Morlaix : non à l’interdiction de la manifestation de soutien aux Kurdes d’Afrin bombardés par le dictateur Erdogan

protestations du Parti communiste et d’Ensemble!

PCF Finistère :

Morlaix: le préfet interdit une manifestation dénonçant l’attaque d’Erdogan contre les kurdes d’Afrin

On a rarement vu cela, voire jamais en dehors du contexte de la guerre d’Algérie ou des interdictions de manifs pro-palestiniennes à Paris.  
La préfecture du Finistère qui interdit pour le week-end mais sur des arguments qui n’auraient pas qu’une portée circonstancielle et limitée une manifestation de solidarité internationale avec les Kurdes d’Afrin et de Turquie ciblés par le pouvoir islamo-fasciste d’Erdogan.
Alors, il suffit que des nervis viennent tabasser des manifestants venus dénoncer les bombardements et agressions sur la population kurde du nord syrien, c’était samedi dernier à Brest, pour que, sous prétexte de ne pas vouloir encourager des tensions communautaires sur le sol français, toute manifestation avec le peuple kurde soit interdite? C’est aberrant. La France n’est-elle plus un pays de liberté où on peut dénoncer l’agression de l’armée d’une dictature contre un autre peuple dans un Etat voisin? Est-ce la loi d’Erdogan qui va s’appliquer chez nous?  
Le communiqué de la préfecture est aussi très menaçant vis-à-vis des organisateurs et participants éventuels de cette manifestation de solidarité, qui aurait été la deuxième à Morlaix en 15 jours. Non à la censure du droit de manifester, solidarité avec les habitants du canton d’Afrin et les Kurdes de Turquie à qui ont imposent une vraie loi d’occupation liberticide et criminelle, solidarité avec nos amis turcs qui sont très nombreux, intellectuels, journalistes, enseignants, fonctionnaires, de différentes opinions n’étant pas dans la ligne du pouvoir d’Erdogan qui fait la synthèse entre les islamistes et les nationalistes d’extrême-droite, à être victimes de cette dictature réveillant l’ultra-nationalisme: stop Erdogan!


 Ensemble Finistère !

La Liberté de manifester ne se marchande pas !

Ensemble! Finistère, mouvement pour une alternative de gauche écologique et solidaire, dénonce la décision du Préfet du Finistère d’interdire le rassemblement prévu à Morlaix le samedi 17 Février pour soutenir la population du canton d’Afrin face à la violente offensive militaire menée contre cette région de Syrie par l’armée turque.
Non content d’interdire le rassemblement de Morlaix au motif fallacieux que la déclaration n’aurait pas été faite dans les règles ou qu’il troublerait l’ordre public, c’est toute manifestation de soutien au peuple kurde qui se voit aujourd’hui prohibée dans notre département.  
C’est une atteinte grave à la liberté de manifester qui n’a pas connu de précédent dans le Finistère depuis des décennies et qui en dit long sur la dérive autoritaire de l’État et de nos gouvernants.  
Faut il rappeler au Préfet et à ceux qui lui donnent ses ordres que les Forces Démocratiques Syriennes, qui ne comprennent pas que des kurdes mais aussi des arabes, des yézidis et des membres d’autres communautés syriennes, ont été le fer de lance de la libération du nord de la Syrie face à Daech ?
Faut il leur rappeler que l’armée turque mène une guerre d’agression en dehors de ses frontières en violation du droit international ? 
Notre solidarité active va aux populations de Syrie en lutte contre la tyrannie et l’agression comme elle va aux démocrates de Turquie victimes de la dictature d’Erdogan.
 
Ensemble! apporte son soutien au nouveau rassemblement prévu à Morlaix le mardi 20 Février à 18 h

JEAN ZIEGLER «Nations unies, réveillez-vous!… avant qu’il ne soit trop tard»

Vice-président du comité consultatif du conseil des droits de l’homme des Nations unies, le sociologue et écrivain suisse dresse un bilan critique de l’ONU, paralysée par un fonctionnement qui fait la part belle aux grandes puissances. Il dénonce la dictature des oligarchies financières et plaide pour l’abolition du droit de veto au Conseil de sécurité dans les conflits qui donnent lieu à des crimes contre l’humanité.

Interview de Jean Ziegler publiée dans le journal L’Humanité du 7 octobre 2016 (télécharger en PDF)

zieglerjean «DANS LES INSTANCES DE L’ONU, IL N’Y A PAS UN FONCTIONNAIRE IMPORTANT QUI SOIT NOMMÉ SANS QUE LA CIA NE DONNE SON ACCORD.»

«IL FAUT SE MOBILISER POUR QUE LES NATIONS UNIES REDEVIENNENT LE PRINCIPAL ACTEUR MONDIAL.»

On pense à cette citation de Gramsci en refermant le dernier livre de Jean Ziegler, Chemins d’espérance (éditions du Seuil, 20 euros), qui paraît cette semaine. Depuis une quinzaine d’années, Jean Ziegler combat « l’ordre cannibale du monde » au sein de l’ONU, comme rapporteur spécial pour le droit à l’alimentation puis au conseil consultatif des droits de l’homme. L’impuissance de l’ONU apparaît sans remède. Et pourtant, cette organisation est la seule enceinte multilatérale des États du monde. Faute d’une réforme qui la replacera au centre du jeu, l’ordre impérial et la dictature de l’oligarchie financière gagneront la partie. Mais, pour Jean Ziegler, la société civile mondiale pèsera du bon côté.

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Phare d’Eckmülh dimanche 12 Juin – Beau rassemblement pour la PAIX

Malgré la pluie le rassemblement contre le lancement du missile M51, au large de Penmarc’h à partir d’un sous-marin nucléaire, a attiré l’attention au pied du phare de Penmarc’h.

L’intervention de Roland Nivet représentant du Mouvement de la Paix

M51
Irresponsabilité et gabegie financière

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Répondre à la terreur par plus de démocratie, plus d’ouverture et plus d’éducation populaire

Communiqué du collectif des associations citoyennes, le 24 novembre 2015

Meurtris et bouleversés par les événements de la soirée du 13 novembre, nous sommes de tout cœur avec les familles, avec les blessés et tous ceux qui sont traumatisés par ces événements, comme avec les victimes des attentats qui se produisent dans le monde entier. Cependant, face à la barbarie de ces actes, l’indignation ne suffit pas. Il faut s’interroger et débattre sur les causes et les responsabilités qui sont multiples. ….
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Face à la barbarie

Face à la barbarie, restons fidèle à nos valeurs de fraternité, de liberté, d’égalité, de paix et de respect de l’autre.

Notre pays vient de vivre l’un des pires événements de son histoire. Les attaques terroristes simultanées de la nuit dernière à Paris et à Saint-Denis, revendiquées par Daesh, faisant à cette heure 127 morts et 200 blessés, sont effroyables.

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Tir du missile nucléaire M51 : irresponsabilité et gabegie financière

Ce tir effectué à partir des Landes ce mercredi 30 septembre, 2 ans après le loupé de Penmarc’h, illustre combien les autorités se fichent du monde, et nourrissent sa dangerosité.

COMMUNIQUÉ DE PRESSE DU MOUVEMENT DE LA PAIX  www.mvtpaix.org 

Tir du missile nucléaire M51 : irresponsabilité et gabegie financière

Alors que se tient une assemblée générale des Nations Unies, c’est un bien mauvais message que la France adresse à la communauté internationale en procédant a un nouvel essai du missile M51. Ce missile d’une portée de 8000 kilomètres peut être porteur de 6 a 8 bombes atomiques ayant chacune sa trajectoire propre et une puissance individuelle de plus de 100 fois la puissance d’Hiroshima.

Alors que les trois-quarts des États représentés aux Nations Unies ont à plusieurs reprises exprimé leur souhait de la mise en place d’un traité d’interdiction des armes nucléaires face au danger de catastrophe humanitaire qu’elles représentent, que l’opinion publique en France est favorable à un processus de désarmement nucléaire, qu’un large front se constitue au plan mondial réunissant tant les églises, les élus, les syndicats etc. La France persiste dans sa violation du Traité de non prolifération.

Par une lettre du 9 septembre, nous demandions au Président de la République d’annoncer à la tribune de l’ONU que la France gelait la modernisation des armes atomiques françaises. En vain, le Président de la République persiste dans la voie de l’irresponsabilité que constitue cette violation du droit international et de la gabegie financière puisque ces modernisations coûtent de l’ordre de 4 milliards d’euros au budget de la France et qu’au même moment, le gouvernement demande une coupe de 3,5 milliards d’euros dans le budget de la santé. C’est pourquoi le Mouvement de la Paix condamne le tir du M 51.

Plus que jamais l’action de l’opinion publique est nécessaire est nécessaire pour obtenir un traité d’interdiction des armes nucléaires.

Le Mouvement de la Paix

Saint-Ouen, le 2 octobre 2015

Guerre en Irak, questions

Débats & Controverses

Que vaut cette déclaration de guerre ?

Le piège tendu au Moyen-Orient de l’« État islamique » par Jean Casanova, chirurgien à Toulouse

Une déclaration de guerre vaut pour les motifs invoqués à la déclencher, pour les buts qu’elle se propose, pour les moyens qu’elle se donne. Examinons celle que « l’homme du pouvoir d’un seul », la Constitution de la Ve République lui en donnant le droit, exemple unique dans les démocraties occidentales, vient d’afficher à l’encontre de ce qui est nommé « État islamique ». Pauvre remake de la gesticulation tragique et, pire qu’inefficace, contaminatrice, celle de la « croisade contre l’axe du Mal » du néoconservateur George Bush ? Les motifs « invoqués » sont nobles. Mettre un terme à – ou du moins contenir – la spirale de violence et d’horreur pour toutes les populations du Moyen- Orient, devenu depuis 2003 un chaudron de meurtres, de sauvagerie, d’inhumanité et de fanatisme. Plus noble encore, plus crédible aussi, serait à l’ONU et à son Conseil de Sécurité de les énoncer.

Pas à l’Otan, pacte militaire occidental sous commandement étatsunien et qui n’a aucune légitimité ! Les buts découlent des motifs : ramener au Moyen-Orient la paix, la justice et la démocratie. Peuvent-ils être crédibles ? C’étaient les mêmes qu’avançait G. Bush. On sait maintenant à quoi ils ont servi. Les moyens, enfin : ils sont constitués d’une coalition, non pas onusienne – on ne lui a pas donné le temps pour se former et de se déployer ! Non, pour ramener la paix, la justice et la démocratie, la coalition se composera de la même coalition, France en moins, que celle qui en 2003 a fait entrer la région dans le cycle infernal de la guerre, du terrorisme, de la dislocation étatique et des guerres de religion. À part les marchands d’armes du complexe militaro-industriel états-unien et français et les états-majors galonnés, qui peut croire à la validité et à l’efficacité d’une telle stratégie ? Et monte alors la lamentation éplorée : « Donc, il ne faudrait rien faire ? » Il faut faire, mais pas n’importe quoi. Démantèlement par les Occidentaux et les pétromonarchies de leur approvisionnement en armes. Blocage des flux financiers qataris et saoudiens qui les alimentent. Arrêt des achats de pétrole en provenance des puits contrôlés par l’EI. Le piège de la guerre sainte est tendu ! Exactement l’objectif des fanatiques. C’est la mise en garde qui a dû être faite à « l’homme du pouvoir d’un seul ». L’urgence absolue est le retour à la case ONU.

Vidéo : Intervention de Pierre Laurent au Sénat sur l'Irak


Irak, l’impasse de la guerre.

Talibans, Al Quaida, Etat Islamique… Des monstres qui ne sont pas nés par hasard…

L'intervention au nom du groupe Front de Gauche à l'assemblée nationale du député  François Asensi le 24 septembre 2014

Pierre Laurent : "La France doit reconstruire sa vision du monde sans s'accrocher au wagon de l'OTAN" :

« Personne ne peut rester indifférent devant ce déferlement de violence et de destruction sur les populations civiles. En plusieurs points de la région, nous avons le devoir de secourir. Mais de quelle manière et avec quelles perspectives ? C’est en ces termes que la question se pose en réalité. (…)

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Exigeons la dissolution de l’OTAN, par Roland Weyl

Exigeons la dissolution de l’Otan !

Une organisation qui est le bras armé de l’économie de marché

Roland Weyl Avocat et vice-président de l’Association internationale des juristes démocrates

La tenue du sommet de l’Otan a été l’occasion d’en exiger la dissolution, au motif que cette Organisation du traité de l’Atlantique Nord a perdu sa légitimité depuis la dissolution du pacte de Varsovie et est devenue le bras armé d’une volonté de domination d’intérêts économiques. Or cette dissolution s’impose d’autant plus qu’en réalité, l’Otan a toujours été ce bras armé et n’a jamais eu de légitimité. En effet, elle a été fondée en 1949, non pas pour répondre au pacte de Varsovie, qui n’a été créé qu’en 1955, mais en réponse au fait qu’en 1948, la Tchécoslovaquie, refusant l’application du plan Marshall de domination économique américaine, était passée du côté soviétique, et qu’il fallait empêcher que cela ne se reproduise ailleurs.

Tout le sens en est donné par l’article 2 qui écrit : « En renforçant leurs libres institutions, en assurant une meilleure compréhension des principes sur lesquels ces institutions sont fondées, en développant les conditions propres à assurer la stabilité (…) elles s’efforceront d’éliminer toute opp o s i t ion dans leurs politiques économiques. » En clair, empêcher les bouleversements sociaux et garantir les principes du libéralisme et de l’économie de marché.

L’Otan fait d’ailleurs partie d’un dispositif mondial, dans le cadre duquel, en 1953, pour « légaliser » leurs interventions en les faisant entrer dans la légitime défense admise par la charte des Nations unies, les États-Unis feront adopter, par la conférence de l’Union des États américains, une résolution imaginant la notion d’agression interne du communisme international, au nom de laquelle ils allaient intervenir au Guatemala pour renverser le gouvernement Arbenz, qui avait nationalisé l’United Fruit (…).

Or, l’Otan n’est pas seulement illégitime, mais contraire au droit international. En effet, si la charte admet les organisations régionales, l’Atlantique Nord n’a jamais été une région, et la plupart des pays membres n’en sont pas riverains, mais surtout, étant un groupe d’États organisés pour des interventions militaires, elle viole l’interdiction par l’article 2.4 de la charte du recours à la force ou à la menace de la force, qui ne peuvent relever que du Conseil de sécurité et seulement pour le maintien ou le rétablissement de la paix. Elle doit donc être considérée simplement comme le serait dans un pays un groupe armé faisant sa propre police. C’est dire combien sa dissolution s’impose !

(article paru dans l’Humanité du 10 septembre 2014)


Roland Dumas : « La France, chien d’avant-garde de l’OTAN »

Roland Dumas : « La France, chien d’avant-garde de l’OTAN »

ÉMILIE DENÈTRE, dans l'Humanité Dimanche du 4 sept 2014

Les 4 et 5 septembre, les membres de l’OTAN se réunissent à Newport, au Royaume-Uni. Au menu des discussions : l’Ukraine. Alors que le pays en appelle à l’Alliance et envisage de relancer son processus d’adhésion, l’OTAN devra trancher sur l’envoi ou non d’une aide matérielle à Kiev. L’ancien ministre des Affaires étrangères, Roland Dumas (1), nous livre son inquiétude sur la dérive de l’OTAN et sur ses conséquences sur la diplomatie française.

HD. Est-ce que l’OTAN a encore une raison d’être ?

ROLAND DUMAS. Elle peut en avoir une, pour ceux qui la gèrent ! Historiquement, l’Alliance atlantique était une alliance militaire qui avait une compétence géographique très limitée, l’Atlantique Nord, et qui avait un objectif : finir la guerre contre l’Allemagne. Donc, si l’on regarde l’ensemble de ces éléments, on se rend compte qu’elle n’a plus aujourd’hui de raison d’être. On avait décidé, alors que j’étais aux Affaires, du démantèlement des pactes. On ferait disparaître les deux alliances : l’Alliance atlantique et le pacte de Varsovie. Le pacte de Varsovie a bien été dissous mais l’OTAN, non… elle s’est même élargie (avec la Pologne et les États baltes) et renforcée. Il suffit d’écouter M. Rasmussen, son secrétaire général, pour se rendre compte que l’OTAN est devenue un instrument guerrier.

HD. Justement, l’Ukraine appelle l’OTAN à l’aide et envisage d’intégrer l’Alliance…

R. D. L’OTAN intervient à tout propos. En quoi son secrétaire général peut prendre la parole pour dire comme il l’a fait : « Je somme les Russes de ne plus envoyer d’armements aux russophones d’Ukraine ! » Au nom de quoi cette Alliance, qui était faite pour finir la guerre contre l’Allemagne avec une compétence sur l’Atlantique Nord, peut se mêler de choses aussi importantes que l’Ukraine ? Lorsque nous discutions du désarmement (lors de la chute de l’URSS – NDLR), mon homologue russe insistait pour que l’OTAN ne dispose pas d’armements dans les pays qui avaient fait partie du pacte de Varsovie, c’est-à-dire à proximité de sa frontière. C’était l’essence même de la paix. Tout le monde était d’accord. Eh bien, les Américains n’en ont pas tenu compte. Ils ont acheminé des armes dans les pays Baltes et en Pologne. D’où la controverse lorsque Poutine arrive au pouvoir. Il dit : « Vous n’avez pas tenu votre parole. » On n’a vraiment aucun intérêt à agiter le chiffon rouge devant le nez des Russes pour les effrayer ou pour les faire caler. En réalité, en quoi la Russie nous menace-t-elle ? Ce n’est pas une façon de traiter une grande puissance, qui a eu, au même titre que les Américains, sa part dans la victoire de 1945. La situation est devenue explosive et elle va l’être de plus en plus. Il existait un équilibre du monde et c’est cet équilibre qui est rompu.

HD. Quelles ont été les conséquences, pour la France, de la réintégration du commandement intégré de l’OTAN ?

R. D. Chirac voulait déjà réintégrer le commandement mais avec des compensations. Les Américains lui ont ri au nez. Les choses sont restées en l’état. Puis Sarkozy lui a emboîté le pas, mais cette fois-ci sans demander la moindre compensation ! Quant à Hollande, il n’a pas remis en cause cette décision, et ce à mon grand désespoir. Il l’a dit quasiment au lendemain de son élection… c’était assez caractéristique. Je pensais qu’il n’aurait pas, au moins dans ce domaine, un réflexe de suivisme. Aujourd’hui, la voix de la France est totalement occultée. Nous suivons la diplomatie américaine tout en essayant de donner l’illusion que nous existons sur la scène internationale. Alors nous aboyons plus fort que les autres. La France est devenue le chien d’avant-garde de l’Alliance, au risque d’apparaître comme une nation « va-t-enguerre ». Nous avons complètement tourné le dos à la position « traditionnelle », adoptée dès l’après guerre. À chaque fois que j’allais à l’OTAN, le président Mitterrand me disait : « Surtout Dumas, souvenez vous, nous ne sommes pas dans le commandement intégré. » Comprendre : n’obéissez pas à toutes les décisions qui seront prises ! Avant, la voix de la France comptait et elle était souvent écoutée.

HD. Peut-on encore sortir de l’OTAN ?

R. D. On peut, mais c’est une décision si importante qu’il faudrait le prestige de De Gaulle pour faire cela. Il faudrait quelqu’un avec une autorité mondiale incontestable et des circonstances qui feraient que tout le monde comprendrait cette décision. Ce n’est donc pas pour demain car aujourd’hui, ce sont des « nains ».

(1) Membre fondateur du groupe des 20 qui réunit d’anciens ministres des Affaires étrangères français et des diplomates. Ce groupe analyse la position actuelle de la diplomatie française.


Jean Ziegler dans l’Huma Dimanche du 21 Aout

Jean Ziegler dans l’Huma Dimanche du 21 Aout

Un dossier très interessant (pour l’intégralité achetez l’HD de la semaine du 21 au 27 aout 2014)

“La renaissance de l’ONU est la seule solution au chaos du monde”

Un tour d’horizon lucide et clair sur la situation internationale par le vice-président du comité consultatif du Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies.   Gaza, Ukraine, Irak…. pourquoi, comment en sortir..

télécharger la 1ere partie du dossier


Horreur à GAZA – pétition – lettre à Hollande

Samedi 26 près de 300 personnes ont défilé à Quimper contre l'agression israëlienne à Gaza et pour la fin de l'occupation de la Palestine.
Le Front de Gauche était largement présent et invite au prochain rassemblement à Quimper mercredi 30 juillet à 18h place Terre aux Ducs

Une pétition est lancée par 100 personnalités :

Pour une protection internationale du peuple Palestinien

Assez de massacres ! Assez de violences et de haines !
Nous appelons le gouvernement français et les autorités européennes à prendre des initiatives à la hauteur du drame qui se noue et pour obtenir un cessez le feu immédiat. Que les armes se taisent et que l’on prenne le chemin du dialogue, de la diplomatie et de la politique ! La base de celui-ci est le droit international, la fin du blocus de Gaza, l’arrêt de la colonisation, la fin de l’occupation et la libération des prisonniers politiques palestiniens. C’est la condition de la paix et de la sécurité pour les peuples israéliens et palestiniens.
Ensemble, nous demandons que le peuple palestinien soit placé sous protection internationale et que la France et l’Union Européenne proposent d’urgence une aide humanitaire, médicale et sanitaire pour les victimes en commençant par les enfants. 

Le texte de la pétition et les premiers signataires

Le lien vers la pétition

Lettre ouverte au Président de la République par Edwy Plenel (dans Mediapart) le 23 juillet 2014


Ukraine, Crimée, les enjeux

Ukraine, les enjeux,

Par Jean Geronimo, Spécialiste des questions économiques et géostratégiques russes. Université Pierre Mendès France, Grenoble II.

"A l'heure d'un risque d'embrasement de l'Est ukrainien, sonnant comme un cri de révolte et d'incompréhension face à une évolution politique en partie impulsée de l'Etranger, la maladresse de l'ingérence occidentale risque de coûter très cher au peuple de Kiev."

http://pcbigouden.over-blog.com/2014/03/la-revolution-d-ukraine-et-apres-les-enjeux-du-referendum.html

Lire également "La crise Ukrainienne par Bernard Frederick


Non aux armes nucléaires !

Non aux armes nucléaires !

François Hollande a affirmé qu’il ne changerait pas la politique de son prédécesseur en matière d’armement nucléaire. Cela est intolérable. 
Le Front de Gauche propose une autre politique dans ce domaine comme dans d’autres. 
L’arme nucléaire est inutile .
La politique de dissuasion nucléaire, développée par le général de Gaulle et ses successeurs, est devenue inopérante. C’est ce que disent, entre autres, le général Norlain et le socialiste Paul Quilès, ancien ministre de la défense
L’arme nucléaire crée une terrible menace de mort. 
Les sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE), basés à l’Ile Longue, transportent 384 à 400 bombes atomiques qui représentent une puissance de destruction d’environ 4000 fois celle de la bombe lancée sur Hiroshima. 
Les armes nucléaires représentent des dépenses énormes, maintenues sans restriction, alors que les dépenses socialement utiles sont diminuées.
Le nouveau programme d’armes nucléaires (nouveaux missiles M51, nouvelles têtes nucléaires, nouvelle génération de SNLE) représentent un coût d’environ 15 milliards d’€.
Dans le même temps, rien qu’en France, des millions de personnes ne peuvent se nourrir, se loger ou se soigner correctement. 
La France doit choisir la voie du désarmement nucléaire.
Aujourd’hui, elle viole le Traité de Non-Prolifération nucléaire (TNP). Il fait obligation aux pays signataires, disposant de l’arme nucléaire, de ne pas la moderniser ou en construire de nouvelles et d’aller vers son élimination. L’attitude de la France ne peut qu’inciter d’autres pays à se doter d’armes nucléaires, en violant aussi le TNP et à rendre la menace de mort encore plus grande. 
La France doit participer au désarmement nucléaire multilatéral, en mettant dès maintenant en œuvre la Convention internationale d’élimination des armes atomiques, proposée par la Conférence d’examen du TNP, à New York, en 2010, soutenue par 145 États et souhaitée par 81 % des Français (sondage IFOP). 
Un désarmement nucléaire unilatéral de la France doit être envisagé et faire l’objet d’un large débat démocratique. 
Ce désarmement doit aller de pair avec un projet industriel alternatif élaboré collectivement.
Il est temps de mettre fin, dans la VIe République que nous voulons, au domaine réservé du Président de la République que constitue la politique de défense. La question de l’armement et du désarmement nucléaires concerne tous les citoyens !
Avec le Front de Gauche, dites « Non à l’arme nucléaire ! »
Participez massivement, le dimanche 9 juin, au Festival 
« Debout Tout le Monde pour la Justice, la Paix et le Désarmement nucléaire », 
organisé au Port du Fret, à Crozon, à l’initiative du Mouvement de la Paix. 

Coordination Front de Gauche du Finistère


Missile M51 : gâchis dangereux

Missile M51 : gâchis dangereux – Lundi 6 mai 2013 un rassemblement devant le phare d’Eckmühl à Penmarc’h

(photo Le Télégramme) A l’initiative du Mouvement de la Paix, et avec le soutien du Front de Gauche et du NPA une centaine de personnes ont manifesté pour protester contre l’armement nucléaire et l’escalade dans la violation des traités internationaux. (La France viole le Traité de Non Prolifération Nucléaire -TNP- qu’elle a signé comme 188 Etats)

120 millions d’euros, c’est le coût de ce missile capable de transporter une ogive nucléaire d’une puissance équivalente à 60 fois Hiroshima.

– La vidéo de l’intervention du représentant du Mouvement de la Paix filmée par BigoudenTV (attendre la fin de la pub) : http://www.bigouden.tv/Actualites-2239-Le_risque_zero_nexiste_pas_!.html

– Le communiqué du Front de Gauche du Pays Bigouden envoyé à la presse :

” Le Front De Gauche du Pays Bigouden a participé à la manifestation à Penmarc’h lundi 6 mai contre le tir de missile ( qui a explosé en plein vol). Cet évènement souligne la dangerosité totale d’un tel tir..
C’est aussi un gaspillage éhonté de l’argent public pour des engins de mort,  c’est une insulte à toute la population qui subit la politique d’austérité depuis tant d’années.
Le Front De Gauche prône la dénucléarisation et le désarmement multilatéral et contrôlé de tous les types d’armement.
Il invite toute la population et les élus du Pays Bigouden à manifester, sous toutes les formes, leur opposition à cette politique nuisible de l’armement nucléaire.
Il appelle à manifester le 9 juin à Crozon, de 10h à 18h, face à la base de sous-marins nucléaires de l’Ile Longue.
NOUS NE VOULONS PLUS DE BOMBES ATOMIQUES NI EN BRETAGNE NI AILLEURS”       


Syrie, armer qui ? Déclaration du PCF

Syrie – Le PCF condamne la décision d'une levée de l’embargo sur les armes

En annonçant la fin de l'embargo sur Ies armes en direction de la Syrie, les autorités françaises prennent une très lourde responsabilité, celle d’alimenter une escalade militaire aux conséquences tragiques. C’est le régime de Bachar Al Assad qui a cherché, dés le début la militarisation de la crise et qui en tirerait finalement tout le profit. Encourager cette militarisation est un choix consternant et dangereux qui peut engendrer l’escalade dans une région sous haute tension car, au demeurant, il est impossible de savoir dans quelles mains ces armes finiront par tomber.

Le Parti communiste français condamne cette décision qui ne fait d’ailleurs pas consensus au sein même de l’opposition syrienne et rappelle l‘exigence d’agir, à l'inverse, pour une solution politique qui puisse aboutir à l’arrêt de la confrontation armée et crée les véritables conditions pour que le peuple syrien puisse choisir son destin, ses dirigeants, et vivre en paix, en démocratie et dans le respect des libertés fondamentales.

Paris, Ie 15 mars 2013


Pour la paix

Agir pour l’homme d’abord et pour la paix.
 Le budget de la défense continue à augmenter, au bénéfice des équipements mais non des hommes sous l’uniforme, alors que les dépenses pour les besoins sociaux diminuent : il s’agit de réduire ce budget militaire. La production et l’exportation des armements profitent aux marchands d’armes, au détriment des peuples et de la paix : il s’agit de reconvertir les industries d’armement en créant des emplois dans d’autres secteurs et de soutenir le traité sur le commerce des armes en négociation à l’ONU.   La modernisation de la force de frappe est coûteuse ; il faut l’arrêter et soutenir le désarmement nucléaire multilatéral dans le cadre du TNP : l’arme nucléaire est coûteuse, dangereuse et inutile, il faut l’éliminer. Il est intolérable de voir la France maintenir des bases à l’étranger, s’ingérer dans les affaires d’autres pays, intervenir dans de nombreux conflits à la remorque des USA après le retour de la France dans le commandement militaire intégré de l’OTAN : il s’agit d’en finir avec cette politique impérialiste, de retirer tout de suite les troupes françaises d’Afghanistan, de mener une vraie politique de paix et de dénucléarisation au Moyen-Orient et de sortir de l’OTAN. Seul le Front de Gauche peut le dire haut et fort, tous les autres partis (sauf le NPA et LO bien sûr) forment une union sacrée autour de la force de frappe, de la course aux armements et du suivisme à l’égard des USA ; le néo-libéralisme va de pair avec la guerre des civilisations et le militarisme. Et puis souvenons nous que le slogan du Front Populaire était “le pain, la paix et la liberté”.   


 

Non à l’union sacrée armements

Une contribution d'Yves Jardin (Douanenez)

« Le capitalisme porte en lui la guerre, comme les nuées portent l'orage. » (J. Jaurès)

    Dans l’« Humanité » du 8 avril dernier, l’on pouvait lire les mots suivants pour annoncer une débat à Givors, le 12, à l’occasion de la journée mondiale sur les dépenses militaires : « s’opposer à la course aux armements doit redevenir une exigence prioritaire à cause du danger inhérent à un tel processus mais aussi pour le coût prohibitif que cela représente en soi, d’autant plus lourd dans une phase de crise des finances publiques marquée par des politiques d’austérité drastiques et des surenchères antisociales, en France et en Europe.  La baisse des dépenses militaires est une bataille en soi qui n’est pas contradictoire avec les exigences de la sécurité, au contraire. Nous sommes en effet favorables à la recherche collective de la sécurité internationale par une démilitarisation, une dénucléarisation des relations internationales, une recherche concomitante et déterminée de la résolution des conflits, ce qui doit contribuer à préserver le régime de non-prolifération nucléaire ». Aujourd’hui le Front de Gauche doit s’exprimer haut et fort pour dénoncer  l’« union sacrée » mortifère de la course aux armements, de l’acceptation de l’arme nucléaire et des interventions néo-impérialistes.

Non à l’union sacrée de la course aux armements.   

Le budget de la défense continue à augmenter, avec un montant de près de 40 M d’€ (pensions comprises) en 2012, en hausse der 2,4 %. Comme l’a déclaré J.J. Candelier, député PCF du Nord, lors du vote de ce budget, « il existe donc bien de l’argent quand on veut ! ». Cela est une situation scandaleuse qui doit être dénoncée. Seul le Front de Gauche est en mesure de le faire et se doit de le faire. Alors que l’on rogne sur les dépenses sociales, sur l’éducation, il est insupportable de voir les dépenses militaires continuer à augmenter. Les crédits budgétaires (hors pensions) passent de 30,11 MM d’€ en 2010, à 30,16 en 2011, 30,52 en 2012 et 31 en 2013.
    Dans le même temps, le nombre d’équivalents temps plein travaillé diminue et passera de 314.000 en 2009 à 276.000 en 2014, avec donc une diminution de 38.000 emplois, à raison de 7500 par an. Cela a entraîné des protestations légitimes. La défense, comme toute la fonction publique, fait les frais de la diminution du nombre de salariés.
    En fait l’augmentation des crédits de la défense profite aux équipements, dont la part dans le budget militaire augmente de 3 %. Dans les moyens programmés pour 2009-2014, les équipements représenteront près de 55 % des dépenses. Les équipements sont de plus en plus construits par des sociétés privées. La loi de programmation militaire prévoit l’ouverture accrue  du capital d’entreprises du secteur de la défense, comme la DCNS ou la Société navale des poudres et explosifs, au secteur privé. Ajoutons à cela que certaines activités exercées jusqu’alors par des personnels militaires le seront par des sociétés privées cotées en bourse : les Entreprises Militaires et de Sécurité Privées se développent en France comme dans d’autres pays en proie à l’économie néo-libérale ; c’est à des sociétés privées qu’est confiée le maintien en condition opérationnelle des matériels de l’aviation et de la marine ; des navires privés assurent des transports stratégiques ; des bâtiments de soutien et d’assistance hauturière, dont la moitié dotés d’équipages privés seront mis à la disposition de l’armée ; depuis 2006, EADS assure la formation des pilotes de chasse de la base de Cognac ; depuis le début de 2011 la gestion de la base de Creil est confiée à un consortium privé. Cette privatisation de la défense, qui entraîne aussi la perte d’emplois publics, doit être dénoncée.    
    Il est souhaitable que le choix des équipements et armements à construire soit le résultat d’un large débat démocratique autour de la défense. Les constructions et fabrications pour la défense doivent être faites de façon largement préférentielle par des sociétés publiques ou nationalisées.
    Une partie des crédits de la défense (10 % selon le Mouvement de la Paix) doivent être consacrés tout de suite à la satisfaction des besoins sociaux  (pour l’école, la santé, la jeunesse), non pas pour aller dans le sens d’une néfaste politique d’austérité, mais pour une action publique tournée vers l’action sociale et la promotion de la paix. Il faut se rappeler par exemple que 2MM d’€ permettraient d’augmenter de 332 € / mois les pensions de 5 M de retraités.
    La France reste le 4e exportateur d’armements, avec 5,12 MM d’€ en 2010. Ces exportations contribuent au maintien des conflits. Elles se font en grande partie au bénéfice de sociétés privées qui n’hésitent pas à délocaliser les fabrications : ainsi Dassault est en voie de vendre 126 « Rafale » à l’Inde, mais 108 de ces avions seront construits en Inde. Combien d’emplois seront malheureusement mis en danger par un tel contrat ? Il ne s’agit pas de défendre à tout prix les emplois liés à la construction d’armements, mais il faut cependant dénoncer aussi cette forme de délocalisation qui de toute façon ne va pas dans le sens de la paix. Un traité  sur le commerce des armes est depuis 2009 en négociation à l’ONU, soutenu par 153 pays :  il doit être soutenu activement,  et devra être signé, ratifié et appliqué par la France.
    De 2005 à 2009, les ventes d’armes ont augmenté de 22 % dans le monde ; en  2009, elles représentent 400 MM de $, soit 5 fois plus que l’aide au développement. Les ventes d’armes maintiennent des pays dans la pauvreté, permettent à des dictatures de perdurer, entretiennent les violences, les violations des Droits de l’Homme et la corruption. Une politique progressiste se doit de contrôler, de réduire les exportations d’armements ou au moins de ne pas chercher à les développer.
    La diminution des dépenses militaires, la réduction de la quantité d’armes construites, et de celles exportées, doit se faire à travers un plan précis, démocratiquement élaboré, avec une reconversion des industries d’armements pour éviter des pertes d’emplois. La réflexion menée notamment par l’Université Européenne de la Paix, créée à Brest, doit être poursuivie et aidée. Celle-ci a proposé la création d’une filière de déconstruction des vieux navires qui pourrait compenser la perte par l’arsenal de Brest de la moitié de ses emplois. pourquoi ne pas envisager que le savoir-faire des personnels spécialisés dans la construction d’armement nucléaires et notamment des SNLE soit employé pour le démontage des centrales nucléaires.
    En tout cas, si diminution des dépenses il y a, elle ne doit pas affecter le paiement des pensions, ni le statut des personnels, aujourd’hui remis en cause par la privatisation des activités militaires, ni le traitement des maladies contractées dans le cadre militaire, par exemple lors des expérimentations d’armes nucléaires.
    Même si un désarmement complet est sans doute encore du domaine de l’utopie (il y a cependant 27 pays indépendants, le plus souvent des micro-Etats, qui n’ont pas d’armée), doit-on se satisfaire de voir la France au 4e rang mondial pour les dépenses d’armement par habitant et au 3e rang mondial pour les dépenses d’armement nucléaire par habitant (après Israël et les USA) ?

Non à l’« union sacrée » autour de la force de frappe.
    Deux candidats aux élections présidentielles viennent de se rendre à l’Ile Longue pour faire allégeance à la force de frappe nucléaire : François Bayrou tout d’abord (plus tôt que prévu), puis François Hollande qui a fait quelques vagues allusions à la poursuite du désarmement nucléaire. Rien à attendre de la part de Sarkozy en cette matière , ni de la candidate du Front National. Seul le Front de Gauche est en mesure de proposer une autre politique en ce qui concerne les armes nucléaires.
    Tout d’abord, rappelons que la politique de dissuasion développée notamment par le général de Gaulle et ses successeurs est devenue inopérante :
-l’écroulement du bloc soviétique a rendu inutile une politique d’équilibre des forces et de menace d’une attaque  massive destructrice et meurtrière devant empêcher l’adversaire situé à l’Est de se lancer dans un conflit ;
-aujourd’hui l’utilisation risque d’être une attaque du fort au faible;
-les armes nucléaires sont aujourd’hui miniaturisées et peuvent être employées comme des armes du champ de bataille entre deux armées (sans parler d’armes comme celles à uranium appauvri).
    Selon le général Norlain, les armes nucléaires sont devenues dangereuses et inutiles. Selon une tribune récemment signée par Paul Quilès, Michel Rocard et le général Norlain elles ne peuvent résoudre les désordres du monde du XXIe siècle et notamment les menaces terroristes, pour ne pas parler des conflits localisés encore nombreux dans le monde.
    Le stock d’armes nucléaires accumulées dans le monde crée une terrible menace. Des accidents pouvant déclencher le feu nucléaire ne sont pas à exclure. Le chef d’Etat qui déclencherait l’apocalypse nucléaire risque d’entraîner la destruction de la planète et de l’humanité. Savoir que cette arme est maintenant à la disposition des généraux pakistanais, amis des islamistes et proches des talibans afghans, devrait nous faire réfléchir. La savoir aux mains des actuels dirigeants israéliens très à droite ou d’extrême-droite ne peut nous rassurer davantage.
    Les armes nucléaires représentent des dépenses très importantes, alors que les dépenses sociales sont affectées par des coupes budgétaires. Le coût d’entretien annuel d’une seule arme nucléaire (il y en a des centaines) représente 130.000 consultations de médecine générale ou 150 postes de professeur pendant un an. Le chantier de l’Ile Longue est le plus important de France avec des dépenses de l’ordre de 800 M d’€. La modernisation de l’arsenal nucléaire représente des dépenses de 4,7 à 6 MM d’€ en 2011 et 21 % des crédits d’équipement. Toutes ces raisons doivent nous amener à un nécessaire désarmement nucléaire. Deux voies doivent être étudiées.
    On peut poser la question du désarmement nucléaire unilatéral de la France. Rappelons tout d’abord qu’il n’est pas/plus lié au « droit de veto » de la France au Conseil de Sécurité de l’ONU. le lien entre la présence à ce Conseil en tant que membre permanent et la possession d’armes atomiques, s’il a  jamais existé, n’existe plus depuis qu’outre les 5 Grands l’Inde et le Pakistan, et sans doute la Corée du Nord, se sont dotés de l’arme nucléaire. Ce lien n’a d’ailleurs jamais existé puisque Israël a depuis longtemps la bombe atomique (grâce à l’aide de la France !). Plusieurs Etats ont renoncé à l’arme nucléaire , comme l’Afrique du Sud (qui s’en était dotée à l’époque de l’apartheid, l’Australie, le Brésil, l’Argentine, la Suède (qui l’a peut-être eue), ainsi que la Biélorussie, l’Ukraine et le Kazakhstan ayant hérité d’une partie de l’arsenal soviétique. A part ces trois derniers pays, les autres Etats ayant renoncé à l’arme nucléaire n’ont pas vu leur économie décliner, bien au contraire ; ils n’ont pas été particulièrement menacés. Un désarmement nucléaire unilatéral de la Francd irait dans le sens de la négociation d’une Convention d’abolition des armes nucléaires, souhaitée et soutenue par 142 Etats. La grandeur de la France ne se traduit pas par la possession de l’arme nucléaire, mais un désarmement unilatéral de la France augmenterait son influence et son prestige dans le monde. Mais un tel désarmement ne peut avoir lieu qu’après avoir été décidé à l’issue d’un large débat démocratique.
    Une deuxième voie pour répondre à un souci de réalisme, fondé ou non, est d’arrêter la modernisation de l’arme nucléaire qui est contraire au Traité de Non Prolifération nucléaire (TNP). La France viole le TNP en mettant au point de nouvelles têtes nucléaires au laboratoire du Barp près de Bordeaux, en construisant de nouveaux vecteurs M51, en se dotant d’une nouvelle génération de SNLE. Cet arrêt de la modernisation de la force de frappe française devra nécessairement s’accompagner d’une politique étrangère dynamique pour faire respecter le TNP et pour aller ver un désarmement nucléaire mondial. L’inaction de la France ne peut de toute façon qu’encourager une dangereuse prolifération nucléaire. En outre le respect du TNP, par l’arrêt de la mise au point de nouvelles armes nucléaires françaises permettra d’affecter au moins 5 à 6 MM d’€ / an à des activités socialement utiles.
    Il n’est pas inutile de rappeler que la réduction de la construction d’armements ne doit pas entraîner l’augmentation de l’importation d’armes étrangères et que la renonciation à l’arme nucléaire ou à sa modernisation ne doit pas s’accompagner d’une mise à l’abri sous le parapluie des armes nucléaires d’une autre puissance.

Non à l’« union sacrée » dans l’OTAN, non à une politique impérialiste.
    La France est aujourd’hui un des rares pays à disposer de bases extérieures. elle a ces dernières années développé celles-ci et multiplié ses interventions. Des militaires français sont aujourd’hui présents dans au moins une quinzaine de pays avec des situations diverses.
    En 2006, il y avait 19.863 militaires français hors de métropole, leur nombre est passé à 26.150 en 2008, 29.190 en 2009, 31.877 en 2010 et au moins 29242 en 2011. Sarkozy a donc augmenté la présence et les interventions militaires françaises, pas forcément pour le meilleur mais souvent pour le pire. Et cela entraîne des dépenses importantes : en 2008 elles ont représenté 857 M d’€ (pour 475 prévus dans la loi de finances) ; en 2010 elles ont représenté 867 M d’€ (dont 470 pour l’Afghanistan. En 2011, les opérations militaires extérieures (OPEX) financées en partie par « prélèvement sur la réserve der précaution interministérielle », c’est-à-dire par les autres ministères, sont en augmentation avec près de 900 M d’€ et sans doute bien davantage.
    En 2011 les forces temporaires (Tchad, côte d’Ivoire, République Centrafricaine) représentent 2190 hommes ; les forces sous mandat international en groupent 9812, dont 4000 en Afghanistan et 3000 au large de la Libye (et sans doute aussi sur le sol libyen avec la présence d’agents français, sinon de membres d’officines privées, comme le président de la SECOPEX, ancien officier, qui y a été tué par « accident »). ; les forces de présence en comptent 8600, dont près de 3000 à Djibouti, 1200 au Sénégal et 1000 au Gabon ; enfin les forces de souveraineté dans les DOM-TOM comprennent 8640 militaires (5430 en 2006). En Afrique, la présence de militaires français a conforté des régimes corrompus, impopulaires et dictatoriaux et la France, après avoir soutenu Gbagbo, est intervenue directement en Côte d’Ivoire pour faire triompher le pro-occidental Ouattara. dans les DOM-TOM, le renforcement de la présence militaire accroît la possibilité de répression brutale de mouvements sociaux et/ou anticolonialistes, notamment en Nouvelle-Calédonie (où le nombre de militaires a doublé de 2006 à 2011). Il est urgent de mettre fin à ces bases et interventions extérieures, pour rompre avec une politique impérialiste insupportable, mais aussi pour que l’argent dépensé dans cette « présence » et ces interventions extérieures soit utilisé à de meilleurs usages.  
    Mais, de façon plus large, le néo-libéralisme s’accompagne d’une politique de domination, d’oppression, et de militarisation, menée par les pays occidentaux les plus riches sous la direction des USA, dans la cadre de l’OTAN. Il est à remarquer qu’en Europe l’écroulement du bloc « socialiste » a mené à l’entrée de nombreux pays de l’Est et du Centre de l’Europe dans l’Union européenne, mais aussi dans l’OTAN, l’adhésion concomitante aux deux organisations apparaissant comme devant aller de soi.
    Le retour de la France dans le commandement militaire intégré de l’OTAN (la France n’a jamais cessé d’adhérer à l’OTAN qui est aussi une alliance politique), décidé par Sarkozy, s’est accompagné de la participation de la France à des interventions mettant la démocratie et la paix en danger. C’est le cas de l’intervention en Libye, sous prétexte de défendre les libertés menacées par la tyrannie de Kadhafi à qui l’on avait auparavant déroulé le tapis rouge, et sous couvert de l’ONU.
    Le même scénario risque de se répéter bientôt en Syrie, où les services de renseignement français sont probablement déjà en action et où les éléments les plus réactionnaires qui dominent le CNS appellent à une intervention extérieure avec l’appui des pays arabes les plus conservateurs, amis de la France et du bloc occidental.
    En Afghanistan, la France intervient sous le couvert de l’ONU, aux côtés des USA et d’autres pays membres de l’OTAN, pour la défense des intérêts occidentaux. Cette intervention est illégitime, coûteuse et meurtrière. elle est un non-sens alors que l’on continue à soutenir et à armer le Pakistan.
    Il est important que le Front de Gauche demande le retrait immédiat de toute force française de la Libye ou de ses abords.  Il est essentiel qu’il exige le retrait immédiat des forces envoyées en Afghanistan ; cela correspond à la volonté de 80 % des Français qui sont opposés à l’intervention française en Afghanistan ; en août 2010 les Pays-Bas ont mis fin à leur participation à la « mission » de l’OTAN en Afghanistan, qui a été une des raisons de la chute du gouvernement néerlandais. Il est primordial qu’il se prononce résolument contre toute intervention française en Syrie, sous quelque forme que ce soit et qu’il appuie activement le CNCD syrien, regroupant des forces de gauche et hostile à une intervention extérieure.
    Il y a aussi actuellement une sérieuse menace de guerre contre l’Iran, voulue par Israël, par les USA, avec la complicité de Sarkozy et du gouvernement français. Cette guerre qui menace est justifiée par le prétexte d’empêcher l’Iran de ses doter de l’arme nucléaire, alors que cette volonté iranienne n’est pas totalement prouvée et qu’Israël dispose de l’armement atomique en n’étant soumis à aucun contrôle  (avec la complicité des USA et des pays membres de l’OTAN) car n’étant pas signataire du TNP (signé par l’Iran). Le Front de Gauche doit résolument se prononcer en faveur de la dénucléarisation de l’ensemble du Moyen-Orient et apporter son appui au peuple palestinien, en se démarquant du soutien apporté par les pays occidentaux et par les autres forces politiques françaises (Hollande vient de rencontrer le Président du CRIF, la candidate de Front National s’est rendue en Israël)au gouvernement le plus à droite, sinon à l’extrême-droite qu’Israël ait connu depuis sa création  il y aura bientôt 64 ans. Cela doit se faire au profit du peuple palestinien, mais aussi au profit du peuple israélien mis à mal par une politique à la fois néo-libérale et colonialiste renforcée.
    Il est également essentiel que la France quitte le commandement militaire intégré de l’OTAN et aussi l’OTAN elle-même.

    Le Front de Gauche a tout à gagner non seulement en rejetant, comme il le fait déjà, le consensus sur la « concurrence libre et non faussée » et sur les politiques de rigueur anti-sociales, mais aussi le consensus sur la course aux armements, nucléaires ou non, sur la modernisation de la force de frappe et sur les interventions impérialistes d’aujourd’hui, menées sous de bons prétextes pour conforter en fait les politiques néo-libérales. Lui seul peut aujourd’hui le faire en parlant haut et clair.
                                            Y.J.