Phare d’Eckmülh dimanche 12 Juin – Beau rassemblement pour la PAIX

Malgré la pluie le rassemblement contre le lancement du missile M51, au large de Penmarc’h à partir d’un sous-marin nucléaire, a attiré l’attention au pied du phare de Penmarc’h.

L’intervention de Roland Nivet représentant du Mouvement de la Paix

M51
Irresponsabilité et gabegie financière

Lire la suite…

Exigeons la dissolution de l’OTAN, par Roland Weyl

Exigeons la dissolution de l’Otan !

Une organisation qui est le bras armé de l’économie de marché

Roland Weyl Avocat et vice-président de l’Association internationale des juristes démocrates

La tenue du sommet de l’Otan a été l’occasion d’en exiger la dissolution, au motif que cette Organisation du traité de l’Atlantique Nord a perdu sa légitimité depuis la dissolution du pacte de Varsovie et est devenue le bras armé d’une volonté de domination d’intérêts économiques. Or cette dissolution s’impose d’autant plus qu’en réalité, l’Otan a toujours été ce bras armé et n’a jamais eu de légitimité. En effet, elle a été fondée en 1949, non pas pour répondre au pacte de Varsovie, qui n’a été créé qu’en 1955, mais en réponse au fait qu’en 1948, la Tchécoslovaquie, refusant l’application du plan Marshall de domination économique américaine, était passée du côté soviétique, et qu’il fallait empêcher que cela ne se reproduise ailleurs.

Tout le sens en est donné par l’article 2 qui écrit : « En renforçant leurs libres institutions, en assurant une meilleure compréhension des principes sur lesquels ces institutions sont fondées, en développant les conditions propres à assurer la stabilité (…) elles s’efforceront d’éliminer toute opp o s i t ion dans leurs politiques économiques. » En clair, empêcher les bouleversements sociaux et garantir les principes du libéralisme et de l’économie de marché.

L’Otan fait d’ailleurs partie d’un dispositif mondial, dans le cadre duquel, en 1953, pour « légaliser » leurs interventions en les faisant entrer dans la légitime défense admise par la charte des Nations unies, les États-Unis feront adopter, par la conférence de l’Union des États américains, une résolution imaginant la notion d’agression interne du communisme international, au nom de laquelle ils allaient intervenir au Guatemala pour renverser le gouvernement Arbenz, qui avait nationalisé l’United Fruit (…).

Or, l’Otan n’est pas seulement illégitime, mais contraire au droit international. En effet, si la charte admet les organisations régionales, l’Atlantique Nord n’a jamais été une région, et la plupart des pays membres n’en sont pas riverains, mais surtout, étant un groupe d’États organisés pour des interventions militaires, elle viole l’interdiction par l’article 2.4 de la charte du recours à la force ou à la menace de la force, qui ne peuvent relever que du Conseil de sécurité et seulement pour le maintien ou le rétablissement de la paix. Elle doit donc être considérée simplement comme le serait dans un pays un groupe armé faisant sa propre police. C’est dire combien sa dissolution s’impose !

(article paru dans l’Humanité du 10 septembre 2014)


Roland Dumas : « La France, chien d’avant-garde de l’OTAN »

Roland Dumas : « La France, chien d’avant-garde de l’OTAN »

ÉMILIE DENÈTRE, dans l'Humanité Dimanche du 4 sept 2014

Les 4 et 5 septembre, les membres de l’OTAN se réunissent à Newport, au Royaume-Uni. Au menu des discussions : l’Ukraine. Alors que le pays en appelle à l’Alliance et envisage de relancer son processus d’adhésion, l’OTAN devra trancher sur l’envoi ou non d’une aide matérielle à Kiev. L’ancien ministre des Affaires étrangères, Roland Dumas (1), nous livre son inquiétude sur la dérive de l’OTAN et sur ses conséquences sur la diplomatie française.

HD. Est-ce que l’OTAN a encore une raison d’être ?

ROLAND DUMAS. Elle peut en avoir une, pour ceux qui la gèrent ! Historiquement, l’Alliance atlantique était une alliance militaire qui avait une compétence géographique très limitée, l’Atlantique Nord, et qui avait un objectif : finir la guerre contre l’Allemagne. Donc, si l’on regarde l’ensemble de ces éléments, on se rend compte qu’elle n’a plus aujourd’hui de raison d’être. On avait décidé, alors que j’étais aux Affaires, du démantèlement des pactes. On ferait disparaître les deux alliances : l’Alliance atlantique et le pacte de Varsovie. Le pacte de Varsovie a bien été dissous mais l’OTAN, non… elle s’est même élargie (avec la Pologne et les États baltes) et renforcée. Il suffit d’écouter M. Rasmussen, son secrétaire général, pour se rendre compte que l’OTAN est devenue un instrument guerrier.

HD. Justement, l’Ukraine appelle l’OTAN à l’aide et envisage d’intégrer l’Alliance…

R. D. L’OTAN intervient à tout propos. En quoi son secrétaire général peut prendre la parole pour dire comme il l’a fait : « Je somme les Russes de ne plus envoyer d’armements aux russophones d’Ukraine ! » Au nom de quoi cette Alliance, qui était faite pour finir la guerre contre l’Allemagne avec une compétence sur l’Atlantique Nord, peut se mêler de choses aussi importantes que l’Ukraine ? Lorsque nous discutions du désarmement (lors de la chute de l’URSS – NDLR), mon homologue russe insistait pour que l’OTAN ne dispose pas d’armements dans les pays qui avaient fait partie du pacte de Varsovie, c’est-à-dire à proximité de sa frontière. C’était l’essence même de la paix. Tout le monde était d’accord. Eh bien, les Américains n’en ont pas tenu compte. Ils ont acheminé des armes dans les pays Baltes et en Pologne. D’où la controverse lorsque Poutine arrive au pouvoir. Il dit : « Vous n’avez pas tenu votre parole. » On n’a vraiment aucun intérêt à agiter le chiffon rouge devant le nez des Russes pour les effrayer ou pour les faire caler. En réalité, en quoi la Russie nous menace-t-elle ? Ce n’est pas une façon de traiter une grande puissance, qui a eu, au même titre que les Américains, sa part dans la victoire de 1945. La situation est devenue explosive et elle va l’être de plus en plus. Il existait un équilibre du monde et c’est cet équilibre qui est rompu.

HD. Quelles ont été les conséquences, pour la France, de la réintégration du commandement intégré de l’OTAN ?

R. D. Chirac voulait déjà réintégrer le commandement mais avec des compensations. Les Américains lui ont ri au nez. Les choses sont restées en l’état. Puis Sarkozy lui a emboîté le pas, mais cette fois-ci sans demander la moindre compensation ! Quant à Hollande, il n’a pas remis en cause cette décision, et ce à mon grand désespoir. Il l’a dit quasiment au lendemain de son élection… c’était assez caractéristique. Je pensais qu’il n’aurait pas, au moins dans ce domaine, un réflexe de suivisme. Aujourd’hui, la voix de la France est totalement occultée. Nous suivons la diplomatie américaine tout en essayant de donner l’illusion que nous existons sur la scène internationale. Alors nous aboyons plus fort que les autres. La France est devenue le chien d’avant-garde de l’Alliance, au risque d’apparaître comme une nation « va-t-enguerre ». Nous avons complètement tourné le dos à la position « traditionnelle », adoptée dès l’après guerre. À chaque fois que j’allais à l’OTAN, le président Mitterrand me disait : « Surtout Dumas, souvenez vous, nous ne sommes pas dans le commandement intégré. » Comprendre : n’obéissez pas à toutes les décisions qui seront prises ! Avant, la voix de la France comptait et elle était souvent écoutée.

HD. Peut-on encore sortir de l’OTAN ?

R. D. On peut, mais c’est une décision si importante qu’il faudrait le prestige de De Gaulle pour faire cela. Il faudrait quelqu’un avec une autorité mondiale incontestable et des circonstances qui feraient que tout le monde comprendrait cette décision. Ce n’est donc pas pour demain car aujourd’hui, ce sont des « nains ».

(1) Membre fondateur du groupe des 20 qui réunit d’anciens ministres des Affaires étrangères français et des diplomates. Ce groupe analyse la position actuelle de la diplomatie française.


Ukraine, Crimée, les enjeux

Ukraine, les enjeux,

Par Jean Geronimo, Spécialiste des questions économiques et géostratégiques russes. Université Pierre Mendès France, Grenoble II.

"A l'heure d'un risque d'embrasement de l'Est ukrainien, sonnant comme un cri de révolte et d'incompréhension face à une évolution politique en partie impulsée de l'Etranger, la maladresse de l'ingérence occidentale risque de coûter très cher au peuple de Kiev."

http://pcbigouden.over-blog.com/2014/03/la-revolution-d-ukraine-et-apres-les-enjeux-du-referendum.html

Lire également "La crise Ukrainienne par Bernard Frederick


Annick Le Loch et la Syrie

SYRIE : Stopper l'escalade guerrière !

A propos d'une intervention militaire en Syrie notre députée A Le Loch dit dans Ouest France du 31 Août 

"Je suis pour, si cela peut apporter la paix, la démocratie et la liberté, mais je n'en suis pas sûre. Les souffrances endurées par ce peuple depuis 2 ans ne sont pas tolérables…"

Comme si des bombardements pouvaient apporter la paix ! Avec en prime démocratie et liberté ! Pourquoi pas "bonheur et joie" de voir les populations bombardées et leurs habitations détruites…

Les souffrances endurées ne sont pas tolérables… alors détruisons leur pays avec des bombes….

Ne tirera-t-on jamais les leçons des échecs du passé ? Une fois de plus c'est la solution de l'intervention militaire qui ajoute de la guerre à la guerre qui aurait le préférence de nos dirigeants. Comme si lancer des bombes sur la Syrie allait améliorer le sort des populations… On n'a importé en Irak et en Lybie ni la démocratie, ni la paix, ni la liberté.

En Irak, sous un prétexte mensonger d'armes de destructions massives, on a tué des milliers de civils et on a instauré la guerre civile permanente. En Lybie le fiasco de l'intervention française devrait aussi servir de leçon – sans oublier les conséquences au Mali (fourniture massive d'armes aux intégrises islamistes) –

Et de quel droit la France interviendrait dans un pays étranger, au nom de quelle légitimité ?

Il est temps que cesse cet alignement inconditionnel derrière les Etats Unis et Israël dont le seul but est de déstabiliser tout le monde arabe, avec tous les dangers que cela comporte.

Avant d'envisager une aventure militaire susceptible d'embraser toute la région, l'urgence est d'organiser sous l'égide de l'ONU, un sommet réunissant les belligérants et les principales puissances impliquées.

Alaa al Aswany, écrivain égyptien : "Une intervention guerrière occidentale s'apparenterait à un crime plus grave encore que celui que l'on prétend punir."

Jean Jaurès : "Il faut sans cesse dénoncer et déjouer les intrigues et les complots de ceux qui veulent mener notre pays à la guerre."


Pétition en ligne du Mouvement de la Paix contre l'intervention militaire en Syrie (septembre 2013)

http://www.mvtpaix.org/utils/petitionSyrie2013.php?langue=francais&displayBegin=2501


 

Ban Ki-moon : « Le chaos en Syrie et dans la région ne sert à personne »

Le secrétaire général de l’ONU a mis en garde contre l’illégalité d’une action « punitive » en Syrie sans l’aval du Conseil de sécurité, et il tente de relancer Genève 2.

Le secrétaire général de l’ONU a adressé, mardi soir 3 septembre, une importante mise en garde aux États membres du Conseil de sécurité, tentés par des frappes. « L’usage de la force est légal uniquement quand il s’agit (pour un État membre) de se défendre, conformément à l’article 51 de la charte, ou quand le Conseil de sécurité a approuvé une telle action », a rappelé le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, ajoutant, comme pour mieux prévenir toute tentative de recours à la force hors du cadre légal : « C’est un principe ferme des Nations unies. »

Ban Ki-moon a en outre fait valoir les risques d’instabilité encourus par l’ensemble de la région en cas de frappes militaires. « Nous devons considérer l’impact qu’aurait une action punitive sur les efforts pour empêcher d’autres effusions de sang et faciliter un règlement politique du conflit. (…) Le chaos en Syrie et dans la région ne sert à personne. »