Véronique Blanchet à la manif du 30 sept

Nous étions 80000 et plus à Paris……

Nous étions beaucoup de monde ce dimanche 30 septembre à manifester contre ce traité de stabilité, un temps magnifique pour accompagner le cortège des femmes, des syndicats, des PSA d''Aulnay, des Fralib, des employés de Doux, Florange, des citoyens en lutte, des citoyens en paix, derrière les 60 organisations présentes, FDG en tête. Et le peuple a encore dit : Non aux exigences anti démocratiques et injustes du traité Merkozy, non à l'austérité, non à la précarité, non à la Camisole qui s'impose au peuple. Les milliers de gens qui défilaient hier veulent une Europe solidaire, pas une Europe qui au nom d'une stabilité décidée par des techniciens de la finance, va nous conduire à une catastrophe sociale. A qui doit-on donner raison ? Au peuple ou aux banquiers ? Selon l'article 14 de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen, c'est au citoyen de décider et de discuter de l’impôt. Aujourd'hui c'est une instance non élue qui va adopter ce TSCG tant décrié et que François Hollande, alors candidat, nous avait promis de revoir. Pour le coup ce qui est historique, c'est que d'autres vont décider de l'avenir des français, sans qu'ils aient le droit de s'exprimer. Même le référendum sur le traité nous est refusé. Et de qui se moque t'on, quand plus de 80000 manifestants n'ont droit qu'à une minute d'antenne sur les journaux télévisés de 20h !

Ceux qui appellent à manifester  "commettent une erreur de fond", a dit, pour sa part, le ministre délégué au budget, Jérôme Cahuzac, sur Europe 1. Ratifier  le traité européen reprenant la "règle d'or" budgétaire "est nécessaire pour renforcer la parole de la France affaiblie" lors du précédent quinquennat, a-t-il estimé.

Mais quelle parole aura la France lorsque les français déjà pressurisés devront payer les milliards d'amendes de Bruxelles parce que la France n'aura pas réussi l'impossible qui est de réduire son déficit structurel à 0,5 % de son PIB ?

Hier, la France qui souffre, la France qui espère, la France qui lutte, était dans la rue. A partir du 2 octobre démarre à l'assemblée une semaine de débat sur le traité budgétaire Européen.

Il ne faut pas que le 9 octobre les députés votent le traité de stabilité financière.

Avant qu'il ne soit trop tard, il est temps que le président de la république François Hollande entende la voix de ceux qui l'ont fait élire.

 

Véronique Blanchet, maire-adjointe de Pont L'Abbé, vice présidente de la CCPBS, déléguée départementale du PCF.

 


 

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