est ce que préconise la nouvelle directive de la Commission européenne.

Pour que cela ne reste pas un vœu pieux, nous préconisons que la gestion des ports soit du ressort des instances élues les plus proches : le futur Conseil Départemental (déjà propriétaire des infrastructures des ports), les communes et les intercommunalités.

POUR UNE GESTION PUBLIQUE DES PORTS :

Créer des Sociétés d’économie mixte (SEM) à capital majoritairement public (Commune, Département, Région), accueillant au sein du Conseil d’Administration tous les acteurs locaux.

De ce point de vue, il est aberrant que sur les 44 millions d’euros des fonds européens ( FEAMP) pour les ports bretons , seuls 8 millions leur soient attribués : qui va décider de l’attribution des 36 autres millions ? (les élus régionaux à Rennes capitale de la pêche et des ports ?) Pour quels projets maritimes ?

Nous insistons aussi sur la nécessaire transparence de ses décisions. Il est malsain que les grosses structures fassent la pluie et le beau temps, avec le chantage du genre: si je ne suis pas bien servi, je pars. Nous voulons aussi une représentation plus large des pêcheurs artisans (bateaux de moins de 12 m) dans les Conseils Portuaires.

En 2017, la délégation pour la gestion des ports est à renouveler : la CCI n’a fait preuve ni d’efficacité, ni de transparence dans sa gestion. C’est aux élus (politiques et professionnels représentatifs) d’assurer cette gestion.

PLAN PLURIANNUEL D’INVESTISSEMENTS :

-pour maintenir et développer la pêche artisanale cornouaillaise : favoriser la modernisation et la transmission de la flotte, la coopération et non la concurrence et le chacun pour soi, la vente directe…

-pour lutter contre les pollutions : dragage des ports, clapage des boues, surveillance des conformités des bateaux, taxes à la hauteur des frais de dépollution, étude sérieuse de la faisabilité des projets de ports de plaisance (le Guil)

-proposition de créer une structure de gestion intégrée de type interprofession des ports de Bretagne Sud, du Pays Bigouden et de l’Iroise afin d’échapper à une concurrence exacerbée, source de divisions et de gâchis.

ACCOMPAGNER LA MUTATION DES ACTIVITES HALIEUTIQUES :

-encourager les expérimentations de méthodes de pêche sélectives et de la bonne gestion de la ressource

-algoculture, aquaculture, dans un protocole respectueux de l’environnement

-mise en place d’outils financiers nouveaux de type CIGALES (Club d’Investisseurs pour une Gestion Alternative et Locale pour l’Epargne Solidaire) ou coopératifs permettant de renouveler la flotte de pêche fraîche artisanale à partir d’un cahier des charges adapté

-remobilisation des banques mutualistes et des Caisses d’Epargne

-aide à l’organisation de nouvelles formes de consommation de type AMAP, Association pour le Développement de la Pêche Artisanale Durable « Adépad ».

IMAGINER DE NOUVELLES FILIERES :

-Energie Marine Renouvelable (EMR) : houlomotrice, hydrolienne, éolienne…

-Construction et réparations navales : organiser la complémentarité des activités, gérer collectivement les plans de charge, déconstruction des navires…

-stratégie multimodale du transport : le cabotage, la voie ferrée, la route

-soutenir le tourisme social (campings municipaux…), culturel, éducatif (classes de mer, colonies, sport nautique scolaire…)

Pierre Lemée, candidat FDG, Mars 2015


Documents pour discussion transmis par Alain Vigouroux, candidat FDG :
Etat du Quartier du Guilvinec
Vente sur le quai
Energies marines renouvelables
Les algues

Pas le droit de voter contre les textes européens !

Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne, après la victoire de Syriza : “Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens” .
Ben voilà, c’est clair : Supprimons le droit de vote en Europe.
Traité européen = texte sacré, blasphème interdit.
Quand on se souvient qu’en 2005 on nous a demandé notre avis, mais comme on a dit NON on n’en n’a pas tenu compte.

Leur Europe est-elle démocratique ? Poser la question c’est y répondre….

De Gaulle : ne pas se faire couillonner !

Alain Peyrefitte– – Le traité de Rome n’a rien prévu pour qu’un de ses membres le quitte.

Général de Gaulle – C’est de la rigolade ! Vous avez déjà vu un grand pays s’engager à rester couillonné, sous prétexte qu’un traité n’a rien prévu pour le cas où il serait couillonné ? Non. Quand on est couillonné, on dit : “Je suis couillonné. Eh bien, voilà, je fous le camp ! “ Ce sont des histoires de juristes et de diplomates, tout ça.

Nos dirigeants feraient bien de réfléchir à cette phrase au lieu de nous enfoncer dans des traités aberrants.

Qui dirige cette Europe ?

Qui dirige cette Europe ?

La nouvelle Commission européenne reste dans la ligne de la précédente, c'est-à-dire au service exclusif du monde de la finance. Quelques exemples ;

–         Le président de la Commission, Jean-Claude Juncker, est l'ancien premier ministre du paradis fiscal luxembourgeois.

–         L'espagnol Miguel Arias Cañete, un pétrolier…. Bientôt chargé du climat et de l'énergie.

–         Jonathan Hill, un lobbyiste de la City, nommé à la "stabilité financière".

–         Le hongrois Tibor Navracsis, ancien ministre de l'autoritaire et liberticide Victor Orban, est pressenti pour être commissaire à la culture !

Et ce sont eux qui auront à décider pour nous, y compris des orientations de la France. Pas réjouissant !

Mais les nominations des commissaires européens se font avec l'aval des dirigeants des Etats, donc notre gouvernement n'a pas à se dédouaner derrière cette commission antidémocratique et caricaturale.


Ukraine, Crimée, les enjeux

Ukraine, les enjeux,

Par Jean Geronimo, Spécialiste des questions économiques et géostratégiques russes. Université Pierre Mendès France, Grenoble II.

"A l'heure d'un risque d'embrasement de l'Est ukrainien, sonnant comme un cri de révolte et d'incompréhension face à une évolution politique en partie impulsée de l'Etranger, la maladresse de l'ingérence occidentale risque de coûter très cher au peuple de Kiev."

http://pcbigouden.over-blog.com/2014/03/la-revolution-d-ukraine-et-apres-les-enjeux-du-referendum.html

Lire également "La crise Ukrainienne par Bernard Frederick


Europe : la confrontation et la rupture

Europe : la confrontation et la rupture

TRIBUNES – l'Humanité le 23 Janvier 2014

Quelle stratégie pour les élections du 25 juin 2014 ?

Par Bastien LACHAUD, secrétaire national 
du Parti de Gauche, et Matthias TAVEL, 
auteur du Cauchemar européen, comment 
s’en sortir ! (éditions Bruno Leprince).

Les élections européennes de 2014 donneront sûrement lieu aux habituels vœux pieux sur «l’Europe sociale». Pourtant, plus personne n’y croit. ­Surtout, l’austérité ravage le continent. 27 millions de chômeurs, plus de 100 millions de pauvres : il y a urgence ! L’Europe, qui devait être la solution, est devenue le problème. Le « rêve européen » a viré au cauchemar. Le Front de gauche s’accorde sur l’ambition de « refonder l’Europe ». « Refonder ». Donc mettre à bas les fondations actuelles et rompre avec les traités européens rejetés en 2005. Au Parti de gauche, notre texte d’orientation, « Sortons de l’Europe austéritaire ! Désobéir pour ne plus subir ! », affirme la volonté de « révolutionner et refonder l’Europe ». Nous faisons nôtre la parole de Marie-George Buffet à Tarbes le 12 novembre dernier aux côtés de Jean-Luc Mélenchon : « Cette Europe, nous n’en voulons plus. Il n’y a rien de bon à garder. On recommence à zéro. » Loin des incantations hypocrites du PS, nous proposons une méthode concrète et radicale : la subversion ! Nous appliquerons la politique pour laquelle le peuple aura voté. Rien ni personne ne nous en empêchera. La France peut désobéir. D’autres le font, comme les Anglais qui n’appliquent pas l’euro. Depuis 1966, le « compromis de Luxembourg » permet à un pays qui juge que des intérêts « très importants » pour lui sont menacés de bloquer des décisions européennes. La France peut initier cette désobéissance européenne : refus d’appliquer les directives de libéralisation pour reconstruire les services publics, dénonciation du traité budgétaire pour refuser l’austérité et engager une relance écosocialiste de l’activité… Contre le libre-échange et le dumping, « l’Humain d’abord » proposait une taxe kilométrique et des visas sociaux et écologiques. Aujourd’hui, assumons le mot protectionnisme ! Notre protectionnisme est solidaire : il vise la relocalisation de l’industrie et de l’agriculture aux plus près des besoins sociaux et la planification écologique. Nous défendons la coopération plutôt que la guerre économique de tous contre tous. Cela commence par mettre en échec le projet de grand marché transatlantique. Pour en finir avec l’austérité et la spéculation contre la dette publique, organisons un audit citoyen et des annulations de dette publique. Surtout la BCE doit prêter directement aux États à taux bas ou nul. L’euromark actuel condamne les peuples à l’austérité. Mais les peuples n’accepteront pas d’être tondus éternellement. L’affrontement peut aller jusqu’à la désobéissance monétaire et une réforme unilatérale des statuts de la Banque de France pour qu’elle prête directement à l’État. Entre la sauvegarde de l’euro et la souveraineté du peuple, notre choix est vite fait ! Assumons cette confrontation. Il n’y a pas d’euro possible sans la France. Notre méthode est simple : proposer nos solutions. Les appliquer avec les autres peuples chaque fois que possible. Les appliquer seuls chaque fois que nécessaire. Nous devons assumer le potentiel révolutionnaire que donne à notre nation sa place de deuxième population et économie d’Europe et son histoire. Nul nationalisme ! Seulement la ferme conviction que changer l’UE à 28 est impossible. Notre stratégie : la subversion. Notre action  : rompre pour ouvrir un chemin et entraîner les autres peuples d’Europe. Là est l’internationalisme. Nous en avons les moyens. Chaque bulletin de vote pour nos listes aura cette ambition. Hollande, Merkel, Barroso, du balai !


Quelques repères dans le débat sur l’euro, par Francis Wurtz

DEBAT SUR L’EURO: QUELQUES REPERES

wurtz-l-humanite-dimanche 22Aout 2013, Chronique de Francis Wurtz, Député honoraire du Parlement européen

Des interrogations s’expriment: "Pourquoi essayer à tout prix de sauver l’euro ? Pourquoi un retour en arrière est-il tant un problème ?"fw
Soyons clairs: nous ne cherchons pas à "sauver" l’existant ! Les transformations que nous préconisons en matière de politique monétaire européenne sont radicales ! Il ne s’agit pas moins que de libérer les pays membres de la toute-puissance des grandes banques, compagnies d’assurance, fonds de pension, hedge funds et autres "acteurs des marchés financiers"! Mesure-t-on l’enjeu de classe que constitue le fait que la Banque centrale européenne aurait pour mission, non plus d’attirer les "investisseurs" au prix d’une politique d’austérité salariale et de rationnement des dépenses publiques, mais celle d’utiliser son pouvoir de création monétaire pour financer, à taux quasi-nul et sur le long terme, le développement social et écologique ainsi que la réduction progressive des déséquilibres, notamment entre le nord et le sud de l’Europe? Si nous y parvenons, c’est une révolution ! Il va sans dire que c’est un combat qui suppose des luttes sociales et politiques d’envergure, des conquêtes de droits nouveaux, des rassemblements larges, des convergences avec d’autres peuples européens, et même la recherche d’alliés dans d’autres régions du monde qui aspirent à voir réformer le Système monétaire international dans son ensemble. Comme toute grande bataille,celle-ci n’est pas gagnée d’avance.Mais le niveau d’exaspération et la volonté de changement sont tels en Europe aujourd’hui qu’un objectif de cette nature peut devenir plus mobilisateur que jamais. Songeons que les syndicats allemands partagent notre projet de créer une banque publique européenne exclusivement dédiée au financement des investissements sociaux,ou encore que la Confédération européenne des syndicats s’est engagée dans une opposition ferme au traité budgétaire et à sa logique d’austérité. La donne change…

Question: ne serait-il pas plus facile de choisir le "retour en arrière" ? Rien n’est écrit d’avance, mais plusieurs données majeures sont connues et doivent nous faire réfléchir: en particulier le besoin vital de solidarité et de coopération entre Européens face à la puissance acquise par le capital financier, aux effets dévastateurs de la crise depuis 2008, et à cette triste évidence que , de nos jours, "la majorité des élites politiques ne voie pas d’issue hors de la soumission aux diktats des marchés financiers."(1)

Or, comment risquerait de se traduire, dans ce contexte, un retour aux monnaies nationales, autrement dit un éclatement de la zone euro? En toute logique par une guerre économique exacerbée entre nations voisines, avec les conséquences sociales, idéologiques et politiques qu’on imagine. Pourquoi? Parce que ce sera à qui exportera le plus et importera le moins , et qu’à ce jeu, il y a, par définition, quelques "gagnants" et beaucoup de perdants ! Pour tenter de figurer parmi les "gagnants", chaque Etat sera ,en toute logique (ultra libérale), conduit à faire du zèle dans la course à la "compétitivité", dévaluant de plus en plus sa monnaie, réduisant toujours davantage ses "coûts du travail" et ses "dépenses excessives", appelant les salariés à la discipline et enrôlant son opinion publique dans cette croisade mortelle pour le progrès social, la démocratie et la solidarité. Où serait l’avantage? Certes,le pire n’est jamais sûr, mais peut-on faire courir ce risque à son peuple …et à l’Europe, qui n’a vraiment pas besoin d’une nouvelle poussée de nationalisme et de xénophobie?

Une France de gauche a, à cet égard, un devoir d’initiative. Elle peut prendre des mesures en rupture avec l’actuel consensus de la classe dirigeante européenne chaque fois qu’elles sont susceptibles de crédibiliser aux yeux, non seulement d’une majorité de Français mais de millions d’Européens , la perspective d’un autre euro et d’une "autre Europe".

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(1) Bernd Riexinger, co-président de la Linke,d’Allemagne (Economie et Politique,mai-juin 2013.)


Europe, contribution d’André Guyomarch

L’Europe Contribution d’André Guyomarch, Pont L’Abbé, été 2013

L’actuelle situation politique et économique de l’Europe, les élections européennes de 2014 nécessitent de clarifier notre analyse de la situation pour adopter une présentation des problèmes et proposer des solutions en cohérence avec notre principe « l’humain d’abord ».

Je vais essayer en m’appuyant sur l’ouvrage collectif « en finir avec l’Europe » de C. DURAND, ed La Fabrique, de soumettre à la réflexion un certain nombre d’analyses voire de propositions pour affirmer nos positions personnelles ou/et collectives et établir, autant que possible, un projet politique crédible et compréhensible. D’abord il faut ouvrir la boîte noire de l’Europe pour savoir ce qui se cache derrière l’emballage qui nous est présenté. Il est aussi nécessaire de comprendre pourquoi l’européisme, longtemps présenté comme la panacée à tous nos problèmes, est maintenant l’objet d’un rejet profond (bien que pour des raisons souvent divergentes). Quelles sont les conséquences, non seulement économiques mais aussi politiques de la création et du fonctionnement de l’union monétaire et comment peut-on gérer le problème ? Pourquoi la construction européenne repose t’elle sur une contradiction entre un fonctionnement centralisé, autoritaire et une mise à l’écart des processus démocratiques au sein des Etats ? Enfin quelles réponses peut-on proposer pour donner le pouvoir de décision aux peuples et non aux lobbies financiers et établir réellement la démocratie ?

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Cette Europe non démocratique ruine les peuples et leurs pays.

Cette Europe non démocratique ruine les peuples et leurs pays.

Juin 2013 : Les Grecs bafoués, les Roumains écoeurés, et les autres… (Espagne, Portugal, Italie, France maintenant)

– Le coup de force en Grèce d’un dirigeant valet de la Troïka.  lire ici la chronique de Francis Wurtz (juin 2013)

– Plans de sauvetage de la Grèce : 77% des fonds sont allés à la finance ! publié par ATTAC France

– Les roumains écœurés par la nouvelle braderie de leurs entreprises publiques.

Les nouvelles privatisations, décidées par le gouvernement du social-démocrate Victor Ponta, menacent 17 000 emplois en Roumanie. Ces mesures économiques réclamées par l’UE, le FMI et la Banque mondiale, qui ont déjà poussé à réduire le droit du travail chez le dernier entrant de l’UE, ont débuté le 20 juin et visent une dizaine d’entreprises publiques, dont l’une fortement symbolique : la poste. La résistance s’y organise pour les 3650 salariés qui seront licenciés le 1er juillet 2013.

En Roumanie Il y a 6 ans, la valeur de la compagnie de fret ferroviaire roumaine était estimée à 2 milliards d’euros. Aujourd’hui elle serait vendue -bradée- 180 millions d’euros.

–  Juillet 2013 Troïka : Moyen age européen, par Serge Halimi dans Le Monde Diplomatique


Jean Ziegler : l’UE joue le jeu du FMI et des multinationales

Jean Ziegler : « L’UE joue le jeu du FMI et des multinationales »

Le sociologue et responsable onusien vient de rééditer son dernier ouvrage, la Haine de l’Occident, dans une version actualisée.

Quelle est votre lecture de la crise grecque et de ses développements ?

Jean Ziegler.

Le régime de droite de Caramanlis qui a précédé l’actuel gouvernement du Pasok (socialiste) a été un système de pillage systématique des ressources du pays. Comme dans une République bananière, on a assisté à des privatisations à grande échelle des ressources de la Grèce accompagnées d’une très forte évasion fiscale. Des sources bancaires helvétiques fiables estiment qu’uniquement dans les banques suisses, on retrouve plus de 36 milliards d’euros de capitaux grecs provenant de cette évasion fiscale. De plus, certains des plus grands armateurs grecs ont transféré leur siège social à l’étranger – à commencer par le plus important parmi eux, Latsis, basé à Versoix près de Genève.

Le scandale, à l’arrivée, c’est qu’il incombe désormais au peuple grec et à ses travailleurs de payer lourdement pour la quasi-faillite de l’État alors que les classes dirigeantes, elles, ont préventivement évacué l’essentiel de leur fortune. Les dettes de l’État sont aujourd’hui égales à 112 % du PIB (produit intérieur brut) grec.

Que pensez-vous du rôle de l’Union européenne (UE) dans cette crise ?

Jean Ziegler.

Il y a là un autre vrai scandale. Avec l’argent des contribuables européens (des 15 pays de l’euro et des Suisses) on impose des conditions draconiennes à la population grecque. Au nom du sauvetage du pays, dont les ressources de l’État ont été pillées par le gouvernement de droite, on leur impose des reculs sociaux notables (blocages des salaires, réductions des prestations sociales et du nombre des fonctionnaires…) et de nouvelles privatisations – ce faisant, on aide aussi les grandes banques européennes lourdement engagées. C’est en fait l’occasion pour l’Europe et ses institutions financières de démanteler l’État social grec alors que le Pasok était arrivé au pouvoir avec un programme pour promouvoir la justice sociale.

Quelle aurait été une solution plus juste de cette crise ?

Jean Ziegler.

Il aurait fallu que les Européens et la BCE (Banque centrale européenne) avancent des fonds à la Grèce à un taux privilégié très bas pour lui permettre de faire rapidement face à ses engagements. Or, le pays a été mis devant cette alternative  : ou bien vous empruntez au prix – très – fort ou bien vous acceptez le plan UE-FMI et ses contraintes économiques. La Grèce rechignait à se soumettre aux conditions indignes de l’Europe et du FMI et espérait emprunter pour son compte sur le marché international. Pour l’en empêcher, 
il a suffi qu’un des organismes privés de notation financière, Standard and Poors, abaisse sa note sur la solvabilité de l’État grec… Dès lors, le pays n’avait plus accès au marché libre des capitaux qu’à des taux d’intérêt prohibitifs (près de 20 %). Il n’avait plus d’autre choix que de se soumettre aux conditions du plan Europe-FMI…

L’UE a donc joué le rôle habituellement dévolu au FMI et à ses économistes ultralibéraux…

Jean Ziegler.

Totalement. Avec la Grèce, l’UE reproduit pratiquement le même schéma des programmes d’ajustements structurels imposés par le FMI à des pays pauvres, comme le Burkina-Faso ou le Bangladesh  ! En résumé, il s’agit de démanteler l’État social pour rendre le pays « attractif pour les investissements étrangers ». Ce faisant, l’UE et la BCE jouent à fond le jeu du FMI et des sociétés multinationales. L’UE vient une nouvelle fois de faire la preuve qu’elle n’est qu’une entité au service des oligarchies du capital financier globalisé.

Entretien réalisé par Ramine Abadie (l’Humanité du 6 Mai 2010)


Guedj, un socialiste qui s’est opposé au traité

Jérôme Guedj: «Un traité qui tourne le dos à la réalité»

Jérôme Guedj, député de l’Essonne, est l’un des parlementaires socialistes qui se sont opposés, mardi, à la ratification du traité budgétaire. L'élu socialiste explique dans l'Humanité du 11 octobre souhaiter que le débat sur le pacte budgétaire se poursuive.

Pourquoi avoir pris le «risque» de voter contre un traité dont la ratification était assurée?

Jérôme Guedj. Parce que c’est 
la cohérence de nos engagements et 
de nos convictions. Je n’ai subi aucune pression. Ce n’est pas le cas de certains de mes camarades. C’était un symbole : nous étions le point d’aboutissement de cette colère des peuples d’Europe, de cette colère qui traverse le peuple 
de gauche ; celui qui attend 
cette fameuse réorientation de 
la construction européenne et qui considère que celle-ci ne sera pas 
le produit mécanique des fameux « petits pas » qu’on nous promet, 
de traité en traité.

Qu’est-ce qui vous «opposait» à vos collègues qui ont voté oui?

Jérôme Guedj. Nous avons dit que 
ce traité, que nous combattions hier 
et qui n’a pas changé d’une virgule, est un traité qui transpire la vulgate libérale. Il entretient cette vision de ce que j’appelle le fédéralisme autoritaire d’Angela Merkel, qui voit dans l’intervention coordonnée àl’échelle de l’Union européenne un débouché intéressant, mais uniquement parce qu’il soumet les États. Bref, c’est un traité qui nous dit que la crise de l’Europe, c’est la crise des États providence, mais pas la crise du capitalisme financier. Un traité qui tourne le dos à la réalité de ce que 
les peuples ont vécu et vivent encore dans leur chair, avec douleur.

Ce vote marque-t-il un clivage durable dans le Parti socialiste?

Jérôme Guedj. Nous sommes dans 
la majorité et nous n’agirons pas 
de manièreirresponsable. Mais dans le congrès du PS, la question européenne doit être présente. Pas pour chercher des querelles, mais parce qu’au regard de ce qu’est l’Europe, de ce qu’est la crise de ce capitalisme financier non encadré, non régulé, nous avons la responsabilité de ne pas occulter le sujet. Quand 10 % des députés socialistes ne votent pas ce traité, je crois qu’ils sont en phase avec au moins 10 % du Parti socialiste. Notre rôle était de mettre ces sujets dans le débat, nous l’avons fait.


PS et UMP adoptent le traité européen

Octobre 2012 : UMP et PS adoptent le Traité européen au Parlement.

Et voilà, ils l'ont fait !        Le PS et l'UMP ont fait adopter le traité Sarkozy-Merckel par le Parlement.

Comme pour le traité de Maastricht en 1992, comme pour le TCE en 2005 , comme pour le traité de Lisbonne en 2007, on retrouve ce permanent "Club des Libéraux". (lire l'article : Les banques au coeur du pouvoir)

Le non au référendum de 2005 les avait ébranlé, alors maintenant surtout pas de référendum ! Des fois que le peuple français les désavoue…

Elle est bien là la ligne de démarcation. Non pas entre la droite et la gauche, mais entre les libéraux et les progressistes (antilibéraux), entre les constructeurs de cette Europe des banquiers, de la dérèglementation, de la casse des services publics, de l'austérité organisée pour les peuples d'une part, et d'autre part, ceux qui veulent une Europe sociale et solidaire, une Europe pour les peuples.

Tous les élus du Front de Gauche ont voté contre ce "pacte budgétaire", 20 députés du groupe socialiste également qui ont eu le courage de s'opposer malgré les pressions. Au Sénat, sans l'appui actif de la droite le texte ne serait pas passé.

La droite est contente. La patronne du Medef, Laurence Parisot, applaudit.


Annick Le Loch votera pour le traité !

Dans Ouest France du 2 octobre 2012 notre députée PS Annick Le Loch dit à propos du traité européen (Pacte budgétaire) :

"Je vais voter pour. C'est une étape à franchir. Ensuite il faudra des changements de majorité européens pour construire une Europe plus sociale. Il faut progresser pour que la finance ne domine pas le monde."

Quelle explication convaincante !

Pour le traité de Lisbonne la députée nous avait déjà dit quelque chose du genre  : Le traité n'est pas bon, mais il est indispensable, il faut avancer.
Ça continue sur la même lancée. Il faut toujours franchir des étapes négatives pour que plus tard (ou jamais)  les choses aillent mieux… 

Quand on va droit dans le mur il est peut être temps d'arrêter d'avancer. (dans le Monde du lendemain il est dit que 120 économistes français argumentent en faveur du non, il y avait déjà les prix Nobel d'économie Joseph Stiglitz et Paul Krugman). Avancer pour avancer, il vaudrait mieux savoir vers où on avance ? C'est de l'obstination aveugle.

A moins que ce ne soit une fuite. Demain ça ira mieux, depuis des années on nous le rabâche (le même argument nous était déjà servi par les libéraux en 1998 puis en 2005), l'Europe sociale ce sera après, après quoi ? On vote pour une Europe encore moins sociale pour qu'elle soit plus sociale ensuite… Soit on est inconscient, soit on se moque de nous.

"Il faudra des changements de majorités pour que ça aille mieux", mais les socialistes ont eu tous les pouvoirs en Europe pendant de nombreuses années, ils avaient le temps de construire une Europe sociale s'ils l'avaient voulu !

"Il faut progresser pour que la finance ne domine pas le monde", les différents traités donnent de plus en plus de pouvoirs à la finance. Cette construction européenne a livré l'Europe au plein pouvoir de la finance (lire notre dossier à ce sujet), ce dernier traité la renforce encore. Renforçons la finance pour mieux l'affaiblir !

Avons nous voté à gauche pour que le traité préparé par Sarkozy et Merckel soit mis en oeuvre par la gauche ?


Et dans le Télégramme du 6 Octobre Mme Le Loch confirme qu'elle votera le traité et dit, entre autres "Si on ne signe pas le traité, on risque une crise politique majeure. La rigueur budgétaire s'impose mais l'austérité n'est pas une solution".

Deux remarques

1 – la crise politique majeure en Europe elle est là, actuellement, et c'est bien la conséquence de votre construction européenne. Les peuples de Grèce, d'Espagne, du Portugal refusent cette Europe au service de la finance. Ce n'est pas une crise politique ça ? Quant au peuple français, si vous ne voulez pas qu'il soit consulté c'est que vous avez peur de la réponse. 

Le refus du traité provoquerait une crise ? Oui, mais une crise salutaire, nécessaire, qui obligerait à effectuer un changement de cap. Il est grand temps qu'un pays dise non à ce système, il serait certainement suivi.

2 – la rigueur budgétaire s'impose mais pas l'austérité !!!.. C'est tout un programme… pour l'instant on a les deux. Et le pacte budgétaire grave dans le marbre l'austérité avec une politique budgétaire qui refuse de prendre l'argent là où il est et laisse les banques se nourrir des dettes des États.

Le programme du Front de Gauche propose des mesures d'assainissement des finances et de relance économique par l'investissement, notamment public.


Madame la députée a la mémoire courte
Madame la députée a la mémoire courte, elle s'est fait élire sur la base du programme de François Hollande, lequel dans ses propositions, annonçait la renégociation du traité Sarkozy/Merkel…Or de ce traité pas une virgule n'a été enlevé, ce qui conduit, tant l'UMP que le reste de la droite à voter ce traité avec le Parti Socialiste… C'est bien une alliance de fait qui s'installe, d'ailleurs Le soudain recul du gouvernement sur la taxation des revenus de cessions d'actifs est un signe fort de soumission adressé au patronat. Le gouvernement que soutient, Madame la Députée, lâche sur une des seules mesures du projet de loi de finance pour 2013 qui s'attaque aux revenus du capital. C'est désolant, d'autant que l'on n'a pas vu le gouvernement agir avec la même sollicitude à l'égard des salariés de Sodimédical, de PSA ou de Doux ! Cet abandon en rase campagne illustre les insuffisances d'une politique gouvernementale crispée par la rigueur budgétaire et fiscale, qui refuse d'aborder de front la question de la relance économique par l'investissement, notamment public, et du rôle des banques et du crédit comme levier pour y parvenir. Mais c'est bien l'essence même du traité, dont le gouvernement et Madame la député refusent de voir le peuple de France se prononcer par référendum..  R.D.


  Laurence Parisot, patronne du Medef, est satisfaite de cette ratification du traité : (dans l'Express du 3 oct 12)

Vous étiez très sévère avec le programme du candidat Hollande, l'êtes-vous autant avec les décisions du président Hollande ?

"Au cours de la campagne, j'avais attiré l'attention sur deux exigences. D'abord, la nécessité de ratifier le traité européen, dont François Hollande avait dit qu'il voulait le renégocier, ce qui me paraissait très dangereux ; je suis heureuse de constater que le président aujourd'hui fait tout pour que ce traité soit adopté rapidement.…–"         


La droite aussi est très satisfaite. Pas nous !