médias – Front de Gauche Pays bigouden

La propagande du gouvernement et de ses médias, trop c’est trop !

Autoritarisme, aveuglement, manipulation… Jusqu’où va aller ce gouvernement ? Les réactions sont nombreuses (voir ci-dessous). Trop, c’est trop !

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La manifestation du mardi 14 juin vécue par Sabine, partie du pays bigouden en car pour Paris.

D’autres témoignages sur le blog personnel de GB : “la guerre idéologique bat son plein” 


Déclaration de l’ARAC: Association Républicaine des Anciens Combattants et Victimes de Guerre – le 16 juin 2016

Le gouvernement perd son sang froid: La République en danger

La manifestation nationale du 14 juin 2016 organisée par 7 organisations de salariés, de jeunes étudiants et lycéens contre le projet de loi travail a mobilisé 1.300.000 manifestants avec l’appui de millions de travailleuses et de travailleurs dans l’impossibilité de manifester eux-mêmes, isolés qu’ils sont dans des entreprises souvent sans organisations syndicales.
L’ARAC appuie cette action et proteste contre l’amalgame du gouvernement et du Président de la République qui prétendent à l’existence de liens entre ce mouvement social, le terrorisme et les hooligans.
En marge de cette manifestation des casseurs organisés se sont livrés à des exactions sans interventions des forces de police celle-ci les laissant intervenir comme on sait, alors qu’il incombe aux pouvoirs publics d’assurer la sécurité et le maintien de l’ordre.

Pire les forces de police ont permis l’intégration des casseurs organisés dans le cortège et ces mêmes forces de police sont intervenues contre le service d’ordre des organisations syndicales.
L’obstination du gouvernement à refuser de prendre en considération l’exigence d’une majorité de salariés qui réclame le retrait de la loi travail, les exactions de ces bandes organisées dont on se demande si les ordres ont bien été donné ou non pour les mettre hors d’état de nuire et l’agression des salariés manifestants par les forces de police créent une situation déstabilisante et inquiétante qui rappelle des jours dramatiques passés où Jules Moch était ministre de l’intérieur et a utilisé les compagnies républicaines de sécurité, créées aux lendemains de la libération et l’armée contre les travailleurs en lutte. Le gouvernement français a-t-il peur de la protestation populaire ?
L’ARAC exprime sa très vive inquiétude devant cette situation qui met la République en danger et appelle ses adhérents à participer à toutes les journées d’action lancées par le collectif des syndicats à l’initiative des actions menées depuis 4 mois. Il y va de l’avenir de la conception républicaine de la Nation.
La liberté, l’égalité, la fraternité, la devise de 1789 est plus actuelle que jamais nous nous devons de la protéger et de la défendre.

Villejuif, le 16 juin 2016


 Depuis des semaines le gouvernement tente de discréditer la mobilisation sociale contre la loi El Khomri en fustigeant tout particulièrement la CGT et son leader Philippe Martinez, alors que sept syndicats soutiennent le mouvement. Les grèves sont assimilées à des « prises d’otage » et tout est bon pour appeler à leur fin : les inondations, l’Euro, les menaces contre les personnes et les biens, etc.

Depuis mardi, Bernard Cazeneuve puis Manuel Valls ont franchi un nouveau cap. Sur France 2, le Ministre de l’Intérieur n’a pas hésité à instrumentaliser le crime terroriste contre les deux policiers des Yvelines pour faire l’amalgame avec les violences constatées en marge des manifestations. Manuel Valls, sur France Inter, est allé jusqu’à dénoncer la complicité des syndicats avec une partie des manifestants venus dans l’objectif de « tuer » (sic) des policiers. Dans la foulée, le préfet de police de Paris dénonce aujourd’hui une forme de solidarité entre « casseurs » et syndicalistes !

La boucle est ainsi bouclée : les manifestant-es sont assimilé-es aux « casseurs » et les « casseurs » aux terroristes : appliquer l’état d’urgence à tou-te-s devient la conséquence logique. Manuel Valls et son gouvernement reprennent en définitive à leur compte la logique du Medef qui avait accusé les syndicats de terrorisme et usent de ce prétexte pour annoncer la possible interdiction des manifestations contre la loi travail, approuvé en cela par la direction du PS à travers son premier secrétaire.

Nous condamnons les violences qui entravent la vie des citoyen-ne-s et attaquent le service hospitalier public, et qui sont d’ailleurs préjudiciables au mouvement social. Mais imputer cette violence aux organisateurs et organisatrices de la mobilisation est un mensonge : le maintien de l’ordre en marge des manifestations est de la responsabilité du gouvernement.

Pour la première fois depuis des décennies, un gouvernement propose d’interdire une manifestation syndicale. Cette annonce est d’une extrême gravité pour les libertés publiques.

Sans légitimité populaire ni parlementaire pour imposer sa loi, le gouvernement aura donc tout tenté : l’état d’urgence maintenu et utilisé contre les mobilisations (écologistes, sociales…), le passage en force via l’article 49-3 et l’utilisation de la division comme de la répression pour tenter de juguler le mouvement. Il en vient maintenant à cette menace inacceptable pour la démocratie.

Les organisations politiques signataires demandent à François Hollande de cesser d’attaquer le mouvement syndical et le monde du travail.

Elles défendent une tout autre politique, respectueuse des salarié-es et non guidée par les intérêts des grandes entreprises.

Elles rappellent que la Loi Travail est rejetée par trois confédérations syndicales sur cinq et que les manifestations sont organisées par sept syndicats de salarié-es et de jeunes.

Elles dénoncent les attaques intolérables contre les syndicats, et tout particulièrement contre la CGT.

Elles appellent à refuser toute remise en question du droit de manifester, et à se mobiliser plus fortement encore aux côtés des syndicalistes lors des prochaines manifestations.

Elles exigent enfin le retrait de la Loi Travail, seule décision raisonnable à même de calmer les tensions sociales dont le gouvernement est le principal responsable.

Organisations politiques signataires : Ensemble !, Europe Ecologie Les Verts, le Mouvement Républicain et Citoyen, Nouvelle Donne, le Parti Communiste Français, le Parti Communiste des Ouvriers de France, le Parti de Gauche, le Parti Ouvrier Indépendant, République et Socialisme.


Une soixantaine d’intellectuels, de militants et de syndicalistes appellent à résister au gouvernement et poursuivre les grèves, blocages et occupations.

http://www.liberation.fr/debats/2016/06/17/ce-gouvernement-a-peur_1460153

 Ce gouvernement a peur

Les voilà, leurs grandes peurs et leurs grands moyens pour essayer de la masquer en jouant les fiers-à-bras qui ne cèdent pas. On s’y attendait depuis des mois, et la voici brandie, la menace d’interdiction des manifestations. Un sommet dans l’inacceptable ? Il peut toujours y avoir pire avec ce gouvernement. Celui-là même qui commémore cyniquement les grèves du Front populaire. Qu’il défende ses intérêts, ceux des puissants, ceux des profits et de l’argent ; c’est de bonne guerre, c’est sa guerre ; mais qu’il ravale ses célébrations et récupérations d’un passé qu’il ne cesse de fouler au pied.

Ce gouvernement a peur : rien d’étonnant. Car il y a de quoi, devant nos solidarités face au pouvoir et son bras armé. Combien de témoignages sur ces manifestant·e·s qui, sans avoir besoin de rien se dire, prennent soin des blessé·e·s, malgré les gaz, les coups de matraque et les grenades de désencerclement ? Combien d’images de blessé·e·s que des policiers continuent de frapper à terre, tandis que spontanément se forment des chaînes pour les entourer et les protéger ? Combien d’initiatives, de textes, de rassemblements, de soutiens résolus contre les gardes à vue, les mises en examen, les condamnations iniques ? Pour les manifestant·e·s blessé·.e·s, mutilé·e·s, éborgné·e·s, dans le coma, combien de policiers seront inculpés ?

Hollande, Valls et leurs alliés voudraient briser cette vague énorme, celle qu’on a vu manifester par centaines de milliers. Ils mènent leur guerre sur tous les fronts : par une violence physique déchaînée ; par une violence judiciaire de magistrats aux ordres qui emprisonnent et brisent des vies ; par une violence médiatique faite de désinformation et de discrédit ; par une violence antidémocratique à coups de 49-3, d’interdictions de manifester et d’assignations à résidence au nom de l’état d’urgence ; par la violence sociale infligée à des millions d’hommes et de femmes précarisé·e·s ou licencié·e·s. Ce pouvoir voudrait à toute force empêcher ce qui lui apparaît dangereux et qui est immense par ses convergences : des quartiers populaires où l’on bataille depuis des années contre les violences policières, des luttes des migrant·e·s et des sans-papiers, des syndicalistes mobilisé·e·s, des étudiant·e·s et des lycéen·ne·s qui ne lâchent rien. La détermination est puissante, tout comme le sentiment que des personnes, des collectifs, des organisations qui jusque-là ne se parlaient pas ou peu se sont trouvés ou retrouvés. Ce pas franchi est si important qu’il le restera, et pour longtemps.

Mépris

Nous ne convaincrons pas les tenants de ce monde – et nous ne cherchons pas à le faire. Mais contre le discours dominant et tout-puissant, nous pouvons convaincre celles et ceux qui connaissent bien la violence au quotidien. La violence du mépris social et des abîmes qui nous séparent des possédants. La violence du chantage à l’emploi qui conduit à tout accepter, fait voler en éclats les solidarités et jusqu’à la dignité parfois. La violence de la souffrance, au chômage, au travail, de la mise en concurrence, du management par l’obéissance. La violence des contrôles au faciès et des discriminations. Forces de l’ordre ; mais de quel ordre ? L’ordre social des évadés fiscaux, du CAC 40 et des marchés financiers.

Quelques devantures de banques, d’assurances ou de supermarchés cassées ne sont rien comparées à cette violence. Quoi qu’on pense de leur pertinence, ces actions sont au fond surtout des questions : qu’est-ce qu’une banque et ce qu’il y a derrière, la tragi-comédie financière ? Brecht l’avait résumé d’un trait : «Il y a pire que braquer une banque, c’est d’en fonder une ». Comment pourrait-on nous faire croire que la violence de ce monde serait dans ces vitrines brisées ? Les médias sont doués pour ça, avec leurs scoops et leurs images en boucle, leurs sélections éhontées. Mais vient un temps où ça ne marche plus : il semble que ce temps soit venu.

Les patrons peuvent s’arrêter de patronner ; nous n’avons pas besoin d’eux. Mais quand les éboueurs, les dockers, les électricien·ne·s, les cheminot·e·s, les raffineur·se·s, les personnels hospitaliers, les personnels de l’éducation, les postier·e·s, les intermittent·e·s s’arrêtent, tout ce qu’elles et ils nous apportent devient soudain plus visible, plus évident. Quoi qu’il advienne de ce gouvernement, nous continuerons de manifester – et comment ! Mais pas seulement. Nous poursuivrons grèves, blocages et occupations. Ce sont les armes de celles et ceux qui en ont peu. Mais elles peuvent frapper bien plus fort que leurs matraques et leurs tonfas.

Signataires
Pierre Alferi (écrivain), Jean-Claude Amara (porte-parole de Droits devant !!), Nathalie Astolfi (enseignante), Ana Azaria (présidente de Femmes Egalité), Igor Babou (universitaire), Etienne Balibar(philosophe), Ludivine Bantigny (historienne), Amal Bentounsi(Urgence Notre Police Assassine), Eric Beynel (porte-parole de Solidaires), Daniel Blondet (militant anti-impérialiste), Antoine Boulangé (enseignant), Claude Calame (historien), Laurent Cauwet (éditeur), Manuel Cervera-Marzal (sociologue), Déborah Cohen (historienne), Christine Delphy (sociologue), Alain Dervin(enseignant), Paul Dirkx (sociologue), Joss Dray (photographe),Julien Dufour (doctorant en sociologie), Jules Falquet (sociologue),Eric Fassin (sociologue), Samantha Faubert (hispaniste), Sophie Fesdjian (anthropologue, enseignante), Alain Frappier (illustrateur),Désirée Frappier (scénariste), Bernard Friot (sociologue), Luc Gaffet (militant CGT), Fanny Gallot (historienne), Franck Gaudichaud (politiste), Valérie Gérard (philosophe), Céline Gondard-Lalanne (porte-parole Solidaires), Nahema Hanafi(historienne), Samuel Hayat (politiste), Eric Hazan (auteur et éditeur), Catherine Jardin (éditrice), François Jarrige (historien),Fanny Jedlicki (sociologue), Claude Kaiser (militant anti-nucléaire),Leslie Kaplan (écrivaine), Patrice Lardeux (militant CGT),Mathilde Larrère (historienne), Olivier Le Cour Grandmaison(universitaire), Pascal Maillard (universitaire et syndicaliste),Philippe Marlière (politiste), Bénédicte Monville-De Cecco(conseillère régionale IDF (EELV)), Olivier Neveux (historien d’art),Ugo Palheta (sociologue), Willy Pelletier (sociologue), Irène Pereira (sociologue), Roland Pfefferkorn (sociologue), Christian Pierrel (PCOF); Christine Poupin (NPA), Théo Roumier (appel des syndicalistes «On bloque tout ! »), Omar Slaouti (enseignant),Federico Tarragoni (sociologue), Jacques Testart (biologiste),Julien Théry-Astruc (historien), Michel Tort (psychanalyste),François Tronche (directeur de recherches au CNRS), Marlène Tuininga (4ACG), Béatrice Turpin (réalisatrice militante), Sophie Wauquier (linguiste)


 

Lettre ouverte aux Directeurs du Télégramme de Brest

Monsieur le Directeur général, Monsieur le Directeur de la rédaction,
Dans son billet (journal du jeudi 2 juillet) Monsieur Coudurier se surpasse.
Que monsieur Coudurier soit de droite, nul ne l’ignore. Plus ou moins généreuses, humanistes et solidaires, toutes les opinions ont le droit de s’exprimer mais qui est-il et pour qui se prend-il pour traiter Monsieur Tsipras de piteux Premier ministre et Monsieur Varoufakis de fou ?
Monsieur Tsipras n’a jamais traité Monsieur Sarkozy de clown pathétique, il n’a jamais qualifié Monsieur Hollande de marionnette ridicule aux mains de Madame Merkel. Le Gouvernement Grec, lui, a toujours su garder de la hauteur malgré les humiliations répétées des instances européennes, du FMI (Mme Lagarde souhaitant parler avec des adultes) et des différents personnels politiques français et allemands.

Lire la suite…

Les ânes ont soif

Voilà comment les médias traitent un président démocratiquement élu (l'Equatorien CORREA) quand il n'est pas à la solde de l'impérialisme.

Une vidéo de 43 minutes réalisée par Pierre Carles 

Au tableau d'honneur (ou plutôt d'horreur) des chiens de garde, une mention particulière pour Yvan LEVAÏ.

 

 https://www.youtube.com/watch?v=wJmt4gKC-T0

 

et l'article du Monde Diplomatique de déc 2013 auquel on fait allusion dans le film

http://www.monde-diplomatique.fr/2013/12/CORREA/49902


Là-bas si j’y suis – Pétition contre sa suppression

 La pétition Sauvons Là bas si j'y suis

Laurence Bloch, la nouvelle directrice de France inter, a annoncé la fin de l'émission de Daniel Mermet « Là-bas si j'y suis », à l'antenne depuis 1989.

Cette décision, faite contre le souhait de Daniel Mermet et de son équipe, ne serait pas seulement une grande perte pour France Inter mais aussi un manque pour le paysage radiophonique en général. 

La diversité des programmes souhaitée par  la direction de France Inter passe aussi par la diversité des expressions, c'est elle qui permet de garantir la qualité du service public d'information. Supprimer Là-bas c'est se couper d'une partie des auditeurs, c'est devenir une radio comme les autres une radio sans aucune différence.

Nous auditeurs fidéles ou occasionnels de cette émission, souhaitons qu'elle continue à nous enchanter les oreilles. Là-bas si j'y suis apporte un vent frais à France Inter, un vent fait d'informations, de partages d'émotions de poésie et de resistances.

Signez et faites signer cette pétition pour que Là bas si j'y suis ne disparaisse pas.


Presse locale : les chiens de garde

Les Chiens de Garde du Finistère

La lecture du Télégramme et d'Ouest-France est souvent révélatrice du discours des chiens de garde du système capitaliste


 
Echos de la presse régionale du 17 juin:

Christine Clerc insulte le Front de Gauche et les cheminots,

Michel Urvoy sert la soupe néo-libérale…

 Dans l'éditorial du Télégramme du jour, Christine Clerc, dans un renversement des évidences digne des antiphrases de la propagande totalitaire imaginée par Orwell dans 1984, qualifie le Front de Gauche de "gauche des privilèges" prétendument alliée à un milliardaire s'enivrant de désordre social, prêt à mettre dans la rue une "minorité rugissante" contre la "majorité silencieuse"  parce qu'elle soutient les cheminots qui défendent le service public du Rail. 

Les salariés de la SNCF sont une nouvelle fois qualifiés de privilégiés par une éditorialiste qui leur reproche leur emploi garanti à vie, leurs billets gratuits pour toute leur famille, "grands-parents compris".

 Je demande à voir la fiche de paie et la déclaration de revenus, les notes de frais, les petites escapades touristiques et gastronomiques de Mme Clerc.    

A notre "Gauche des privilégiés" s'oppose le "FN premier parti ouvrier", étendard des français qui se lèvent tôt dans l'angoisse de voir leurs enfants en retard à leurs épreuves de baccalauréat.

A notre Gauche, "on reproche de rendre les citoyens moins égaux que jamais".

 Entre Marine Le Pen et le FDG, Mme Clerc a choisi ! Comme quoi il y a bien une différence entre l'extrème-droite et la Gauche d'alternative , sociale, écologiste, solidaire et Humaine.

 On a les soutiens qu'on mérite !

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Dans l'éditorial du Ouest-France du jour, au titre limpide, "Menaces de gauche", le fond du propos de Michel Urvoy est comparable: le combat des intermittents, celui des cheminots, le combat de minorité agissante pour défendre l'intérêt particulier et les privilèges de catégories favorisées contre l'intérêt général.

Nous entendons ce genre de discours de la part des gardiens de l'ordre établi libéral, les Chiens de garde du Capital,  depuis belle lurette.

Par exemple en 1995 quand on cherchait à discréditer les opposants à la réforme des retraites Juppé par les mêmes anathèmes. Tous les opposants à la réforme libérale sont qualifiés de "conservateurs", de "corporatistes". 

Urvoy note du moins que s'opère un rapprochement dangereux pour la ligne libérale du PS entre socialistes critiques, écologistes et FDG. 
Ce rapprochement a pour base le constat des conséquences catastrophiques de la politique d'austérité. 
L'association des maires du Finistère, qu'on ne peut accuser d'être à la botte du Front de Gauche,  le note dans un communiqué s'inquiétant de la baisse des dotations d'Etat dans les budgets des communes : 
"Les collectivités locales, et en premier lieu les communes et leurs intercommunalités, risquent d'être massivement confrontées à des difficultés financières d'une gravité exceptionnelle. La seule alternative sera de procéder à des arbitrages douloureux affectant les services publics locaux et l'investissement du fait des contraintes qui limitent leurs leviers d'action. La diminution  drastique des ressources locales pénalisera à terme nos concitoyens", estiment les maires. 
Dans dans ce contexte budgétaire ultra tendu que le Finistère, ses villes et communes vont perdre des dotations liés à la politique de la ville et à la nécessité d'atténuer les effets de la pauvreté et de la misère, des difficultés d'une forte proportion de sa population.

 L'Etat concentre ses moyens sur moins de quartiers prioritaires: moitié moins de villes bénéficieront des aides liées au Contrat de cohésion sociale (CUCS) ou aux moyens liées à la redynamisation urbaine. 
Finistériens, avez vous constaté qu'avec l'aggravation de la crise, les habitants de nos communes vivent mieux, connaissent moins le chômage et la précarité? 
Dans le Télégramme toujours, Sud PTT alerte sur la destruction du service public postal :

 "en 2006, on comptait 150 bureaux de poste dans le Finistère. En 2014, il en reste 26". 

 Le déplorer, pour sûr, c'est être réactionnaire… !


Censure sur France 5 ?

 Censure ???     Information par Gilles Balbastre, cinéaste

Figurez-vous que juste après le documentaire « Les nouveaux chiens de garde », j'ai eu l'occasion de réaliser un documentaire pour France 5, intitulé « Salariés sans frontières ».

Figurez-vous que ce documentaire a été livré en septembre 2012 et que depuis, France 5 l'avait « oublié » dans des tiroirs.

Il faut dire que les rapports avec France 5 avaient été très tendus lors du montage au printemps 2012, à l'époque où des dizaines de milliers de spectateurs se précipitaient dans les salles pour voir justement Les Nouveaux chiens de garde. Alors, imaginer qu'il peut y avoir un rapport entre cette censure et le film qui a fait plus de 240 000 entrées au cinéma. Non, quand même pas !! Bon, il est vrai qu'Yves Calvi, un des chouchous de France 5, est plutôt bousculé dans Les Nouveaux chiens de garde… Mais, non il ne faut pas voir le mal partout !!

Officiellement, c'était donc la musique du film et son compositeur, le talentueux et indocile Dick Annegarn, qui ne plaisait pas à la chaîne… Officiellement vous dis-je…

Toujours est-il que je viens par hasard de m'apercevoir cet après-midi en surfant sur le Net que France 5 s'est enfin décidé de diffuser « Salariés sans frontières » jeudi qui arrive, le 16 janvier à… zéro heure dix. Honteusement, en catimini, histoire de préserver l'illusion de démocratie. Le film n'a bien entendu bénéficié d'aucune promotion de presse de la part de France 5. Résultat, aucun article, aucun reportage, aucun son. Un lien avec Les Nouveaux chiens de garde ? Non vous dis-je !!! 

Non seulement France 5 a « oublié » le documentaire dans ses tiroirs durant 18 mois, l'a programmé à une heure impossible – dans la nuit de mercredi 15 à jeudi 16 janvier – , mais empêche le film d'être en Replay. Certains ont déjà protesté sur la page de France 5 : http://www.france5.fr/emission/salaries-sans-frontieres
Mais France 5 ne peut pas décider de tout. Depuis quelques jours « Salariés sans frontières » est en accès libre sur Youtube. La meilleure version est à l'adresse suivante : http://www.youtube.com/watch?v=NmDMJTjLWPQ
Alors, n'hésitez pas à aller sur ces sites pour visionner le documentaire ou pour réclamer un Replay. Plus le mouvement sera fort, plus la contestation d'une télévision de service public qui n'a plus rien de public sera visible.
La censure de « Salariés sans frontières » n'est en réalité que le haut de l'iceberg.
Face à cette censure qui frappe tous ceux qui protestent et luttent contre un ordre capitaliste et libéral qui se croit tout puissant, face à l'arrogance des chiens de garde médiatiques, il est plus que jamais indispensable de développer maintes formes de résistance.
Pour que vous puissiez encore disposer de supports d'informations de qualité, pour que nous puissions nous, journalistes, documentaristes ne pas crever de cette censure économique qui ne dit pas son nom, nous avons créé un site d'autoproduction de documentaires, Nada (Nous avons des armes) : http://www.nada-info.fr/.
Pour le moment ce site est en élaboration. Mais vous pouvez déjà y puiser quelques documents (charte, projet de docus, bande annonce). Nous travaillons à sa transformation. Début février, un nouveau Nada sera disponible et tout à fait opérationnel. Nous vous le ferons savoir. 

Gilles Balbastre, co-réalisateur des Nouveaux chiens de garde


L’hystérie anti-Chavez

Coup de sang

Médiacrates et politiciens : gardez votre arrogance

José Fort, ancien journaliste à « l’Humanité »

L’arrogance d’une frange de l’élite politico-médiatico française n’est plus supportable.

Elle vient de s’exprimer à nouveau avec le décès d’ Hugo Chavez : un mélange d’ïnculture, de bêtise et de haine. La politique de Chavez et du Venezuela peut ne pas être partagée. Mais pourquoi tant de mensonges, de violences ? La politique de répartition de la richesse pétrolière est la raison principale.

Une dictature ? Quatorze consultations électorales sur quinze remportées. par Chavez et ses compagnons. Aucune manifestation de l’opposition réprimée, aucune arrestation. 

La presse bâillonnée ? 80 % de la presse écrite, la majorité des radios et des chaînes de télévision restent entre les mains de l’oligarchie vénézuélienne.

La pauvreté ? Alors qu’elle augmente en Europe, elle a considérablement diminué depuis l’arrivée au pouvoir de Chavez, selon l’ONU.

La santé ? Jamais les couches déshéritées n’avaient bénéficié de moyens aussi importants pour se soigner.

L’enseignement ? L’analphabétisme a spectaculairement reculé depuis dix ans, selon l’UNESCO.

La.rente pétrolière ? Elle ne va plus dans les poches de l’oligarchie corrompue mais finance les plans sociaux.

Voilà ce que ne disent pas les médias. Voilà ce que combattent les droites françaises et certains caciques socialistes.

Un jour viendra où les peuples latino-américains nous diront : gardez votre arrogance, nous n’avons pas besoin de vous.


Mauduit : les économistes officiels

Laurent Mauduit. « Je les appelle “les agents doubles de la pensée unique” »

Le journaliste d’investigation 
de Mediapart 
nous plonge dans 
le petit monde 
des économistes qui squattent les micros et les plateaux de télévision, et milite pour un code 
de déontologie 
de la profession.            Lire l'entretien du 18 juin 2012 paru dans l'Humanité.