Loi Macron DANGER !

Bref décryptage de la loi Macron–>télécharger , par Gaston Balliot, à partir essentiellement du supplément de l’Humanité Dimanche de Janvier 2015

Vidéo de La-bas si j’y suis : Filoche démolit la loi Macron

Collectif 3A : la loi Macron c’est NON ! (communiqué)

Les dix députés Front de gauche estiment que la loi Macron, examinée à l’Assemblée nationale, « porte un message clair et global reposant sur une doctrine cohérente: la remise en cause de l’État social à travers l’application de vielles recettes néolibérales ». lire

La CGT Pont L’Abbé s’adresse à la députée PS pour qu’elle ne vote pas ce projet néfaste, lettre_ouverte

Le tract du PCF dénonçant ce projet Macron

Voir aussi sur ce blog l’article sur la marchandisation du sang.

Et notre députée dans tout cela ? Toujours égale à elle même. Elle a déclaré être : “très attachée au repos dominical“..”très septique sur le bénéfice économique et social de cette réforme..”, MAIS “.. je la voterai… car je participe à la majorité qui est au pouvoir..”.
A t’elle été élue uniquement pour défendre le PS comme un robot, quoi qu’il fasse, aussi loin à droite qu’il aille, ou pour représenter les intérêts de la population ?

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Hollande n’entend que de l’oreille droite

M.Valls Premier Ministre : "François Hollande n'entend que de l'oreille droite" (Pierre Laurent)

François Hollande n'a pas écouté le message des Français. A part le Premier Ministre, rien ne change. La nomination de Manuel Valls à la tête du gouvernement est précipitée. C'est est une fuite avant, un choc pour les électeurs de gauche qui ont manifesté leur mécontentement et leur désarroi lors du scrutin municipal. Une nouvelle fois, François Hollande tourne le dos à la gauche.

Le Président maintient le cap de l'austérité. Le pacte de responsabilité reste la priorité. La réduction de 50 milliards d'euros de dépenses publiques et la baisse des impôts et des cotisations sont incompatibles avec les efforts annoncés en faveur de la santé, de l'éducation et de la jeunesse. D'ailleurs le Président est resté très flou. Aucune mesure concrète. Le pacte de solidarité c'est du vent !

Si François Hollande avait vraiment écouté les français, il aurait annoncé un grand plan de justice fiscale et sociale, des investissements pour les services publics, la hausse du SMIC, un soutien aux collectivités locales, l'interdiction des licenciements boursiers…..bref, une politique de gauche! A un mois et demi des européennes il aurait du engager le bras de fer avec Bruxelles pour libérer le pays du pacte budgétaire. Décidément le Président de la République n'entend que de l'oreille droite.

J'appelle solennellement l'ensemble des forces et des militants de gauche qui ne se reconnaissent pas dans les choix de François Hollande, à se rassembler et à travailler ensemble à l'émergence d'une alternative à gauche. Ne laissons pas le champ libre à un retour de la droite. Je donne rendez-vous à tous ces femmes et hommes de gauche le 12 avril prochain pour un grand rassemblement populaire et citoyen pour un sursaut politique plus que jamais nécessaire.


Hollande et son Pacte conférence de presse 14 janvier, réactions

Conférence de presse de Hollande le 14 janvier 2014, réactions :

Pierre Laurent, PCF: « Un pacte d'irresponsabilité sociale »

C’est un véritable « pacte d’irresponsabilité sociale» qu’a présenté François Hollande au cours de sa conférence de presse. Ses annonces sont une attaque profonde, un dynamitage en règle du modèle social et républicain français. En proposant la fin des cotisations familiales patronales, le Président de la République a répondu à une vieille exigence de classe du MEDEF et fait un nouveau cadeau de 30 milliards au patronat après les 20 milliards du CICE. Les contre-parties exigées, elles, sont du vent, pire elles ne révèleraient que de négociations de branche que le Parlement a déjà appelé à entériner. Autrement dit, c’est la fin de toute législation sociale nationale !

La méthode proposée est, elle aussi, inacceptable. Le Président se donne 6 mois pour mettre en œuvre son pacte. Le Parlement et les organisations de salariés sont sommées de se soumettre aux exigences du patronat. La réforme institutionnelle dessinée par le Président est un profond coup porté à la démocratie.

Les communistes avec le Front de gauche seront mobilisés pour faire échouer le plan présidentiel. Je réitère ma proposition de pacte de solidarité à l’ensemble des militants de gauche pour créer les conditions de mise en œuvre d’une politique de gauche que le Président a décidé d’abandonner.


Martine Billard, Co-Présidente du Parti de Gauche

C’est à un vrai coup de force auquel François Hollande s’est livré contre l’état social et contre la République. Il supprime toute unité territoriale en introduisant la structuration à la carte pouvant aller jusqu’à la disparition de départements et en transférant des pouvoirs réglementaires au niveau local. Cette orientation libérale ne conçoit l’aménagement du territoire qu’en terme de concurrence.

Tout son discours n’avait qu’un objectif, s’attirer les bonnes grâces des grands patrons. Pas un mot pour les salariés, pour tous les privés d’emploi et précaires de notre pays. Avec les 50 milliards de réduction de dépenses publiques et l’exigence de réduction des dépenses des collectivités, François Hollande vient de déclarer l’état d’austérité générale. Outre les 30 milliards d’euros de cotisations familiales qui vont être transférés des entreprises vers les ménages, le Medef peut se féliciter des autres annonces. Le Medef qui aime tant les chartes, les pactes et les Hauts comités de régulation va adorer le pacte de responsabilité, il n’y aura pas de contreparties obligatoires, tout juste un observatoire de plus.

Silence dans les rangs, telle est la devise du président de la République qui annonce l’engagement de la responsabilité du gouvernement. Ceux qui croyaient qu’ils pourraient discuter du contenu du pacte de responsabilité ont la réponse : c’est à prendre ou à laisser. Da’illeurs un Conseil stratégique de la dépense usurpera le rôle attribué par la Constitution aux commissions des finances et à la Cour des Comptes.

François Hollande se soumet une fois de plus à la vision de Monsieur Barroso et de Madame Merkel d’un fédéralisme européen qui nie la souveraineté populaire. La convergence européenne est pour lui est un nivellement vers le bas de la fiscalité des entreprises au niveau allemand.

Face à ce social-libéralisme assumé, nous appelons tous ceux qui refusent cette politique jusque dans les rangs du PS et EELV à construire avec nous l’opposition de gauche aujourd’hui indispensable.
 Le temps est à la résistance, au parlement , dans les urnes et dans la rue.


Déclaration nationale d'Ensemble

Tapis rouge pour le patronat.

 Le pacte de responsabilité a représenté l'élément central de la conférence de presse de F. Hollande ce 14 janvier.
En dépit de l'habillage rhétorique, c'est la confirmation de son adhésion aux poncifs de la pensée néo-libérale. Il se dit social-démocrate mais le pacte de responsabilité est la copie conforme du pacte de confiance de P. Gattaz avec la reprise en compte des cinq exigences formulées par le patron du Medef.

Le « président des entreprises », Après les 20 milliards au titre du CICE, le « président des entreprises » accepte le transfert des 35 milliards d'euros des cotisations familiales payées par les patrons.  C'est une vieille revendication patronale qui est exaucée.

Comment sera alors financée cette branche de la sécurité sociale ?

Nouvelle augmentation de la TVA, comme le suggère P. Gattaz ? Alourdissement de la CSG, ? Il y a danger d'une ponction financière supplémentaire pour les salariéEs, la population.

Autre sujet de satisfaction pour le Medef, l'annonce de la réduction des dépenses publiques de 50 milliards entre 2015 et 2017.

Cet engagement aura des incidences fortes sur les dépenses de l'Etat,  le nombre des fonctionnaires, et sur sur les moyens financiers des collectivités territoriales. C'est clairement dit : parmi elles seront privilégiés, par des incitations financières, les métropoles, qui absorberont les départements dans leur aire géographique, et les régions invitées à se regrouper.

 Pour la protection sociale, si les objectifs sont renvoyés à la compétence d'un Haut Conseil du financement de la protection sociale, c'est la réduction des actes médicaux et des prescriptions de médicaments, entre autres, qui sont visées. Déjà, un citoyen sur cinq renonce à se soigner pour des raisons financières.

 Où va le droit à la santé pour tous ?

Cette politique d'austérité massive aura pour conséquence d'engager le pays dans une spirale dépressive.
Toutes ces annonces balisent la voie suivie par F. Hollande : discours matiné de social-démocratie lors de la campagne présidentielle, social-libéralisme pendant les premiers mois et maintenant reprise sans vergogne de l'idéologie patronale.

Qui peut croire que la baisse des charges incitera les patrons à embaucher alors que dans les grandes sociétés 60% des bénéfices vont à la rémunération des actionnaires ?

Face aux assises de la fiscalité des entreprises qui sont prévues fin janvier, construisons une large mobilisation le 8 février contre l'augmentation de la TVA et pour une fiscalité juste et montrons à F. Hollande qu'il y a une politique alternative à la sienne.


Paul Krugman, prix Nobel d'économie 2008,
éditorialiste star du New York Times et une des voix keynésiennes les plus influentes du monde, s'est fendu non pas d'un mais de deux articles pour critiquer l'influence de Jean-Baptiste Say —dont il a récemment comparé les idées à des«cafards» (on peut les chasser, elles reviennent quand-même) sur le discours d'Hollande. Il y crie littéralement au «scandale» :

«Ce qui est choquant, c'est qu'il ait épousé des doctrines de droite discréditées. […] M. Hollande, en annonçant son intention de réduire les charges des entreprises tout en diminuant les dépenses (sans plus de détails) pour en supporter le coût, a déclaré "C'est sur l'offre qu'il faut agir" et a affirmé que "l'offre crée même la demande". […] Ce n'est simplement pas vrai […]. Tout montre que la France a plein de ressources productives, tant en travail qu'en capital, qui sont à l'arrêt parce que la demande est inadéquate.»


Article paru dans la revue du SNES, syndicat des enseignants des Lycées et Collèges


Notre députée avec le MEDEF pour la transcription de l’ANI

Notre députée Annick Le Loch avec le MEDEF pour la transcription de l’ANI !!!

L’accord sur l’emploi concocté par le Medef avec la complicité de la Cfdt a été massivement rejetté dans la rue le 5 mars 2013 dans toute la France. Cet “accord national interprofessionnel” (ANI) est un coup porté aux protections collectives conquises durant des décennies. C’est un recul sur cent ans de luttes ouvrières.

Sa transcription dans la loi est contestée par de nombreux élus, y compris au PS. Malgré cela un groupe de 100 parlementaires socialistes appellent à l’adopter tel quel comme le demande le Medef.

Laurence Parisot, présidente du MEDEF le 10 mars 2013 : “Nous demandons que cet accord soit transcrit dans la loi tel quel”. 

On ne peut que déplorer que notre députée Annick Le Loch se place dans les plus droitiers du PS.

—-> leur texte en pièce jointe et les signataires.


Flexibilité MEDEF/PS/EELV/CFDT même combat

L'UMP de Sarkozy en rêvait, le gouvernement PS-EELV l'a fait: faire avaler aux organisations syndicales, en isolant celles, les plus représentatives (CGT et FO), qui refusent l'ultra-libéralisme et le social-libéralisme, plus de flexibilité et une nouvelle casse du droit du travail pour suivre le modèle allemand de renforcement de la compétitivité par la précarisation des salariés. 

 Les dirigeants de la CFDT sont bien récompensés de leur travail pour réformer le "système français" sur une voie compatible avec les intérêts du patronat: après Nicole Notat qui est devenue PDG d'un cabinet de consultants travaillant pour la finance et membre du Conseil Européen, c'est François Chérèque qu'on nomme inspecteur général des affaires sociales et président du think thank social-libéral proche du PS Terra Nova.   

La collaboration de classe, ça paie…

Concrètement, cet accord "compétitivité-emploi" conclu le 11 janvier 2013 veut dire que le CDI est déjà du passé, que les licenciements sont facilités, que la collaboration entre le MEDEF et les syndicats "réformistes" pour le plus grand profit du capital est élevée au pinacle par le gouvernement.

Tout cela est lamentable et appelle une réaction des parlementaires authentiquement de gauche qui ne peuvent accepter cet accord conclu sur le dos des salariés et surtout des salariés eux-mêmes qui doivent cesser de se faire tondre sans lutter par le gouvernement.

Ne les laissons pas nous imposer cette nouvelle régression sociale!

 

Voici l'analyse particulièrement éclairante que fait ATTAC FRANCE de l'accord : 

Accord sur la réforme du marché du travail : en attendant la Troïka

En signant avec le Medef un accord « au service de la compétitivité des entreprises et de la sécurisation de l’emploi », trois syndicats minoritaires ont donné en France un aval anticipé aux  réformes structurelles du marché du travail imposées par la Banque centrale européenne, la Commission européenne et le FMI dans le Sud de l’Europe. Tout y est : baisse des salaires en cas de menace sur l’emploi, prédominance de l’accord d’entreprise sur l’accord de branche et sur la loi, facilitation des mobilités forcées et des licenciements. Le Wall Street Journal félicite les patrons français d’avoir « gagné une nouvelle flexibilité ».  

L’accord signé le 11 janvier par le Medef, la CFDT, la CFTC et la CFE-CGC confirme la possibilité, déjà adoptée par la majorité précédente, d’accords d’entreprise dits de « maintien dans l’emploi », avec une baisse des salaires, en cas de « graves difficultés conjoncturelles ». Les salariés qui refuseraient la baisse de salaire seraient licenciés pour « motif personnel », exonérant l’entreprise de toute obligation de reclassement. De même, tout salarié qui refuserait un changement de poste ou une mutation géographique pourra être licencié pour « motif personnel », dès lors que l’entreprise a signé un accord sur la mobilité.

La « sécurisation des licenciements » tant souhaitée par le Medef se traduit aussi dans l’accord du 11 janvier par une réduction des délais de contestation des plans sociaux et des licenciements, ainsi que par une priorité donnée à la conciliation prudhommale, avec des indemnités minimes dont l’acceptation par le salarié interdit ensuite toute poursuite judiciaire.

Plus profondément encore, l’accord du 11 janvier dynamite toute la législation sur les plans sociaux : un accord d’entreprise peut prévoir une procédure totalement différente de celle prévue par la loi ; et s’il ne parvient pas à obtenir la signature des syndicats, l’employeur peut déposer son plan social à l’Inspection du travail, qui doit motiver un éventuel refus dans un délai de 2 à 4 mois.

En guise de contreparties, l’accord prévoit essentiellement un renchérissement limité des CDD de très courte durée (moins d’un mois), la généralisation de la complémentaire santé pour les salariés des PME et une majoration de 10% pour les  heures complémentaires des salariés à temps partiel. Des avancées qui seraient appréciables si elles n’étaient pas payées aussi cher.

Car la France et l’Europe s’enfoncent dans une grave récession, provoquée par les politiques d’austérité et par la frilosité des banques qui réduisent leurs crédits pour préserver leur bilan. Les brèches ouvertes par l’accord du 11 janvier ne vont certainement pas « accélérer la création d’emploi » comme l’annonce le gouvernement ; elles vont plutôt faciliter le passage du tsunami de licenciements qui s’annonce et accélérer la montée du chômage. 

Attac appelle les parlementaires français à corriger les graves dangers que présente ce texte et invite tous les acteurs sociaux à organiser ensemble la résistance et la construction d’alternatives à ces politiques suicidaires pour les salariés et pour les peuples européens. Dans cette perspective, les nombreuses forces syndicales et associatives européennes engagées dans le processus d’Altersommet se réuniront début juin à Athènes en vue d’affirmer haut et fort qu’une autre Europe est possible.

Attac France, le 14 janvier 2013


Et le Communiqué du Bureau confédéral de la CGT

Accord national interprofessionnel du 11 janvier Une grave régression des droits sociaux

lundi, 14 janvier 2013

Le Bureau confédéral de la CGT confirme l’avis négatif de la délégation CGT sur l’accord national interprofessionnel du 11 janvier 2013 qui modifierait profondément le Code du Travail.

Ce texte marque une grave régression des droits sociaux des salariés et va à contrario des objectifs fixés par la « Grande Conférence sociale »et celle de la « lutte contre la pauvreté ». Il contient de multiples dispositions pour faciliter les licenciements et accentuer la flexibilité.

Le chantage à l’emploi est généralisé par des accords permettant la baisse des salaires et l’augmentation du temps de travail, ce sont les accords de « compétitivité/emploi » voulus par Nicolas SARKOZY.

La thèse du MEDEF est le principal fil conducteur de cet accord : « les licenciements d’aujourd’hui feront les emplois de demain ».

Il serait inconcevable que la majorité parlementaire et le Gouvernement, issus des élections de mai 2012, entérinent dans la loi les reculs sociaux dictés par le MEDEF.

Le Gouvernement, qui se dit attaché au Dialogue social, doit prendre en compte le rejet de cet accord par les syndicats représentant bien plus de salariés que les syndicats potentiellement signataires.

La CGT attend du gouvernement un projet de loi d’une toute autre nature, qui protège les salariés contre les licenciements et la précarité.

La CGT va amplifier sa campagne d’information par l’édition d’un journal tiré à deux millions d’exemplaires à destination des salariés pour favoriser leur mobilisation dans les semaines à venir.

Montreuil, le 14 janvier 2013