Changer d’Europe !

Cette Europe est un fiasco.

  • autoritarisme – aucune démocratie – des traité absurdes imposés.
  • austérité et injustices pour les peuples.
  • gavage des financiers – évasion fiscale – pillage des biens publics.
  • chômage et récession.
  • la droite officielle et les socialistes qui l’ont construite ainsi s’obstinent à défendre les intérêts des lobbys.
  • ils nous mènent droit dans le mur

Il y a une autre solution, il y a une alternative

  • une Europe démocratique et solidaire
  • une Europe des peuples, pour les peuples (et non pour les banques et les spéculateurs)

Nous avons des propositions

Il y a 10 ans – 29 mai 2005 – le NON l’emportait !

Anniversaire : Il y a 10 ans – 29 mai 2005 – le NON l’emportait au référendum sur le Traité Constitutionnel européen.

Trahison, déni de démocratie, les libéraux de la droite et du PS n’en n’ont tenu aucun compte et nous ont imposé cette Europe rejettée en 2005 après un débat sérieux et lucide. La démocratie, la voix du peuple… ils s’en moquent.

Plus que jamais la lutte contre leurs traités est d’actualité.

NON ! C’est toujours NON !

Traité transatlantique TAFTA – danger !

Danger :  GMT  “Grand Marché Transatlantique” = TTIP = TAFTA  “Trans Atlantic Free Trade Agreement”

Nouveauté : depuis le 10 novembre 2015 un collectif StopTafta s’est créé en Pays Bigouden
avec un site Internet régulièrement mis à jour
www.taftaquoi.wordpress.com

Les dirigeants européens négocient dans le plus grand secret un accord de libéralisation qui nous mettrait sous la coupe des Etats Unis et surtout des multinationales, placées au dessus des Etats.

Les différentes appellations du même projet
GMT = Grand Marché Transatlantique
TAFTA = Transatlantic Free Trade Agreement
TTCI = Traité Transatlantique de Commerce et d’Investissement
TTIP = Transatlantic Trade and Investment Parnership

Un projet analogue CETA est en cours de négociation avec le Canada.

Si l’on n’y prend garde, la main invisible du marché (avec le dogme imposé de “la concurrence libre et non faussée”) qui a fait tant de dégâts dans l’Union européenne pourrait exécuter ses basses œuvres à une échelle bien plus grande encore.

Ce projet de grand partenariat transatlantique entre les USA et l’Union européenne a un objectif clair : éliminer tout ce qui pourrait faire obstacle à la libre circulation des marchandises – des droits de douane aux normes techniques, environnementales, sanitaires… – et à la liberté et la sécurité des investisseurs internationaux..

Le combat n’oppose pas les pays entre eux, mais les actionnaires des firmes multinationales aux salariés, aux consommateurs et aux simples citoyens.

Le principal danger de ce traité est l’instauration d’une justice privée qui pourrait empêcher, à la demande des grandes entreprises, les Etats de fixer leurs priorités politiques.

Ce mécanisme permettrait à des multinationales de poursuivre directement un Etat, une collectivité, ou même l’Union européenne si les normes prises forment un obstacle au commerce, s’opposent à leur propre intérêt et surtout à leur recherche de profit. C’est une formidable atteinte aux droits démocratiques puisque des décisions souveraines prises par le peuple au niveau local, national ou européen, pourraient être contestées, voire supprimées parce qu’il y a des multinationales qui les refusent.

C’est déjà commencé ailleurs, ex : un géant du tabac, Philip Morris International, fait condamner l’Uruguay à 1,5 millions d’euros

Des firmes comme Monsanto pourront faire condamner des Etats qui, pour des raisons sanitaires, s’opposeront à la vente de produits toxiques.

Le collectif unitaire Stop TAFTA       www.collectifstoptafta.org/

voir aussi le site Internet   www.stoptafta.wordpress.com

Déjà 3 300 000 signatures en octobre 2015       Signez : http://stop-ttip.org/fr/signer/

3-2-millions-signatures-chaine-humaine-tafta-ttip

ainsi que http://france.attac.org/se-mobiliser/le-grand-marche-transatlantique/

stop-tafta-europe-oui-non


commune-hors-Tafta-panneauBerrienhorsTafta

Actuellement 650 communes se sont déclarées opposées au TAFTA, plusieurs régions, des grandes villes comme Strasbourg, Grenoble, Poitiers..

Et dans le Finistère ? A ce jour (23 avril 2016), à notre connaissance, 35 communes
(dont 14 du Pays Bigouden) se sont officiellement déclarées hors TAFTA ou en vigilance TAFTA, et certaines ont englobé le CETA. Il s’agit dans l’ordre chronologique :
Botmeur (19/05/15) – Spezet (12/06/15) – Tregunc (23/06/15) – Bannalec (26/06/15) – Saint Yvi (26/06/15) – Saint Rivoal (10/07/15) – Berrien (15/07/15) – La Feuillée (21/07/15) – Huelgoat (3/09/15) – Motreff (25/09/15) – Douarnenez (01/10/15) – Saint Jean Trolimon (8/10/15) – Carhaix (19/10/15) – Plovan (27/11/15) – Plozevet (27/11/15) – Peumerit (27/11/15) -Briec (3/12/15) – Pont L’Abbé (08/12/15) – Le Guilvinec (11/12/15) – Brest (17/12/15) -Tréogat (18/12/15) – Plonéour-Lanvern (21/12/15) – Plomeur (14/01/16) – Tréffiagat (15/01/16) – Guipavas (03/02/16) – Quimperlé – Scaer (24/02/16) – Landudal (18/03/16) – Tréguennec (18/03/16) – Penmarc’h (25/03/16) – Pouldreuzic (29/03/16) – Quimper (31/03/16) – Gourlizon (8/04/16)

Un petit dossier en direction des élus, maires et conseillers municipaux

  1. Lettre aux maires et conseillers municipaux
  2. Exemple de motion pour les communes
  3. Dossier résumé Stop TAFTA

LeTaftaDansNotreassiette

Une courte vidéo explicative réalisée par ATTAC avec Suzan George

couverture-_GMT_JennarLa brochure de RM Jennar très claire

Comment les multinationales poursuivent les Etats

Le diaporama de RM Jennar sur le TAFTA en téléchargement (fichier ppt PowerPoint)

Le même en version pdf

Une conférence complète de RM Jennar sur le TAFTA

Suzan George : “c’est le marché qui décide, ce n’est pas la démocratie” vidéo 15 min

Tafta_solidarité

Le texte commenté de l’accord

Tafta_du_social

Un document de la CGT sur ce traité

Un 4 pages de Solidaires

Un document du PG “non à l’Europe américaine”

Un petit résumé

Un petit document illustré pour 1ere sensibilisation au problème

Le tract de septembre 2014 du collectif Stop_Tafta

la vidéo “Transatlantique arnaque – La casse du siècle” durée 30 min

Le 14 juin 2013, la Commission européenne a obtenu mandat de la part de tous les États membres (le Parlement Français n’a pas été consulté) pour négocier avec les États-Unis le TAFTA (Transatlantic Free Trade Agreement)  ou TTIP (Transatlantic Trade and Investment Partnership) ou PTCI (Partenariat Transatlantique de Commerce et d’investissement). Cet accord cherche à instaurer un vaste marché de libre-échange entre l’Union européenne et les États-Unis, allant au-delà des accords de l’OMC.

Ce projet de Grand marché transatlantique vise le démantèlement des droits de douane restants, entre autres dans le secteur agricole, et plus grave encore, la suppression des “barrières non tarifaires” qui amplifierait la concurrence débridée et empêcherait la relocalisation des activités. Il conduirait à un nivellement par le bas des règles sociales, économiques, sanitaires, culturelles et environnementales, aussi bien en Europe qu’aux États-Unis. Ainsi, la production de lait et de viande avec usage d’hormones, la volaille chlorée et bien d’autres semences OGM, commercialisées aux États-Unis, pourraient arriver sur le marché européen. Inversement, certaines régulations des marchés publics et de la finance aux États-Unis pourraient être mises à bas.

Cet accord serait un moyen pour les multinationales d’éliminer toutes les décisions publiques qui constituent des entraves à l’expansion de leurs parts de marché. Nous pensons tous que ce projet consacre la domination des multinationales européennes comme américaines. Pour certains il affirme également la domination des Etats-Unis. À coup sûr, il asservirait les peuples des deux côtés de l’Atlantique.

Accord de libre échange UE-USA : Non à la mise en concurrence renforcée des peuples !

Le communiqué des députés de la délégation Front de Gauche au Parlement européen

Le prochain Parlement européen aura le pouvoir de rejeter ce projet. Dans ces conditions, la question devient l’un des enjeux principaux des élections européennes. Ni le vote pour les listes de droite, ni celui pour des listes soutenues par le président de la République, ni l’abstention ne permettront de créer un rapport de forces en ce sens. Un débat public doit être organisé, sanctionné par une consultation populaire dans toute l’Europe avant toute décision. Un référendum doit être envisagé.

M. Hollande a tellement peur d’un débat à ce sujet qu’il s’est écrié devant M. Obama au cours d’une conférence de presse : “Nous avons tout à gagner à aller vite. Sinon, nous savons bien qu’il y aura une accumulation de peurs, de menaces, de crispations.” Quel terrible aveu ! Quelle négation de la démocratie.

tafta

Cet accord entre les États Unis et l’Europe, s’il était validé par le parlement européen, verrait l’aboutissement des rêves des multinationales (particulièrement les anglo-saxonnes) pour éliminer ce qu’elles appellent les “irritants commerciaux” qui aujourd’hui, limitent encore un peu leur soif inextinguible de profit. Sous couvert de favoriser les échanges commerciaux ce traité devrait aboutir à la création d’un vaste espace économique Europe/USA dérégulé. De la viande aux hormones aux OGM en passant par l’exploitation du gaz de schiste et la libéralisation du commerce des produits toxiques, la mise en place de ce traité serait une catastrophe.

Quelques exemples :

– Remise en cause des réglementations sur les OGM : annulation du principe de précaution, suppression de l’étiquetage OGM…

– L’agriculture paysanne en danger : la baisse des droits de douane va inonder le marché européen de produits de piètre qualité, condamnant les agriculteurs à revenir à l’agriculture intensive. Ils ne pourront plus replanter leurs propres semences, considérées alors comme contrefaçons.

– Hausse du prix des médicaments : pour leurs programmes de santé publique les gouvernements ne pourraient plus acheter les médicaments au prix des génériques.

– Sécurité sanitaire : la plupart des produits biocides (pesticides, désinfectants, conservateurs) autorisés aux USA ne le sont pas en Europe. Le traité prévoirait que les réglementations de l’une des parties soient automatiquement acceptées par l’autre (les poulets au chlore, etc…).

– Les politiques climatiques devraient voler en éclats car elles représentent un “obstacle au progrès” (sic). Les crédits d’impôts pour favoriser le développement des énergies renouvelables seraient supprimés.

Les exemples ne manquent pas pour démontrer les conséquences désastreuses dans tous les domaines si cet accord devait être validé. Les règles seraient contraignantes pour les Etats et accorderaient aux sociétés étrangères le pouvoir d’attaquer directement les Etats au motif de politiques qu’elles jugeraient susceptibles de freiner leurs profits : Exxon pourrait ainsi attaquer l’Etat Français sur sa position d’interdiction de la fracturation  hydraulique pour obtenir du gaz de schiste.

Il deviendrait interdit d’interdire ! Toute loi ou changement de politique portant atteinte aux profits espérés pourrait être attaqué devant un “tribunal” privé composé d’avocats n’ayant de comptes à rendre qu’aux multinationales qui les emploient. Les Etats pourraient se voir condamnés à payer des amendes au montants illimités (payées par les contribuables) . Les grandes gagnantes seront évidemment les multinationales.

Le danger pour la démocratie est évident et la démarche utilisée par le Conseil européen le confirme : les négociations Europe / USA se sont accélérées depuis juillet 2013 dans la plus grande opacité. Les termes du mandat des négociateurs européens, élaborés en secret dans les salons dorés de Bruxelles et de Luxembourg, n’ont pas été rendus publics. Les propos de F.Hollande à son retour des USA disant qu’il fallait faire vite pour “éviter les peurs et les crispations” montrent bien qu’il y a urgence à faire connaître et à mettre en débat les enjeux.

La partie n’est pas gagnée car il ne faut pas trop compter sur notre presse libérale ni sur la majorité des élus (le PS et l’UMP sont favorables à l’accord) pour lever le voile sur ce qui se trame et favoriser et favoriser le  débat.

S’informer, informer, discuter… et le scénario de 2005 pourrait peut être se reproduire.

Stop_TAFTA


Dracula contre les peuplesLe livre de Patrick Le Hyaric

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Pas le droit de voter contre les textes européens !

Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne, après la victoire de Syriza : “Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens” .
Ben voilà, c’est clair : Supprimons le droit de vote en Europe.
Traité européen = texte sacré, blasphème interdit.
Quand on se souvient qu’en 2005 on nous a demandé notre avis, mais comme on a dit NON on n’en n’a pas tenu compte.

Leur Europe est-elle démocratique ? Poser la question c’est y répondre….

De Gaulle : ne pas se faire couillonner !

Alain Peyrefitte– – Le traité de Rome n’a rien prévu pour qu’un de ses membres le quitte.

Général de Gaulle – C’est de la rigolade ! Vous avez déjà vu un grand pays s’engager à rester couillonné, sous prétexte qu’un traité n’a rien prévu pour le cas où il serait couillonné ? Non. Quand on est couillonné, on dit : “Je suis couillonné. Eh bien, voilà, je fous le camp ! “ Ce sont des histoires de juristes et de diplomates, tout ça.

Nos dirigeants feraient bien de réfléchir à cette phrase au lieu de nous enfoncer dans des traités aberrants.

Guedj, un socialiste qui s’est opposé au traité

Jérôme Guedj: «Un traité qui tourne le dos à la réalité»

Jérôme Guedj, député de l’Essonne, est l’un des parlementaires socialistes qui se sont opposés, mardi, à la ratification du traité budgétaire. L'élu socialiste explique dans l'Humanité du 11 octobre souhaiter que le débat sur le pacte budgétaire se poursuive.

Pourquoi avoir pris le «risque» de voter contre un traité dont la ratification était assurée?

Jérôme Guedj. Parce que c’est 
la cohérence de nos engagements et 
de nos convictions. Je n’ai subi aucune pression. Ce n’est pas le cas de certains de mes camarades. C’était un symbole : nous étions le point d’aboutissement de cette colère des peuples d’Europe, de cette colère qui traverse le peuple 
de gauche ; celui qui attend 
cette fameuse réorientation de 
la construction européenne et qui considère que celle-ci ne sera pas 
le produit mécanique des fameux « petits pas » qu’on nous promet, 
de traité en traité.

Qu’est-ce qui vous «opposait» à vos collègues qui ont voté oui?

Jérôme Guedj. Nous avons dit que 
ce traité, que nous combattions hier 
et qui n’a pas changé d’une virgule, est un traité qui transpire la vulgate libérale. Il entretient cette vision de ce que j’appelle le fédéralisme autoritaire d’Angela Merkel, qui voit dans l’intervention coordonnée àl’échelle de l’Union européenne un débouché intéressant, mais uniquement parce qu’il soumet les États. Bref, c’est un traité qui nous dit que la crise de l’Europe, c’est la crise des États providence, mais pas la crise du capitalisme financier. Un traité qui tourne le dos à la réalité de ce que 
les peuples ont vécu et vivent encore dans leur chair, avec douleur.

Ce vote marque-t-il un clivage durable dans le Parti socialiste?

Jérôme Guedj. Nous sommes dans 
la majorité et nous n’agirons pas 
de manièreirresponsable. Mais dans le congrès du PS, la question européenne doit être présente. Pas pour chercher des querelles, mais parce qu’au regard de ce qu’est l’Europe, de ce qu’est la crise de ce capitalisme financier non encadré, non régulé, nous avons la responsabilité de ne pas occulter le sujet. Quand 10 % des députés socialistes ne votent pas ce traité, je crois qu’ils sont en phase avec au moins 10 % du Parti socialiste. Notre rôle était de mettre ces sujets dans le débat, nous l’avons fait.


PS et UMP adoptent le traité européen

Octobre 2012 : UMP et PS adoptent le Traité européen au Parlement.

Et voilà, ils l'ont fait !        Le PS et l'UMP ont fait adopter le traité Sarkozy-Merckel par le Parlement.

Comme pour le traité de Maastricht en 1992, comme pour le TCE en 2005 , comme pour le traité de Lisbonne en 2007, on retrouve ce permanent "Club des Libéraux". (lire l'article : Les banques au coeur du pouvoir)

Le non au référendum de 2005 les avait ébranlé, alors maintenant surtout pas de référendum ! Des fois que le peuple français les désavoue…

Elle est bien là la ligne de démarcation. Non pas entre la droite et la gauche, mais entre les libéraux et les progressistes (antilibéraux), entre les constructeurs de cette Europe des banquiers, de la dérèglementation, de la casse des services publics, de l'austérité organisée pour les peuples d'une part, et d'autre part, ceux qui veulent une Europe sociale et solidaire, une Europe pour les peuples.

Tous les élus du Front de Gauche ont voté contre ce "pacte budgétaire", 20 députés du groupe socialiste également qui ont eu le courage de s'opposer malgré les pressions. Au Sénat, sans l'appui actif de la droite le texte ne serait pas passé.

La droite est contente. La patronne du Medef, Laurence Parisot, applaudit.


Annick Le Loch votera pour le traité !

Dans Ouest France du 2 octobre 2012 notre députée PS Annick Le Loch dit à propos du traité européen (Pacte budgétaire) :

"Je vais voter pour. C'est une étape à franchir. Ensuite il faudra des changements de majorité européens pour construire une Europe plus sociale. Il faut progresser pour que la finance ne domine pas le monde."

Quelle explication convaincante !

Pour le traité de Lisbonne la députée nous avait déjà dit quelque chose du genre  : Le traité n'est pas bon, mais il est indispensable, il faut avancer.
Ça continue sur la même lancée. Il faut toujours franchir des étapes négatives pour que plus tard (ou jamais)  les choses aillent mieux… 

Quand on va droit dans le mur il est peut être temps d'arrêter d'avancer. (dans le Monde du lendemain il est dit que 120 économistes français argumentent en faveur du non, il y avait déjà les prix Nobel d'économie Joseph Stiglitz et Paul Krugman). Avancer pour avancer, il vaudrait mieux savoir vers où on avance ? C'est de l'obstination aveugle.

A moins que ce ne soit une fuite. Demain ça ira mieux, depuis des années on nous le rabâche (le même argument nous était déjà servi par les libéraux en 1998 puis en 2005), l'Europe sociale ce sera après, après quoi ? On vote pour une Europe encore moins sociale pour qu'elle soit plus sociale ensuite… Soit on est inconscient, soit on se moque de nous.

"Il faudra des changements de majorités pour que ça aille mieux", mais les socialistes ont eu tous les pouvoirs en Europe pendant de nombreuses années, ils avaient le temps de construire une Europe sociale s'ils l'avaient voulu !

"Il faut progresser pour que la finance ne domine pas le monde", les différents traités donnent de plus en plus de pouvoirs à la finance. Cette construction européenne a livré l'Europe au plein pouvoir de la finance (lire notre dossier à ce sujet), ce dernier traité la renforce encore. Renforçons la finance pour mieux l'affaiblir !

Avons nous voté à gauche pour que le traité préparé par Sarkozy et Merckel soit mis en oeuvre par la gauche ?


Et dans le Télégramme du 6 Octobre Mme Le Loch confirme qu'elle votera le traité et dit, entre autres "Si on ne signe pas le traité, on risque une crise politique majeure. La rigueur budgétaire s'impose mais l'austérité n'est pas une solution".

Deux remarques

1 – la crise politique majeure en Europe elle est là, actuellement, et c'est bien la conséquence de votre construction européenne. Les peuples de Grèce, d'Espagne, du Portugal refusent cette Europe au service de la finance. Ce n'est pas une crise politique ça ? Quant au peuple français, si vous ne voulez pas qu'il soit consulté c'est que vous avez peur de la réponse. 

Le refus du traité provoquerait une crise ? Oui, mais une crise salutaire, nécessaire, qui obligerait à effectuer un changement de cap. Il est grand temps qu'un pays dise non à ce système, il serait certainement suivi.

2 – la rigueur budgétaire s'impose mais pas l'austérité !!!.. C'est tout un programme… pour l'instant on a les deux. Et le pacte budgétaire grave dans le marbre l'austérité avec une politique budgétaire qui refuse de prendre l'argent là où il est et laisse les banques se nourrir des dettes des États.

Le programme du Front de Gauche propose des mesures d'assainissement des finances et de relance économique par l'investissement, notamment public.


Madame la députée a la mémoire courte
Madame la députée a la mémoire courte, elle s'est fait élire sur la base du programme de François Hollande, lequel dans ses propositions, annonçait la renégociation du traité Sarkozy/Merkel…Or de ce traité pas une virgule n'a été enlevé, ce qui conduit, tant l'UMP que le reste de la droite à voter ce traité avec le Parti Socialiste… C'est bien une alliance de fait qui s'installe, d'ailleurs Le soudain recul du gouvernement sur la taxation des revenus de cessions d'actifs est un signe fort de soumission adressé au patronat. Le gouvernement que soutient, Madame la Députée, lâche sur une des seules mesures du projet de loi de finance pour 2013 qui s'attaque aux revenus du capital. C'est désolant, d'autant que l'on n'a pas vu le gouvernement agir avec la même sollicitude à l'égard des salariés de Sodimédical, de PSA ou de Doux ! Cet abandon en rase campagne illustre les insuffisances d'une politique gouvernementale crispée par la rigueur budgétaire et fiscale, qui refuse d'aborder de front la question de la relance économique par l'investissement, notamment public, et du rôle des banques et du crédit comme levier pour y parvenir. Mais c'est bien l'essence même du traité, dont le gouvernement et Madame la député refusent de voir le peuple de France se prononcer par référendum..  R.D.


  Laurence Parisot, patronne du Medef, est satisfaite de cette ratification du traité : (dans l'Express du 3 oct 12)

Vous étiez très sévère avec le programme du candidat Hollande, l'êtes-vous autant avec les décisions du président Hollande ?

"Au cours de la campagne, j'avais attiré l'attention sur deux exigences. D'abord, la nécessité de ratifier le traité européen, dont François Hollande avait dit qu'il voulait le renégocier, ce qui me paraissait très dangereux ; je suis heureuse de constater que le président aujourd'hui fait tout pour que ce traité soit adopté rapidement.…–"         


La droite aussi est très satisfaite. Pas nous !


 

Lourdes contradictions dans le camp du oui

 

 LOURDES CONTRADICTIONS DU CAMP DU « OUI »

par Francis Wurtz, député honoraire du Parlement européen, octobre 2012

Pour le Président de la République,son gouvernement et la direction du Parti socialiste,le vote de ratification du traité budgétaire européen ouvre une période marquée par de lourdes contradictions.

D’abord,avoir été élus sur la base du « changement,c’est maintenant! »,pour se retrouver,cinq mois plus tard,au côté de la droite sur un sujet aussi structurant constitue une faute qui,tôt ou tard,aura un prix politique.A plus forte raison sera-t-il sévèrement  reproché aux dirigeants du pays la méthode -indigne de la gauche- qu’ils ont choisie pour atteindre leur objectif: à savoir la stratégie d’évitement de tout débat national sur les enjeux de civilisation que recellent ce traité et l’offensive de longue haleine des plus hautes autorités européennes dans  laquelle ce texte s’inscrit.(« Le traité budgétaire ,c’est le début » avait prévenu dès février dernier Mario Draghi,le président de la Banque centrale européenne,avant d’illustrer sa vision de l’avenir en reprenant à son compte les caricatures éculées sur ces « Européens (qui) pouvaient se permettre de payer tout le monde pour ne pas travailler »! « Ce temps-là est révolu » avait-il lancé,ajoutant,pour être bien clair: »Le modèle social européen est mort. »)

Imposer dans ces conditions une ratification du traité par la voie parlementaire en ayant pris soin d’étouffer préalablement toute campagne d’information et de sensibilisation du pays ,en particulier toute confrontation d’idées à même d’éclairer les enjeux de ce vote de nos représentants revient à infantiliser les citoyens pour mieux instrumentaliser leurs élus.C’est une mauvaise action contre la démocratie.Les députés et les sénateurs qui se seront pliés sans coup férir à cette manipulation auront contribué à nourrir la grave défiance populaire à l’égard de l’institution parlementaire.Attention,danger!

Par ailleurs,viendra (très rapidement),pour nombre de Françaises et de Français qui ont sincèrement crû à l’ambition annoncée par le candidat Hollande de « renégocier le traité »,puis à la satisfaction affichée par le Président élu d’avoir réussi à « engager la réorientation de l’Europe »,l’heure du bilan concret. Dès 2013,les conséquences du budget d’austérité -conforme en tous points aux injonctions du traité budgétaire- révèleront à qui en douterait encore que cette politique conduit la France,comme les autres pays européens,dans une impasse dont on ne peut sortir qu’en changeant de cap. »Il est temps de se rendre à l’évidence:la rigueur ne marche pas » reconnaissait l’autre jour un éditorialiste ,pourtant libéral,tant les expériences tentées ailleurs sont dramatiques.(1)L’objectif de 3% de déficit public l’an prochain est « intenable » reconnaissait ,pour sa part,la semaine dernière,le…président de l’Assemblée nationale,Claude Bartolone,en personne,contredisant son Premier Ministre…quelques jours avant d’inscrire solennellement dans la législation française un texte visant à contraindre le pays à s’inscrire durablement dans cette logique mortifère!

C’est dire si les contradictions à venir s’annoncent explosives!Aussi ce vote ne marque-t-il pas la fin de l’Histoire.Poursuivons,amplifions,élargissons,dans les luttes sociales et sociétales comme sur le terrain des idées,les efforts visant à unir le « peuple de gauche », à partir de chaque expérience du quotidien ,autour d’objectifs s’inscrivant dans la perspective de vrais changements.En France et en Europe.Les propositions du Fronr de gauche se révèlent à cet égard d’une brûlante actualité!

——-
(1) Jean-Marc Vittori.  Les Echos  20/9/2012


 

vidéo Jacques Généreux pourquoi non au traité

Jacques Généreux : pourquoi il faut dire non au traité d’austérité :

 

"Il faut refuser le traité d’austérité pour deux raisons. La première, c’est que c’est un crime contre la démocratie. Et la seconde c’est que c’est une catastrophe sans nom pour l’économie européenne, pour nos emplois, et qui mène tout droit vers le marasme, l’éclatement de la zone euro et la remise en cause radicale du projet européen".
C’est ce que Jacques Généreux, secrétaire national chargé de l’économie au Parti de gauche, explique dans cette vidéo tournée à la Fête de l’Humanité 2012.


 

Manifestation à Paris du 30 sept contre le traité d’austérité

80 000 manifestants à Paris dimanche 30 septembre contre le traité d'austérité à l'appel de 60 organisations et du Front de Gauche.

Nous avions affrété un car au départ de Pont L'Abbé et de Quimper.

Vu dans la manif

Notre députée "à nous" n'a même pas "l'excuse" d'être fille de banquier !

Lu sur l'affiche d'Attac : Avis de recherche pour rendre des comptes à la démocratie.
Motif : veut imposer le pacte budgétaire au mépris de ses engagements et sans consulter les citoyens.


 

Genereux Pourquoi non au traité

Jacques Généreux, économiste : pourquoi il faut dire non au traité d’austérité :

"Il faut refuser le traité d’austérité pour deux raisons. La première, c’est que c’est un crime contre la démocratie. Et la seconde c’est que c’est une catastrophe sans nom pour l’économie européenne, pour nos emplois, et qui mène tout droit vers le marasme, l’éclatement de la zone euro et la remise en cause radicale du projet européen".
C’est ce que Jacques Généreux, secrétaire national chargé de l’économie au Parti de gauche, explique dans cette vidéo tournée à la Fête de l’Humanité.


 

 

Ulrich Cherchez l’erreur 20 sept 2012

 – L’Humanité le 20 Septembre 2012

PACTE BUDGETAIRE EUROPEEN,
le traité indéfendable.

Par Maurice Ulrich

Où est l’erreur ?

Cherchez l’erreur quand un gouvernement de gauche est obligé de compter sur les voix de la droite pour adopter un projet censé faire le bonheur des peuples mais pour lequel le peuple n’est pas consulté. Au fond, c’est à peu près comme cela que l’on peut résumer ce qui se passe avec le traité européen adopté hier en Conseil des ministres et pour lequel le premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a appelé à un vote massif du Parlement, c’est-à-dire de l’Assemblée nationale et du Sénat. Or la réalité est simple. Si le PS, au cas improbable où la droite s’abstiendrait, peut faire passer le texte à l’Assemblée où il est majoritaire à lui seul, ce n’est pas le cas au Sénat
où iln’est majoritaire qu’avec les voix qu’il peut compter sur sa gauche, les communistes et leurs alliés. Ceux-ci 
ne voteront pas le texte. Il ne peut donc passer qu’avec 
les voix de la droite.

Mais ce n’est là encore qu’une hypothèse mathématique. Car, dans les faits, ce à quoi on va assister si le gouvernement poursuit dans cette voie, 
c’est au vote, par l’essentiel des députés du PS (malgré 
un trouble dans ses rangs) et par une droite libérale 
et néo-sarkozyste dont on ne voit pas qu’elle puisse faire autre chose, sauf à se déjuger, d’un texte élaboré par 
le président de droite battu et par la chancelière allemande de droite qui sera peut-être battue dans pas si longtemps.

On mesure du même coup le ridicule, pour ne pas dire l’imposture, des arguments de certains, dont le président du groupe parlementaire socialiste Bruno Le Roux, quand, pour souder son groupe, il en vient à ne plus en appeler à un vote « pour ou contre le traité » mais les invite à en faire une expression de soutien au président de la République. En d’autres termes et quitte à se répéter, les députés élus par la gauche, pour faire une politique de gauche avec un président de gauche, sont appelés à voter avec la droite un texte conçu par la droite.

Les électeurs de gauche ont-ils voté pour ça? Il semble bien que non, au vu de ce qui leur avait été dit et promis par le candidat devenu président quant 
à la renégociation du traité. Il semble bien que non
au vu des sondages. Voilà donc la raison pour laquelle on entend en quelque sorte leur passer sur le corps au prix d’un véritable déni de démocratie. Le peuple, écrivait Rousseau dans Du contrat social, est le souverain. 
Sans doute peut-on se permettre d’ajouter qu’il est encore plus souverain quand il s’agit précisément de la remise en question de sa souveraineté, et donc de la rupture du contrat entre lui et ceux qu’il a choisis. Car c’est bien là 
le plus clair du projet. Il s’agit de se passer du peuple, 
en France, et des peuples, en Europe, parce ce que ce traité est un traité contreles peuples. Pourquoi sinon refuser un véritable débat national sur son contenu et ses objectifs, lequel devrait logiquement et constitutionnellement déboucher sur un référendum tel que le demande le Front de gauche. Constitutionnellement oui, car le pouvoir n’a pas reçu mandat de mettre en cause la souveraineté nationale.

On sait que les régimes totalitaires ont toujours prétendu faire le bonheur des peuples malgré eux et que ce fut leur malheur. L’Europe et la France s’engagent sur une voie dangereuse. Non seulement elle est pavée d’un sentiment grandissant de rejet vis-à-vis de l’idée européenne elle-même, qui reste une belle idée 
à la condition qu’elle soit démocratique. Mais cette voie va en sens contraire. Vers une Europe autoritaire 
mais asservie àses maîtres, les marchés financiers.

Il s’agit de se passer du peuple, en France, et des peuples, en Europe, parce ce que ce traité est un traité contre les peuples.

Par Maurice Ulrich


AppelMobilisationUnitaire

Non à l’austérité permanente
Refusons le Pacte budgétaire, ouvrons le débat en Europe !
 Septembre 2012 – Appel à mobilisation unitaire contre le Pacte budgétaire


La ratification du Pacte budgétaire par la France début octobre serait un évènement grave. Elle imposerait durablement une politique d’austérité.

Nous, organisations associatives, syndicales et politiques, avons décidé de mener ensemble une vaste campagne d’éducation populaire et de mobilisation citoyenne, avec en particulier
une grande manifestation unitaire le 30 septembre à Paris.
L’intervention des citoyens dans le débat démocratique doit convaincre les parlementaires, particulièrement celles et ceux qui ont été élus sur la promesse d’une renégociation de ce Pacte budgétaire, de refuser sa ratification et de permettre ainsi la réouverture du débat en Europe.


Premiers signataires de l’appel :
Aitec-IPAM, AC !, ANECR, Attac, CADTM, Cedetim-IPAM, CDDSP, CNDF, Les Économistes Atterrés, Fondation Copernic,
  Front de Gauche (Fase, C&A, Gauche anticapitaliste, Gauche unitaire, PCF, PCOF, Parti de Gauche, République & Socialisme), Marches Européennes, NPA, Résistance Sociale, Solidaires, Sud BPCE.


sondage_referendum_22aout12_Huma

Traité budgétaire européen : 72% des Français veulent un référendum !

Près de trois Français sur quatre se prononcent pour l’organisation d’un référendum sur le traité budgétaire. Le Front de gauche engage une grande mobilisation. Face à la montée des critiques, le premier ministre appelle sa majorité à la « solidarité ».

Sondage CSA-l’Humanité

Lettre à députée 28 juil 2012

28 juillet 2012 – Le Front de Gauche écrit à la députée Annick Le Loch.

Le Front de Gauche écrit à la députée Annick Le Loch pour lui demander de s'opposer au Pacte budgétaire européen.
Ce traité, élaboré par Sarkozy et Merckel, imposerait un carcan au budget de l'Etat, entrainerait une austérité injuste, et mettrait en cause le pouvoir de décision de nos élus. Le Front de gauche demande également à Mme Le Loch de soutenir sa demande d'un référendum sur ce Pacte budgétaire afin d'obtenir un grand débat sur l'avenir de l'Europe et de laisser le peuple décider…

Lire l'intégralité de cette lettre.

Lire la réponse de la députée.


 

Référendum Pacte Budgétaire Européen

Le Front de Gauche exige un référendum
sur le Pacte Budgétaire Européen (TSCG) !

signer la pétition

Alors que François Hollande a mis à l’ordre du jour la ratification par la France du Pacte Budgétaire européen, le Front de Gauche s’élève contre la volonté du président de la République de faire passer un texte aux conséquences économiques négatives. Ses dirigeants demandent l’organisation d’un grand débat public débouchant sur un référendum, afin d’informer le peuple et de lui laisser le dernier mot.

Pour le secrétaire national du Parti communiste Pierre Laurent, Martine Billard (Parti de Gauche) et Christian Picquet (Gauche Unitaire), le débat public, l’information du peuple et sa décision finale sur un sujet qui touche à la souveraineté nationale sont indispensables. Les dirigeants du Front de Gauche souhaitent que cela permette d’éviter la ratification en l’état d’un traité qui aurait des conséquences néfastes sur l’économie française, tuant notamment l’investissement public en imposant une austérité drastique.

Pour Pierre Laurent, le Pacte Budgétaire est en effet porteur de mesures très dures, qui risquent de plonger la France dans l’austérité à l’instar d’autres pays l’ayant ratifié, comme la Grèce qui multiplie actuellement les privatisations pour entrer dans les clous européens, ou l’Espagne qui poursuit ses coupes dans les dépenses publiques en échange de l’aide européenne à son secteur bancaire.

« Une austérité généralisée »

Christian Picquet, de Gauche Unitaire, explique que le gouvernement français serait lié par des contraintes budgétaires encore plus strictes, et ne se donnerait donc aucun moyen de mettre en œuvre les changements politiques pour lesquels il a été élu : « Signer le Pacte de Stabilité donnerait une trajectoire à la politique gouvernementale pour le quinquennat, qui serait totalement contraire à ce pourquoi les Français ont voté au printemps. Cela orienterait vers une austérité généralisée avec une baisse des dépenses publiques, une diminution du coût du travail pour alléger les cotisations patronales, au moment où les grands groupes affichent des dividendes insolents. Cette trajectoire là, rien ne la justifie ».

Pas de ratification sans référendum

« Il est donc fondamental d’alerter les citoyens sur la situation et les conséquences concrètes de la ratification d’un tel traité », estime Martine Billard, du Parti de Gauche. « Il y a urgence, et on va mener cette bataille dès maintenant », poursuit-elle. Le Front de Gauche lance donc la mobilisation en faveur de l’organisation d’un référendum, estimant qu’il ne peut pas y avoir de ratification parlementaire sans que les dispositions du traité aient été portées à connaissance des citoyens. Cette thématique sera placée au cœur des Estivales du parti les 25 et 26 août prochain, et le Front de Gauche promet une mobilisation en masse à la rentrée si le gouvernement refuse le référendum.

Dans tous les cas, Pierre Laurent a annoncé que ses députés voteraient contre la ratification du traité au Parlement. Christian Picquet espère que les députés socialistes et écologistes suivront : « C’est un cri d’alarme en direction de l’ensemble de la gauche : on doit redresser quelque chose qui peut être une trajectoire mortifère plongeant des pays dans une catastrophe sociale ».

En conclusion, il lance sur un air de défi à François Hollande : « Allez-vous faire passer ça alors que le peuple ne vous en a pas donné mandat, comme Nicolas Sarkozy avait fait passer le traité de Lisbonne « en fraude » après l’échec du référendum de 2005 ? Ce serait un suicide politique ».


 

Hollande renie sa parole Attac 30 juin 2012

Vers une ratification « rapide » du Pacte budgétaire par la France :

François Hollande renie sa parole, les électeurs doivent être consultés

 

Á l'issue du sommet européen des 28 et 29 juin, le président de la République vient d'annoncer qu'il va demander au Parlement une ratification « rapide » du Pacte budgétaire. Il renie ainsi l'une de ses principales promesses électorales, celle de renégocier ce traité. Les décisions du sommet européen ne comportent en effet aucune mesure de nature à stopper la plongée aujourd'hui engagée de la zone euro dans un gouffre économique, social et démocratique. La ratification du Pacte budgétaire et les politiques d'hyperaustérité qu'il commande vont au contraire accélérer cette plongée. Pour Attac, la seule manière d'éviter ce désastre est que les citoyens s'emparent du débat et exigent d'être consultés par un référendum.  

 

Durant la campagne électorale, François Hollande avait affirmé de façon répétée que la France ne ratifierait pas le Pacte budgétaire sans l'avoir renégocié de façon substantielle. Il avait précisé lui-même les trois points clés de cette renégociation: la possibilité pour la Banque centrale européenne de financer directement les États, la mise en place d'euro-obligations pour que les pays de la zone euro puissent emprunter solidairement, et des mesures de relance de la croissance en Europe. Sur ces trois points, et malgré l'enthousiasme habituel, après chaque « sommet de la dernière chance », des éditorialistes et des marchés financiers devant  « des mesures enfin courageuses et décisives »,  l'échec est total:

non seulement la BCE ne financera pas directement les États, mais elle n'aura plus besoin, après le sommet du 28-29 juin, d'acheter des obligations des pays attaqués par les marchés financiers, comme elle avait du le faire à son corps défendant – en 2011. Désormais, c'est le Fonds européen de stabilité financière (puis le Mécanisme européen de stabilité qui va lui succéder) qui interviendra pour réduire la pression sur les États attaqués. Même le FESF (puis le MES) ne pourront pas être financés directement par la BCE : ils devront se financer eux-mêmes sur les marchés. En outre les pays recourant à l'aide du FESF-MES – comme l'Espagne et l'Italie très prochainement – devront signer un mémorandum les soumettant à la Troïka (Commission, BCE, FMI) ;

la perspective des euro-obligations est remise aux calendes grecques, et même pas évoquée dans les conclusions du sommet ;

quant au « pacte pour la croissance » de 120 milliards d'euros, c'est une opération de communication politique sans grande signification économique. 60 milliards proviennent de fonds structurels « redéployés »: des sommes déjà votées et programmées pour 2012-2013. C'est comme remettre un cadeau dans son emballage pour l'offrir à nouveau… L'autre moitié sont des prêts hypothétiques de la Banque européenne d'investissement pour des « grands projets » d'investissements privés dont on ne connaît encore rien.  

 

Ce sommet européen marque une étape supplémentaire dans la décomposition des solidarités et de la démocratie en Europe. Même si les trois promesses de François Hollande étaient pour nous très insuffisantes pour remédier à la crise, leur abandon signifie un renoncement à tout espoir d'enrayer la catastrophe qui s'annonce. En France et en Europe, il appartient aux mouvements sociaux et citoyens de s'opposer à cette démission des dirigeants européens. La pétition initiée par  Attac et La Fondation Copernic peut être un outil en ce sens (http://www.france.attac.org/lettre-ouverte-francois-hollande-pour-un-referendum-sur-le-pacte-budgetaire).

 

Attac France, Paris, le 30 juin 2012


 

Attac Pacte budgétaire

Pas d'Europe sans citoyens !

Attac France, le 19 juin 2012
Lettre ouverte à François Hollande pour un référendum sur le Pacte budgétaire : 

La crise européenne est arrivée à un point crucial. Aveugles volontaires, nos dirigeants s’obstinent dans des politiques brutales d’austérité alors que la crise provient des dérives de la finance et de l'absence d'une véritable solidarité européenne.

Le "Pacte budgétaire" a été élaboré par Angela Merkel et Nicolas Sarkozy pour corseter définitivement les politiques économiques, et imposer l'austérité au mépris du débat démocratique et contre les aspirations des peuples.

François Hollande se prépare à le faire ratifier par le Parlement nouvellement élu s’il parvient à faire adopter tout ou partie du "Pacte pour la croissance" qu’il propose aux autres dirigeants européens. Mais seul un débat démocratique avec une large participation populaire peut légitimement trancher sur des enjeux aussi essentiels.

A l’initiative d’Attac et de la Fondation Copernic, des responsables associatifs, syndicaux et politiques et des chercheurs lancent une lettre ouverte à François Hollande : "Non au Pacte budgétaire, pas d’Europe sans citoyens !", demandant l’organisation d’un débat tranché par un référendum.

Pour lire la lettre, consulter les signataires, et la signer :
http://www.france.attac.org/lettre-ouverte-francois-hollande-pour-un-referendum-sur-le-pacte-budgetaire


 

Mécanisme européen de stabilité

Mécanisme  européen de stabilité (MES) :

Petite vidéo explicative à propos de ce "mécanisme européen de stabilité"

http://www.placeaupeuple2012.fr/ep-07-en-2012-va-leur-faire-dessin-le-mecanisme-infernal-europeen/

ou

– Le mécanisme infernal européen et la règle d'or, on va leur faire un dessin !
http://www.pcf.fr/21771


Mardi 21 février 2012, le texte concocté par Sarkozy et Merkel, visant à mettre définitivement les peuples derrière les barreaux de l'austérité, était discuté à l'Assemblée nationale.
Françoise Pencalet-Kérivel a écrit une lettre ouverte à la députée Annick Le Loch pour lui demander de voter NON –> lire ce courrier

22 février : Hélas nous constatons que Mme Le Loch, suivant la majorité des députés PS, a préféré s'abstenir, ce qui laisse les mains libres à Sarkozy pour avancer son sinistre projet !

Voici la réaction de Françoise Pencalet-Kerivel, candidate du Front de Gauche :

"Le 30 janvier dernier, sur injonction du Président français et de la Chancelière allemande, le Conseil européen a adopté deux nouveaux traités : le « Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance dans l'union économique et monétaire » (TSCG) et le « Traité instituant un mécanisme européen de stabilité» (MES), ce dernier voté  à  l'Assemblée  nationale le  21 février.
Dans un courrier adressé Me Le Loch, député de la 7è circonscriptions du Finistère, je lui demandais de  voter contre le MES. Car la mise en application de ces deux traités permettra de conditionner toute aide financière du MES à la mise en œuvre des choix de réduction des dépenses publiques et sociales. Elle imposera la « règle d’or » dans la Constitution. De plus, le M.E.S est érigé au statut de société anonyme, sans aucun contrôle démocratique, alors qu’il va gérer des sommes très importantes, ce qu’aurait pu faire la Banque Centrale Européenne. Ainsi la Commission européenne détiendra un pouvoir de contrôle sur les budgets nationaux ce qui est une insulte à la démocratie et au travail des élus. En clair, ce texte favorise le renforcement des politiques d’austérité en Europe, nouvelle capitulation face à la finance.
Me Le Loch, comme la plupart des députés socialistes, s’est abstenue car, dit-elle, dans sa réponse du 28 février, ce traité est « imparfait mais indispensable ». Au Front de Gauche, nous affirmons non seulement qu’il n'est pas indispensable mais qu’il est nuisible car il ferme la possibilité d'appliquer une réelle politique de gauche ! Soyons courageux, n’ayons plus peur et refusons de nous laisser guider par le pouvoir de la finance qui impose aux peuples d’Europe des mesures iniques. L'Europe que nous voulons, c'est une Europe qui œuvre pour le bien être de la population !
Françoise Pencalet-Kerivel, candidate du Front de Gauche pour la 7è circonscription du Finistère.


Mardi 28 février ce même texte passait au vote au Sénat.
Françoise Pencalet-Kérivel avait écrit une lettre ouverte au sénateur-maire de Douarnenez pour lui demander de voter NON –> lire ce courrier