Pétition des professionnels du secteur social, medico-social et sanitaire

Les salaries spoliés, les centres de formation menacés de fermeture

https://secure.avaaz.org/fr/petition/M_Rebsamen_FORMATION_CONTINUE_EN_TRAVAIL_SOCIAL_ALERTE_ROUGE/

Nous, professionnels du secteur social, médico-social et sanitaire, sommes en total désaccord avec la loi sur la formation continue qui vient de sortir. Il est clair qu’il s’agit d’une véritable amputation de nos droits à nous former tout au long de la vie. (lire le texte complet en cliquant sur le lien ci-dessus)

Loi Macron DANGER !

Bref décryptage de la loi Macron–>télécharger , par Gaston Balliot, à partir essentiellement du supplément de l’Humanité Dimanche de Janvier 2015

Vidéo de La-bas si j’y suis : Filoche démolit la loi Macron

Collectif 3A : la loi Macron c’est NON ! (communiqué)

Les dix députés Front de gauche estiment que la loi Macron, examinée à l’Assemblée nationale, « porte un message clair et global reposant sur une doctrine cohérente: la remise en cause de l’État social à travers l’application de vielles recettes néolibérales ». lire

La CGT Pont L’Abbé s’adresse à la députée PS pour qu’elle ne vote pas ce projet néfaste, lettre_ouverte

Le tract du PCF dénonçant ce projet Macron

Voir aussi sur ce blog l’article sur la marchandisation du sang.

Et notre députée dans tout cela ? Toujours égale à elle même. Elle a déclaré être : “très attachée au repos dominical“..”très septique sur le bénéfice économique et social de cette réforme..”, MAIS “.. je la voterai… car je participe à la majorité qui est au pouvoir..”.
A t’elle été élue uniquement pour défendre le PS comme un robot, quoi qu’il fasse, aussi loin à droite qu’il aille, ou pour représenter les intérêts de la population ?

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Les 1 % les plus riches posséderont bientôt la moitié de la richesse mondiale

L’ONG Oxfam publie, lundi 19 janvier 2015, une nouvelle étude, consultable en ligne, révélant l’ampleur des inégalités dans le partage des richesses sur la planète. Selon ses calculs, réalisés à partir de données fournies par le Crédit Suisse, la richesse cumulée des 1 % les plus riches de la planète dépassera bientôt celle détenue par les 99 % restants.

Lire la suite…

Secours Populaire Pt L’Abbé : les demandes ont doublé !

Dans Ouest France du 11 décembre 2014 nous lisons que les demandes d’aide ont doublé cette année au Secours populaire de Pont L’Abbé. (dans les communes voisines le phénomène est semblable). On y lit : “De plus en plus de familles sont en grande difficulté. La plupart des personnes qui viennent à nous ont un quotient familial de 300€ par mois”…..”Nous avons beaucoup de retraités aussi… qui ne sont pas en bonne santé. Les soins dentaires font défaut, ils n’ont pas de lunettes adaptées et nombre d’entre eux ont des soucis pulmonaires parce qu’ils vivent dans des habitats non chauffés….

Triste constat au 21e siècle dans une France riche. Pour le Front de Gauche le social doit être une priorité, toute personne a le droit de vivre dans des conditions décentes et dignes. Un changement d’orientation est absolument nécessaire. La priorité c’est le social et non la finance !

Pour une nouvelle politique industrielle

La France se désindustrialise chaque jour un peu plus : la production industrielle a reculé de 11 points en 25 ans. Ce sont 1 million d’emplois industriels qui ont été détruits depuis l’an 2000. Et 400 000 autres sont aujourd’hui directement menacés.

Loin des fables sur l’ère “post-industrielle” qui verraient les activités à haute valeur ajoutée conservées sur notre sol et les activités moins nobles externalisées vers les pays émergents, ce sont bel et bien toutes les filières qui sont aujourd’hui touchées : automobile, électronique, pharmacie, raffinage, agro-alimentaire…

Contrairement à ce qui est rabâché, ce n’est ni le résultat de la “crise”, ni la conséquence d’un “coût du travail” trop élevé. Ce qui est en train d’asphyxier notre industrie, c’est l’exigence folle de rentabilité à court terme et les logiques financières.

Pour_nouvelle_politique_industrielle (un document du PCF)

Quimperlé, Le social à la sauce Bigard

Le social à la sauce Bigard

Bigard Quimperlé : Le 8 septembre un salarié est convoqué au bureau du DRH en vue d’une sanction.
Le 11 septembre le couperet tombe Michel est licencié pour manquement important et inadmissible dans son travail,
Dossier monté de toute pièce sur de faux témoignages de 2 cadres travaillant dans l’entreprise.
La coupe est pleine, le patronat n’a plus de limite, dorénavant il rédige de faux témoignages pour faire des exemples. Asservir les salariés qui restent pour mieux les exploiter.
Nous voulons organiser un mouvement de masse et de classe le plus large possible donner une dimension syndicale et politique pour la défense de notre collègue, contre ce patronat voyou qui ne respecte ni l’ouvrier, ni le code du travail, ni les lois républicaines. La France sombre petit à petit dans la corruption, où l’argent est roi. Bigard se crée sa propre loi, celle du grand capital / ni foi, ni loi.
Rien ne justifie de tels actes, Les limites sont dépassées.
Exigeons la réintégration de notre collègue Michel Le Gouge.
Dans la lutte nous nous unirons. Par l’union nous vaincrons.
Pour la CGT
CHARAL, BIGARD , SOCOPA
DSC

LE GOFF Michel

Economie sociale et solidaire

l'Humanité des débats 4 avril 2014.              Appropriation sociale

Pour un véritable droit de préemption pour les salariés désireux de reprendre leur entreprise

Par François Longérinas, Président Directeur général de la SCOP EMI-CFD et Auteur (*).

 

Nous nous sommes réjouis de voir l’économie sociale et solidaire, avec un projet de loi en débat et vingt et un mois d’un ministère dédié, acquérir une telle visibilité dans la société.

Mais, au fond, cette agitation éphémère aura servi sur un plateau le secteur aux tenants de l’entrepreneuriat social, qui prônent une économie au service du « social business » et du « green washing ». La meilleure illustration en est le soutien à des initiatives solidaires de la part de fondations du CAC 40, en premier lieu celles de Total et de BNP-Paribas. Massacrant la planète dans les pays du Sud et asphyxiant financièrement les populations des quartiers populaires, ils se rachètent une conduite en finançant ça et là des initiatives dites citoyennes. Il est temps de refuser de tels arrosages, car l’argent des multinationales a bien l’odeur du sang et de la sueur des peuples. Que penser de la campagne du groupe Unilever pour ses « plantations durables et coopératives » au Kenya, alors que ses dirigeants tuent l’emploi des salariés de Fralib à Gémenos ?

Le projet de loi préparé par Benoît Hamon ne prévoit rien pour combattre de telles pratiques. Pire, il les encourage en élargissant le périmètre de l’économie sociale et solidaire à tous ceux qui feront preuve de bonne volonté, affirmant la vocation « solidaire » de leur projet… Constatant « depuis quelques années un véritable engouement de la part de jeunes créateurs d’entreprise pour un modèle dont l’objectif principal n’est pas l’accumulation de bénéfices », notre ex-ministre délégué en déduit que ce qui n’est « pas possible d’inscrire dans la loi, dès lors qu’il s’agit d’une SA ou d’une SARL, c’est la gouvernance démocratique ». La messe est dite : la démocratie interne, pilier central de l’économie sociale, vole en éclats.

Rêvons encore quelques jours d’un sursaut salutaire de la majorité parlementaire, qui amènerait les députés à voter l’amendement présenté par le groupe Front de gauche visant à inscrire dans la loi un véritable droit de préemption pour les salariés désireux de reprendre leur entreprise en coopérative… Même le mouvement mutualiste s’insurge, à l’instar de Thierry Beaudet, président de la MGEN, qui dénonce l’« extinction de la voie mutualiste. (…) Les mutualistes pensaient conduire une activité sociale de solidarité visant l’intérêt général. Ils découvrent qu’elle est assimilée à une affaire marchande et concurrentielle ».

La dynamique, à l’œuvre depuis une dizaine d’années, de rapprochement entre l’économie sociale historique (coopératives, mutuelles, associations d’éducation populaire) et l’économie solidaire, faite d’initiatives de proximité fortement teintées d’écologie, aura accouché d’un conglomérat vidé de ses capacités collectives de transformation radicale de la société.

Nous devons revoir notre copie. La reconnaissance institutionnelle du secteur a dépolitisé les enjeux de l’ESS, lui conférant, sans débat, une fonction principale d’aménagement du capitalisme et du système productiviste, prenant en charge des activités laissées en jachère par des services publics asphyxiés.

L’aveuglement de l’Union des employeurs de l’économie sociale (Udes) est éclairant quand celle-ci réclame, dans le cadre du pacte de responsabilité, « un allégement général de charges passant notamment par la suppression progressive des cotisations familiales pesant sur le coût du travail ».

Nous souhaitons au contraire défendre une économie alternative, articulant démocratie sociale et finalité solidaire et écologique. À quoi sert de développer les emplois si on ne cherche également à redonner du sens au travail et à la production ?

La politique de l’offre et de la croissance vantée par le président de la République est aux antipodes de l’idée même d’une société répondant prioritairement aux besoins de la population.

Les salariés en lutte pour sauver leur entreprise et la reprendre en coopérative montrent le chemin quand ils s’inscrivent dans la démarche d’une économie fondée sur le partage du pouvoir de décision et le respect des écosystèmes de la planète. Refusons de brader les valeurs fondamentales de la démocratie, qui font de l’économie sociale et solidaire un levier du projet écosocialiste d’émancipation.

Dernier ouvrage paru : Prenons le pouvoir. Coopératives, autogestion et initiatives
citoyennes. Éditions Bruno Leprince
.

François Longérinas


“Social-libéralisme”, cela a-t-il un sens ?

« Social-libéralisme », cela a-t-il un sens ?

Table ronde avec Gilles Finchelstein, directeur de la Fondation Jean-Jaurès. Jacques Fournier, conseil scientifique de la Fondation Res Publica. Pierre Khalfa, coprésident de la Fondation Copernic. Alain Obadia, président de la Fondation Gabriel-Péri. Thierry Pech, directeur général de la Fondation Terra Nova.        Lire ce débat en PDF


Hollande et son Pacte conférence de presse 14 janvier, réactions

Conférence de presse de Hollande le 14 janvier 2014, réactions :

Pierre Laurent, PCF: « Un pacte d'irresponsabilité sociale »

C’est un véritable « pacte d’irresponsabilité sociale» qu’a présenté François Hollande au cours de sa conférence de presse. Ses annonces sont une attaque profonde, un dynamitage en règle du modèle social et républicain français. En proposant la fin des cotisations familiales patronales, le Président de la République a répondu à une vieille exigence de classe du MEDEF et fait un nouveau cadeau de 30 milliards au patronat après les 20 milliards du CICE. Les contre-parties exigées, elles, sont du vent, pire elles ne révèleraient que de négociations de branche que le Parlement a déjà appelé à entériner. Autrement dit, c’est la fin de toute législation sociale nationale !

La méthode proposée est, elle aussi, inacceptable. Le Président se donne 6 mois pour mettre en œuvre son pacte. Le Parlement et les organisations de salariés sont sommées de se soumettre aux exigences du patronat. La réforme institutionnelle dessinée par le Président est un profond coup porté à la démocratie.

Les communistes avec le Front de gauche seront mobilisés pour faire échouer le plan présidentiel. Je réitère ma proposition de pacte de solidarité à l’ensemble des militants de gauche pour créer les conditions de mise en œuvre d’une politique de gauche que le Président a décidé d’abandonner.


Martine Billard, Co-Présidente du Parti de Gauche

C’est à un vrai coup de force auquel François Hollande s’est livré contre l’état social et contre la République. Il supprime toute unité territoriale en introduisant la structuration à la carte pouvant aller jusqu’à la disparition de départements et en transférant des pouvoirs réglementaires au niveau local. Cette orientation libérale ne conçoit l’aménagement du territoire qu’en terme de concurrence.

Tout son discours n’avait qu’un objectif, s’attirer les bonnes grâces des grands patrons. Pas un mot pour les salariés, pour tous les privés d’emploi et précaires de notre pays. Avec les 50 milliards de réduction de dépenses publiques et l’exigence de réduction des dépenses des collectivités, François Hollande vient de déclarer l’état d’austérité générale. Outre les 30 milliards d’euros de cotisations familiales qui vont être transférés des entreprises vers les ménages, le Medef peut se féliciter des autres annonces. Le Medef qui aime tant les chartes, les pactes et les Hauts comités de régulation va adorer le pacte de responsabilité, il n’y aura pas de contreparties obligatoires, tout juste un observatoire de plus.

Silence dans les rangs, telle est la devise du président de la République qui annonce l’engagement de la responsabilité du gouvernement. Ceux qui croyaient qu’ils pourraient discuter du contenu du pacte de responsabilité ont la réponse : c’est à prendre ou à laisser. Da’illeurs un Conseil stratégique de la dépense usurpera le rôle attribué par la Constitution aux commissions des finances et à la Cour des Comptes.

François Hollande se soumet une fois de plus à la vision de Monsieur Barroso et de Madame Merkel d’un fédéralisme européen qui nie la souveraineté populaire. La convergence européenne est pour lui est un nivellement vers le bas de la fiscalité des entreprises au niveau allemand.

Face à ce social-libéralisme assumé, nous appelons tous ceux qui refusent cette politique jusque dans les rangs du PS et EELV à construire avec nous l’opposition de gauche aujourd’hui indispensable.
 Le temps est à la résistance, au parlement , dans les urnes et dans la rue.


Déclaration nationale d'Ensemble

Tapis rouge pour le patronat.

 Le pacte de responsabilité a représenté l'élément central de la conférence de presse de F. Hollande ce 14 janvier.
En dépit de l'habillage rhétorique, c'est la confirmation de son adhésion aux poncifs de la pensée néo-libérale. Il se dit social-démocrate mais le pacte de responsabilité est la copie conforme du pacte de confiance de P. Gattaz avec la reprise en compte des cinq exigences formulées par le patron du Medef.

Le « président des entreprises », Après les 20 milliards au titre du CICE, le « président des entreprises » accepte le transfert des 35 milliards d'euros des cotisations familiales payées par les patrons.  C'est une vieille revendication patronale qui est exaucée.

Comment sera alors financée cette branche de la sécurité sociale ?

Nouvelle augmentation de la TVA, comme le suggère P. Gattaz ? Alourdissement de la CSG, ? Il y a danger d'une ponction financière supplémentaire pour les salariéEs, la population.

Autre sujet de satisfaction pour le Medef, l'annonce de la réduction des dépenses publiques de 50 milliards entre 2015 et 2017.

Cet engagement aura des incidences fortes sur les dépenses de l'Etat,  le nombre des fonctionnaires, et sur sur les moyens financiers des collectivités territoriales. C'est clairement dit : parmi elles seront privilégiés, par des incitations financières, les métropoles, qui absorberont les départements dans leur aire géographique, et les régions invitées à se regrouper.

 Pour la protection sociale, si les objectifs sont renvoyés à la compétence d'un Haut Conseil du financement de la protection sociale, c'est la réduction des actes médicaux et des prescriptions de médicaments, entre autres, qui sont visées. Déjà, un citoyen sur cinq renonce à se soigner pour des raisons financières.

 Où va le droit à la santé pour tous ?

Cette politique d'austérité massive aura pour conséquence d'engager le pays dans une spirale dépressive.
Toutes ces annonces balisent la voie suivie par F. Hollande : discours matiné de social-démocratie lors de la campagne présidentielle, social-libéralisme pendant les premiers mois et maintenant reprise sans vergogne de l'idéologie patronale.

Qui peut croire que la baisse des charges incitera les patrons à embaucher alors que dans les grandes sociétés 60% des bénéfices vont à la rémunération des actionnaires ?

Face aux assises de la fiscalité des entreprises qui sont prévues fin janvier, construisons une large mobilisation le 8 février contre l'augmentation de la TVA et pour une fiscalité juste et montrons à F. Hollande qu'il y a une politique alternative à la sienne.


Paul Krugman, prix Nobel d'économie 2008,
éditorialiste star du New York Times et une des voix keynésiennes les plus influentes du monde, s'est fendu non pas d'un mais de deux articles pour critiquer l'influence de Jean-Baptiste Say —dont il a récemment comparé les idées à des«cafards» (on peut les chasser, elles reviennent quand-même) sur le discours d'Hollande. Il y crie littéralement au «scandale» :

«Ce qui est choquant, c'est qu'il ait épousé des doctrines de droite discréditées. […] M. Hollande, en annonçant son intention de réduire les charges des entreprises tout en diminuant les dépenses (sans plus de détails) pour en supporter le coût, a déclaré "C'est sur l'offre qu'il faut agir" et a affirmé que "l'offre crée même la demande". […] Ce n'est simplement pas vrai […]. Tout montre que la France a plein de ressources productives, tant en travail qu'en capital, qui sont à l'arrêt parce que la demande est inadéquate.»


Article paru dans la revue du SNES, syndicat des enseignants des Lycées et Collèges


Pétition pour la défense des Prud’hommes

Les conseillers prud’hommes sont des juges élus tous les 5 ans. Ils sont 14000 répartis en 209 conseils de Prud’hommes sur tout le territoire national.

Ils sont une force inestimable pour les salariés qui veulent obtenir réparation d’un préjudice qu’ils ont subi de la part de leur employeur. C’est pour cette raison qu’ils font l’objet d’attaques incessantes visant à rendre la juridiction prud’homale de plus en plus difficile d’accès aux salariés et la moins contraignante possible pour les employeurs.

C’est dans cette logique que le Gouvernement, par la voix de son ministre du Travail, vient de décider de supprimer les élections des conseillers prud’hommes prévues d’ici fin 2015. C’est inadmissible !

Signons la pétition lancée par la CGT (cliquer sur l'image ci-dessus)


 

A propos du travail

A propos de la valeur travail

par Olivier Coquelin, juin 2013

A titre personnel, je pense qu'il faut dissocier la notion de « travail » de celle d'« activité ». Contrairement à l'activité, le travail présente une connotation négative au sens où il renvoie à une contrainte vitale : en clair, nous acquérons nos biens les plus élémentaires (nourritures, habitats, vêtements) via l'argent que nous aura procuré le travail que nous exerçons.

Toutefois, les deux notions sont intimement liées lorsque le travail exercé est choisi et motivé par une passion ou une vocation (artiste, chercheur, enseignant, médecin, artisan, agriculteur, militaire…). L'on peut alors parler d'activité plus que de travail stricto sensu (c'est pourquoi d'aucuns vont même jusqu'à affirmer qu'ils ne considèrent pas leur activité professionnelle comme un travail). En revanche, travail et activité se déconnectent dès lors que le premier est subi et ne résulte pas d'une passion ou d'une vocation. Il recouvre alors son sens étymologique : du latin tripalium signifiant « instrument de torture à trois poutres », puis du vieux français travail synonyme de « tourment » et de « souffrance ». Ainsi, en guise d'exemple, il est rare que l'on aspire, dès la plus tendre enfance, à devenir caissier(e) ou ouvrier(e) à la chaîne.

Tout cela renvoie aux questions suivantes : ne faudrait-il pas chercher à affranchir chaque être humain de la contrainte du travail salarié au profit de l'activité relevant de la passion ou de la vocation ? Comment ? Une piste consisterait à allouer à chacun, dès la majorité, un revenu social fixé démocratiquement. Lequel revenu garantirait une sécurité matérielle à vie et donnerait la possibilité de choisir une activité professionnelle non plus en fonction de sa valeur marchande mais de son utilité sociale. Quant au « travail » stricto sensu (ne relevant donc pas d'une passion ou d'une vocation), il pourra faire l'objet, pour tous ceux qui l'exerceront, de compensations sous forme de primes ou de RTT supplémentaires sans baisse du revenu social (c'est du reste ce qui se produit déjà aujourd'hui, d'une certaine manière, pour ce qui est du travail d'éboueur).

…. Je vous propose les documents audio(-visuels) suivants. Il s'agit d'entretiens avec l'économiste et sociologue Bernard Friot à propos, notamment, du thème de la valeur travail. A partir de celle-ci, il propose d'établir un système alternatif au capitalisme via un "salaire à vie" que chacun recevrait dès sa majorité dite économique (par opposition à la majorité dite politique qui est aujourd'hui de 18 ans), majorité économique qu'il conviendra bien sûr de fixer démocratiquement (16, 17, 18… ans ?). Ce salaire à vie serait financé par voie de cotisations, sur le modèle de celles destinées à financer les retraites, le chômage, la santé… Il part donc d'un système de financement non-capitaliste qui a graduellement fait ses preuves (sans être pour autant parfait) depuis au moins 1936 en France. Certes cela ne va pas sans poser un certain nombre de questions, auxquelles il répond, à mon sens, de manière assez convaincante dans ces deux entretiens.                                                     Olivier

https://www.youtube.com/watch?v=8MWQBbLLwg4

http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=2420


 

ANI, tentative de faire approuver cet accord par l’Assemblée Nationale, des protestations à gauche

Vives oppositions à gauche contre la tentative du gouvernement de faire valider l’ANI (Accord National Interprofessionnel) du MEDEF par le parlement

— Plus de 1600 signatures de la pétition lancée à l’initiative d’élus et de responsables socialistes pour dire NON au MEDEF et à l’ANI : http://nonsocialisteaumedef.tumblr.com

— Gérard Filoche, inspecteur du travail, membre du PS, nous parle de l’accord national interprofessionnel du 11 janvier signé par le MEDEF et la CFDT, que le gouvernement veut faire voter tel quel. ECOUTEZ AU MOINS LES 10 PREMIERES MINUTES, pour comprendre l’enjeu de cette loi : La mise à sac des droits des travailleurs (comme si ils en avaient trop !)

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=rQe1qjqDX8Y#!

— André Chassaigne, président du groupe Front de Gauche à l’Assemblée nationale, lance un appel à la mobilisation pour défaire l’ANI

http://andrechassaigne.over-blog.com/article-appel-a-la-mobilisation-pour-defaire-l-ani-116536383.html

— Une vidéo explicative sur l’ANI :

http://www.humanite.fr/assemblee-nationale/lani-vu-par-le-syndicat-solidaires-519578


Flexibilité MEDEF/PS/EELV/CFDT même combat

L'UMP de Sarkozy en rêvait, le gouvernement PS-EELV l'a fait: faire avaler aux organisations syndicales, en isolant celles, les plus représentatives (CGT et FO), qui refusent l'ultra-libéralisme et le social-libéralisme, plus de flexibilité et une nouvelle casse du droit du travail pour suivre le modèle allemand de renforcement de la compétitivité par la précarisation des salariés. 

 Les dirigeants de la CFDT sont bien récompensés de leur travail pour réformer le "système français" sur une voie compatible avec les intérêts du patronat: après Nicole Notat qui est devenue PDG d'un cabinet de consultants travaillant pour la finance et membre du Conseil Européen, c'est François Chérèque qu'on nomme inspecteur général des affaires sociales et président du think thank social-libéral proche du PS Terra Nova.   

La collaboration de classe, ça paie…

Concrètement, cet accord "compétitivité-emploi" conclu le 11 janvier 2013 veut dire que le CDI est déjà du passé, que les licenciements sont facilités, que la collaboration entre le MEDEF et les syndicats "réformistes" pour le plus grand profit du capital est élevée au pinacle par le gouvernement.

Tout cela est lamentable et appelle une réaction des parlementaires authentiquement de gauche qui ne peuvent accepter cet accord conclu sur le dos des salariés et surtout des salariés eux-mêmes qui doivent cesser de se faire tondre sans lutter par le gouvernement.

Ne les laissons pas nous imposer cette nouvelle régression sociale!

 

Voici l'analyse particulièrement éclairante que fait ATTAC FRANCE de l'accord : 

Accord sur la réforme du marché du travail : en attendant la Troïka

En signant avec le Medef un accord « au service de la compétitivité des entreprises et de la sécurisation de l’emploi », trois syndicats minoritaires ont donné en France un aval anticipé aux  réformes structurelles du marché du travail imposées par la Banque centrale européenne, la Commission européenne et le FMI dans le Sud de l’Europe. Tout y est : baisse des salaires en cas de menace sur l’emploi, prédominance de l’accord d’entreprise sur l’accord de branche et sur la loi, facilitation des mobilités forcées et des licenciements. Le Wall Street Journal félicite les patrons français d’avoir « gagné une nouvelle flexibilité ».  

L’accord signé le 11 janvier par le Medef, la CFDT, la CFTC et la CFE-CGC confirme la possibilité, déjà adoptée par la majorité précédente, d’accords d’entreprise dits de « maintien dans l’emploi », avec une baisse des salaires, en cas de « graves difficultés conjoncturelles ». Les salariés qui refuseraient la baisse de salaire seraient licenciés pour « motif personnel », exonérant l’entreprise de toute obligation de reclassement. De même, tout salarié qui refuserait un changement de poste ou une mutation géographique pourra être licencié pour « motif personnel », dès lors que l’entreprise a signé un accord sur la mobilité.

La « sécurisation des licenciements » tant souhaitée par le Medef se traduit aussi dans l’accord du 11 janvier par une réduction des délais de contestation des plans sociaux et des licenciements, ainsi que par une priorité donnée à la conciliation prudhommale, avec des indemnités minimes dont l’acceptation par le salarié interdit ensuite toute poursuite judiciaire.

Plus profondément encore, l’accord du 11 janvier dynamite toute la législation sur les plans sociaux : un accord d’entreprise peut prévoir une procédure totalement différente de celle prévue par la loi ; et s’il ne parvient pas à obtenir la signature des syndicats, l’employeur peut déposer son plan social à l’Inspection du travail, qui doit motiver un éventuel refus dans un délai de 2 à 4 mois.

En guise de contreparties, l’accord prévoit essentiellement un renchérissement limité des CDD de très courte durée (moins d’un mois), la généralisation de la complémentaire santé pour les salariés des PME et une majoration de 10% pour les  heures complémentaires des salariés à temps partiel. Des avancées qui seraient appréciables si elles n’étaient pas payées aussi cher.

Car la France et l’Europe s’enfoncent dans une grave récession, provoquée par les politiques d’austérité et par la frilosité des banques qui réduisent leurs crédits pour préserver leur bilan. Les brèches ouvertes par l’accord du 11 janvier ne vont certainement pas « accélérer la création d’emploi » comme l’annonce le gouvernement ; elles vont plutôt faciliter le passage du tsunami de licenciements qui s’annonce et accélérer la montée du chômage. 

Attac appelle les parlementaires français à corriger les graves dangers que présente ce texte et invite tous les acteurs sociaux à organiser ensemble la résistance et la construction d’alternatives à ces politiques suicidaires pour les salariés et pour les peuples européens. Dans cette perspective, les nombreuses forces syndicales et associatives européennes engagées dans le processus d’Altersommet se réuniront début juin à Athènes en vue d’affirmer haut et fort qu’une autre Europe est possible.

Attac France, le 14 janvier 2013


Et le Communiqué du Bureau confédéral de la CGT

Accord national interprofessionnel du 11 janvier Une grave régression des droits sociaux

lundi, 14 janvier 2013

Le Bureau confédéral de la CGT confirme l’avis négatif de la délégation CGT sur l’accord national interprofessionnel du 11 janvier 2013 qui modifierait profondément le Code du Travail.

Ce texte marque une grave régression des droits sociaux des salariés et va à contrario des objectifs fixés par la « Grande Conférence sociale »et celle de la « lutte contre la pauvreté ». Il contient de multiples dispositions pour faciliter les licenciements et accentuer la flexibilité.

Le chantage à l’emploi est généralisé par des accords permettant la baisse des salaires et l’augmentation du temps de travail, ce sont les accords de « compétitivité/emploi » voulus par Nicolas SARKOZY.

La thèse du MEDEF est le principal fil conducteur de cet accord : « les licenciements d’aujourd’hui feront les emplois de demain ».

Il serait inconcevable que la majorité parlementaire et le Gouvernement, issus des élections de mai 2012, entérinent dans la loi les reculs sociaux dictés par le MEDEF.

Le Gouvernement, qui se dit attaché au Dialogue social, doit prendre en compte le rejet de cet accord par les syndicats représentant bien plus de salariés que les syndicats potentiellement signataires.

La CGT attend du gouvernement un projet de loi d’une toute autre nature, qui protège les salariés contre les licenciements et la précarité.

La CGT va amplifier sa campagne d’information par l’édition d’un journal tiré à deux millions d’exemplaires à destination des salariés pour favoriser leur mobilisation dans les semaines à venir.

Montreuil, le 14 janvier 2013


35€ pour l’accès aux Prudhommes !

 

La CGT du Pays Bigouden s'est adressée à la députée le 17 septembre 2012 : 

"L’ancienne majorité avait imposé le règlement d’une somme de 35 euros pour pouvoir accéder au Conseil des Prud’hommes.La seule juridiction gratuite permettant au monde ouvrier de se défendre est ainsi remise en cause par une telle décision.

Nous avons l’honneur de vous demander de bien vouloir intervenir, sous la forme qui vous semble la plus judicieuse, afin d’abroger cette situation."

Un document national de la CGT sur ce sujet.


 

 

 

SMIC pouvoir d’achat

La hausse du Smic ? Juste et possible

Près d’un Français sur deux estiment justifiée la proposition portée par le candidat du Front de gauche de relever le Smic à 1 700 euros brut. Nécessaire pour faire reculer la pauvreté, cette mesure, jointe à une revalorisation globale des salaires, retraites et minima, est économiquement réaliste.

Écartée du débat par la plupart des candidats à la présidentielle, la question des salaires et du pouvoir d’achat est pourtant au cœur des préoccupations des électeurs. En prenant connaissance du sondage réalisé par l’institut CSA pour l’Humanité, on découvre sans doute l’une des principales raisons pour lesquelles ce sujet si sensible est maintenu sous le boisseau. Selon cette enquête, réalisée du 3 au 5 avril, 43 % des Français considèrent comme « justifiée » la proposition, défendue principalement par Jean-Luc Mélenchon, d’augmenter le Smic à 1 700 euros brut après l’élection, 42 % pensant le contraire. Sans surprise, les sympathisants du Front de gauche soutiennent en bloc (à 95 %) cette mesure. Mais, si le candidat socialiste ne prend aucun engagement précis en matière salariale – hormis celui de réunion une « conférence nationale » –, il est à noter qu’une nette majorité des sympathisants de gauche (65 %) ainsi que, en leur sein, des sympathisants socialistes (55 %) jugent aussi justifié de porter le Smic à 1 700 euros. Les jeunes (54 % chez les 18-24 ans), les employés (54 %) et les ouvriers (52 %) lui apportant l’appui le plus massif. Cette mesure serait-elle aussi économiquement réaliste que socialement nécessaire ? C’est la démonstration que nous faisons ici. En souhaitant qu’elle contribue à ouvrir le débat tabou.

La démonstration en 6 points : (télécharger en PDF)


 

Pouvoir d’achat CGT

Le pouvoir d’achat, remède anticrise

Nasser Mansouri-Guilani, économiste de la CGT, défend la proposition d’un Smic à 1700 euros brut dès 2012 et d’une hausse des salaires. Une question de justice et d’efficacité.

La proposition 
du Front de gauche et de son candidat d’augmenter 
le Smic à 1700 euros brut vous paraît-elle crédible ?

Nasser Mansouri-Guilani. Elle est à la fois réaliste et nécessaire. Les calculs réalisés par la CGT intégrant le poids et la forte hausse des dépenses de loyer, d’électricité, de gaz, de soins de santé, du téléphone et d’Internet ou encore de transport dans le panier de consommation des ménages à revenu modeste et moyen montrent que le minimum de 1 700 euros que revendique la CGT est indispensable pour avoir une vie décente aujourd’hui. Mais en même temps, une telle augmentation permettrait de dynamiser l’économie.

L’un des éléments essentiels de la crise que nous traversons depuis plusieurs années est la baisse de la part des salaires dans les richesses créées qui a chuté de 10 points dans les années 1980. Ainsi, chaque année, 100 milliards d’euros sont transférés du travail vers le capital dans les entreprises industrielles et de services. 100 milliards de plus qui, chaque année, pourraient aller à l’emploi, aux salaires et à la Sécurité sociale. Contrairement à ce que disent les libéraux et le patronat, ce n’est pas le coût salarial mais le coût du capital, c’est-à-dire les prélèvements financiers sous forme de charges d’intérêt ou de dividendes qui pèsent sur la santé des entreprises. D’autant que les salaires évoluent moins vite que la productivité du travail. D’ailleurs, les revendications salariales montent dans les entreprises.

 Cette hausse des salaires 
est-elle supportable pour les petites 
et moyennes entreprises ?

Nasser Mansouri-Guilani. Oui, mais il faudrait en même temps alléger les contraintes qui pèsent sur ces entreprises. Les PME sont confrontées à deux problèmes majeurs : les relations déséquilibrées qui existent actuellement entre les donneurs d’ordre et leurs sous-traitants ; l’accès aux financements bancaires. Les PME sont particulièrement victimes du resserrement par les banques des conditions d’octroi des crédits et lorsqu’elles en bénéficient, c’est à un coût très élevé. D’ailleurs, le gouvernement a dû pour ces deux problèmes mettre en place des médiations qui n’ont toutefois pas résolu grand-chose. Pour sa part, l’État peut intervenir sur d’autres leviers pour alléger les contraintes et donner de la marge aux PME pour les salaires et l’emploi, en refondant, par exemple, sa politique fiscale qui est très défavorable aux petites entreprises.

Et qu’en est-il pour les autres 
salariés qui ont des rémunérations supérieures au Smic ?

Nasser Mansouri-Guilani. Il est clair que nous assistons à un tassement des salaires vers le bas, accentué par la loi Fillon d’exonération de cotisations jusqu’à 1,6 Smic. De telle sorte que la moitié du salariat gagne moins de 1 650 euros par mois. Il est évident qu’il ne s’agit pas d’augmenter le Smic et de laisser les autres au même niveau, mais bien d’entrer dans une dynamique d’évolution d’autres échelons afin de sortir de cette trappe à bas salaire. L’État a aussi pleinement son rôle à jouer en tant qu’employeur. L’indice de traitement de base dans la fonction publique progresse depuis des années moins vite que l’inflation, il est même gelé pour 2012 et 2013. En montrant l’exemple, cela permettrait de déclencher une dynamique de négociation salariale dans le secteur privé. C’est un rapport de forces que nous devons engager dans l’entreprise et dans la société. Cela est aussi nécessaire pour développer les capacités productives, c’est-à-dire créer des emplois qualifiés et accroître l’investissement productif, pour augmenter l’offre des biens et services sans augmenter les importations.

Entretien réalisé par Clotilde Mathieu dans l'Humanité du 26 mars 2012