Débat sur la Traité transatlantique TAFTA samedi 28 nov à Pouldreuzic (brasserie de Penhors à 18h30)

L’article du Télégramme du 26 novembre : Anti-Tafta. Conférence-débat samedi
patrick-quelaudren-patrick-daniel-gaston-balliot-jean-claude-ebrelPatrick Quélaudren, Patrick Daniel, Gaston Balliot et Jean-Claude Ebrel du collectif anti-Tafta proposent, samedi à 18 h 30 à Pouldreuzic, un grand débat sur ce traité de libre-échange.

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Pont L’Abbé, suspension des inscriptions des écoliers extérieurs

Lettre ouverte au Maire de Pont L’Abbé, par Patrick Quelaudren

Monsieur Le Maire,

J’apprends que vous ne souhaitez plus inscrire dans les écoles publiques les enfants habitant à l’extérieur de la commune.

Pont l’abbé, ville centre, ayant cette particularité d’avoir des frontières communales toutes proches du centre ville a de tout temps scolarisé les élèves habitant à proximité de ses écoles (Brénanvec, Ti-boutic, Canapé …)

L’école est un service public et doit être ouverte à tous. Les familles, les enfants ne doivent pas être pénalisés par le seul prétexte de coût financier, ce sont aux politiques communales de régler ce type de sujet.

Votre décision, conduira inévitablement et rapidement à la fermeture de l’école maternelle de Lambour.

Mais peut-être y voyez- vous quelque intérêt comme la relocalisation de l’accueil de loisirs et par conséquent que deviendrait le centre de Rosquerno ?

Il y a 50 ans les parents d’élèves des écoles publiques créaient un centre aéré à Rosquerno pour permettre aux enfants de vivre des vacances dans un cadre naturel d’une réelle beauté

Il y a près de 30 ans, la Municipalité, les élus, les associations éducatives créaient l’Association de Rosquerno pour permettre aux écoles, aux élèves de venir en classe transplantée sur des projets de découverte de l’environnement. Cette association avec son personnel a aujourd’hui un « savoir être » et un « savoir faire » très intéressants. Vous même en 2000 ?  vous avez engagé des travaux conséquents pour y améliorer l’accueil. Ces classes ont permis à de nombreux enfants de toute la France de connaître notre ville et son environnement, difficile sans doute de chiffrer le réel impact économique pour notre cité mais on sait que des enfants ayant vécu de telles classes reviennent sur les lieux avec leurs parents ou plus tard quand ils sont devenus des adultes

Les difficultés économiques du moment ne peuvent justifier une régression de l’activité éducative de ce lieu : l’activité éducative de l’Association de Rosquerno, l’accueil de classes de découverte doit être soutenue et bien sûr l’activité de l’accueil de loisirs permettant aux enfants de Pont l’abbé et de ses environs de vivre sur ce site des vacances agréables doit être affirmée.

Et pourtant on entend dire que le centre de classes de découverte pour des raisons conjoncturelles, pourrait fermer. Rosquerno, dénudé d’activités éducatives, je n’ose imaginer que ce beau site puisse faire l’objet d’une opération à caractère lucratif de la part de la commune.

Par cette lettre ouverte, je tiens à affirmer que l’accueil des élèves habitant à proximité de notre commune est une richesse pour notre ville, cet accueil est un des éléments qui qualifie la vocation de « Ville-centre », une politique qui ferait le contraire serait régressive pour notre jeunesse et bien au delà, négative pour l’image de notre ville.

Patrick Quélaudren,  citoyen de Pont L’Abbé, militant de l’éducation populaire, ancien directeur du centre aéré, et ancien membre du conseil d’administration de l’Association de Rosquerno.


 Réaction de Véronique Blanchet, ancienne adjointe au maire

Veronique BlanchetOn n’inscrit plus les écoliers extérieurs à la commune, on met des blocs de pierre sur les espaces verts !

J’apprends par mon ami Patrick Quelaudren que les écoles publiques de Pont-l’Abbé accueilleront les enfants de l’extérieur si et seulement si, il y a convention entre leur commune de résidence et la nôtre. Je me permets de réagir à mon tour trouvant bien étriquée et précipitée cette façon de solutionner ce que l’on semble découvrir aujourd’hui et qui subitement dérange.

En fait c’est historique, Pont-l’Abbé a toujours scolarisé les enfants de l’extérieur (Principalement des quartiers très enclavés de Plonéour ou de Plomeur) et pour de bonnes raisons : la situation géographique de Pont-l’Abbé, ville centre qui draine une population active avec son bassin d’emplois, les collèges et les lycées. C’est l’organisation sensée des familles qui les amène à faire ces choix. Comment vont-ils emmener d’abord les plus jeunes dans leur commune, pour ensuite revenir sur Pont-l’Abbé déposer les plus grands, pour repartir travailler ensuite, si leur commune ne conventionne pas ? C’est une dépense énergétique irraisonnable. Les touts petits vont-ils prendre le car pour se rendre à l’école située à 5km alors que la plus proche est à 800 mètres, mais leur sera interdite !

C’est se servir des familles pour résoudre un problème qui n’est pas le leur. D’abord parce qu’elles n’y sont pour rien si les élus sont incapables de mutualiser leurs espaces et leurs structures en bonne intelligence. Ensuite parce que des enfants dans une école c’est aussi beaucoup d’emplois créés, c’est la vie d’un quartier, des commerces et à Pont-l’Abbé où la démographie est vieillissante on n’a pas le droit de se priver de la jeunesse. Nous savons que le taux de chômage des familles monoparentales du pays bigouden est supérieur à la moyenne. Comment est-il possible de laisser les gens sur le carreaux en attendant que les discutions entre les maires aboutissent ? Les petits bigoudens ne doivent pas servir les intérêts politiques. C’est de l’école de la République dont il s’agit, de sa richesse, de son ouverture sur l’extérieur, c’est ce que nos enfants apprennent tous les jours en s’y rendant. Les parents d’élèves ont toujours milité pour une école juste et ouverte à tous. La décision du maire de Pont-l’Abbé va inévitablement engendrer une fermeture d’école déjà fragilisée par ses effectifs et ce n’est qu’un début. C’est irresponsable !

Nous avions étudié ces données pendant 2 ans en mettant les tarifs différenciés en place. Demain tout cet équilibre risque de s’écrouler et il en coûtera cher aux Pont-l’Abbistes car ils seront seuls à payer les dépenses de cantine ou d’accueil de loisirs, partagés équitablement entre tous aujourd’hui!

Cette logique de croire que l’humain n’est qu’un coût, amène à fermer les écoles publiques ; celle de nous faire croire qu’on n’est pas en sécurité, nous amène des blocs de pierres sur les espaces verts.

Étant convaincu que l’humain est une richesse et non un danger, je demande au maire de Pont-l’Abbé, conseiller départemental de revoir sa copie. Qu’il règle d’abord ses problèmes avec les maires alentours, avant de bouleverser les familles dans leur organisation et qu’il concerte les citoyens avant de prendre des décisions qui les concernent. L’école ne lui appartient pas. Il avait promis dans son programme des municipales de mettre en place la démocratie participative, pas la fermeture des écoles publiques !

Pont-l’Abbé, le 02 avril 2015

Véronique Blanchet

Après le conseil municipal de Pont L’Abbé deux anciens élus du Front de Gauche réagissent

Austérité : ça suffit comme ça ! D’autres choix sont possibles

Nous avons assisté lors du conseil municipal de Pont L’Abbé du 16 décembre à un long plaidoyer de l’adjoint au finances sur la politique Nationale d’austérité .
Les 11 milliards de dotation en moins d’ici 2017, vont se traduire sur Pont-l’Abbé par moins d’investissement, moins de service public local et une stagnation des subventions associatives.
Aucun élu ni de la majorité ni de la minorité ne s’est élevé contre cette politique gouvernementale .

Cette coupe dans le budget des collectivités locales est d’une gravité exceptionnelle. Nous subissons déjà cette régression dans tous les domaines. La coupe déborde : nous refusons d’être les plumés de l’austérité .
Nous appelons la population à réagir et à s’y opposer ici et ailleurs.

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