Valls passe en force, niant toute démocratie

Une fois de plus Hollande et Valls ont peur du vote des députés et utilisent le scandaleux article 49.3 qui leur interdit de voter sur la loi travail.

La droite officielle se régale et ne fait même plus semblant de s’opposer. Le seul moyen qui restait pour les opposants à la loi El Khomri était de déposer une motion de censure. Pour cela il fallait 58 signatures. Ils n’en n’ont obtenu que 56 !

Quant à la députée locale Annick Le Loch, inutile de la chercher dans la liste des 56, comme d’habitude elle fait ce que son employeur le PS lui dit de faire. Non seulement elle ne s’oppose pas à la casse du code du travail, mais elle accepte ce 49.3, donc elle accepte que ses chefs lui interdisent de voter. A quoi sert un député qui préfère ne plus voter ?

56députéspourlacensure6juillet16Les 56 députés ayant signé pour une motion de censure le 6 juillet. Merci à eux.
4 députés socialistes ayant signé en mai lors du précédent 49.3 : Laurent Kalinowsk, Isabelle Bruneau, Alexis Bachelay et Yann Galut ne l’ont pas fait cette fois-ci, ayant disent-ils, subi des pressions énormes de la part du PS, et ayant préféré choisir de garantir leur future investiture !    56+4 aurait fait 60 et la motion aurait été recevable.

La lutte n’est pas terminée ! On lâche rien.

Dans un communiqué, « les députés du Front de gauche regrettent que les députés socialistes qui disaient s’opposer au texte ou même à la brutalité gouvernementale n’aient pas saisi ce seul levier institutionnel pour mettre un terme au mépris affiché, par le Gouvernement, envers le peuple et ses représentants. De fait, sans motion de censure, le texte est aujourd’hui adopté avec la complicité de la droite qui en approuve la philosophie. »

493_Hollande2006

Déclaration commune CGT – FO – FSU – Union syndicale Solidaires – UNEF – UNL – FIDL le 8 juillet 2016

49.3 Ils ont osé !

493_Hollande2006

Nous sommes face à un gouvernement autoritaire qui veut imposer une réforme de Casse du Code du Travail contre les députés, les syndicats majoritaires, les milliers de manifestants, l’opinion publique. Après la brutalité dans la rue organisée par sa police, c’est maintenant la brutalité au Parlement.

Honte à Hollande et à son gouvernement. Honte au Parti Socialiste qui se rend complice de tels agissements.

Certains élu-e-s seront bien contents de ne pas avoir à voter cette loi. Les godillots (on en connait) auraient obéi quand même mais auraient eu du mal à se justifier auprès de leurs électeurs.
Qu’ils se rassurent : s’ils votent la confiance à ce gouvernement cela revient au même… Cela veut dire qu’ils font passer la loi El Khomri et qu’en plus ils sont d’accord pour que l’on interdise de la voter démocratiquement. Nous ne l’oublierons pas.493_democratie

Parlementaires vous avez été élus pour voter les lois, mais si vous ne votez pas comme je veux alors vous n’aurez pas le droit de voter. C’est le 49.3
Une raison supplémentaire de changer cette constitution périmée et dangereuse.

Qui a utilisé le scandaleux article 49.3 ?493_utilisation

Ce sont les socialistes qui s’en sont servi le plus ! Et en 2006 quand Hollande trouvait ce 49.3 “brutal” et “déni de démocratie” c’était parce que  la droite officielle était au pouvoir, pas son camp…

PÉTITION du 10 mai 2016 ADRESSÉE AUX ÉLUS SOCIALISTES

Lancée le mardi 10 mai 2016 vers 15h00, 186.000 signatures le mercredi 11 mai à 9h00…

 

Allô le PS, pas ISDS, pas de TAFTA, journée d’action

A la veille de la clôture du 12e cycle des négociations sur le TAFTA interpellons le gouvernement et le PS.
AlloLePS– rendez-vous le mercredi 24 février à 18h devant le siège du PS, 26 bis rue Aristide Briand à Quimper.
jeudi 25 février toute la journée interpellons le parti au pouvoir, par téléphone, avec les réseaux sociaux, etc
(lire les modalités en pièce jointe)

(compte-rendu de la réunion préparatoire)

Voir le blog du collectif Stop Tafta du Pays Bigouden

www.taftaquoi.wordpress.com/dossier/ 

Réponse à Emmanuel Macron : la liberté est une valeur de gauche, pas le libéralisme

Une vaste offensive est à l’œuvre pour casser non seulement les conquêtes sociales mais aussi le logiciel même de la gauche qui autorisa ces conquêtes.
Vous trouverez ci-dessous une réponse fort bienvenue à Emmanuel Macron, signée par Manuel Cervera-Marzal, du bureau de la Fondation Copernic.

Il faut être d’une grande naïveté ou d’un grand cynisme pour ne pas voir que la gauche des opprimés et le libéralisme des oppresseurs sont irréconciliables.

Cher Monsieur Macron,

Lire la suite…

Philippe Noguès, député socialiste, franchit le pas en quittant le PS.

«Le PS s’est droitisé, je suis resté fidèle à mes convictions»

Entretien par FRÉDÉRIC DURAND
« AUJOURD’HUI, LE PS EN TANT QUE STRUCTURE N’EST PLUS DU TOUT EN MESURE DE RASSEMBLER L’ENSEMBLE DES FORCES DE GAUCHE », ESTIME LE DÉPUTÉ DU MORBIHAN.

Philippe Noguès est le premier député socialiste à franchir le pas en quittant le parti. Selon lui, ses amis frondeurs dépensent « une énergie extraordinaire », pour aucun résultat au final. Parce que « le parti de Jaurès est devenu le parti de Manuel Valls et Emmanuel Macron ».

VOUS VENEZ DE QUITTER LE PARTI SOCIALISTE, QUEL A ÉTÉ L’ÉLÉMENT DÉCLENCHEUR ?

PHILIPPE NOGUÈS C’est une décision mûrie de longue date. Depuis qu’on avait monté ce mouvement des frondeurs, je disais à mes camarades que je croyais peu à la possibilité de faire bouger les choses de l’intérieur. J’ai voulu jouer le jeu jusqu’au congrès. Le congrès a donné les résultats que j’attendais, avec la prédominance de son légitimisme d’appareil… Ensuite, la loi sur le renseignement, la loi Macron et l’utilisation du 49.3 ont été la goutte d’eau qui a fait débordé le vase. De toute façon, je serais parti avant la fin de l’année.

VOUS DISCUTEZ AVEC D’AUTRES PARLEMENTAIRES PS, QUE DISENT-ILS ?

PHILIPPE NOGUÈS Nombre d’entre eux par-tagent mes convictions et le constat que l’on ne mène pas du tout la politique pour laquelle nous avons été élus. Je pense que quelques-uns vont me rejoindre, mais il faut comprendre que, pour beaucoup, l’attachement au Parti reste très fort, et franchir le pas leur est extrêmement difficile. Malgré tout, si nous étions assez nombreux pour former un groupe au Parlement, je pense que ce serait un acte symbolique important.

C’EST VOTRE OBJECTIF ?

PHILIPPE NOGUÈS Non, ce n’est pas le premierobjectif. Je veux surtout redonner aux citoyens le goût de la politique. Pour ça, il faut partir des territoires, parce que la création d’un énième parti groupusculaire ne me semble pas de nature à faire progresser la gauche. Dans mon territoire, je vais essayer de nouer des contacts. D’abord, avec les forces politiques, mais aussi lancer des initiatives sur les projets de ma circonscription et de mon département, parce qu’il faut initier un grand rassemblement qui aille au-delà des partis.

IL Y A DES RÉACTIONS CONTRASTÉES À VOTRE DÉPART…

PHILIPPE NOGUÈS Oui, je reçois énormément de messages de soutien depuis deux jours, mais aussi des messages plus sévères. Principalement, certains me reprochent de trahir le PS : « Vous avez été élu par des socialistes… » Moi, je réponds que si trahison il y a, ce n’est pas Philippe Noguès, le député, qui trahit. Car je considère que je suis resté fidèle à mes convictions, aux projets que l’on avait ensemble, à mes valeurs. Mais le PS, lui, s’est droitisé, social-libéralisé, et n’a plus rien à voir avec le parti de 2012. Il suffit de demander leur avis à nos électeurs et de regarder les résultats, élection après élection… Aujourd’hui, le PS en tant que structure n’est plus du tout en mesure de rassembler l’ensemble des forces de gauche.

VOUS AURIEZ PU VOUS TOURNER VERS LE FRONT DE GAUCHE OU LES VERTS…

PHILIPPE NOGUÈS Quand vous avez milité pendant longtemps dans un parti, pouvoir dire, le lendemain de votre démission, que vous allez adhérer à tel ou tel autre, c’est une nouvelle difficulté. Par contre, je pense qu’il faut que nous ayons des discussions, mais je crois aussi qu’il faut dépasser les partis. Ce système est épuisé et, pour réussir, il faut à tout prix ramener les citoyens à la politique.

DU COUP, FRANÇOIS HOLLANDE NE SERA PAS VOTRE CANDIDAT EN 2017 ?

PHILIPPE NOGUÈS Je me vois assez mal aujourd’hui défendre la candidature et faire la campagne de François Hollande après avoir combattu sa politique pendant cinq ans. Même si, malheureusement, on a du mal à voir émerger, pour l’instant, un candidat de gauche crédible pour 2017.

AVEZ-VOUS UN MESSAGE À ADRESSER AUX FRONDEURS QUI RESTENT AU PS ?

PHILIPPE NOGUÈS Nous avions un dîner, mardi soir, je leur ai dit, certes un peu sur le ton de la plaisanterie: « Je vous lance un appel, rejoignez moi! Le parti de Jaurès est devenu le parti de Manuel Valls et Emmanuel Macron, et je ne crois plus qu’on soit capable de le réformer de l’intérieur. Il est tombé du mauvais côté de la force… » Emmanuel Maurel, Laurent Baumel et bien d’autres dépensent une énergie extraordinaire pour quel résultat? Gagner 4 ou 5 % en interne et, au final, ça ne change rien! Je crois qu’il faut qu’on se réunisse avec le Front de gauche et les écologistes pour repenser ensemble une refondation de la gauche, et pas forcément sous une forme similaire à celle des partis classiques…

Urvoas, député PS de Quimper, un amendement scandaleux

Un amendement scandaleux a été glissé in extremis par le rapporteur (ps) du projet de loi.
La manoeuvre a failli passer inaperçue. Le 16 juin, alors que la commission mixte paritaire (CMP) mettait la dernière main à la version ultime du projet de loi sur le renseignement, un amendement des plus controversés a été discrètement glissé par le rapporteur du texte, le député (PS) Jean-Jacques Urvoas.

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loi Macron, dossier

A noter : Lors du débat au Sénat, les élus du Front de Gauche ont été les seuls opposants à la loi Macron !

Une analyse argumentée de Martine Bulard parue dans le Monde Diplomatique d’Avril 2015

Loi Macron, passage en force à l’assemblée nationale avec le 49.3 –> Lire l’article du 17 février

Loi Macron, danger, décryptage —> Lire l’article du 1er février

Décryptage de la loi Macron –> cliquer sur ce lien

Février 2015 : Au mépris de la démocratie Manuel Valls a décidé de recourir à l’article 49-3 permettant d’adopter un texte sans vote.

VallsCibleLecodeDutravailConfronté à un risque de rejet du projet de loi Macron, le premier ministre Manuel Valls a décidé d’engager « la responsabilité du gouvernement » en recourant à l’article 49-3 de la constitution permettant l’adoption d’un texte sans vote des parlementaires.

C’est en urgence que le gouvernement a pris cette décision alors qu’approchait le vote de ce texte particulièrement sensible pour le gouvernement. Face au risque de plus en plus précis de rejet du texte, contesté jusque dans les rangs de la gauche, l’exécutif avait convoqué un conseil des ministres extraordinaire au cours duquel la décision de passer en force a été prise. “vous ne voulez pas voter pour mon texte, et bien je vous empêche de voter !”


La vidéo de l’interview par RFI d’André Chassaigne, groupe Front de Gauche à l’Assemblée Nationale


Le lien, bulletin de liaison du Comité d’initiative avec Jacqueline Fraysse


Lorsqu’il était député de Corrèze et premier secrétaire du PS, le 9 février 2006, François Hollande avait sévèrement critiqué l’usage de l’article 49-3 de la Constitution par le gouvernement Villepin pour faire voter le CPE (contrat première embauche), parlant d'”un déni de démocratie”.

“Le 49-3 est une brutalité, le 49-3 est un déni de démocratie, le 49-3 est une manière de freiner ou d’empêcher le débat parlementaire”, avait déclaré François Hollande dans les couloirs de l’Assemblée nationale à propos de l’utilisation de cet article de la Constitution par le gouvernement Villepin pour faire voter son projet de loi pour l’égalité des chances qui incluait le très contesté CPE.

“C’est bien le signe que le gouvernement doute de sa réforme et que la mobilisation va prendre de l’ampleur“, avait renchéri le député de Corrèze, stigmatisant “un passage en force”, “une violation des droits du Parlement”.

Vidéo : Hollande en 2006


Cet article 49-3 est indigne d’une démocratie. Vite une 6e république !


Signons la pétition “Loi Macron, pour nous c’est non ! ”   lancée par le collectif 3A et 100 personnalités

Macron49-3

Bref décryptage de la loi Macron–>télécharger , par Gaston Balliot,
à partir essentiellement du supplément de l’Humanité Dimanche de Janvier 2015

Vidéo de La-bas si j’y suis : Filoche démolit la loi Macron

Collectif 3A : la loi Macron c’est NON ! (communiqué)

Les dix députés Front de gauche estiment que la loi Macron, examinée à l’Assemblée nationale, « porte un message clair et global reposant sur une doctrine cohérente: la remise en cause de l’État social à travers l’application de vielles recettes néolibérales ». lire

La CGT Pont L’Abbé s’adresse à la députée PS pour qu’elle ne vote pas ce projet néfaste, lettre_ouverte

Le tract du PCF dénonçant ce projet Macron

Voir aussi sur ce blog l’article sur la marchandisation du sang.

Et notre députée dans tout cela ? Toujours égale à elle même. Elle a déclaré être : “très attachée au repos dominical“..”très septique sur le bénéfice économique et social de cette réforme..”, MAIS “.. je la voterai… car je participe à la majorité qui est au pouvoir..”.
A t’elle été élue uniquement pour défendre le PS comme un robot, quoi qu’il fasse, aussi loin à droite qu’il aille, ou pour représenter les intérêts de la population ?

SupplemenHD_Macron100

sang

La marchandisation du sang

“PAS DE PROFITS RÉALISÉS SUR LE SANG” : LE PRINCIPE FONDATEUR INSTAURÉ APRÈS LA LIBÉRATION.

Le 31 janvier, l’Établissement français du sang devra arrêter la production et la délivrance aux patients d’un certain type de plasma thérapeutique au profit du produit vendu par la firme suisse Octapharma. C’est la première étape visant à la privatisation du corps humain.

La privatisation des produits issus du corps humain serait-elle pour demain en France, pays attaché à son système public de transfusion depuis le scandale du sang contaminé ?

Lire la suite…

Triste bilan

Le PS a été lourdement sanctionné pour sa désastreuse politique nationale.

Le nombre important de cantons gagnés par la droite n’est pas le résultat d’une adhésion à cette droite, mais bien un rejet des Hollande, Valls, Macron, qui, en se mettant au service du MEDEF et de la finance, ont découragé et déboussolé l’électorat de gauche.

Ce mécontentement grandissant n’a malheureusement pas profité à la gauche alternative, pas encore identifiée comme recours. Et le système injuste du mode de scrutin (concocté par le PS) a fait le reste.

Une politique complètement différente, une politique de gauche, est nécessaire, sinon notre pays s’enfoncera encore plus dans le crise, crise économique, sociale et démocratique. Il y  a urgence. Ensemble construisons du neuf !

Les résultats de Mars 2015 dans le Finistère par canton

 Communiqué d’Ensemble! après le 2e tour des élections départementales

Déclaration du PCF après le 2e tour des élections départementales

Réponse du PG à l’invitation de rencontre lancée par le PS


 Commentaire des candidats du Front de Gauche sur le canton de Pont L’Abbé

“Notre priorité est et sera toujours de défendre les politiques solidaires, sociales et écologiques au profit de l’humain. Depuis 2012, nous mettons le PS en garde, tirons les signaux d’alarme en leur rappelant pourquoi et par qui ils ont été élus. S’ils n’entendent pas, ils en sont les seuls responsables et l’hégémonie des grands partis en est peut-être une des raisons. C’est pourquoi nous revendiquons la proportionnelle nous permettant une expression représentative.
1117 électeurs méritent d’être écoutés et nous sommes fiers qu’ils aient pu le faire au premier tour en leur proposant une liste soutenue par le FdG.
Nous invitons  le PS et Mr Le Loc’h  à écouter le peuple de Gauche qui aspire à une autre politique,  nous le voyons bien au travers des campagnes et projets que nous menons ensemble. S’ils sont en opposition ce n’est pas pour rien. Nous invitons aussi Mr Le Loc’h à stopper ses menaces à l’encontre des militants et à respecter les électeurs qui se sont exprimés démocratiquement”.

Pont-l’Abbé le 30 mars 2015


Commentaire de Martine Le Nozerh, candidate du Front de Gauche sur le canton de Plonéour

MartineLeNozerh600Les résultats des élections départementales reflètent le mécontentement et la lassitude des électeurs qui en 2012 pensaient que leur quotidien serait meilleur avec un gouvernement de Gauche. La politique d’austérité menée par F.Hollande et  M.Valls est sanctionnée. Malgré cette défaite cinglante, malgré la contestation au sein de son parti et des autres partis de Gauche, ils perdurent dans la destruction du paysage social, entraînant dans leur sillon  la misère dans la population. Le chômage continue d’augmenter, les salaires, les retraites, le SMIC stagnent ou sont gelés, les services publics sont démantelés au profit du privé. Comment  ne pas comprendre la détresse des électeurs de gauche qui se sont détournés des bureaux de vote ou qui ont voté pour le F.N.  C’est un fait !  Les électeurs de droite se sont bien mobilisés et remportent de nombreux cantons. Au FDG nous avons à expliquer et à redonner confiance aux citoyens qu’une autre politique à Gauche est possible en mettant au cœur de nos priorités leurs préoccupations.

Plozevet le 2 avril 2015


  Commentaire de Roland Jaouen, candidat du Front de Gauche sur le canton de Plonéour

RolandJaouen600Il n’est pas sûr que de laisser à Manuel Valls le soin de mener campagne a facilité la tâche des socialistes.

Ce qu’on peut observer chez nous c’est une forte abstention populaire.

  • que le PS de Valls est battu
  • et que la droite l’emporte sans dynamisme

On assiste à un «  déménagement » du territoire bigouden avec la fermeture des services publics et privés. (Hôpitaux, Poste, Ecoles, Médecins, commerces) qui donnent aux électeurs un sentiment d’abandon se transformant en vote protestataire pour le FN.

La tâche des décideurs à tous les niveaux politiques (communes, départements, régions, nation) est de rendre inutile le FN aux yeux de ses partisans par une politique qui met les citoyens au cœur du débat. La souffrance sociale se traduit par une colère politique. Plus que jamais, pour l’avenir, la situation réclame une grande lisibilité. L’humain d’abord !

Plonéour le 30 mars 2015


 COMMUNIQUE DU PCF – PAYS BIGOUDEN

Au lendemain du premier tour, Frédéric Le Loch avait déclaré quelque peu méprisant : « faire la distinction entre un petit groupe, quelques cadres locaux, et les électeurs qui savent faire la différence entre la droite et la gauche »

Après la défaite du Parti Socialiste dans le canton, il en impute maintenant la responsabilité aux « alliés de gauche qui ont fait un choix qui ne les honore pas », méprisant cette fois-ci les électeurs qui n’auraient pas su faire la différence entre la gauche et la droite.

Faire de la politique, c’est défendre une politique. La véritable cause de l’échec du Parti Socialiste, c’est cette politique libérale et d’austérité menée par Hollande, Valls, Macron qui trahit tous les engagements de 2012, qui fait le lit de la droite, de l’extrême droite, qui pousse à l’abstention et qui ne porte certainement pas « les valeurs de justice, de solidarité et de progrès » qu’invoque M. Le Loc’h.

Pour notre part, nous continuerons notre combat pour des territoires solidaires, écologiques et démocratiques.

Pont-l’Abbé le 30 mars 2015

Loi Macron DANGER !

Bref décryptage de la loi Macron–>télécharger , par Gaston Balliot, à partir essentiellement du supplément de l’Humanité Dimanche de Janvier 2015

Vidéo de La-bas si j’y suis : Filoche démolit la loi Macron

Collectif 3A : la loi Macron c’est NON ! (communiqué)

Les dix députés Front de gauche estiment que la loi Macron, examinée à l’Assemblée nationale, « porte un message clair et global reposant sur une doctrine cohérente: la remise en cause de l’État social à travers l’application de vielles recettes néolibérales ». lire

La CGT Pont L’Abbé s’adresse à la députée PS pour qu’elle ne vote pas ce projet néfaste, lettre_ouverte

Le tract du PCF dénonçant ce projet Macron

Voir aussi sur ce blog l’article sur la marchandisation du sang.

Et notre députée dans tout cela ? Toujours égale à elle même. Elle a déclaré être : “très attachée au repos dominical“..”très septique sur le bénéfice économique et social de cette réforme..”, MAIS “.. je la voterai… car je participe à la majorité qui est au pouvoir..”.
A t’elle été élue uniquement pour défendre le PS comme un robot, quoi qu’il fasse, aussi loin à droite qu’il aille, ou pour représenter les intérêts de la population ?

SupplemenHD_Macron100

Chômage: le bilan catastrophique de la politique libérale et austéritaire de François Hollande

En décembre 2014, il y avait en France 572 000 chômeurs Catégorie A de plus qu’en mai 2012: de 2,923 millions à 3,496 millions de Français actifs.

En décembre 2014, il y avait en France 900 000 chômeurs chômeurs de plus de Catégorie A, B, et C: de 4,3 millions à 5,2 millions de Français actifs.

Lire la suite…

Budget d’austérité 2015 approuvé par notre députée !

Le budget pour 2015 a été adopté de justesse le 18 novembre – Austérité pour nous – Cap à droite accentué.

Les députés ont adopté ce projet par 266 voix contre 247.

Notre députée A Le Loch s'est encore rangée du coté des profiteurs du régime : la population trinquera au profit des capitalistes qui vont continuer à se goinfrer.
Les socialistes "frondeurs" et les verts se sont abstenus, ce qui revient à laisser passer le texte volontairement.
Un peu facile de dire que ce budget est mauvais et qu'il mène notre pays dans le mur et de s'arranger pour qu'il soit quand même adopté !


François Hollande sur TF1, suspense jusqu’au bout


Suspense… Ce sera Pierre ou ce sera Jean-Luc ?

A mi-mandat François Hollande vient tirer un bilan sur TF1/Bouygues. Sa politique d'austérité est un échec complet et il mène notre pays dans le mur. Le chômage augmente, les pauvres sont de plus en plus pauvres et les riches de plus en plus riches. Le coût du capital devient insupportable.

Certainement conscient de son échec, je m'attendais à une décision logique : "je dois donc changer de cap, gouverner à gauche, faire du social… en conséquence je choisis un 1er ministre capable d'assumer cette politique".

J'ai donc passé ma soirée dans un suspense insupportable, ce sera Jean-Luc Mélenchon ou bien Pierre Laurent ?
Incroyable, il a oublié de le dire !                                                           G.B.


Vote de confiance : nos députés PS locaux pour cette politique de droite

32 députés socialistes se sont abtenus lors du vote de confiance à Manel Valls, c'est notable mais ils n'ont pas eu le courage d'assumer leur opposition à cette politique en votant contre, ce qui aurait permis de remplacer ce gouvernement par un gouvernement faisant une politique de gauche.

Et aucun député PS du Finistère… Il y a des actes qui engagent.

Vote de confiance veut dire soutien objectif à une politique qui accroit les inégalités, la crise sociale, la domination de la finance sur nos vies. 

 "Le Premier ministre ne dispose plus que d'une majorité peau de chagrin" (Pierre Laurent)


Le 18, dans une interview à Bigouden TV,  Mme Le Loch dit pour justifier son vote :

Quel regard portez-vous sur les frondeurs du Parti socialiste ?
Je me demande ce qu'ils veulent ! Quelle est l'alternative ? Un autre gouvernement ? Encore un? .-.-.-.-… Ou faut-il aller vers une dissolution de l'assemblée et laisser la droite revenir au pouvoir? 

D'abord la politique de droite est déjà au pouvoir. Quant à l'alternative, bien sûr qu'il y en a une.
Inutile de dissoudre l'assemblée, il suffit de nommer un nouveau gouvernement qui fasse une politique de gauche, c'est à dire une politique sociale, avec une relance de l'économie.
Cette hypothèse n'est bien sûr même pas venue à l'esprit de Mme Le Loch !


Coquerel (PG) : “Pas question de mourir avec le PS !”

Eric Coquerel (PG) : « Pas question de mourir avec le PS ! »

05 septembre 2014 | Par Stéphane Alliès    – Mediapart.fr

 

Après les retraits de Jean-Luc Mélenchon et Martine Billard, Éric Coquerel est devenu secrétaire national chargé de « la coordination politique » du Parti de gauche (PG), au sein de sa « direction collégiale ». À la veille d'un conseil national du Front de gauche qui doit décider de son avenir, il dresse un état des lieux du rassemblement de l'autre gauche.

Ce samedi a lieu un conseil national déterminant pour l'avenir du Front de gauche, après les déceptions électorales du printemps. Divisés sur la marche à suivre, PCF et PG semblent emprunter des chemins différents. Le secrétaire national communiste Pierre Laurent plaidant, jusque devant les socialistes à La Rochelle, pour « l'écriture d'un chemin commun » avec les « frondeurs » et l'aile gauche du PS comme les écologistes d'EELV, tandis que Jean-Luc Mélenchon défend l'émergence d'un mouvement dépassant les partis et défendant le passage à une VIe République.

Pour Éric Coquerel, qui est devenu secrétaire national chargé de « la coordination politique » du Parti de gauche, au sein de sa nouvelle « direction collégiale », il importe de ne plus être rattaché au « système » et à la « gauche qui gouverne ». « Des assises avec tous les opposants à la politique de Hollande, ce ne sera pas suffisant pour répondre à l’ampleur de la crise », estime-t-il. Quant à savoir si le Front de gauche va être capable de surmonter ses désaccords, et notamment la question de l'autonomie vis-à-vis du PS, il répond : « Je l'espère »… Entretien.

 

L’organisation du Parti de gauche (PG) a changé lors de ses dernières universités d’été. Jean-Luc Mélenchon et Martine Billard ont abandonné leur co-présidence et la direction est désormais « collégiale ». Cela signifie qu’eux seuls pouvaient assumer cette fonction ?

Non, cela signifie que ce rôle de président était paradoxal pour un parti qui se bat pour la fin de la Ve République. À partir du moment où tous deux, pour des raisons politiques, souhaitaient ne plus assurer la fonction de leadership organisationnel d’un parti, on a jugé que cela n’était plus utile. Dans les faits, ce sera notre prochain congrès qui validera cette suppression, mais le bureau national du PG a décidé de ne pas les remplacer.

Quand on a créé le PG, tous les fondateurs se reconnaissaient derrière le leadership intellectuel et politique de Jean-Luc. À l’époque, la fonction de président semblait alors logique même si, pour sa part, il a toujours été dubitatif sur cette fonction. À partir du moment où il fait un pas de côté, pour surtout se consacrer à l’émergence d’un mouvement pour la VIe République, on en a profité pour réorganiser les choses.

Comment jugez-vous l’état du PG aujourd’hui ?

En juin, on a eu une période difficile. Les européennes ont été un échec, et ont marqué la fin d’un moment stratégique pour nous. Cela faisait quasiment six ans qu’on était sur la brèche, au four et au moulin, et beaucoup de fatigue et de tension avaient été accumulées. On a pris deux mois pour déjà vérifier si on était tous encore d’accord politiquement. On a perdu un peu de militants, mais notre “remue-méninges” de la mi-août à Grenoble a permis de bien repartir. Et on constate des adhésions et des ré-adhésions depuis. Pour aborder la période qui s’ouvre, on est en bonne santé.

Vous parlez de la fin d’un moment stratégique. Quelle analyse faites-vous de votre échec ?

On a bien réussi jusqu’à la présidentielle, en réunissant l’autre gauche pour changer le rapport de force face au PS. On a sorti « notre gauche » de la marginalité pour devenir un acteur incontournable. Deux ans après, il y a aussi eu quelques réussites, car nos marches, du type de celle du 5 mai 2013 pour la VIe République, l’ont été, mais c’est vrai que globalement nous n’avons pas atteint notre objectif. Le PS s’écroule, on ne passe pas devant, et le FN termine en tête. Donc c’est un échec. Parce qu’on s’est ingénié pendant deux ans à dilapider le succès de la présidentielle, en tout cas à ne pas être capable de le rééditer. C’est principalement dû à l’absence de stratégie nationale commune. Il était vain de penser qu’on pourrait effacer aux européennes la division des municipales. Elle nous a rendus largement illisibles et divisés. Mais en plus, les alliances contractées aux municipales avec le PS ont ramené le FDG dans le « système ». Le Front de gauche pouvait apparaître comme le cousin de famille très critique, mais en appartenant quand même à la même famille que la gauche qui gouverne aujourd’hui.

Ce qui nous entraîne au raisonnement suivant : vu qu’aux yeux du plus grand monde, c’est LA gauche qui gouverne, l’idée que l’alternative dépende de l’unité de l’autre gauche dans l’objectif de passer devant le PS pour bousculer le rapport de force à gauche ne convainc pas assez. C’était la stratégie originelle du FDG mais après trois ans de Hollande, elle ne marche plus. Il a cassé encore davantage tous les repères par sa politique ! Cette hypothèse mobilise la partie la plus politisée de l’électorat mais pas tous ceux qui se disent, même  inconsciemment : s’ils imaginent s’allier au 2nd tour pour gouverner alors c’est qu’ils appartiennent au même monde. Il faut donc être capable d’arriver à une alternative qui ne dépende pas de forces du système, qui ne dépendent donc pas des alliances avec le PS au second tour.

En l’état, ça revient à faire le pari que le PS va inéluctablement s’effondrer, et qu’il n’y a plus rien à attendre de lui…

En effet, je ne pense pas que ce parti résistera longtemps aux échecs électoraux. Ce qui est à venir, ce sont des défaites aux départementales et aux régionales. Or, le PS vit en s’appuyant sur ses élus. Ce parti a changé irrémédiablement de sociologie et de nature, par rapport à ce qu'il était voilà trente ans, et il est désormais étroitement lié à la défense de la société de marché, au libéralisme. Aujourd’hui, il y a une quarantaine de frondeurs contre 200 députés qui soutiennent le gouvernement. À La Rochelle, après une semaine vraiment insupportable pour tout homme de gauche, Valls reçoit quelques huées mais réussit son coup à la fin. Trois jours après avoir été adoubé par l’université d’été du Medef, il conclut sans trop de souci celle de son parti.

Encourager les critiques internes du PS et les soutenir dans un congrès en espérant qu’ils prennent la majorité, sans certitudes en plus sur la sincérité du scrutin, ce serait pendant un an dépendre de ce parti et apparaître avec lui comptables du bilan du quinquennat Hollande. Or le PS actuel ne subsistera pas après 2017, et pas question de mourir avec lui et Hollande ou un(e) autre social-libéral(e) de remplacement.

C’est pour cela que Jean-Luc a proposé un pas de côté avec le projet d’un mouvement pour la VIe République. Il ne s’agit pas de nier l’utilité des partis mais de créer un mouvement qui les dépasse, Ce doit être différent, plus ample, plus à même de mobiliser le peuple. L’objectif est de remettre en mouvement au moins une partie des millions d’abstentionnistes des dernières européennes. Et, comme il n’y aura pas deux candidats libéraux qualifiés, voire pas du tout, c'est de jouer ainsi le second tour de la prochaine présidentielle et la victoire. Ce n’est pas contradictoire avec l’existence du FDG mais chacun comprendra que ce ne peut être le simple prolongement du FDG. Il faut viser plus large : fédérer le peuple.  

 

Pourquoi n’y aurait-il pas deux candidats libéraux au second tour en 2017 ?

Bon an mal an, si on regarde l’histoire française des trente dernières années, le peuple français n’adhère toujours pas au libéralisme. Souvent cela s’est exprimé dans des formes politiques confuses, comme Chirac et la fracture sociale en 1995 face à Balladur, ou Sarkozy en 2007 qui faisait campagne sur un retour d’un pilote à la tête de l’État, ou encore Hollande et la grand-messe du Bourget. C’est aussi, à sa façon ethniciste et néo-fasciste opposée à la nôtre, le FN qui s’adosse désormais à un discours antilibéral. Or aujourd’hui, le PS est dans le même camp libéral que la droite traditionnelle. A minima un des deux sera éliminé. Et celui qui vient de gouverner est le plus affaibli. Nous voulons donc faire en sorte qu’on ne finisse pas dans un duel FN / droite extrémisée.

Mais la relation au PS reste cependant le principal différend entre vous et les communistes, qui plaident toujours pour des convergences avec les socialistes critiques et les écologistes… Ce différend ne semble pas pouvoir être davantage surmonté que les années précédentes…

Est-ce que ce différend est surmontable ? Je l’espère… Le PG a été créé pour forger le Front de gauche. Donc on ne part pas dans l’objectif de sacrifier l’union de forces militantes précieuses. Il y a beaucoup d’accords entre nous, et un diagnostic commun face au gouvernement Valls. Mais il y a aussi des débats et des divergences sur ce qu’il faut faire. L’analyse selon laquelle l’orientation Valls/Hollande serait minoritaire chez les socialistes, et qu’il conviendrait alors d’aider à remettre le PS sur les bons rails, me semble être une analyse fausse. C’est une illusion de penser que le PS va changer de centre de gravité dans les deux ans. Il faut donc vérifier qu’on est bien d'accord là-dessus car cela a des implications très concrètes. J’espère que nous y parviendrons.

On n’est pas opposé à discuter avec les frondeurs, on discute d’ailleurs avec certains d’entre eux. Mais on a peu de temps devant nous, et il ne faudrait pas qu’ils nous ramènent, avec leurs ambiguïtés, au système déjà évoqué. Pour résumer, si c’est pour discuter et finir aux côtés de Cambadélis, ça ne nous intéresse pas. Nous avons jusqu’à décembre pour voir se clarifier les choses. Nous allons donc regarder avec attention ce que font les frondeurs et EELV sur le vote de confiance. S’ils ne sont pas d’accord, qu’ils fassent tomber Valls 2, car les applaudimètres de La Rochelle ne suffisent pas à nous convaincre. S’ils sont au bout du compte avec nous dans l’opposition à Hollande tant mieux, cela ira plus vite. Mais ce qui est sûr, c’est que nous ne pouvons pas dépendre d’eux et de leur évolution incertaine. Il faut donc construire quelque chose qui ne dépende pas d’eux, sur des bases claires d’opposition assumée.

Qu’est-ce qu’on peut attendre réellement et concrètement aujourd’hui du Front de gauche ?

Très franchement, depuis un an environ, tout le monde est d’accord pour évoluer et se dépasser vers un “front du peuple”. Sauf qu’on n’arrive pas à concrétiser ce dépassement. Le mouvement pour une VIe République c’est donner vie à ce Front du peuple. Mais si on veut que ça marche, on ne peut pas le faire en transvasant le défaut structurel du Front de gauche : celui d’être un cartel. Créer ce cartel a été un pas positif, nécessaire. C’était bien que ça existe sous cette forme, mais on voit bien que nos assemblées citoyennes n’ont jamais été à même de rassembler beaucoup plus largement que l’addition des militants de nos partis. Ou alors rarement. Certes cela n’a pas été suffisamment voulu ni encouragé mais ce n’est pas le seul problème. Je ne crois pas que le peuple ait envie aujourd’hui d’adhérer massivement à une organisation ni à un cartel. Or c’est cela l’ambition si on veut renverser la table. Des assises avec tous les opposants à la politique de Hollande, pourquoi pas ? Ça peut être utile, mais ce ne sera pas suffisant pour répondre à l’ampleur de la crise, et ça ne donnera pas davantage envie aux gens d’adhérer.

 

Les élections régionales ne peuvent-elles pas être l’occasion d’élargir l’expérience de la municipale grenobloise ? Et celle-ci passe aussi par des accords entre partis ou courants politiques…

On reste un parti, donc on ne nie évidemment pas leur rôle, encore moins au moment d’élections. Mais si on parle de Grenoble, il y a une alliance entre deux partis, mais surtout un grand mouvement citoyen. C’est dans ce sens que ça doit se passer : des partis qui travaillent à déclencher une dynamique citoyenne qui les dépasse. C’est la condition d’une révolution citoyenne. Est-ce que le Front de gauche peut œuvrer à ce déclenchement citoyen ? Cela implique déjà pour les régionales de trancher un débat préalable entre nous : se garantir d’être autonome du PS lors des prochains scrutins. On ne peut pas rejouer les dernières municipales et attendre jusqu’à un mois avant, que le PCF ne décide de stratégies variables, et que nous nous retrouvions dans un patchwork illisible.

Ce mouvement pour la VIe République laisse entendre que les partis ne suffisent plus. Mais y a-t-il aujourd’hui, alors qu’un gouvernement élu par la gauche est au pouvoir, la place pour une mobilisation d’ampleur ?

Je n’ai absolument aucune certitude sur le fait qu’on y arrive, mais je ne vois pas d’autres solutions pour éviter le pire que d’espérer que le peuple revienne aux affaires. Pour une très grande majorité de la population, y compris une grande part de ceux qui ont voté Hollande pour se débarrasser de Sarkozy, constatons que le clivage gauche-droite n’a plus de sens. C’est un crève-cœur mais les responsables sont ceux qui comme Hollande ont brouillé ce clivage, pas le peuple. On ne peut dès lors faire reposer un mouvement visant à fédérer le peuple sur son appartenance obligée à LA gauche. Ce qui n’empêche pas que notre projet est évidemment de gauche au sens réel du terme. On connaît l’électorat politisé du Front de gauche, il est constant, il tourne autour de 7 % à chaque élection sauf justement lors des présidentielles. Si on en croit les sondages qui testent les mêmes candidats qu’en 2012, le potentiel de la présidentielle est toujours là. Il faut aller le rechercher, le mettre en mouvement, l’élargir chez ceux qui s’abstiennent comme chez ceux qui n’en peuvent plus de Hollande. Comme le dit Jean-Luc Mélenchon : « Le système n’a plus peur de la gauche, il a peur du peuple. » Cela signifie aussi que pour combattre le système, le peuple ne compte plus sur la gauche. Pour lui parler, il faut tenir compte de cette équation sinon on se fait plaisir et on se rassure à bon compte.

Mais vous évoquez la VIe République depuis la présidentielle, et avez déjà organisé une marche le 5 mai 2013 sur le sujet. Or cette revendication se résume essentiellement à la convocation d’une assemblée constituante, ou de l’instauration d’un référendum révocatoire de mi-mandat. Ce contenu n’est-il pas un peu “léger” pour mobiliser ?

On pourrait penser que la constituante est uniquement une méthode, mais c’est en réalité l’expression d’une volonté : que le peuple redevienne souverain. C’est un moteur essentiel. Une nouvelle constitution ne peut pas être le fait que de partis ou d’experts. Ça n’est pas neutre, c’est au moment de la constituante de 1789 que sont nées spatialement la gauche et droite : pour compter les voix, on a mis ceux qui s’y opposaient au nom de la souveraineté populaire à gauche de l’hémicycle et les autres à droite. Mais bien sûr nous portons aussi une conception de la VIe. Le pouvoir revenant au parlement, en finir avec le fait que la politique soit un métier réservé à une minorité, instaurer une république sociale, bref le peuple souverain partout y compris pour contester le pouvoir démesuré accordé au capital. Nous voyons la VIe République comme une réponse globale dans un moment où le capitalisme prive le peuple de sa souveraineté, pas seulement comme une approche institutionnelle.

Cela va passer par quel type d’initiatives ?

Nous sommes évidemment en phase avec Jean-Luc Mélenchon quand il explique que ce ne peut être le mouvement d’un parti, et encore moins d’un homme. Vous comprendrez dès lors que les choses ne sont pas calées. Il faut déjà travailler à réunir des personnalités diverses qui sont d’accord pour le lancer comme on a su le faire pour initier la marche du 5 mai. Par ailleurs, il y a au moins un principe : il faut que ce soit un processus populaire, donc qu’on puisse par exemple y adhérer directement. Il faut que cela nous dépasse rapidement.

Mais l'essentiel, y compris dans l’irruption populaire que nous espérons, ce sont les batailles sociales et citoyennes contre le gouvernement Valls 2 qui vont avoir lieu. Tout ce qui peut rassembler les syndicats, les associations, les syndicats, en respectant évidemment l’indépendance et les formes d’actions propres de chacun, sur cet objectif, comme nous l’avons fait lors de la marche du 12 avril, est également essentiel et en rien contradictoire d’un mouvement pour la VIe République. Car le mieux serait d’en finir très vite avec ce gouvernement de droite.

La boîte noire :

L'entretien a eu lieu jeudi 4 septembre dans un café parisien. Il a duré un peu moins d'une heure, et a été relu et amendé (sur la forme) par Éric Coquerel.

A Le Loch signe avec les godillots

A Le Loch persiste et signe avec les godillots

Fin aout 2014 – Certains élus socialistes sont effarés par la nature ouvertement droitière du gouvernement et le disent.

Ce n'est pas une surprise, notre députée Annick Le Loch se trouve encore dans le mauvais camp et signe un soutien inconditionnel à ses chefs. Ils peuvent aller encore plus à droite – ce qui devient difficile – elle fera bien sûr toujours partie des godillots.

Ne serait-il pas interessant qu'elle fasse, à mi-parcours un compte-rendu de mandat et explique à la population pourquoi elle a voté toutes les mesures rétrogrades de ces dernières années… Chiche !

"Il y a un devoir de solidarité, mais il y a aussi un devoir de responsabilité vis-à-vis de ceux qui ont fait de nous ce que nous sommes. Je choisis pour ma part la loyauté à mes idéaux." Aurélie Filipetti, ministre démissionnaire.

Alors ici, pas de loyauté ou pas d'idéal ?