Morlaix : non à l’interdiction de la manifestation de soutien aux Kurdes d’Afrin bombardés par le dictateur Erdogan

protestations du Parti communiste et d’Ensemble!

PCF Finistère :

Morlaix: le préfet interdit une manifestation dénonçant l’attaque d’Erdogan contre les kurdes d’Afrin

On a rarement vu cela, voire jamais en dehors du contexte de la guerre d’Algérie ou des interdictions de manifs pro-palestiniennes à Paris.  
La préfecture du Finistère qui interdit pour le week-end mais sur des arguments qui n’auraient pas qu’une portée circonstancielle et limitée une manifestation de solidarité internationale avec les Kurdes d’Afrin et de Turquie ciblés par le pouvoir islamo-fasciste d’Erdogan.
Alors, il suffit que des nervis viennent tabasser des manifestants venus dénoncer les bombardements et agressions sur la population kurde du nord syrien, c’était samedi dernier à Brest, pour que, sous prétexte de ne pas vouloir encourager des tensions communautaires sur le sol français, toute manifestation avec le peuple kurde soit interdite? C’est aberrant. La France n’est-elle plus un pays de liberté où on peut dénoncer l’agression de l’armée d’une dictature contre un autre peuple dans un Etat voisin? Est-ce la loi d’Erdogan qui va s’appliquer chez nous?  
Le communiqué de la préfecture est aussi très menaçant vis-à-vis des organisateurs et participants éventuels de cette manifestation de solidarité, qui aurait été la deuxième à Morlaix en 15 jours. Non à la censure du droit de manifester, solidarité avec les habitants du canton d’Afrin et les Kurdes de Turquie à qui ont imposent une vraie loi d’occupation liberticide et criminelle, solidarité avec nos amis turcs qui sont très nombreux, intellectuels, journalistes, enseignants, fonctionnaires, de différentes opinions n’étant pas dans la ligne du pouvoir d’Erdogan qui fait la synthèse entre les islamistes et les nationalistes d’extrême-droite, à être victimes de cette dictature réveillant l’ultra-nationalisme: stop Erdogan!


 Ensemble Finistère !

La Liberté de manifester ne se marchande pas !

Ensemble! Finistère, mouvement pour une alternative de gauche écologique et solidaire, dénonce la décision du Préfet du Finistère d’interdire le rassemblement prévu à Morlaix le samedi 17 Février pour soutenir la population du canton d’Afrin face à la violente offensive militaire menée contre cette région de Syrie par l’armée turque.
Non content d’interdire le rassemblement de Morlaix au motif fallacieux que la déclaration n’aurait pas été faite dans les règles ou qu’il troublerait l’ordre public, c’est toute manifestation de soutien au peuple kurde qui se voit aujourd’hui prohibée dans notre département.  
C’est une atteinte grave à la liberté de manifester qui n’a pas connu de précédent dans le Finistère depuis des décennies et qui en dit long sur la dérive autoritaire de l’État et de nos gouvernants.  
Faut il rappeler au Préfet et à ceux qui lui donnent ses ordres que les Forces Démocratiques Syriennes, qui ne comprennent pas que des kurdes mais aussi des arabes, des yézidis et des membres d’autres communautés syriennes, ont été le fer de lance de la libération du nord de la Syrie face à Daech ?
Faut il leur rappeler que l’armée turque mène une guerre d’agression en dehors de ses frontières en violation du droit international ? 
Notre solidarité active va aux populations de Syrie en lutte contre la tyrannie et l’agression comme elle va aux démocrates de Turquie victimes de la dictature d’Erdogan.
 
Ensemble! apporte son soutien au nouveau rassemblement prévu à Morlaix le mardi 20 Février à 18 h

Face à la barbarie

Face à la barbarie, restons fidèle à nos valeurs de fraternité, de liberté, d’égalité, de paix et de respect de l’autre.

Notre pays vient de vivre l’un des pires événements de son histoire. Les attaques terroristes simultanées de la nuit dernière à Paris et à Saint-Denis, revendiquées par Daesh, faisant à cette heure 127 morts et 200 blessés, sont effroyables.

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Annick Le Loch et la Syrie

SYRIE : Stopper l'escalade guerrière !

A propos d'une intervention militaire en Syrie notre députée A Le Loch dit dans Ouest France du 31 Août 

"Je suis pour, si cela peut apporter la paix, la démocratie et la liberté, mais je n'en suis pas sûre. Les souffrances endurées par ce peuple depuis 2 ans ne sont pas tolérables…"

Comme si des bombardements pouvaient apporter la paix ! Avec en prime démocratie et liberté ! Pourquoi pas "bonheur et joie" de voir les populations bombardées et leurs habitations détruites…

Les souffrances endurées ne sont pas tolérables… alors détruisons leur pays avec des bombes….

Ne tirera-t-on jamais les leçons des échecs du passé ? Une fois de plus c'est la solution de l'intervention militaire qui ajoute de la guerre à la guerre qui aurait le préférence de nos dirigeants. Comme si lancer des bombes sur la Syrie allait améliorer le sort des populations… On n'a importé en Irak et en Lybie ni la démocratie, ni la paix, ni la liberté.

En Irak, sous un prétexte mensonger d'armes de destructions massives, on a tué des milliers de civils et on a instauré la guerre civile permanente. En Lybie le fiasco de l'intervention française devrait aussi servir de leçon – sans oublier les conséquences au Mali (fourniture massive d'armes aux intégrises islamistes) –

Et de quel droit la France interviendrait dans un pays étranger, au nom de quelle légitimité ?

Il est temps que cesse cet alignement inconditionnel derrière les Etats Unis et Israël dont le seul but est de déstabiliser tout le monde arabe, avec tous les dangers que cela comporte.

Avant d'envisager une aventure militaire susceptible d'embraser toute la région, l'urgence est d'organiser sous l'égide de l'ONU, un sommet réunissant les belligérants et les principales puissances impliquées.

Alaa al Aswany, écrivain égyptien : "Une intervention guerrière occidentale s'apparenterait à un crime plus grave encore que celui que l'on prétend punir."

Jean Jaurès : "Il faut sans cesse dénoncer et déjouer les intrigues et les complots de ceux qui veulent mener notre pays à la guerre."


Pétition en ligne du Mouvement de la Paix contre l'intervention militaire en Syrie (septembre 2013)

http://www.mvtpaix.org/utils/petitionSyrie2013.php?langue=francais&displayBegin=2501


 

Ban Ki-moon : « Le chaos en Syrie et dans la région ne sert à personne »

Le secrétaire général de l’ONU a mis en garde contre l’illégalité d’une action « punitive » en Syrie sans l’aval du Conseil de sécurité, et il tente de relancer Genève 2.

Le secrétaire général de l’ONU a adressé, mardi soir 3 septembre, une importante mise en garde aux États membres du Conseil de sécurité, tentés par des frappes. « L’usage de la force est légal uniquement quand il s’agit (pour un État membre) de se défendre, conformément à l’article 51 de la charte, ou quand le Conseil de sécurité a approuvé une telle action », a rappelé le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, ajoutant, comme pour mieux prévenir toute tentative de recours à la force hors du cadre légal : « C’est un principe ferme des Nations unies. »

Ban Ki-moon a en outre fait valoir les risques d’instabilité encourus par l’ensemble de la région en cas de frappes militaires. « Nous devons considérer l’impact qu’aurait une action punitive sur les efforts pour empêcher d’autres effusions de sang et faciliter un règlement politique du conflit. (…) Le chaos en Syrie et dans la région ne sert à personne. »


Syrie, armer qui ? Déclaration du PCF

Syrie – Le PCF condamne la décision d'une levée de l’embargo sur les armes

En annonçant la fin de l'embargo sur Ies armes en direction de la Syrie, les autorités françaises prennent une très lourde responsabilité, celle d’alimenter une escalade militaire aux conséquences tragiques. C’est le régime de Bachar Al Assad qui a cherché, dés le début la militarisation de la crise et qui en tirerait finalement tout le profit. Encourager cette militarisation est un choix consternant et dangereux qui peut engendrer l’escalade dans une région sous haute tension car, au demeurant, il est impossible de savoir dans quelles mains ces armes finiront par tomber.

Le Parti communiste français condamne cette décision qui ne fait d’ailleurs pas consensus au sein même de l’opposition syrienne et rappelle l‘exigence d’agir, à l'inverse, pour une solution politique qui puisse aboutir à l’arrêt de la confrontation armée et crée les véritables conditions pour que le peuple syrien puisse choisir son destin, ses dirigeants, et vivre en paix, en démocratie et dans le respect des libertés fondamentales.

Paris, Ie 15 mars 2013