Guerre en Irak, questions

Débats & Controverses

Que vaut cette déclaration de guerre ?

Le piège tendu au Moyen-Orient de l’« État islamique » par Jean Casanova, chirurgien à Toulouse

Une déclaration de guerre vaut pour les motifs invoqués à la déclencher, pour les buts qu’elle se propose, pour les moyens qu’elle se donne. Examinons celle que « l’homme du pouvoir d’un seul », la Constitution de la Ve République lui en donnant le droit, exemple unique dans les démocraties occidentales, vient d’afficher à l’encontre de ce qui est nommé « État islamique ». Pauvre remake de la gesticulation tragique et, pire qu’inefficace, contaminatrice, celle de la « croisade contre l’axe du Mal » du néoconservateur George Bush ? Les motifs « invoqués » sont nobles. Mettre un terme à – ou du moins contenir – la spirale de violence et d’horreur pour toutes les populations du Moyen- Orient, devenu depuis 2003 un chaudron de meurtres, de sauvagerie, d’inhumanité et de fanatisme. Plus noble encore, plus crédible aussi, serait à l’ONU et à son Conseil de Sécurité de les énoncer.

Pas à l’Otan, pacte militaire occidental sous commandement étatsunien et qui n’a aucune légitimité ! Les buts découlent des motifs : ramener au Moyen-Orient la paix, la justice et la démocratie. Peuvent-ils être crédibles ? C’étaient les mêmes qu’avançait G. Bush. On sait maintenant à quoi ils ont servi. Les moyens, enfin : ils sont constitués d’une coalition, non pas onusienne – on ne lui a pas donné le temps pour se former et de se déployer ! Non, pour ramener la paix, la justice et la démocratie, la coalition se composera de la même coalition, France en moins, que celle qui en 2003 a fait entrer la région dans le cycle infernal de la guerre, du terrorisme, de la dislocation étatique et des guerres de religion. À part les marchands d’armes du complexe militaro-industriel états-unien et français et les états-majors galonnés, qui peut croire à la validité et à l’efficacité d’une telle stratégie ? Et monte alors la lamentation éplorée : « Donc, il ne faudrait rien faire ? » Il faut faire, mais pas n’importe quoi. Démantèlement par les Occidentaux et les pétromonarchies de leur approvisionnement en armes. Blocage des flux financiers qataris et saoudiens qui les alimentent. Arrêt des achats de pétrole en provenance des puits contrôlés par l’EI. Le piège de la guerre sainte est tendu ! Exactement l’objectif des fanatiques. C’est la mise en garde qui a dû être faite à « l’homme du pouvoir d’un seul ». L’urgence absolue est le retour à la case ONU.

Vidéo : Intervention de Pierre Laurent au Sénat sur l'Irak


Irak, l’impasse de la guerre.

Talibans, Al Quaida, Etat Islamique… Des monstres qui ne sont pas nés par hasard…

L'intervention au nom du groupe Front de Gauche à l'assemblée nationale du député  François Asensi le 24 septembre 2014

Pierre Laurent : "La France doit reconstruire sa vision du monde sans s'accrocher au wagon de l'OTAN" :

« Personne ne peut rester indifférent devant ce déferlement de violence et de destruction sur les populations civiles. En plusieurs points de la région, nous avons le devoir de secourir. Mais de quelle manière et avec quelles perspectives ? C’est en ces termes que la question se pose en réalité. (…)

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Exigeons la dissolution de l’OTAN, par Roland Weyl

Exigeons la dissolution de l’Otan !

Une organisation qui est le bras armé de l’économie de marché

Roland Weyl Avocat et vice-président de l’Association internationale des juristes démocrates

La tenue du sommet de l’Otan a été l’occasion d’en exiger la dissolution, au motif que cette Organisation du traité de l’Atlantique Nord a perdu sa légitimité depuis la dissolution du pacte de Varsovie et est devenue le bras armé d’une volonté de domination d’intérêts économiques. Or cette dissolution s’impose d’autant plus qu’en réalité, l’Otan a toujours été ce bras armé et n’a jamais eu de légitimité. En effet, elle a été fondée en 1949, non pas pour répondre au pacte de Varsovie, qui n’a été créé qu’en 1955, mais en réponse au fait qu’en 1948, la Tchécoslovaquie, refusant l’application du plan Marshall de domination économique américaine, était passée du côté soviétique, et qu’il fallait empêcher que cela ne se reproduise ailleurs.

Tout le sens en est donné par l’article 2 qui écrit : « En renforçant leurs libres institutions, en assurant une meilleure compréhension des principes sur lesquels ces institutions sont fondées, en développant les conditions propres à assurer la stabilité (…) elles s’efforceront d’éliminer toute opp o s i t ion dans leurs politiques économiques. » En clair, empêcher les bouleversements sociaux et garantir les principes du libéralisme et de l’économie de marché.

L’Otan fait d’ailleurs partie d’un dispositif mondial, dans le cadre duquel, en 1953, pour « légaliser » leurs interventions en les faisant entrer dans la légitime défense admise par la charte des Nations unies, les États-Unis feront adopter, par la conférence de l’Union des États américains, une résolution imaginant la notion d’agression interne du communisme international, au nom de laquelle ils allaient intervenir au Guatemala pour renverser le gouvernement Arbenz, qui avait nationalisé l’United Fruit (…).

Or, l’Otan n’est pas seulement illégitime, mais contraire au droit international. En effet, si la charte admet les organisations régionales, l’Atlantique Nord n’a jamais été une région, et la plupart des pays membres n’en sont pas riverains, mais surtout, étant un groupe d’États organisés pour des interventions militaires, elle viole l’interdiction par l’article 2.4 de la charte du recours à la force ou à la menace de la force, qui ne peuvent relever que du Conseil de sécurité et seulement pour le maintien ou le rétablissement de la paix. Elle doit donc être considérée simplement comme le serait dans un pays un groupe armé faisant sa propre police. C’est dire combien sa dissolution s’impose !

(article paru dans l’Humanité du 10 septembre 2014)


Horreur à GAZA – pétition – lettre à Hollande

Samedi 26 près de 300 personnes ont défilé à Quimper contre l'agression israëlienne à Gaza et pour la fin de l'occupation de la Palestine.
Le Front de Gauche était largement présent et invite au prochain rassemblement à Quimper mercredi 30 juillet à 18h place Terre aux Ducs

Une pétition est lancée par 100 personnalités :

Pour une protection internationale du peuple Palestinien

Assez de massacres ! Assez de violences et de haines !
Nous appelons le gouvernement français et les autorités européennes à prendre des initiatives à la hauteur du drame qui se noue et pour obtenir un cessez le feu immédiat. Que les armes se taisent et que l’on prenne le chemin du dialogue, de la diplomatie et de la politique ! La base de celui-ci est le droit international, la fin du blocus de Gaza, l’arrêt de la colonisation, la fin de l’occupation et la libération des prisonniers politiques palestiniens. C’est la condition de la paix et de la sécurité pour les peuples israéliens et palestiniens.
Ensemble, nous demandons que le peuple palestinien soit placé sous protection internationale et que la France et l’Union Européenne proposent d’urgence une aide humanitaire, médicale et sanitaire pour les victimes en commençant par les enfants. 

Le texte de la pétition et les premiers signataires

Le lien vers la pétition

Lettre ouverte au Président de la République par Edwy Plenel (dans Mediapart) le 23 juillet 2014


Stop aux crimes d’Israël en Palestine !

Stop aux crimes d'Israël en Palestine !

 
Pour l’arrêt immédiat des bombardements sur Gaza
 
Pour l’arrêt de l’agression israélienne en Cisjordanie et à Jérusalem
 
Pour la levée du blocus, illégal et criminel, de Gaza
 
Pour des sanc­tions immé­diates contre Israël jusqu’au respect du droit international
 
Pour le soutien au gouvernement d’entente nationale
 

De belles manifestations ont eu lieu à Quimper,

on y notait une forte présence du Front de Gauche

– pour demander au gouvernement français des mesures concrètes pour arrêter l'agression contre Gaza, pour le respect par Israël du droit international,

– pour l¹arrêt de l¹occupation et de la colonisation des territoires occupés par Israël

à Quimper le 21 juillet 2014


Annick Le Loch et la Syrie

SYRIE : Stopper l'escalade guerrière !

A propos d'une intervention militaire en Syrie notre députée A Le Loch dit dans Ouest France du 31 Août 

"Je suis pour, si cela peut apporter la paix, la démocratie et la liberté, mais je n'en suis pas sûre. Les souffrances endurées par ce peuple depuis 2 ans ne sont pas tolérables…"

Comme si des bombardements pouvaient apporter la paix ! Avec en prime démocratie et liberté ! Pourquoi pas "bonheur et joie" de voir les populations bombardées et leurs habitations détruites…

Les souffrances endurées ne sont pas tolérables… alors détruisons leur pays avec des bombes….

Ne tirera-t-on jamais les leçons des échecs du passé ? Une fois de plus c'est la solution de l'intervention militaire qui ajoute de la guerre à la guerre qui aurait le préférence de nos dirigeants. Comme si lancer des bombes sur la Syrie allait améliorer le sort des populations… On n'a importé en Irak et en Lybie ni la démocratie, ni la paix, ni la liberté.

En Irak, sous un prétexte mensonger d'armes de destructions massives, on a tué des milliers de civils et on a instauré la guerre civile permanente. En Lybie le fiasco de l'intervention française devrait aussi servir de leçon – sans oublier les conséquences au Mali (fourniture massive d'armes aux intégrises islamistes) –

Et de quel droit la France interviendrait dans un pays étranger, au nom de quelle légitimité ?

Il est temps que cesse cet alignement inconditionnel derrière les Etats Unis et Israël dont le seul but est de déstabiliser tout le monde arabe, avec tous les dangers que cela comporte.

Avant d'envisager une aventure militaire susceptible d'embraser toute la région, l'urgence est d'organiser sous l'égide de l'ONU, un sommet réunissant les belligérants et les principales puissances impliquées.

Alaa al Aswany, écrivain égyptien : "Une intervention guerrière occidentale s'apparenterait à un crime plus grave encore que celui que l'on prétend punir."

Jean Jaurès : "Il faut sans cesse dénoncer et déjouer les intrigues et les complots de ceux qui veulent mener notre pays à la guerre."


Pétition en ligne du Mouvement de la Paix contre l'intervention militaire en Syrie (septembre 2013)

http://www.mvtpaix.org/utils/petitionSyrie2013.php?langue=francais&displayBegin=2501


 

Ban Ki-moon : « Le chaos en Syrie et dans la région ne sert à personne »

Le secrétaire général de l’ONU a mis en garde contre l’illégalité d’une action « punitive » en Syrie sans l’aval du Conseil de sécurité, et il tente de relancer Genève 2.

Le secrétaire général de l’ONU a adressé, mardi soir 3 septembre, une importante mise en garde aux États membres du Conseil de sécurité, tentés par des frappes. « L’usage de la force est légal uniquement quand il s’agit (pour un État membre) de se défendre, conformément à l’article 51 de la charte, ou quand le Conseil de sécurité a approuvé une telle action », a rappelé le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, ajoutant, comme pour mieux prévenir toute tentative de recours à la force hors du cadre légal : « C’est un principe ferme des Nations unies. »

Ban Ki-moon a en outre fait valoir les risques d’instabilité encourus par l’ensemble de la région en cas de frappes militaires. « Nous devons considérer l’impact qu’aurait une action punitive sur les efforts pour empêcher d’autres effusions de sang et faciliter un règlement politique du conflit. (…) Le chaos en Syrie et dans la région ne sert à personne. »


Non aux armes nucléaires !

Non aux armes nucléaires !

François Hollande a affirmé qu’il ne changerait pas la politique de son prédécesseur en matière d’armement nucléaire. Cela est intolérable. 
Le Front de Gauche propose une autre politique dans ce domaine comme dans d’autres. 
L’arme nucléaire est inutile .
La politique de dissuasion nucléaire, développée par le général de Gaulle et ses successeurs, est devenue inopérante. C’est ce que disent, entre autres, le général Norlain et le socialiste Paul Quilès, ancien ministre de la défense
L’arme nucléaire crée une terrible menace de mort. 
Les sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE), basés à l’Ile Longue, transportent 384 à 400 bombes atomiques qui représentent une puissance de destruction d’environ 4000 fois celle de la bombe lancée sur Hiroshima. 
Les armes nucléaires représentent des dépenses énormes, maintenues sans restriction, alors que les dépenses socialement utiles sont diminuées.
Le nouveau programme d’armes nucléaires (nouveaux missiles M51, nouvelles têtes nucléaires, nouvelle génération de SNLE) représentent un coût d’environ 15 milliards d’€.
Dans le même temps, rien qu’en France, des millions de personnes ne peuvent se nourrir, se loger ou se soigner correctement. 
La France doit choisir la voie du désarmement nucléaire.
Aujourd’hui, elle viole le Traité de Non-Prolifération nucléaire (TNP). Il fait obligation aux pays signataires, disposant de l’arme nucléaire, de ne pas la moderniser ou en construire de nouvelles et d’aller vers son élimination. L’attitude de la France ne peut qu’inciter d’autres pays à se doter d’armes nucléaires, en violant aussi le TNP et à rendre la menace de mort encore plus grande. 
La France doit participer au désarmement nucléaire multilatéral, en mettant dès maintenant en œuvre la Convention internationale d’élimination des armes atomiques, proposée par la Conférence d’examen du TNP, à New York, en 2010, soutenue par 145 États et souhaitée par 81 % des Français (sondage IFOP). 
Un désarmement nucléaire unilatéral de la France doit être envisagé et faire l’objet d’un large débat démocratique. 
Ce désarmement doit aller de pair avec un projet industriel alternatif élaboré collectivement.
Il est temps de mettre fin, dans la VIe République que nous voulons, au domaine réservé du Président de la République que constitue la politique de défense. La question de l’armement et du désarmement nucléaires concerne tous les citoyens !
Avec le Front de Gauche, dites « Non à l’arme nucléaire ! »
Participez massivement, le dimanche 9 juin, au Festival 
« Debout Tout le Monde pour la Justice, la Paix et le Désarmement nucléaire », 
organisé au Port du Fret, à Crozon, à l’initiative du Mouvement de la Paix. 

Coordination Front de Gauche du Finistère


Syrie, armer qui ? Déclaration du PCF

Syrie – Le PCF condamne la décision d'une levée de l’embargo sur les armes

En annonçant la fin de l'embargo sur Ies armes en direction de la Syrie, les autorités françaises prennent une très lourde responsabilité, celle d’alimenter une escalade militaire aux conséquences tragiques. C’est le régime de Bachar Al Assad qui a cherché, dés le début la militarisation de la crise et qui en tirerait finalement tout le profit. Encourager cette militarisation est un choix consternant et dangereux qui peut engendrer l’escalade dans une région sous haute tension car, au demeurant, il est impossible de savoir dans quelles mains ces armes finiront par tomber.

Le Parti communiste français condamne cette décision qui ne fait d’ailleurs pas consensus au sein même de l’opposition syrienne et rappelle l‘exigence d’agir, à l'inverse, pour une solution politique qui puisse aboutir à l’arrêt de la confrontation armée et crée les véritables conditions pour que le peuple syrien puisse choisir son destin, ses dirigeants, et vivre en paix, en démocratie et dans le respect des libertés fondamentales.

Paris, Ie 15 mars 2013


Mali : opération militaire à risque

Mali : « L'intervention militaire française comporte de grands risques de guerre » (PCF)

Le PCF partage l'inquiétude des maliens devant l'offensive armée des groupes djihadistes vers le sud de leur pays. Ces groupes islamistes radicaux, avec leurs pratiques violentes, ont montré le danger qu'ils représentent pour la dignité humaine, pour les libertés, la justice et la stabilité du Mali et de toute la région.

Le PCF exprime une nouvelle fois son inquiétude devant la nouvelle et grave situation créée par la reprise de la confrontation armée au Mali. L' intervention militaire française comporte de grands risques de guerre et d'enlisement sans véritable solution durable pour le peuple malien et pour la reconstruction du pays. Cette intervention,  suscite l'angoisse légitime des familles des otages car la vie de ceux-ci est sérieusement mise en danger. On sait d’ailleurs que Denis Allex, retenu en otage en Somalie, a été assassiné par ses "geôliers" suite à une opération de la DGSE dans la nuit de vendredi à samedi. Cela montre quels sont  les périls dramatiques et les limites de ces opérations militaires.

Le PCF rappelle que la réponse à la demande d'aide du Président du Mali aurait du s'inscrire dans le cadre d'une mission de l'ONU et de l'Union africaine, réalisée sous drapeau de l'ONU, par des forces maliennes et africaines, dans le strict respect de la Charte des Nations-Unies, dans les limites imposées par l'exigence de la souveraineté malienne. La France, ancienne puissance coloniale, ne peut apparaître comme voulant poursuivre les pratiques dominatrices de la "françafrique". Cette intervention militaire n'efface pas la nécessité de la recherche d'une solution politique et d'un dialogue avec les groupes de la rébellion non liés au terrorisme et respectueux de l'intégrité territoriale du Mali. C'est ce que demandent les résolutions de l'ONU.

Le PCF demande que les autorités françaises répondent aux lourdes questions posées par une intervention militaire déclenchée sur décision du Président de la République et engagée sans débat préalable au Parlement.

Le Parti communiste français


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