49.3 Ils ont osé !

493_Hollande2006

Nous sommes face à un gouvernement autoritaire qui veut imposer une réforme de Casse du Code du Travail contre les députés, les syndicats majoritaires, les milliers de manifestants, l’opinion publique. Après la brutalité dans la rue organisée par sa police, c’est maintenant la brutalité au Parlement.

Honte à Hollande et à son gouvernement. Honte au Parti Socialiste qui se rend complice de tels agissements.

Certains élu-e-s seront bien contents de ne pas avoir à voter cette loi. Les godillots (on en connait) auraient obéi quand même mais auraient eu du mal à se justifier auprès de leurs électeurs.
Qu’ils se rassurent : s’ils votent la confiance à ce gouvernement cela revient au même… Cela veut dire qu’ils font passer la loi El Khomri et qu’en plus ils sont d’accord pour que l’on interdise de la voter démocratiquement. Nous ne l’oublierons pas.493_democratie

Parlementaires vous avez été élus pour voter les lois, mais si vous ne votez pas comme je veux alors vous n’aurez pas le droit de voter. C’est le 49.3
Une raison supplémentaire de changer cette constitution périmée et dangereuse.

Qui a utilisé le scandaleux article 49.3 ?493_utilisation

Ce sont les socialistes qui s’en sont servi le plus ! Et en 2006 quand Hollande trouvait ce 49.3 “brutal” et “déni de démocratie” c’était parce que  la droite officielle était au pouvoir, pas son camp…

PÉTITION du 10 mai 2016 ADRESSÉE AUX ÉLUS SOCIALISTES

Lancée le mardi 10 mai 2016 vers 15h00, 186.000 signatures le mercredi 11 mai à 9h00…

 

Jeudi 31 mars : Tous dans la rue !

Rassemblement à Quimper à 10h30, place de la Résistance – RDV covoiturage à 9h45 à Pt L’Abbé place de la Madeleine (parking MPT)

31mars

Projet de loi El Khomri-Valls-Hollande-Gattaz

Maintenant, arrachons le retrait pur et simple :

> Qui peut croire qu’en facilitant les licenciements, on va créer des emplois ?
> Qui peut croire qu’en faisant travailler plus longtemps ceux qui travaillent déjà tout en gagnant moins, on va réduire le chômage ?
> Qui peut croire que la définition d’un barème qualifié d’indicatif ne générera pas un nivellement par le bas des indemnités versées au titre des licenciements abusifs ?
> Qui peut croire à l’amélioration des conditions de travail alors que le suivi médical des salarié-es serait réduit à peau de chagrin ?
> Qui peut croire que les salarié-es ne vont pas être soumis au chantage à l’emploi si les règles sont fixées entreprise par entreprise et non plus par la loi ?

Lire la suite…

Chômage dans le Finistère. Une augmentation de + 5, 8 % en un an

En février, le Finistère comptait 73 040 demandeurs d’emploi inscrits à Pôle Emploi. Un chiffre qui a bondi de + 5,8 % en un an.

Selon Pôle Emploi, dans le Finistère, 73 040 demandeurs d’emploi étaient inscrits à Pôle Emploi en février 2016. Soit une évolution de + 0,9 % sur trois mois et de + 5,8 % sur une année.

Le nombre de demandeurs d’emploi en catégorie A (sans activité) s’établissait au mois de février à 44 680. Soit une évolution de + 1,9 % sur trois mois et de 4,9 % sur une année.


 

On peut réduire le chômage de moitié en dix ans – par Jean Gadrey, économiste

Cette course est un mauvais jeu à somme négative pour l’emploi, et même les pays ou le chômage semble faible voient croître la pauvreté salariale et la pauvreté tout court, parce qu’on y encourage les petits et mauvais boulots en détruisant des protections sociales.

On peut pourtant créer et sauvegarder des millions d’emplois utiles et décents en France dans la période à venir en menant des politiques réalistes, répondant aux besoins urgents, pour lesquelles les moyens existent, sans qu’il y ait besoin d’attendre pour cela le retour d’une croissance qui ne reviendra probablement pas, ou seulement à de faibles niveaux. Plusieurs volets doivent être combinés, chacun correspondant à un potentiel d’emplois utiles.

Le premier est celui des besoins de services du bien-vivre associés à des droits actuellement en deshérence: pour les personnes âgées ayant besoin d’accompagnement, pour la petite enfance, pour les personnes handicapées, pour l’éducation, la santé, la culture et les services publics qui souffrent de l’austérité alors que l’évasion fiscale fait perdre chaque année des dizaines de milliards d’euros aux recettes publiques.

Le second volet est celui de la RTT sans perte de revenu pour 90% des personnes: le partage du travail lié à celui des revenus (la réduction des inégalités). Pas seulement la réduction hebdomadaire (par exemple les 32 heures), mais aussi la RTT tout au long de la vie. Le mouvement historique de RTT a permis dans le passé de créer ou sauvegarder des millions d’emplois. Si on en était encore aux 1900 heures moyennes annuelles des années 1960, on aurait environ 5 millions de chômeurs s’ajoutant aux 5 millions actuels! Or, ce mouvement historique a pris fin en 2002, ce qui a amplifié la hausse du chômage.

Le troisième volet est celui des emplois d’une transition écologique socialement juste. On commence à disposer de scénarios solides. L’enjeu, de type humanitaire, est urgent, pour le climat, la biodiversité, etc. Des centaines de milliers d’emplois, dans leur grande majorité non délocalisables, peuvent – et doivent – être ajoutés pour y faire face.

Dans l’agriculture et dans l’industrie, la chute dramatique des emplois depuis plusieurs décennies pourrait être stoppée ou au moins fortement ralentie si le productivisme était battu en brèche au bénéfice d’une transition vers la qualité et la soutenabilité écologiques, si cette transition s’appuyait sur une sécurité sociale professionnelle, et sur un vrai droit de préemption des salariés lorsque le capital déserte des entreprises viables. Lorsqu’on fait le bilan chiffré de ces volets de création et sauvegarde d’emplois répondant à des besoins d’avenir, on s’aperçoit, comme nous avons pu le faire dans la région Nord-Pas-de-Calais-Picardie dans un « manifeste » pour l’emploi, que le chômage pourrait être réduit d’un tiers en 5 ans et de plus de la moitié en 10 ans.

Cela implique toutefois d’en finir avec une politique économique plus ou moins dictée par le Medef et les lobbies bancaires.    (publié dans le journal L’Humanité)

Pour aller plus loin, le blog de Jean Gadrey: http://alternatives-economiques.fr/blogs/gadrey

Triste bilan

Le PS a été lourdement sanctionné pour sa désastreuse politique nationale.

Le nombre important de cantons gagnés par la droite n’est pas le résultat d’une adhésion à cette droite, mais bien un rejet des Hollande, Valls, Macron, qui, en se mettant au service du MEDEF et de la finance, ont découragé et déboussolé l’électorat de gauche.

Ce mécontentement grandissant n’a malheureusement pas profité à la gauche alternative, pas encore identifiée comme recours. Et le système injuste du mode de scrutin (concocté par le PS) a fait le reste.

Une politique complètement différente, une politique de gauche, est nécessaire, sinon notre pays s’enfoncera encore plus dans le crise, crise économique, sociale et démocratique. Il y  a urgence. Ensemble construisons du neuf !

Les résultats de Mars 2015 dans le Finistère par canton

 Communiqué d’Ensemble! après le 2e tour des élections départementales

Déclaration du PCF après le 2e tour des élections départementales

Réponse du PG à l’invitation de rencontre lancée par le PS


 Commentaire des candidats du Front de Gauche sur le canton de Pont L’Abbé

“Notre priorité est et sera toujours de défendre les politiques solidaires, sociales et écologiques au profit de l’humain. Depuis 2012, nous mettons le PS en garde, tirons les signaux d’alarme en leur rappelant pourquoi et par qui ils ont été élus. S’ils n’entendent pas, ils en sont les seuls responsables et l’hégémonie des grands partis en est peut-être une des raisons. C’est pourquoi nous revendiquons la proportionnelle nous permettant une expression représentative.
1117 électeurs méritent d’être écoutés et nous sommes fiers qu’ils aient pu le faire au premier tour en leur proposant une liste soutenue par le FdG.
Nous invitons  le PS et Mr Le Loc’h  à écouter le peuple de Gauche qui aspire à une autre politique,  nous le voyons bien au travers des campagnes et projets que nous menons ensemble. S’ils sont en opposition ce n’est pas pour rien. Nous invitons aussi Mr Le Loc’h à stopper ses menaces à l’encontre des militants et à respecter les électeurs qui se sont exprimés démocratiquement”.

Pont-l’Abbé le 30 mars 2015


Commentaire de Martine Le Nozerh, candidate du Front de Gauche sur le canton de Plonéour

MartineLeNozerh600Les résultats des élections départementales reflètent le mécontentement et la lassitude des électeurs qui en 2012 pensaient que leur quotidien serait meilleur avec un gouvernement de Gauche. La politique d’austérité menée par F.Hollande et  M.Valls est sanctionnée. Malgré cette défaite cinglante, malgré la contestation au sein de son parti et des autres partis de Gauche, ils perdurent dans la destruction du paysage social, entraînant dans leur sillon  la misère dans la population. Le chômage continue d’augmenter, les salaires, les retraites, le SMIC stagnent ou sont gelés, les services publics sont démantelés au profit du privé. Comment  ne pas comprendre la détresse des électeurs de gauche qui se sont détournés des bureaux de vote ou qui ont voté pour le F.N.  C’est un fait !  Les électeurs de droite se sont bien mobilisés et remportent de nombreux cantons. Au FDG nous avons à expliquer et à redonner confiance aux citoyens qu’une autre politique à Gauche est possible en mettant au cœur de nos priorités leurs préoccupations.

Plozevet le 2 avril 2015


  Commentaire de Roland Jaouen, candidat du Front de Gauche sur le canton de Plonéour

RolandJaouen600Il n’est pas sûr que de laisser à Manuel Valls le soin de mener campagne a facilité la tâche des socialistes.

Ce qu’on peut observer chez nous c’est une forte abstention populaire.

  • que le PS de Valls est battu
  • et que la droite l’emporte sans dynamisme

On assiste à un «  déménagement » du territoire bigouden avec la fermeture des services publics et privés. (Hôpitaux, Poste, Ecoles, Médecins, commerces) qui donnent aux électeurs un sentiment d’abandon se transformant en vote protestataire pour le FN.

La tâche des décideurs à tous les niveaux politiques (communes, départements, régions, nation) est de rendre inutile le FN aux yeux de ses partisans par une politique qui met les citoyens au cœur du débat. La souffrance sociale se traduit par une colère politique. Plus que jamais, pour l’avenir, la situation réclame une grande lisibilité. L’humain d’abord !

Plonéour le 30 mars 2015


 COMMUNIQUE DU PCF – PAYS BIGOUDEN

Au lendemain du premier tour, Frédéric Le Loch avait déclaré quelque peu méprisant : « faire la distinction entre un petit groupe, quelques cadres locaux, et les électeurs qui savent faire la différence entre la droite et la gauche »

Après la défaite du Parti Socialiste dans le canton, il en impute maintenant la responsabilité aux « alliés de gauche qui ont fait un choix qui ne les honore pas », méprisant cette fois-ci les électeurs qui n’auraient pas su faire la différence entre la gauche et la droite.

Faire de la politique, c’est défendre une politique. La véritable cause de l’échec du Parti Socialiste, c’est cette politique libérale et d’austérité menée par Hollande, Valls, Macron qui trahit tous les engagements de 2012, qui fait le lit de la droite, de l’extrême droite, qui pousse à l’abstention et qui ne porte certainement pas « les valeurs de justice, de solidarité et de progrès » qu’invoque M. Le Loc’h.

Pour notre part, nous continuerons notre combat pour des territoires solidaires, écologiques et démocratiques.

Pont-l’Abbé le 30 mars 2015

François Hollande sur TF1, suspense jusqu’au bout


Suspense… Ce sera Pierre ou ce sera Jean-Luc ?

A mi-mandat François Hollande vient tirer un bilan sur TF1/Bouygues. Sa politique d'austérité est un échec complet et il mène notre pays dans le mur. Le chômage augmente, les pauvres sont de plus en plus pauvres et les riches de plus en plus riches. Le coût du capital devient insupportable.

Certainement conscient de son échec, je m'attendais à une décision logique : "je dois donc changer de cap, gouverner à gauche, faire du social… en conséquence je choisis un 1er ministre capable d'assumer cette politique".

J'ai donc passé ma soirée dans un suspense insupportable, ce sera Jean-Luc Mélenchon ou bien Pierre Laurent ?
Incroyable, il a oublié de le dire !                                                           G.B.


12 avril à Paris 100.000 contre la politique de Hollande

12 Avril 2014 à Paris – 100.000 personnes à la marche contre la politique d'austérité du gouvernement.

JLMélenchon le lendemain sur FR5 dans CPolitique-vidéo

Nous n’en pouvons plus de voir la droite et l’extrême-droite battre le pavé avec leurs cortèges de haine de l’autre, d’intolérance, de racisme, de sexisme, d’homophobie et d’intégrisme.
En France ,comme dans toute l'Europe, la rigueur budgétaire et l’austérité imposées par la Commission européenne, François Hollande et le gouvernement pour satisfaire les marchés financiers nourrissent ce climat malsain. Les conséquences sont là : services publics démantelés, acquis sociaux mis à mal…
Le chômage monte, la précarité s’étend, les jeunes galèrent, les salaires et les retraites sont en berne. Les inégalités se creusent tandis que les grandes entreprises versent aux actionnaires des dividendes insolents. Partout ces politiques provoquent indignations, colères et désespoirs.                  Elles nous révoltent.
Elles s’accompagnent du recul général des droits : à l’éducation, à l’emploi, à un revenu décent, à la santé, à un logement de qualité… Les inégalités d’emploi et de rémunération attaquent plus durement les droits des femmes et des migrants. La répression s'abat sur les sans papiers, les roms, les plus précaires, et ceux qui les défendent. Alors que des choix politiques résolument à gauche devraient s’imposer face à la crise, les renoncements du gouvernement devant les exigences du Medef et de la droite en matière sociale, environnementale, familiale, et sur le droit de vote des étrangers… scandalisent.
Avec l’assentiment enthousiaste du Medef, le président de la République veut désormais faire du « pacte de responsabilité » le coeur de sa politique. Au patronat, il octroie 35 milliards d’allègement de cotisations. Qui peut croire que ce nouveau cadeau permettra de lutter contre le chômage ?
Devant un Medef qui refuse de s’engager sur des créations d’emplois, le gouvernement Ayrault s’engage, lui, à réduire les dépenses publiques de 50 milliards d’euros. Dans la ligne de mire, la sécurité sociale et les services publics. Mais ce sont aussi les collectivités territoriales asphyxiées, les associations étouffées, la culture sacrifiée. Ce n’est décidément pas cela que nous voulions, nous qui, par millions, avons contribué à chasser Sarkozy.
Personnalités morales, acteurs du monde de la culture et des arts, du monde du sport, responsables syndicaux, associatifs, politiques, nous sommes divers par nos engagements. Mais ensemble, nous voulons construire une dynamique rassembleuse pour des alternatives politiques et démocratiques, économiques , sociales et écologiques.
Nous appelons le samedi 12 avril à Paris à une marche nationale d’espoir à gauche , contre l’extrême droite, pour l’abandon du « pacte de responsabilité », pour une juste distribution des richesses.


Hollande n’entend que de l’oreille droite

M.Valls Premier Ministre : "François Hollande n'entend que de l'oreille droite" (Pierre Laurent)

François Hollande n'a pas écouté le message des Français. A part le Premier Ministre, rien ne change. La nomination de Manuel Valls à la tête du gouvernement est précipitée. C'est est une fuite avant, un choc pour les électeurs de gauche qui ont manifesté leur mécontentement et leur désarroi lors du scrutin municipal. Une nouvelle fois, François Hollande tourne le dos à la gauche.

Le Président maintient le cap de l'austérité. Le pacte de responsabilité reste la priorité. La réduction de 50 milliards d'euros de dépenses publiques et la baisse des impôts et des cotisations sont incompatibles avec les efforts annoncés en faveur de la santé, de l'éducation et de la jeunesse. D'ailleurs le Président est resté très flou. Aucune mesure concrète. Le pacte de solidarité c'est du vent !

Si François Hollande avait vraiment écouté les français, il aurait annoncé un grand plan de justice fiscale et sociale, des investissements pour les services publics, la hausse du SMIC, un soutien aux collectivités locales, l'interdiction des licenciements boursiers…..bref, une politique de gauche! A un mois et demi des européennes il aurait du engager le bras de fer avec Bruxelles pour libérer le pays du pacte budgétaire. Décidément le Président de la République n'entend que de l'oreille droite.

J'appelle solennellement l'ensemble des forces et des militants de gauche qui ne se reconnaissent pas dans les choix de François Hollande, à se rassembler et à travailler ensemble à l'émergence d'une alternative à gauche. Ne laissons pas le champ libre à un retour de la droite. Je donne rendez-vous à tous ces femmes et hommes de gauche le 12 avril prochain pour un grand rassemblement populaire et citoyen pour un sursaut politique plus que jamais nécessaire.


Hollande a été jugé par l’électorat le 30 mars

Réaction de Jean-Luc Mélenchon au soir du 30 mars 2014
"La politique de F. Hollande a rencontré son.juge..

Second tour des municipales : déclaration du PCF

Le second tour des élections municipales acte indéniablement la poursuite de la mobilisation de la droite avec des victoires significatives. La politique du gouvernement a démobilisé l'électorat de gauche plongé dans la déception et le désarroi. Le Parti socialiste perd de nombreuses villes, parmi elles des terres historiques de la gauche. Le Front national, largement surreprésenté dans le débat politico-médiatique, gagne quelques villes, bien trop, majoritairement sur la droite.

Dans ce contexte et après avoir fait élire 94 maires de villes de + de 3500 habitants au premier tour, le Parti communiste français n'est pas épargné par les gains de la droite, eux-mêmes alimentés par des transferts d'électeurs venus du Front national. Le PCF enregistre des pertes dans plusieurs départements. C'est une bien mauvaise nouvelle pour les populations qui se retrouvent ainsi privées de boucliers locaux contre l'austérité. Pour autant, le Parti communiste français reste le troisième réseau national de maires, conserve des villes importantes et gagne Aubervilliers, Montreuil et Thiers.

Le bilan à tirer à chaud de ces élections municipales est l'urgence absolue de changer de politique, à commencer par le pacte de « irresponsabilité » dicté par le MEDEF et la commission européenne. Ce pacte est totalement étranger aux valeurs de la gauche et du monde du travail, il est l'expression de la dérive politique du gouvernement qui conduit aux résultats de ce scrutin municipal. Sans changement politique, le remaniement ministériel sera totalement hors sujet pour le peuple et le pays.

 

D'ores et déjà le PCF et le Front de gauche organisent une riposte à la droite pour un changement de cap à gauche. Ils donnent rendez-vous le 12 avril prochain dans la rue pour un sursaut politique à toutes les forces progressistes et à tous celles et ceux qui ont le cœur à gauche. Le Parti communiste français et le Front de gauche vont engager toute leur énergie et leurs forces dans la campagne européenne à venir, notamment dans le combat contre le grand marché transatlantique pour stopper net l'avancée de la droite et offrir une réelle alternative à gauche.


P.Laurent sur France Info : Hollande est minoritaire à gauche

Invité vendredi 24 de France Info, Pierre Laurent, le secrétaire national du parti communiste a réaffirmé qu'il ne voterait pas la confiance au gouvernement sur le pacte de responsabilité. Et il assure que François Hollande est aujourd'hui "minoritaire dans la gauche". Avant de lancer un appel au rassemblement de tous ceux qui pensent comme lui.

http://www.dailymotion.com/video/x1a801j_pcf-hollande-est-minoritaire-a-gauche_news
 

"Moi je crois que François Hollande aujourd'hui est minoritaire dans la gauche. Et minoritaire parmi ceux qui l'ont élu en 2012. Mes alliés, ils sont dans toute la gauche française. J'appelle les socialistes, les écologistes, les syndicalistes qui se reconnaissent dans les valeurs de gauche, tous les citoyens de gauche à se rassembler…" affirme le patron du PCF.

Et il est catégorique : "Vous verrez, nous ne serons pas seuls à dire ce que nous disons sur le pacte de responsabilité". 

Et Pierre Laurent répète qu'il ne votera pas la confiance au gouvernement quand le pacte de responsabilité arrivera à l'Assemblée nationale. Car ce pacte donne "à nouveau des cadeaux énormes au patronat. Et pour lequel il n'y a pour le moment aucune contrepartie en matière d'emploi", seulement des "mots ronflants"

http://www.dailymotion.com/video/x1a801j_pcf-hollande-est-minoritaire-a-gauche_news


Communiqué du Front de Gauche du Pays Bigouden après la conférence de presse de François Hollande

Communiqué du Front de Gauche du Pays Bigouden après la conférence de presse de François Hollande

Après l’attaque contre le régime de retraites et la hausse de la TVA, c’est à un véritable coup de force auquel François Hollande s’est livré, un dynamitage en règle du modèle social et républicain français.

Pas un mot pour les salariés, pour les privés d’emploi et précaires de notre pays, mais par contre la fin des cotisations familiales patronales, un nouveau cadeau de 30 milliards au patronat après les 20 milliards du CICE.

Quant aux 50 milliards de réduction de dépenses publiques et de dépenses des collectivités, c’est une déclaration d’austérité générale qui ne peut qu’aggraver la situation.

En assumant son libéralisme Hollande achève ce que Sarkozy n’a pas eu le temps de mener à terme. Où est le changement promis ?

Le Front de Gauche propose, à l’opposé, une politique de gauche avec une fiscalité juste et solidaire.


Hollande et son Pacte conférence de presse 14 janvier, réactions

Conférence de presse de Hollande le 14 janvier 2014, réactions :

Pierre Laurent, PCF: « Un pacte d'irresponsabilité sociale »

C’est un véritable « pacte d’irresponsabilité sociale» qu’a présenté François Hollande au cours de sa conférence de presse. Ses annonces sont une attaque profonde, un dynamitage en règle du modèle social et républicain français. En proposant la fin des cotisations familiales patronales, le Président de la République a répondu à une vieille exigence de classe du MEDEF et fait un nouveau cadeau de 30 milliards au patronat après les 20 milliards du CICE. Les contre-parties exigées, elles, sont du vent, pire elles ne révèleraient que de négociations de branche que le Parlement a déjà appelé à entériner. Autrement dit, c’est la fin de toute législation sociale nationale !

La méthode proposée est, elle aussi, inacceptable. Le Président se donne 6 mois pour mettre en œuvre son pacte. Le Parlement et les organisations de salariés sont sommées de se soumettre aux exigences du patronat. La réforme institutionnelle dessinée par le Président est un profond coup porté à la démocratie.

Les communistes avec le Front de gauche seront mobilisés pour faire échouer le plan présidentiel. Je réitère ma proposition de pacte de solidarité à l’ensemble des militants de gauche pour créer les conditions de mise en œuvre d’une politique de gauche que le Président a décidé d’abandonner.


Martine Billard, Co-Présidente du Parti de Gauche

C’est à un vrai coup de force auquel François Hollande s’est livré contre l’état social et contre la République. Il supprime toute unité territoriale en introduisant la structuration à la carte pouvant aller jusqu’à la disparition de départements et en transférant des pouvoirs réglementaires au niveau local. Cette orientation libérale ne conçoit l’aménagement du territoire qu’en terme de concurrence.

Tout son discours n’avait qu’un objectif, s’attirer les bonnes grâces des grands patrons. Pas un mot pour les salariés, pour tous les privés d’emploi et précaires de notre pays. Avec les 50 milliards de réduction de dépenses publiques et l’exigence de réduction des dépenses des collectivités, François Hollande vient de déclarer l’état d’austérité générale. Outre les 30 milliards d’euros de cotisations familiales qui vont être transférés des entreprises vers les ménages, le Medef peut se féliciter des autres annonces. Le Medef qui aime tant les chartes, les pactes et les Hauts comités de régulation va adorer le pacte de responsabilité, il n’y aura pas de contreparties obligatoires, tout juste un observatoire de plus.

Silence dans les rangs, telle est la devise du président de la République qui annonce l’engagement de la responsabilité du gouvernement. Ceux qui croyaient qu’ils pourraient discuter du contenu du pacte de responsabilité ont la réponse : c’est à prendre ou à laisser. Da’illeurs un Conseil stratégique de la dépense usurpera le rôle attribué par la Constitution aux commissions des finances et à la Cour des Comptes.

François Hollande se soumet une fois de plus à la vision de Monsieur Barroso et de Madame Merkel d’un fédéralisme européen qui nie la souveraineté populaire. La convergence européenne est pour lui est un nivellement vers le bas de la fiscalité des entreprises au niveau allemand.

Face à ce social-libéralisme assumé, nous appelons tous ceux qui refusent cette politique jusque dans les rangs du PS et EELV à construire avec nous l’opposition de gauche aujourd’hui indispensable.
 Le temps est à la résistance, au parlement , dans les urnes et dans la rue.


Déclaration nationale d'Ensemble

Tapis rouge pour le patronat.

 Le pacte de responsabilité a représenté l'élément central de la conférence de presse de F. Hollande ce 14 janvier.
En dépit de l'habillage rhétorique, c'est la confirmation de son adhésion aux poncifs de la pensée néo-libérale. Il se dit social-démocrate mais le pacte de responsabilité est la copie conforme du pacte de confiance de P. Gattaz avec la reprise en compte des cinq exigences formulées par le patron du Medef.

Le « président des entreprises », Après les 20 milliards au titre du CICE, le « président des entreprises » accepte le transfert des 35 milliards d'euros des cotisations familiales payées par les patrons.  C'est une vieille revendication patronale qui est exaucée.

Comment sera alors financée cette branche de la sécurité sociale ?

Nouvelle augmentation de la TVA, comme le suggère P. Gattaz ? Alourdissement de la CSG, ? Il y a danger d'une ponction financière supplémentaire pour les salariéEs, la population.

Autre sujet de satisfaction pour le Medef, l'annonce de la réduction des dépenses publiques de 50 milliards entre 2015 et 2017.

Cet engagement aura des incidences fortes sur les dépenses de l'Etat,  le nombre des fonctionnaires, et sur sur les moyens financiers des collectivités territoriales. C'est clairement dit : parmi elles seront privilégiés, par des incitations financières, les métropoles, qui absorberont les départements dans leur aire géographique, et les régions invitées à se regrouper.

 Pour la protection sociale, si les objectifs sont renvoyés à la compétence d'un Haut Conseil du financement de la protection sociale, c'est la réduction des actes médicaux et des prescriptions de médicaments, entre autres, qui sont visées. Déjà, un citoyen sur cinq renonce à se soigner pour des raisons financières.

 Où va le droit à la santé pour tous ?

Cette politique d'austérité massive aura pour conséquence d'engager le pays dans une spirale dépressive.
Toutes ces annonces balisent la voie suivie par F. Hollande : discours matiné de social-démocratie lors de la campagne présidentielle, social-libéralisme pendant les premiers mois et maintenant reprise sans vergogne de l'idéologie patronale.

Qui peut croire que la baisse des charges incitera les patrons à embaucher alors que dans les grandes sociétés 60% des bénéfices vont à la rémunération des actionnaires ?

Face aux assises de la fiscalité des entreprises qui sont prévues fin janvier, construisons une large mobilisation le 8 février contre l'augmentation de la TVA et pour une fiscalité juste et montrons à F. Hollande qu'il y a une politique alternative à la sienne.


Paul Krugman, prix Nobel d'économie 2008,
éditorialiste star du New York Times et une des voix keynésiennes les plus influentes du monde, s'est fendu non pas d'un mais de deux articles pour critiquer l'influence de Jean-Baptiste Say —dont il a récemment comparé les idées à des«cafards» (on peut les chasser, elles reviennent quand-même) sur le discours d'Hollande. Il y crie littéralement au «scandale» :

«Ce qui est choquant, c'est qu'il ait épousé des doctrines de droite discréditées. […] M. Hollande, en annonçant son intention de réduire les charges des entreprises tout en diminuant les dépenses (sans plus de détails) pour en supporter le coût, a déclaré "C'est sur l'offre qu'il faut agir" et a affirmé que "l'offre crée même la demande". […] Ce n'est simplement pas vrai […]. Tout montre que la France a plein de ressources productives, tant en travail qu'en capital, qui sont à l'arrêt parce que la demande est inadéquate.»


Article paru dans la revue du SNES, syndicat des enseignants des Lycées et Collèges


Hollande renie sa parole Attac 30 juin 2012

Vers une ratification « rapide » du Pacte budgétaire par la France :

François Hollande renie sa parole, les électeurs doivent être consultés

 

Á l'issue du sommet européen des 28 et 29 juin, le président de la République vient d'annoncer qu'il va demander au Parlement une ratification « rapide » du Pacte budgétaire. Il renie ainsi l'une de ses principales promesses électorales, celle de renégocier ce traité. Les décisions du sommet européen ne comportent en effet aucune mesure de nature à stopper la plongée aujourd'hui engagée de la zone euro dans un gouffre économique, social et démocratique. La ratification du Pacte budgétaire et les politiques d'hyperaustérité qu'il commande vont au contraire accélérer cette plongée. Pour Attac, la seule manière d'éviter ce désastre est que les citoyens s'emparent du débat et exigent d'être consultés par un référendum.  

 

Durant la campagne électorale, François Hollande avait affirmé de façon répétée que la France ne ratifierait pas le Pacte budgétaire sans l'avoir renégocié de façon substantielle. Il avait précisé lui-même les trois points clés de cette renégociation: la possibilité pour la Banque centrale européenne de financer directement les États, la mise en place d'euro-obligations pour que les pays de la zone euro puissent emprunter solidairement, et des mesures de relance de la croissance en Europe. Sur ces trois points, et malgré l'enthousiasme habituel, après chaque « sommet de la dernière chance », des éditorialistes et des marchés financiers devant  « des mesures enfin courageuses et décisives »,  l'échec est total:

non seulement la BCE ne financera pas directement les États, mais elle n'aura plus besoin, après le sommet du 28-29 juin, d'acheter des obligations des pays attaqués par les marchés financiers, comme elle avait du le faire à son corps défendant – en 2011. Désormais, c'est le Fonds européen de stabilité financière (puis le Mécanisme européen de stabilité qui va lui succéder) qui interviendra pour réduire la pression sur les États attaqués. Même le FESF (puis le MES) ne pourront pas être financés directement par la BCE : ils devront se financer eux-mêmes sur les marchés. En outre les pays recourant à l'aide du FESF-MES – comme l'Espagne et l'Italie très prochainement – devront signer un mémorandum les soumettant à la Troïka (Commission, BCE, FMI) ;

la perspective des euro-obligations est remise aux calendes grecques, et même pas évoquée dans les conclusions du sommet ;

quant au « pacte pour la croissance » de 120 milliards d'euros, c'est une opération de communication politique sans grande signification économique. 60 milliards proviennent de fonds structurels « redéployés »: des sommes déjà votées et programmées pour 2012-2013. C'est comme remettre un cadeau dans son emballage pour l'offrir à nouveau… L'autre moitié sont des prêts hypothétiques de la Banque européenne d'investissement pour des « grands projets » d'investissements privés dont on ne connaît encore rien.  

 

Ce sommet européen marque une étape supplémentaire dans la décomposition des solidarités et de la démocratie en Europe. Même si les trois promesses de François Hollande étaient pour nous très insuffisantes pour remédier à la crise, leur abandon signifie un renoncement à tout espoir d'enrayer la catastrophe qui s'annonce. En France et en Europe, il appartient aux mouvements sociaux et citoyens de s'opposer à cette démission des dirigeants européens. La pétition initiée par  Attac et La Fondation Copernic peut être un outil en ce sens (http://www.france.attac.org/lettre-ouverte-francois-hollande-pour-un-referendum-sur-le-pacte-budgetaire).

 

Attac France, Paris, le 30 juin 2012


 

ReflexionGBaprèsElectionHollande

Réflexions personnelles à propos de l’élection de François Hollande.

François Hollande a été élu grâce aux voix du Front de Gauche. C’est clair qu’avec notre bon score au 1er tour et notre bon report au 2e nous avons contribué activement à chasser Sarkozy.
De plus Hollande a bénéficié de très nombreuses voix qui exprimaient un rejet de Sarkozy. Chasser Sarkozy était une mesure de salut public.
Tout cela mis bout à bout, il reste peu de voix pour une approbation claire et nette des propositions de François Hollande et du PS.
Les socialistes doivent en être conscients, il ne s’agit pas d’une adhésion à leur programme !

Si c’est pour faire la politique du socialiste Zapatero en Espagne, du socialiste Socrates au Portugal ou du socialiste Papandreou en Grèce, non merci !

François Hollande ne doit pas se laisser embarquer dans la politique d’austérité dictée par les banques et par les traités européens que les socialistes ont approuvés.

« Le changement c’est maintenant !» disait François Hollande. Chiche !

Il est indispensable, après avoir eu les voix du Front de Gauche, d’en prendre les idées principales pour sortir de la situation actuelle.
–         Un changement radical de l’orientation de l’Europe par une renégociation des traités dans le sens de la solidarité au lieu de la concurrence, de la relance et du social au lieu de l’austérité pour les peuples et du jack pot pour les banques.
–         Une mise sous contrôle public de la BCE et la création d’un pôle public financier en France.
–         Une réforme fiscale conséquente vers plus de justice sociale.
–         Une lutte réelle contre la fraude fiscale et les paradis fiscaux.
–         Un retour à une retraite convenable et sans décote évidemment.
–         Et bien d’autres mesures importantes allant dans le même sens.

Si dans cinq ans la gauche a déçu, nous risquerons le retour d’une droite dure et arrogante (*).

C’est pour cela que nous allons faire une campagne active du Front de Gauche pour les législatives. Plus le groupe Front de Gauche à l’Assemblée Nationale sera important plus nous aurons une « garantie gauche ».

Mais il faut aussi que les socialistes français réfléchissent.
Il ne s’agit plus de s’aligner sur l’Internationale socialiste ni sur le Parti Socialiste européen.
Il faut une rupture.
François Hollande a dit, dans un éclair de lucidité, « L’ennemi c’est la finance ! ».
Il avait raison.
Qu’il en tire des conclusions et prenne des mesures pour la maîtriser.
Et nous applaudirons !

Gaston Balliot, Front de Gauche Loctudy, le 8 mai 2012

(*) à moins qu'il n'y ait un grand sursaut populaire qui porte le Front de Gauche aux commandes, ce qui serait bien sûr LA solution.

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